Note 1 : Oui, même moi je suis effarée... J'ai écrit un chapitre entier en seulement quelques heures ! o_O Ou est partie ma panne d'inspiration ? Le pire, c'est que toutes les idées que j'avais mentionné dans le chapitre précédent... ben j'en ai mis aucune ! J'ai tout changé ! Et je sais à peu près comment va être la suite, et accessoirement la fin, puisqu'il faut bien terminer cette histoire un jour... Je sais c'est triste :'(
Note 2 : Veuillez, s'il vous plait, ne pas vous occuper de ma note précédente, qui est malheureusement encore une fois d'une surprenante inutilité... -_-'
Partie 7 : Tegoshi Yuya I
Chapitre 12
Le t-shirt froissé, la peau bouillante, les cheveux désordonnés, les lèvres tremblantes, le torse marqué, les joues brûlantes, le pantalon détaché, la ceinture pendante, l'âme excitée, le cœur battant, le souffle coupé, les joues flambantes, le corps frustré, le visage paralysé, la langue énervée, les poumons déchirés, la gorge séchée... le corps en sueurs... et tendu. Tellement tendu qu'il aurait pu claquer.
Je me sentais frustré et bouillant de partout, même mon dos réclamait ses doigts, même mes cheveux, même ma gorge... Je ne pouvais plus bouger. Aussi terrassé par le plaisir que j'avais ressentis que par la rage qui me secouait maintenant. Je voulais hurler, mais je sentais déjà que les cris que je pousserai seraient plus des plaintes de plaisir que de colère, encore en ébullition quoi que je fasse. Levant des mains tremblantes, je réussis tant bien que mal à les poser sur mon pantalon pour le refermer mais mes doigts étaient tellement secoués par ce qu'il s'était passé que je ne parvins qu'à descendre un peu plus la fermeture éclair. Grognant, encore l'esprit dans un véritable brouillard et le regard fiévreux, je m'occupai alors de défroisser mon t-shirt, si on avait pu dire qu'il était lissé avant que je ne le touche.
Ce fut à ce moment là que Massu apparu dans mon champs de vision, une serviette nouée autour de la taille, les cheveux trempés. Je ne vis pas que ses joues étaient rouges et marquées tellement j'étais occupé par ma propre situation, douloureuse et extrêmement rageante. Les sourcils froncés, je poussai un soupir mêlé de lassitude et de colère, n'arrivant à rien avec mes doigts encore fébriles. Mon meilleur ami s'approcha alors de moi, avec un sourire rassurant et une démarche légère.
-Est-ce que tu as besoin d'aide ?
-A quel sujet ?
-Tu vas pas rester débraillé comme ça, quand même.
-C'est bon, c'est pas comme si j'étais à poils non plus.
-Fais pas ta mauvaise tête et laisse moi faire.
Il s'agenouilla ensuite à côté de moi et, avec des gestes doux, referma les bouton de mon pantalon avant de remonter la fermeture éclair. Ses doigts m'effleurèrent et je sentis alors une nouvelle vague de plaisir m'envahir, comme une puissante marée, et je ne pus rien faire pour l'empêcher. Mon cœur partit dans une course effrénée, complètement folle et désordonnée, mes joues devinrent encore plus rouges et brûlantes, si seulement c'était possible, et ma respiration se fit d'avantage coupée et fiévreuse. Mon torse se levait et se baissait beaucoup trop vite, tout comme la cadence des battements de mon palpitant. Secoué de frissons, je baissai les yeux vers mon ami qui tira mon t-shirt vers le bas, effleurant encore ma peau dans ce geste anodin. Savait-il ? Savait-il ce que j'étais en train de subir en cet instant ? J'avais été beaucoup trop excité pour qu'on me touche !
Mais il se tourna vers moi avec ce même sourire bienveillant, le regard apaisant. Rien ne me toucha, j'étais imperméable à tout ça, mon corps ne voyait plus rien. J'étais devenu aveugle depuis que Yamapi avait commencé ses gestes.
-Tu vois ? Ce n'étais pas compliqué.
