Note : Finalement, le chapitre le plus long de cette fic', c'est celui que vous vous apprêtez à lire ! C'est le plus long, mais aussi le dernier, et je suis un peu triste d'avoir fini cette fiction... Lisez-le avec attention s'il vous plait ! =D Et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !
ATTENTION : Présence d'un très long lemon dans ce chapitre. Encore une fois, je n'utilise pas de termes explicites, mais faîtes attention à ce que vous pouvez imaginer... ;)
Partie 8 : Yamashita Tomohisa
Chapitre 16
Teshi s'était souvenu du groupe, mais pas encore de nos relation. Se rappelait-il que je l'aimais ? Se rappelait-il qu'il m'aimait ? Perdu dans mes pensées, je quittai la salle de bain et me laissai tomber sur l'un des trois canapés de mon salon. Il avait été amnésique pendant presque une semaine, ce qui avait coupé court à notre voyage à Hokkaido, mais le savoir en meilleure forme me rassurait. D'une même façon, je savais que le choc de son apparition sur la scène du Tokyo Dome l'avait fait souffrir, et je m'en étais voulu, mais c'est ce qui l'avait fait revenir parmi nous. Le plus difficile restait à venir. Comment lui faire se rappeler des sentiments que nous éprouvions l'un pour l'autre sans le choquer ? J'avais peur de le perdre à tout jamais. Tellement peur que la situation actuelle m'aurait convenu, finalement.
Soudain, quelqu'un frappa à ma porte, me tirant de mes pensées, et je me levai pour aller ouvrir. Je faillis pousser un cri de surprise.
C'était Teshi, souriant, superbe.
Je bloquai complètement devant la beauté de son visage à ce moment, tandis qu'il s'avançait vers moi.
-Salut ! lança-t-il joyeusement. Je te dérange ?
-Euh, non, c'est bon. Tu veux entrer ?
-Je veux bien.
Sa voix était douce et légère, comme si les problèmes du monde ne pouvaient pas le toucher, et il passa tranquillement devant moi, les yeux rieurs. J'étais complètement perdu. Combien ce la faisait-il de temps que je ne l'avais pas vu comme ça ? Combien de jours ? Combien de semaines ?
Ça remontait sûrement à avant ma perte de contrôle, la veille de ma cuite mémorable, une semaine avant le Countdown. Mon estomac se noua. Ça faisait deux semaines. Seulement deux petites semaines, et il s'était passé tant de choses !
-Il y a quelque chose qui ne va pas ? me demanda-t-il en se tournant vers moi.
-Non non, tout va bien.
Je refermai la porte et suivis Teshi jusqu'au salon. Son visage heureux était vraiment magnifique, et je compris que j'aurai pu tomber amoureux de lui encore au moins une infinité de fois. Nous nous installâmes dur les canapés, l'un en face de l'autre, et je fixai ses yeux noirs.
-Tu voulais quelque chose ?
-Juste te voir et te parler.
-Me parler de quoi ?
-Massu m'aime. Tu étais au courant ?
-Hein ? Euh, non je ne savais pas. Tu as découverts ça comment ?
-Je lui ai demandé pourquoi il m'avait embrassé après le Countdown.
J'ouvris brusquement les yeux. Mais de quoi il parlait ? Massu ne l'avait pas embrassé ! C'était moi ! C'était moi qui l'avait touché !
-Tu te trompes, soufflai-je, il n'a pas pu t'embrasser...
-Et pourquoi ?
-Parce que c'est moi qui t'ai touché, pas lui.
-Je sais, mais lui aussi.
-Quoi ? m'écriai-je en me levant. Comment ça « aussi » ? Il a fait quoi ?
-Ne t'inquiète pas, ria-t-il, il m'a juste embrassé. Mais Shige l'a vu et il est devenu fou de rage.
-Tu t'en souviens ?
-Voui.
