Bonsoir tout le monde,

me voici avec un nouveau chapitre. ^^

Je remercie vivement ceux qui m'ont reviewé:Lily Jolie, Aniyaoi, Mogusa et Fredee.

Et... oui, pauvre Sammy. XD Mais, heureusement, il a des personnes qui l'aiment à ses côtés. Cependant, les souffrances ne vont pas s'arrêter là et par conséquent,

place au chapitre suivant Muhahahahahaha

Bonne lecture.


Chapitre 12 :

Sam se dirigea vers sa chambre pour prendre ses vêtements secs et propres. Une fois cela fait, il alla dans la salle de bain. Il alluma le robinet de la douche pour que l'eau chaude coule un moment et permette ainsi de réchauffer la pièce. Quand la température était assez bonne à son gout, il se déshabilla et entra dans la cabine de douche. Il ne bougea pas et laissa l'eau ruisseler sur son corps meurtri et fatigué.

Il se dégoutait. Les derniers évènements repassaient en boucle dans sa tête. Comment avait-il pu éprouver du plaisir quand Jack l'avait ainsi touché ? Comment avait-il pu gémir à ses caresses ?

Les larmes salées se mélangèrent à l'eau qui coulait. Comment pouvait-il à présent dire à son frère ce qu'il éprouvait pour lui ? Il ne pouvait tout simplement pas… Il était souillé. Thomas qui l'avait sauvé à temps quatre ans plus tôt, n'avait pas réussi cette fois-ci… Il s'était retrouvé seul dans cette forêt aux mains de son bourreau, tel un jouet sans volonté, sans forces et sans choix. Et, il savait qu'il serait seul également quand les cauchemars viendraient le hanter les prochaines nuits.

Non ! Il ne voulait pas revivre ces mois de cauchemars, ces longs mois où il ne voulait pas fermer les yeux de peur de se retrouver devant son bourreau à son réveil. C'était hors de question.

Il finit par sortir de la douche après s'être savonné. Il se sécha le corps avec la serviette puis mit son boxer. Il se contempla devant le miroir de la salle de bain. Des larmes silencieuses coulaient d'elles-mêmes sur ses joues pour finir leur course dans son cou. Ses cheveux n'étaient même pas séchés et dégoulinaient sur le carrelage de la pièce. Des cernes violettes se trouvaient sous ses yeux qui semblaient en avoir marre de tout, las, usés. Il était maigre mais pas autant que la dernière fois où il était venu. Son regard se posa ensuite sur le rasoir qui était près du lavabo. Une idée lui vient à l'esprit mais la voix de son loup le sortit de ses pensées morbides.

« Tu ne comptes quand même pas faire ça ?

-…

-Sam ! Je sais ce que tu ressens puisque je suis toi et je suis vraiment désolé que tu n'ais pas pu te défendre correctement… peut-être que tout cela ne serait pas arrivé si tu n'étais pas un homme-loup…

-Ce n'est pas « peut-être », c'est sûr que rien ne serait arrivé sans ma condition.

-…

-Maintenant, comment veux-tu que je regarde en face mon frère ? Comment veux-tu que je lui dise ce que je ressens pour lui ? Je ne peux pas et tout ça, à cause d'un putain de violeur qui est intervenu. Je suis perdu et j'en ai marre de toute cette vie…

-Sam…, souffla le loup.

-Cette vie ne fait que se résumer à être traqué ou traquer les autres… C'est pire qu'être chasseur… Si en plus, c'est pour que je la vive seul, non merci. »

Sam frappa le miroir qui se brisa en plusieurs morceaux. Son poing était en sang mais il ne s'en alarma pas. Il se baissa et prit un morceau plutôt gros et assez tranchant.

« Sam ! Ne fais pas ça ! »

Le jeune homme ne prêta pas attention à son loup et commença à s'entailler les poignets. Du sang en coulait et il se fit d'autres entailles, plus grandes, d'où le sang s'écoulait plus abondamment. Alors qu'il se sentit partir vers l'inconscience, il entendit une dernière fois son loup appeler : « Tom ! »

Puis, plus rien. Le noir complet mais un sommeil enfin mérité vint le prendre.


Tom et Marc parlaient, déjà depuis dix minutes, des derniers évènements, assis dans l'herbe dans le jardin du pasteur. La lune était haute dans le ciel et ils approchaient de trois heures du matin. Dean, qui avait eu beau réfléchir aux paroles prononcées par les deux hommes-loups, décida de venir les rejoindre pour savoir la vérité. Il vint s'asseoir à leurs côtés.