Poussé par une pulsion, je quittai vivement le dossier de la chaise, et plongeai vers mon ami, encore le sourire aux lèvres. Le cœur battait à mes oreilles, tellement fort que si quelqu'un m'avait parlé, je n'aurait rien entendu. Je capturai ses lèvres alors qu'il avait encore la main sur mon t-shirt, et l'embrassai avec fougue et passion, comme s'il était le seul être de mon cœur. C'était grisant, de pouvoir embrasser quelqu'un sans être prisonnier, et je me laissai entièrement engloutir par cette sensation si parfaite. Soudain, un bras effleura mon épaule et se cala dans le creux de ma nuque, me tirant avec force vers l'avant, vers le visage de celui que j'embrassais sans même savoir pourquoi. De lui-même, mon vis-à-vis introduisit sa langue entre mes lèvres, avec tendresse, et chercha la mienne qui finit par se ruer sur la première.
Mes mains se posèrent toutes seules sur le corps humide et parfumé en face de moi, et se mirent à parcourir son torse, ses côtes, et son dos, appréciant ces formes toutes nouvelles, et la texture de cette peau si différente. Les siennes parcoururent également ma poitrine, mes omoplates et ma colonne vertébrale avant de commencer à s'égarer vers ma chute de reins. Ses gestes étaient doux, affectueux, tendres, mais différents de ceux de Yamapi. Ce n'était pas les même mains ni le même cœur qui les dirigeait. Et je ne pus déterminer la nature des sentiments qui étaient derrière tout ça. Ç'aurait du être de l'amitié. Alors pourquoi ses doigts étaient-ils si avides ? Je ne comprenais pas. Je ne comprenais plus. Mon cœur se brisait à force d'être tiraillé de tous les côtés. Entre mon jeu cruel avec Yamapi, l'excitation qu'il avait fait monter en moi, et ces mains d'une chaleur toute nouvelle. Je ne savais plus quoi faire. Que voulait mon âme ?
Malgré toutes ces questions encore sans réponses, mes doigts tremblants remontèrent vers son visage et se plaquèrent sur chacune de ses joues, l'empêchant de s'échapper. Elles étaient brûlantes, tellement chaudes que la température de mes mains augmenta. La yeux fermés avec force, j'intensifiai notre baiser, stabilisant le désir qui était monté en moi par les gestes de Yamashita.
Ce fut juste après qu'un bruit résonna dans la salle. Un objet qui tombait par terre. Je n'y fis même pas attention et m'enfonçai encore plus entre ces lèvres captivantes plaquées contre les miennes. Je sentais qu'elles pouvaient me procurer la jouissance que j'avais failli atteindre quelques minutes. Nos respirions forts, expirant par le nez un souffle bouillant sur nos lèvres fusionnées, comme si nous ne voulions même pas perdre une seconde à reprendre notre souffle.
C'était grisant. De se sentir libre comme ça.
Je glissai sur ma chaise et m'avançai vers son corps, mes genoux de part et d'autre de ses hanches, cherchant le contact. Lui était toujours accroupi et mon mouvement lui fit perdre l'équilibre. Il tomba en arrière, ses mains toujours sur moi, nos lèvres ne voulant pas se séparer. Il se retrouva allongé sur le dos, moi à seulement quelques centimètres au-dessus de lui, les mains toujours cramponnées à son visage en ébullition. Nos bassins se frôlèrent dans la chute, réveillant le feu qui s'était peu à peu apaisé. Ses bras retournèrent derrière ma tête, accrochés fermement à ma nuque comme si c'était vital.
Mais, alors que j'avais oublié le son qui avait résonné quelques instant plus tôt, deux bras puissants me tirèrent en arrière, l'arrière de ma tête heurtant violemment le cercle métallique de la chaise, et je poussai un cri de douleur, portant mes mains à l'endroit du choc en tombant sur le flanc, tentant de résister à la tétanie qui s'emparait de mon crâne, les paupières closes au point de m'arracher un flot de larmes brûlantes. Mes hurlements emplirent la salle tandis que je me tortillai sur le sol, espérant faire reculer la douleur en frappant le parquet de mes coudes. A côté de moi, d'autres cris fusèrent, autant de terreur que de souffrance. Lorsque les atroces élancements de mon crâne se calmèrent, j'ouvris les yeux, relâchant au passage quelques larmes qui me brûlèrent les joues. Le sol, froid et gris. Deux silhouettes qui se débattaient dans un vacarme assourdissant. Je reconnus Massu, les joues rouges non pas par notre baiser mais à cause du coup qu'il venait de prendre. Son corps se recouvrait petit à petit de grandes marques d'une rougeur qui me fit hausser les sourcils d'effroi. J'avais tout oublié de ma situation. L'excitation, la douleur. La seule chose qui importait, c'était ça. Mon meilleur ami était en train de se faire tabasser par un type en t-shirt bleu et jean noir qui le tenait apparemment très fortement à la gorge, manquant de l'étouffer. Le plaquant contre le mur, celui-ci recommença à frapper sa proie, lui infligeant des coups dans l'estomac et sur le visage tandis que l'autre essayait tant qu'il pouvait de se dégager, la lèvre et l'arcade sourcilière en sang.