-Alors, ce qu'il s'est passé entre nous deux aussi ?
-Voui.
-Mais pourquoi tu l'as pas dit plus tôt ?
J'étais vraiment en colère, cette fois. Parce qu'encore une fois, il jouait avec moi et testait mes réactions. Je me sentis mal d'être manipulé ainsi, et je partis vers la cuisine en me prenant le visage dans les mains, pour me calmer. J'étais fatigué de ses jeux et il ne semblait pas vouloir arrêter. Mais, malgré tout, je l'aimais plus que tout au monde, et je préférais largement être manipulé qu'être séparé de lui.
-Tomo-chan.
Cette voix. Toujours aussi belle. Toujours aussi douce. Je rougis jusqu'aux oreilles au moment où je réalisai qu'il venait d'employer mon prénom, et me retournai vivement. Je faillis pousser un cri de surprise. Teshi s'était agenouillé, les mains sur le sol et la tête penchée au point que son front touche le parquet. Je l'observai, les yeux exorbités, ne voulant pas croire ce que je voyais. Je me précipitai vers lui et voulu le redresser en le prenant par les épaules. Mais il résista, de toute ses forces.
-Relève-toi, murmurai-je.
-Pas avant que je me sois excusé !
-Eh ? Pourquoi ?
Je le lâchai et m'agenouillai devant lui, assit sur mes pieds croisés, fronçant les sourcils. De quoi voulait-il s'excuser ? Qu'avait-il fait qui mérite qu'il se rabaisse ainsi ? Je ne comprenais pas. Mais je restai patient.
La tête toujours baissée, il prit une profonde respiration.
-Je t'en prie, souffla-t-il, je t'en prie, pardonne moi.
-Pourquoi ?
-Je t'ai fait souffrir, j'ai joué avec toi et avec ton cœur pour qu'au final, ça ne nous apporte rien. Accepte mes excuses s'il te plait.
-Au contraire. Je trouve que ça nous a permit de comprendre toute l'ampleur de nos sentiments.
-Mais je... voulu-t-il répliquer en se redressant pour me regarder droit dans les yeux avec un air navré.
-Ne dis rien. Contente toi de m'aimer.
-Pi...
-Je veux te l'entendre dire. Ce sera ta punition pour avoir joué avec moi.
Il se redressa d'avantage, plongeant son regard dans le mien avec un air reconnaissant, et m'adressa un sourire penaud, puis fixa ses mains jointes sur ses cuisses. Après s'être pincé les lèvres, ce qui déclencha en moi une vague de désir, cette mimique étant absolument délicieuse, il entrelaça ses doigts avec les miens en un geste tendre. Levant vers moi des yeux brûlants, il me vrilla de ses pupilles noires.
-Je t'aime, Tomo-chan.
Et il se jeta ensuite sur moi, entourant mes épaules de ses bras, me proposant ses lèvres qui m'avaient tant manqué ces derniers jours. Je les happèrent littéralement, le serrant fort contre moi, et fit jouer ma langue à ses commissures, demandant ainsi le passage qu'il m'accorda aussitôt. C'était le premier baiser que nous partagions réellement, et c'était si libérateur que je me laissai glisser dans ce gouffre d'amour et de bonheur, le cœur battant énergiquement contre mon torse. Ses mains se posèrent sur mes épaules et les maintinrent alors qu'il se rapprochait de moi petit à petit. Je sentis dans ses doigts qu'il était fébrile et secoué par un désir trop longtemps refoulé. Il voulait passer un cap, c'était certain, et j'étais prêt à le faire avec lui, quel que soit le lieu ou l'heure. Ça pouvait être ici et maintenant comme demain chez lui. Il décidait, je voulais lui offrir ce choix.