« Je n'ai pas compris de quoi vous parliez, souffla-t-il, et ce n'est pas faute d'avoir réfléchi.

-Tu n'as qu'à attendre un peu et la réponse viendra sûrement…, répondit Tom.

-Je veux savoir de quoi vous voulez que je prenne conscience, implora Dean, est-ce que cela a un rapport avec Sam ?

-…

-Je suppose que la réponse est oui… mais est-ce que cela implique un rapport avec nos relations ?

-Dean… Il faut que tu réfléchisses et que la réponse vienne de toi-même…, marmonna Marc, nous ne pouvons pas t'aider car on ne peut pas interférer dans cette histoire. »

Dean hocha la tête. Il allait essayer de trouver par lui-même ou au pire, en parler avec le concerné. Soudain, le jeune homme vit Thomas se tendre.

« Tom ? demanda Marc, inquiet. »

Tom ne répondit pas et se leva précipitamment avant de rentrer à l'intérieur de la maison. Dean et Marc se regardèrent, surpris, avant de le suivre.

Tom était sûr d'avoir entendu qu'on l'appelait mais ce n'était pas Sam… c'était son loup. Il se dépêcha de monter à l'étage en direction de la salle de bain. Il tourna la poignée de la porte mais s'aperçut qu'elle était fermée. Alors que Marc et Dean arrivaient à ses côtés, Tom ne prit pas la peine de frapper et défonça la porte. Celle-ci céda rapidement et laissa place à la scène effrayante qu'elle cachait, apparaitre sous leurs yeux.

Sam était couché à terre, un peu recroquevillé sur lui-même, inconscient et baignant dans son propre sang. Il y en avait un telle quantité que les trois personnes pensaient que le jeune homme était mort à présent. Tom se rapprocha doucement de lui et le prit dans ses bras. Il toucha sa carotide, à la recherche d'un pouls même faible et il finit par le trouver. Il était irrégulier et semblait ralentir au fur et à mesure.

« Il est en vie, mais s'il continue… »

Dean s'approcha et attrapa deux serviettes au passage avant de faire un bandage serré un peu plus haut que les poignets, espérant arrêter ainsi l'hémorragie.

« Marc ! Va appeler Jim, s'il te plait, dit Tom, demande-lui ce qu'il faut faire.

-Où est le numéro ?

-Tiens, lui fit Dean en lui tendant son portable, si tu n'as pas Jim, tu appelles John, ils sont ensemble. »

Marc acquiesça et sortit de la pièce pour appeler Jim. Dean vérifia les bandages tandis que Tom gardait ses doigts sur la carotide de Sam. Marc revint quelques minutes plus tard :

« Il n'a plus de poches de sang de Sam, dit-il rapidement, ils sont sur la route du retour mais ils nous disent qu'en attendant, on peut essayer de faire une transfusion directe avec Dean.

-Comment ça ? demanda Tom.

-D'après Jim, seul votre propre sang peut être utilisé lors des transfusions ou au pire, le sang de quelqu'un qui partage le même sang, répondit Dean se souvenant de ce que lui avait dit son ami. »

Marc hocha la tête pour prouver les dires de ce que lui avait dit le pasteur un peu plus tôt. Tom soupira puis dit :

« Ok. Trouvez le matériel nécessaire pendant que je l'emmène dans la chambre. »

Marc et Dean se mirent à la recherche des différents outils puis le rejoignirent. Sam avait été lavé du sang qui était sur lui par Tom. Celui-ci prit la poche de sang vide et coupa le tuyau avec l'aiguille au bout. Il rentra une autre aiguille différente et l'inséra à l'autre bout du tuyau. Il enfonça l'aiguille dans le bras de Dean, assis sur une chaise près du lit et fit de même pour Sam. Le sang circula dans le tuyau et la transfusion commença. C'était pas du luxe mais au moins, cela permettrait à Sam de tenir le coup.

Marc fit un bandage propre autour des poignets du jeune homme inconscient après avoir nettoyé les entailles.

Une heure puis deux passèrent. Tom contrôlait souvent le pouls de Sam : celui-ci était pratiquement redevenu régulier et un peu plus fort. Cependant, ils continuaient la transfusion. Dean se sentait fatigué mais tenait le coup pour son frère et Marc faisait attention à ce que Dean ne tombe pas évanoui lui aussi.

Jim avait appelé, disant qu'ils seraient là dans une demi-heure. Il avait demandé des nouvelles en même temps du cadet des Winchester.