-Arrête ! Je t'en supplie, arrête ! gémit Massu en essayant de se protéger le visage de ses mains.
-JE NE TE PARDONNERAI JAMAIS POUR ÇA, ESPECE D'ORDURE ! TU M'ENTENDS ?
-Ou... oui... Je te demande pardon... mais s'il te plait, arrête...
Les joues de mon ami se mirent à ruisseler d'une impressionnante quantité de larmes qui roulèrent sur son corps et sur les mains crispées de son bourreau. J'étais paralysé par la violence de cette scène. J'étais effaré. Un tel comportement ne ressemblait à aucun des autres membres. Qui pourrait être assez fou et inconscient pour infliger de pareils coups à un ami ? Et pour quelle raison ? Parce que nous nous étions embrassés ?
C'était Yamapi ?
Lorsque je réalisai ce que nous avions fait, je ne pus m'empêcher de réprimer un cri d'angoisse. J'avais embrassé Massu, seulement par frustration de ne pas avoir été satisfait, alors que les sentiments qu'éprouvait Yamapi pour moi étaient sans limite. Comment avais-je pu faire une chose pareille ? Comment avais-je pu me laisser tenter ?
De l'autre côté de la salle, les coups fusaient de toute part et mon ami, les jambes flageolantes, ne tenait encore sur ses pieds que par la poigne autour de sa gorge. Son visage était ensanglanté, et de grands hématomes commençaient à apparaître sous la rougeur initiale des coups. Je réalisai enfin (il était temps !) l'horreur de la scène qui se produisait sous mes yeux, et me levait, m'approchant prudemment.
-JE TE HAIS ! JE TE HAIS ! JE N'AURAI JAMAIS DU T'ECOUTER ! TU ENTENDS, MASUDA ? JE TE HAIS !
-Non ! Attends ! C'est pas ce que tu crois ! ...MAIS ARRETE DE ME FRAPPER, CRETIN !
-TA GUEULE !
Le premier infligea un nouveau coup puissant dans l'estomac de mon ami qui finit par tomber à genoux, le souffle court, une main plaquée sur son ventre en toussant sa douleur. Je m'immobilisai de nouveau. J'avais peur. J'avais vraiment très peur de cette véritable furie. Est-ce que c'était vraiment Yamapi ? Ça ne lui ressemblait pas... M'aimait-il à ce point là ? Je fus soudainement écrasé par la force de ses sentiments, et je ressentis de la culpabilité. J'avais joué avec son cœur, au point de le briser, et à cause d'une autre erreur, Massu était en train de souffrir, par ma faute. Je me mordis les lèvres. Des excuses seraient-elles suffisantes ?
Les larmes coulaient toujours en un flot abondant sur les joues de mon ami qui tentait tant bien que mal de les essuyer, y mêlant du sang. Sa serviette était tâchée, son corps marqué, et ses cheveux étaient collés dans la plaie de son sourcil ensanglanté. Son bourreau tourna vivement la tête sur le côté et saisit une des chaises métalliques repliées qui étaient appuyées contre le mur. Il l'arma sur le côté puis fendit l'air pour frapper le flanc de Massu en hurlant de rage. Celui-ci tomba sur le côté, se tenant le ventre en pleurant toutes les larmes de son corps, gémissant au premier d'arrêter et de lui pardonner, lui qui ne l'écoutait pas.
-Arrête... Je... je t'en supplie...
-TAIS-TOI ! JE NE VEUX PAS T'ENTENDRE !
-A... Aki... Je t'en prie... Écoute moi...!
-NE M'APPELLE PAS COMME ÇA ! TU ENTENDS ? JE NE SUIS PAS AKI !
Aki ? C'est quoi ça ? Un surnom ? Pour Pi ?
Je ne comprenais plus rien. Si ce n'était pas Yamapi qui tyrannisait le pauvre Massu, alors qui ? Je m'avançai d'avantage, m'écartant sur le côté pour avoir son visage. Mes yeux s'agrandirent d'un coup.