Soudain, des souvenirs de notre première nuit ensemble me revinrent en mémoire. J'avais gardé des douleurs et des marques pendant tant de temps que je m'étais souvent demandé s'il était aussi angélique et pur qu'on le disait. C'était à vérifier. Perdu dans mes pensées, il me fit revenir à l'instant présent grâce à un léger mouvement de mâchoire qui m'arracha un gémissement de plaisir. C'était à se demander où il avait apprit à embrasser. Mais, alors que je pensais que nous ne ferions que rester blotti l'un contre l'autre, il me fit tomber en arrière et vint se placer au-dessus de moi, les genoux posés sur le sol de part et d'autre de mon bassin. Cette chute réveilla en moi tous les désirs que je réussissais à calmer jours après jours et je m'accrochai fermement à se nuque en l'entourant de mes bras, le tirant vers moi. Il ne se fit pas prier, et s'allongea presque sur mon torse, faisant se frôler nos bassins qui s'enflammèrent aussitôt. Je rougis instantanément, comprenant ce qu'il se passait dans mon entrejambe, et ouvris les yeux pour m'apercevoir que lui les maintenait fermement clos, le visage en feu, les sourcils froncés sous le désir qui montait en lui et qu'il tentait de freiner. C'était vraiment adorable, de le voir ainsi en proie à ses envies.
Mais il ne s'arrêta pas là. Ou plutôt, il ne put se contrôler plus longtemps, et ses doigts se faufilaient déjà sous mon t-shirt, parcourant avec avidité mon torse et mes côtes. Je fis alors de même avec lui, mais pressant chaque parcelle de son dos. Je compris à cet instant quelle était la différence entre nous deux à ce moment. Lui avait du mal à se contenir alors que je me maîtrisais presque parfaitement. Presque. Certaines choses étaient impossibles à contrôler, et ce qui prenait forme dans mon pantalon en était la preuve. Oui, j'avais envie de lui, mais je ne voulais pas le brusquer. Il était sobre et conscient de ses gestes, et nous irions jusque là où il le souhaitait. S'il n'arrivait pas à franchir le pas, tant pis. Nous pouvions toujours reporter, nous avions la vie devant nous.
J'ouvris de nouveau brusquement les yeux, surpris. Tandis qu'une de ses mains remontait mon t-shirt jusqu'à la gorge, l'autre s'attardait sur ma ceinture. Il allait vite, le petit ! C'était même difficile à croire qu'il n'avait aucune expérience ! Pouvait-il vraiment être aussi bien guidé par ses instincts ? Je le laissai faire, curieux de voir jusqu'où il irait. Et je ne fus pas déçu. Une fois la boucle de ceinture écartée, il s'attaqua au bouton et à la fermeture éclair de mon pantalon avant de rompre notre baiser. Frustré, je cherchai ses lèvres, avant de les sentir se poser contre ma tempe avec une sensualité que je ne lui connaissais pas. Il embrassa chaque millimètre de mon visage avant de mêler la pointe de sa langue à ses baisers. Plusieurs fois, ses pincements étaient plus forts et j'étais certain qu'ils laisseraient des marques. Son visage était toujours très concentré, comme s'il résistait contre le gouffre qui tentait de l'emporter. Esquissant un sourire, je me mis à espérer qu'il se laisse entraîner. Je voulais voir ce qu'il savait faire, sans qu'il se retienne. Je voulais faire face à ses démons intérieurs, à ses fantasmes les plus secrets.