Sam était très pâle, la perte énorme de sang y était pour quelque chose. Mais, le jeune homme qui était resté sans aucun signe de vie depuis deux heures, commença à s'agiter. Cela rassura un peu les trois autres : cela voulait dire que Sam était hors de danger à présent.

Mais, l'inquiétude reprit le dessus quand ils s'aperçurent que Sam était entouré d'une aura blanche et criait de plus en plus fort. Tom essaya de s'approcher de lui mais il fut projeté à l'autre bout de la pièce.

« Tom !

-C'est bon, grogna-t-il, j'ai rien.

-Qu'est-ce que c'est que ça, encore ? demanda Dean.

-Tu crois qu'on le sait ? s'énerva Tom. »

Alors qu'ils continuaient à s'hurler dessus, Marc vit que la lumière s'était résorbée dans le corps du jeune homme. Il s'approcha et fut surpris de le voir suer. Il posa sa main sur son front et grimaça. Sam était brûlant. Sa fièvre devait approcher des 40°C facilement. Marc défit les bandages aux poignets pensant qu'il avait fait une infection, mais fut étonné de ne rien trouver.

Il se tourna vers les deux autres et dit :

« Quand vous aurez fini de vous chamailler, peut-être, pourriez-vous vous intéresser à Sam ! »

Cela fit effet, puisque les deux hommes se tournèrent vers lui et furent, tout comme lui quelques secondes plus tôt, abasourdis.

« Comment les entailles ont…

-Je ne sais pas. Peut-être que le loup peut faire quelque chose dans ces cas-là ? demanda Marc. »

Tom fronça les sourcils tandis qu'il parlait avec son loup.

« Non. Mon loup dit que c'est impossible enfin… il dit qu'avec Sam, ça ne l'étonnerait pas mais en tout cas, si c'est lui qui a fait ça, c'est encore une compétence à mettre dans la catégorie unique.

-Comment ça ? le questionna Dean.

-Sam a développé plusieurs dons que personne jusqu'à maintenant, n'a fait preuve. Il est considéré comme étant unique et c'est pourquoi il est souvent haï et pourchassé, dit Marc. »

Dean se demanda si cela n'était pas dû à ce qui s'était passé quand il avait six mois. Ce qui s'était passé quand leur mère était décédée… Il fut tiré de ses pensées par un gémissement. Il releva la tête et vit son cadet ouvrir les yeux, difficilement.

« Sam ? fit Tom en se rapprochant du jeune homme. »

Sam semblait perdu. Il regarda autour de lui puis vit la transfusion du bras de Dean au sien. Les évènements lui revinrent en mémoire et les larmes se mirent à couler.

« Pourquoi ? demanda-t-il faiblement.

-Quoi ?

-… pas m'avoir…laissé…

-Tu nous prends pour qui ? Tu crois qu'on allait te laisser mettre fin à tes jours comme ça ? Mais, qu'est-ce qu'il t'a pris de faire une connerie pareille ? cria Tom. »

Les pleurs de Sam se firent plus intenses. Il pensait vraiment qu'il ne souffrirait plus du tout en faisant cela. Il pensait qu'il le méritait depuis toutes ses misères qu'il avait surmonté enfin essayé, car là, il lui était impossible à son avis de passer le cap. Soudain, il sentit une main se poser sur sa joue et essuyer ses larmes. Il tourna la tête et vit que la main appartenait à son aîné.

« Sam ! Le fait de mettre fin à tes jours ne t'aidera pas à résoudre tes problèmes. Tu nous as nous pour faire face à tout cela, alors fais-nous confiance et ne baisse pas les bras. »

Sam ne pouvait pas répondre tellement sa gorge était nouée. Mais, il fit un petit signe de tête pour montrer que Dean avait raison et qu'il allait essayer. La main quitta sa joue et se plaça sur ses cheveux. Elle les caressa et Sam s'endormit, fatigué de ses pleurs et rassuré par la présence de son frère.

Marc sourit légèrement et Tom se déplaça jusqu'à Dean. Il lui enleva la transfusion et en fit de même avec Sam. Il posa un pansement sur chaque bras puis sortit de la pièce. Marc ramassa le matériel restant et partit rejoindre son ami. La porte fermée, Dean se mit dans le lit à côté de son frère. Ce dernier vint le rejoindre à peine quelques secondes après. L'aîné sourit et le prit dans ses bras.