Hors de lui, il leva cette fois son arme au-dessus de sa tête et s'apprêta à l'abattre sur le crâne de sa victime, le regard assassin. Je m'élançai alors, paniqué.
-NOOOOON ! NE FAIS PAS ÇA !
-TA GUEULE TOI ! C'EST ENTRE MOI ET CE CONNARD !
J'arrivai à sa hauteur et lui saisis les bras pour l'empêcher de faire une erreur qu'il regretterait toute sa vie. Lui, furieux, me prit par la mâchoire en un geste d'une extrême violence, et me lança contre la table située tout près. Je heurtai de nouveau une chaise mais je n'y fis pas attention, trop alerté par ce qu'il se passait devant mes yeux.
-J'EN AI MARRE ! hurla le premier à l'intention de Massu. TU FAIS LES YEUX DOUX A TOUT LE MONDE ET APRES TU DIS QUE C'EST MOI QUE TU AIMES ? ME FAIS PAS RIRE ! T'AS JAMAIS RIEN RESSENTIS POUR MOI, ESPECE DE TRAITRE !
-Shige ! Ne fais pas ça ! Je t'en prie !
-JE T'AI PAS SONNE, TOI !
Ouvrant les yeux toujours plus grand, je me relevai, ignorant la douleur qui s'élançait dans tout mon corps, et me redressai. J'essayai de me calmer, espérant le toucher ainsi, plutôt qu'en criant toujours plus fort.
-C'est moi, Shige.
-QU'EST-CE QUE TU VEUX ENCORE ?
-C'est moi qui l'ai embrassé, Shige. Il n'y est pour rien. Laisse le.
-Tego... gémit mon meilleur ami en se tenant toujours les côtes. Non...
-T'as dis quoi là ? s'exclama le bourreau en se tournant vers moi, les mâchoires serrées, le regard encore plus meurtrier.
Il s'avança vers moi, la chaise toujours dans la main. Je déglutis, terrifié, presque regrettant de l'avoir détourné de mon ami. Mais je ne pouvais pas le laisser le tyranniser par ma faute. J'étais faible, c'est vrai, mais j'en avais assez. Je voulais être fort au moins une fois. Je soutins son regard en reculant jusqu'à ce que la table m'empêche d'aller plus loin. J'étais pris au piège. Comment allait se passer la suite ?
Shige me saisit brutalement les mâchoires, serrant à m'en faire sauter les maxillaires, et plongea dans mes yeux apeurés un regard tellement cruel et assassin que j'aurai pu disparaître de cette terre pour ne plus avoir à le soutenir. Je tremblais comme une feuille. Mais je devais être fort. Je devais, je devais, je devais. Pour Massu, pour Yamapi, et pour Shige aussi.
Celui-ci laissa tomber la chaise par terre avec fracas et arma son poing en arrière avant de l'abattre avec une rage sans limite sur ma joue. Un cri de terreur plus que de douleur s'échappa entre mes lèvres fébriles et je fermai les yeux, refoulant les larmes qui me montaient aux yeux. Il continua à me frapper, des flots de sang s'échappant à mesure qu'il s'acharnait sur mon visage. Il en eut rapidement assez et me rua du coups sur le reste du corps. Tombant à genoux, estomaqué, de grosses larmes ensanglantées coulant sur le sol, je serrai les dents, obtenant la punition que j'avais mérité. J'entendis Massu supplier Shige d'arrêter son massacre mais ce-dernier le fit taire et redoubla d'intensité dans sa fureur et sa colère. Mais tout ça ne semblait pas suffisant. Alors que j'étais toujours à genoux, le souffle court, le corps meurtri, réprimant la douleur qui menaçait de s'échapper par mes lèvres ensanglantées, il reprit son arme et la leva au-dessus de sa tête. Je lui laissai un dernier regard sûr et décidé, et attendit qu'il s'acharne sur moi jusqu'à ce qu'il soit épuisé.
Il abattit la chaise vers moi, en direction de ma tête déjà douloureuse, tandis que Massu se relevait, horrifié, et que les autres accouraient enfin, alertés par le hurlement de rage de Shige.
Je m'écroulai sur le sol froid, le visage plongé dans le sang et les larmes que j'avais versé, les yeux fermés sous la douleur qui m'assaillait. Mon corps se détendit étrangement, tout se relâcha, et le froid du sol m'engourdit.
Le noir total.
Le silence.
Plus de douleur, plus de larmes.
Juste le froid et le noir.