Délaissant mes joues et mon front marqué, et il fit courir ses lèvres le long de ma gorge tandis qu'il continuait inlassablement de caresser mon torse, ses deux mains profitant de la musculature que j'avais eu tant de mal à former. Elles semblèrent se plaire à presser chacun de mes muscles, suivant leurs lignes comme si elles voulaient les apprendre par cœur, et cherchant mes points sensibles. Lorsqu'elles passèrent en haut de mes côtes, je tressaillis en résistant pour ne pas essayer de me dégager de leur emprise. Elles parurent le comprendre et descendirent ainsi plus bas, s'égarant de temps en temps sur mon dos. Les lèvres de Yuya me rappelèrent tandis qu'elles mordillaient mes épaules. Je tournai la tête vers elles, espérant les recevoir, mais elles ignorèrent ma demande et descendirent plus bas, longeant les courbes de mon torse, s'arrêtant un instant sur mon cœur, ressentant avec plaisir ses palpitations, puis repartant de l'autre côté, appréciant la poussée de mes poumons contre mon thorax. C'était vraiment surprenant. J'avais l'impression que chaque partie de Yuya avait sa propre conscience tellement ses gestes étaient parfaits. Ils allaient là où ils me donneraient le plus de plaisir, répondant facilement à mes attentes, mais étant parfois capricieux. Comme lui. Il avait toujours été attentif aux autres, mais aussi très joueur.
Cette fois-ci, ses lèvres s'attardèrent sur mon nombril, laissant passer une langue taquine qui déclencha mes frissons. Plus loin, ses doigts fins épousaient parfaitement les lignes de mon dos et de ma chute de reins, passant lascivement sous l'élastique de mon boxer. Je frissonnai de nouveau, une bouffée de chaleur me montant jusqu'au visage. J'étais immobile, mes mains toujours accrochées à son dos. Il m'avait complètement hypnotisé par ses gestes, et je compris pourquoi j'avais été le seul à garder des marques de notre première nuit. Avec lui, c'était tellement tentant de se laisser faire, et j'avais le sentiment que, quoi qu'il fasse, la douleur ne viendrait pas entraver ces instants si merveilleux.
Encore une fois, je faillis pousser un gémissement surpris. Ses lèvres étaient toutes proches, frôlant avec sensualité et un malin plaisir mon bas-ventre encore couvert de ses vêtements. C'était affolant. Il allait vite, et ne semblait pas paniquer, comme si chaque geste était réfléchi et spontané. Avait-il réellement perdu le contrôle ? Pour répondre au violent frisson qui m'avait ébranlé, il passa langoureusement sa langue sous l'élastique de mon sous-vêtement et je ne pus cette fois pas retenir un gémissement sonore tandis que je resserrai mes bras autour de lui. Mon cœur se mit à battre alors de plus en plus fort et de façon effrénée. Ma respiration devint soudain haletante et coupée, brûlante, tout comme mes joues. Je fermai les yeux. Qu'est-ce que c'était bon ! Il n'avait encore rien fait, mais... Waouh ! D'où lui venait cette expertise ? Était-elle naturelle ou l'avait-il apprit quelque part ? Non. C'était naturel et spontané. Ça se sentait. Parce que ça ne ressemblait à rien de connu. Il développait son propre style et c'était évident que j'allais en raffoler.
Comme pour tester ma patience, il remonta peu à peu vers mon torse sur lequel il déposa plusieurs baisers. Sans m'en rendre compte, je grognai, souhaitant qu'il continue sa descente, mais il ignora mes protestations et glissa d'avantage vers mon cœur et ma gorge. Ses mains, elles, semblèrent céder, et vinrent doucement, légèrement, sautillant sur mes côtes, jusqu'à mon t-shirt qu'elles ôtèrent d'un coup avant de revenir vers mes derniers remparts et de les faire glisser lascivement le long de mes cuisses pour les écarter, une fois les pieds passés. En seulement quelques gestes, je m'étais retrouvé nu, allongé sur le parquet qui brûlait sous ma peau bouillante, l'âme prisonnière d'un corps tout habillé. Rassemblant les fragments de ma volonté éparpillée, j'arrivai à diriger mes mains vers sa ceinture, et il comprit aussitôt ce que j'attendais de lui. Là non plus, il ne se fit pas prier, et parut s'amuser à se dénuder petit à petit, plaquant ses lèvres contre les miennes entre chaque mouvement, et frottant ses genoux contre l'intérieur de mes cuisses. Une fois ses habits étalés sur le sol à côté des miens, je voulus prendre l'initiative avant que je ne retombe dans l'hypnose de ses gestes. D'un coup de reins, je provoquai un mouvement qui nous aurait permit d'inverser nos positions, mais il fut plus rapide et alerte. Plaquant mes bras en croix en se tenant en équilibre sur mes poignets, il bloqua mon bassin en venant planter le sien dans sa trajectoire, ce qui me fit perdre toute raison. Je retombai, de nouveau sous l'emprise de mes désirs, tremblant et bouillonnant de l'intérieur, sentant peu à peu le feu devenir si intense qu'il me serait impossible de me contenter que de caresses et de baisers.