Il n'avait rien montré lorsqu'ils avaient découvert Sam baignant dans son sang, dans la salle de bain mais il avait vraiment eu peur que celui-ci soit mort. Il se demandait toujours ce qu'il se serait passé si Tom n'avait pas entendu l'appel du loup de Sam, d'après ce que leur avait dit l'homme-loup. Il n'osait pas imaginer sa vie sans Sam. Il ne pouvait pas vivre sans son frère. Puis, les paroles de Marc lui revinrent à l'esprit : « Juste ouvre les yeux et rend toi compte de ce qui cloche avant qu'il ne soit trop tard. », « Il faut que tu réfléchisses et que la réponse vienne de toi-même…nous ne pouvons pas t'aider car on ne peut pas interférer dans cette histoire. ».

C'était cela… Il ne pouvait pas vivre sans Sam... Pas maintenant, pas après l'avoir retrouvé. Mais cela impliquait qu'il ne s'en séparerait pas, jamais. Il aimait son frère. Un autre déclic : « aimer ».

Est-ce que j'aime Sam ?Oui, je l'aime mais … est-ce que je l'aime comme un frère ? Non, bien sûr que non… C'est de l'amour comme lorsqu'un homme aime une femme… J'aime Sam de cette façon-là …

Dean ouvrit les yeux en grand devant cette révélation.

Mais si Marc et Tom savaient avant moi ça… est-ce que cela veut dire que Sam éprouverait … la même chose ?Et si oui, depuis combien de temps ? Depuis quand je le fais souffrir ?

Puis, il se souvint de l'état dégradant de Sam la veille. Ses cernes sous les yeux, la fatigue qui l'avait submergé alors qu'il avait dormi plutôt bien la nuit avec lui.

C'est de ma faute ? Son état… Merde ! Mais depuis quand ?

Voulant absolument des réponses rapidement, il se défit de l'emprise de son frère, tout en veillant à ne pas le réveiller, et descendit au rez-de-chaussée.

Tom et Marc attendaient sur le canapé. La télévision était allumée mais ils la regardaient sans plus. Ils semblaient tous les deux très fatigués. Ils tournèrent la tête quand Dean déboula dans le salon maquant au passage de se vautrer, après s'être pris les pieds dans le tapis.

« Je croyais que tu dormais, dit Tom, tu en as besoin.

-Vous aussi, et je n'en fais pas un drame…

-Nous n'avons pas donné notre sang pendant plus de deux heures, Dean, remarqua Marc, et puis, on attend le retour de ton père et le pasteur.

-Peut-être mais il y a plus important…

-Quoi ? demanda Tom, étonné.

-Depuis combien de temps, Sam m'aime ? »

À cela, les hommes-loups le regardèrent bizarrement. Tom finit par prendre la parole.

« Depuis un peu après qu'on ait vu Marc en ville. Il a fallu que je le pousse un peu sur la voie auparavant. »

Dean hocha la tête.

« Et toi ?

-Moi quoi ?

-Tu en penses quoi de cela ? Du fait que Sam t'aime, toi, son propre frère. »

Dean n'y avait pas réfléchi à vrai dire. Déjà qu'il avait mis du temps à définir ce qu'il éprouvait pour Sam. Il n'avait même pas pensé à la morale de ses sentiments : si c'était bien ou mal. Et encore moins pour Sam vis-à-vis de lui. Il soupira puis dit :

« Je n'y ai pas réfléchi mais je ne vois pas pourquoi je serai contre le fait que Sam m'aime alors que j'éprouve la même chose pour lui.

-Comment t'en es-tu aperçu ?

-Tout simplement parce que je me suis dit que je ne voulais pas le perdre… Je ne pourrai pas vivre sans lui, il est une partie de moi et je suis une partie de lui … Si Sam meurt, je ne survivrai pas et je pense qu'il en est de même pour lui. »

Tom hocha la tête et Marc sourit. Ils y étaient arrivés, enfin.

« Et tu comptes le lui dire ? demanda le blond.

-Oui… Quand il ira un peu mieux, je lui dirai tout.

-Ouf, soupira Tom, au moins tu n'es pas aussi têtu que lui, ça me rassure. Il y a déjà deux têtes de mules dans votre famille, c'est bien que le troisième ne le soit pas. »

Les trois hommes rigolèrent. Ils parlèrent encore un peu avant de monter se coucher à leur tour, trop fatigués pour attendre John et Jim qui avaient du retard.


Voilà. Un nouveau chapitre de fini.

Je tiens à prévenir également qu'il ne reste plus que trois chapitres avant la fin de cette fic.

Oui...ça passe vite.

Merci d'avoir lu cette suite.

Je vous dis à bientôt.

Bisous.

Jubei/Kazuki.