Là encore, je fis l'erreur de penser qu'il n'était peut-être pas prêt. Il lâcha mes poignets et posa ses mains sur mon torse, à plat, tandis qu'il couchait le reste de son corps sur le mien, faisant entrer en contact nos membres excités, augmentant ainsi le désir qui s'était déjà répandu en moi. Difficile de rester lucide. Et d'autant plus qu'il vint de nouveau plaquer ses lèvres contre les miennes en cherchant à épouser le plus possible mon corps allongé. Ses bras passèrent derrière ma nuque et il tira pour remonter vers mon visage. Était-il conscient de ce que ce geste déclencha en moi ? Le contact de nos peaux glissant l'une sur l'autre me fit fortement frissonner et la chaleur augmenta d'un coup dans la pièce. Rassemblant assez mes esprits pour répondre à son baiser, je fis jouer ma langue contre la sienne. Étrangement, c'était comme s'il m'attendait, parce qu'à ce moment précis, il sépara de nouveau nos lèvres avec un sourire taquin vraiment déstabilisant, et m'adressa un regard chargé d'une lueur au-delà de l'érotisme. Mon visage s'enflamma de nouveau tandis que mes lèvres étaient encore seules. Mes bras se décrochèrent et, en glissant le long de mes flancs, vinrent entourer ma taille. Yuya se redressa, se léchant les lèvres comme s'il savourait notre baiser, puis me vrilla du regard. Ses yeux étaient déterminés, joueurs, malicieux, et incroyablement pénétrants. Ne pouvant rien faire que de rester passif, je me laissai aspirer par ses pupilles, juste au moment où il décida de passer à l'action. Il baissa son visage vers moi, me scrutant avec une atroce lenteur, faisant jouer ses mains sur mes hanches, descendant parfois plus bas pour caresser mes cuisses, mais évitant toujours soigneusement ce que je voulais qu'il touche. Peut-être n'était-il pas encore prêt. Les baisers seraient donc notre dernier secours pendant quelques temps. Dommage.
Mais quelle erreur de penser ça ! Ses genoux se resserrèrent entre les miens et il m'écarta les jambes sans aucun effort, se rapprochant de moi avec une lueur sadique dans les yeux. Mon cœur fit un bond monstrueux dans ma poitrine, et je crus m'étrangler quelques instants. Il posa ses lèvres sous mon nombril, et descendit peu à peu vers mon bas ventre, ne se lassant pas de presser chaque parcelle de peau de mes hanches et de mes cuisses avec des gestes lascifs. Sa langue perça entre ses dents et vint savourer mes sensations de plus en plus bouillantes à mesure que les minutes s'écoulaient, et je commençai à perdre patience. Allait-il le faire ou pas ? C'était difficile d'être passif. Même si j'avouerai bien que j'étais incapable de faire quoi que ce soit en se moment à part agripper fermement ses épaules. Je lançai un soupir las tandis que ses lèvres remontaient vers mon torse.
J'eus un petit rire nerveux. Oui, il était en train de jouer avec mes désirs. Ses doigts avaient tous simplement sautés de mes hanches pour se poser délicatement à la place tant attendue. Il les fit courir, glisser, s'emmêler, se croiser, revenir et serrer un peu plus fort, m'arrachant à chaque fois des gémissements de plaisir. Il avait enfin commencé après tant d'attente ! Et il n'y allait pas de main morte ! A peine avait-il engagé ces espiègleries qu'il y posa ses lèvres tout en douceur, tâtant, entourant, chatouillant de sa langue. Des larmes s'échappèrent de mes yeux alors que je libérai son dos, ne voulant pas le blesser tellement je voulais griffer et serrer fort. Mes ongles crissèrent alors sur le parquet. Une énorme vague de plaisir monta en moi, déferlant tout près de mon cœur qui gagna en force et en vitesse.
C'est précisément ce moment qu'il choisit pour se redresser et me délaisser. Je voulus grogner, lui ordonner de continuer, mais je restai sans voix, trop bouleversé. Cependant, ses mains reprirent le flambeau, et je me détendis. Ses gestes étaient toujours aussi enjôleurs et lascifs, et je repris la symphonie expansive de mes plaintes, tandis que ses lèvres venaient marquer ma peau, tout près puis plus haut, à côté du cœur puis au-dessus du nombril, traçant points par points des motifs dont lui seul avait le secret. Une fois las de ma peau rougie, l'une de ses mains s'accrocha à mes épaules, et me fit me retourner sur le dos, l'autre ne lâchant toujours pas sa précieuse prise. Mon cœur marqua plusieurs battements plus puissants. Allait-il le faire ?
Je me recroquevillai un peu sur moi-même, lui proposant une meilleure position tandis qu'il plaçait ses doigts sur mes lèvres, tapotant avec légèreté. Je ne me fis pas prier pour les engloutir et les mordiller ensuite comme une délicieuse confiserie, passant langoureusement ma langue autour et entre eux. Je le sentis se rapprocher de moi, son torse se collant à mon dos en un contact bouillant. Lorsqu'il jugea que j'avais assez profité de ses doigts, il les retira de ma bouche et plaça ses genoux de part et d'autre de mes hanches, avant de les insérer insidieusement en moi. Je me préparai à la douleur de l'intrusion, mais rien ne vint, ses gestes étant si doux et aimants. Après quelques instants, il les retira lentement pour laisser la place à son membre tendu avec une tendresse extrême, ne lâchant toujours pas le mien. Une fois parvenu à ses fins, tenant fermement ma hanche, il reprit les mouvements de ses doigts, m'infligeant de profonds frissons, en même temps qu'il s'avançait d'avantage en moi avec lenteur prudente et mesurée. Je tressaillis brusquement, du bas du dos jusque dans la nuque et me crispai, ce qui provoqua chez lui un gémissement de plaisir, mes muscles s'étant resserrés autour de lui. J'esquissai un sourire satisfait. C'était la première fois depuis le début qu'il exprimait ses désirs. Mais je fus rapidement rappelé à la réalité puisqu'il approfondit ses mouvements, les rendant peu à peu plus rapprochés et plus rapides, même s'ils restaient encore assez lents. Poussant un nouveau cri, cette fois plus sonore, je fermai les yeux avec force, serrant les poings en sentant toutes ces sensations merveilleuses monter en moi, m'enflammant de toutes part, consumant mon âme en ébullition. Si ça continuait de cette façon, j'allais atteindre les cieux avant qu'il n'ait eu le temps de se libérer. Je tentai donc de résister à ces frissons qui me secouaient de plus en plus fort.
C'était peine perdue. Ses doigts étaient si experts et si agiles que je poussai de nouveau un cri encore plus puissant, la respiration rauque et sifflante, fiévreuse, tout comme mon regard qui ne semblait plus voir les choses autour de moi. Il n'y avait plus que cette sensation, ce plaisir, cette jouissance qui montait peu à peu, et de plus en plus vite à mesure que les mouvements de Yuya se faisaient plus rapprochés et vifs. Sa main posée sur ma hanche la quitta et vint se poser sur mon torse, s'accrochant fermement à moi tandis que je sentis sa respiration plus que brûlante sur ma nuque. Elle était saccadée, coupée, violente, et le battements de son cœur contre mon dos devenaient toujours plus puissants et rapides. Très vite à partir de cet instant, son souffle se mêla de sons rauques et sonores, comme s'il ne pouvait plus les retenir après tout ce temps. Semblant vouloir se contrôler, il posa ses lèvres sur mon dos perlé de sueur et y déposa un baiser tremblant et un peu brutal avant de gémir une nouvelle fois. Resserrant la prise de ses doigts, je sentis mon cœur se liquéfier d'un seul coup tandis que le feu en moi essayait par tous les moyens de sortir. Le visage bouillonnant, autant que mes lèvres et que tout le reste de mon corps, ma tête partit en arrière, la bouche grande ouverte, les yeux clos, un profond râle s'échappant depuis ma gorge alors qu'il m'avait fait monter jusqu'au ciel. Mon cri s'intensifiant toujours plus, je me libérai entre ses doigts, contractant l'ensemble des muscles de mon corps, et provoquant ainsi sa propre jouissance. Son cri se mêla au mien alors qu'il se relâchait en moi.
Une fois le silence retombé autour de nous, il se dégagea en tremblotant, se laissant glisser à ma gauche tandis que je m'allongeai de tout mon long sur le parquet devenu bouillant. Je tournai la tête vers lui, la respiration toujours courte, le visage encore en feu, le regard fiévreux, les lèvres tremblantes. Il paraissait quasiment mon reflet, à part que sa peau n'était pas marquée de suçons rouge vif. Ses cheveux collaient à son front et à ses joues, ses yeux exprimant une profonde satisfaction. Je levai une main vers lui et la posai sur sa joue, dégageant les mèches de cheveux plaquées dans la sueur de ses traits, avant de caresser ses lèvres. Je souris brusquement, le remerciant de tout mon cœur d'avoir pu m'offrir un tel plaisir et il y répondit, radieux. Plaisantant, et ayant retrouvé un rythme respiratoire plus calme, j'ouvris la bouche.
-T'es sûr que ce n'était que ta deuxième fois ?
-Pourquoi ?
-Parce que c'était vraiment explosif ! J'ai rien pu faire ! plaisantai-je.
-Désolé, j'arrivais pas à me contrôler pour te laisser guider.
-Je ne pense pas que j'aurais pu faire mieux que ça, de toutes façons.
Échangeant un autre sourire, nous partageâmes un baiser tranquille.
La journée avait admirablement bien commencé ! Après plusieurs minutes passées à nous observer en silence, souriants, je pris une autre de douche puis laissai la place à Yuya. Les répétitions pouvaient reprendre sans problème, nous étions parés pour affronter la vie qui se profilait devant nous. Mais, avant de quitter mon appartement, je me retournai vers lui, un regard un peu inquiet sur le visage.
-Dis, moi. Tu comptes arrêter tes jeux ?
-Pas vraiment, répondit-il avec malice. Mais disons plutôt que je compte jouer avec toi chaque nuit. Tu as intérêt à être endurant, c'était rien ce matin, comparé à ce que je peux vraiment faire.
-Je suis curieux de voir ça. On verra bien qui s'endormira le premier.
-Très bien ! Que le jeu commence ! s'exclama-t-il avec une lueur taquine dans les yeux.
PS : Et voilà ! C'est fini ! Dîtes moi ce que vous avez pensé de ce chapitre s'il vous plait ! Je vais maintenant aller profiter de mes vacances pour... écrire encore plus de fictions XP J'ai deux OS en préparation qu'il faut encore que je tape à l'ordinateur et après ça, je verrai. Vous pouvez me proposer des idées si vous voulez, je suis partante ! (modalités sur le forum)
A bientôt !
