Bonjour tout le monde ! Voici le chapitre 6, revue et corrigé en un temps record par ma bêta (mad meloon) que je remercie infiniment. Grâce à elle, lire la correction est toujours synonyme de fous rire… J'espère que ça vous plaira. Comme traitionnelement, je remercie ceux qui me reviews et ceux qui ne me reviews pas, ceux qui me lisent et ceux qui ne me lisent pas et enfin ce qui aime et ceux qui n'aime pas.

Ce chapitre vient tard du fait de mes partiels (enfin achevés !). Maintenant, ça devrait reprendre un rythme normal de deux semaines. Merci et bonne lecture.

Lyzabeth

Gentille Fille

Chapitre 6 : Promenons-nous dans les bois…

Un rayon de soleil se fraya un chemin par un interstice entre les rideaux et qui avait échappé à la vigilance d'Hermione. Le rayon, taquin, s'était étendu jusqu'à s'échouer sur le visage de la gryffondor. Du plus profond de son sommeil, elle se tourna sur le côté pour lui échapper. Mais, hélas, son cerveau, ayant capté le signe que le jour était enfin levé s'était déjà mis en mode « réveil ». Il -ce traître- utilisait donc toutes ses ressources pour tirer et faire émerger la conscience de la rouge et or de la douceur du sommeil.

Hermione, à peu près réveillée mais ne s'étant pas encore avouée vaincue s'était une fois de plus retournée, cherchant à rattraper son rêve qui achevait de se déliter. Elle grogna, se mit sur le dos les yeux toujours fermés, et attendit. Ses pensées s'aventurèrent un peu partout, rebondissant d'un mot à l'autre, partant toujours plus loin. Si bien que, tellement dispersée et calmée, elle était à deux doigts de replonger dans le sommeil.

A deux doigts seulement. Parce qu'après le soleil, ce fut son réveil qui prit la relève. Elle était désespérée. Elle ne bougea pas d'un pouce, se disant, que peut être, tout ceci n'était qu'un rêve, et que son réveil ne sonnait, après tout, peut être –sûrement- pas vraiment. Elle ne voulait pas se lever. Elle ne voulait pas bouger. Elle voulait juste dormir. Peut être que quand elle se réveillerait, elle se rendrait compte qu'en réalité, tout ce qu'elle vivait n'était en réalité soit un rêve –encore un !- soit un affreux problème de mondes parallèles qui avaient soudainement fusionnés… Non, impossible… Et puis, il fallait vraiment qu'elle arrête de vouloir fuir la réalité. Elle n'avait pas d'autre choix. Elle devait faire front. Même si au fond, elle rêvait d'abandonner. Elle s'était mise dans le pétrin, elle devait assumer et s'en tirer. Elle n'avait pas vraiment le choix de toute façon…

Bref, après 5 minutes de bip intense, Hermione décida d'abréger les souffrances de la machines –et les siennes par la même occasion. Elle se leva, éteignit le réveil et pour ne pas être tentée de se recoucher, alla ouvrir les rideaux de sa fenêtre. Dehors, l'éclaircie responsable de son réveil prématuré avait disparu. Avalée, par de gros nuages gris pâles. Il ne faisait pas beau. Et Hermione supposait qu'il ne faisait pas chaud non plus. Pourtant, les rayons du soleil parvenaient à transpercer la couche nuageuse juste assez pour que la luminosité soit parfaite. Ni trop intense ni trop faible. Son regard porta sur la forêt interdite et elle remarqua que les branches n'étaient pas très agitées. Donc, il n'y avait pas beaucoup de vent. Son relevé météorologique terminé, elle se détourna de la fenêtre pour piquer vers son armoire. Elle en tira son uniforme complet (comprenant la veste et le pull) ainsi qu'un collant en laine blanche. Au moins, elle n'aurait pas froid… Ses vêtements prêts, elle alla dans la salle de bain, histoire de prendre une bonne douche. Elle laissa l'eau chaude la réconforter et emmener avec elle sa mélancolie matinale.

Elle sortit de la salle de bain, habillée et remotivée. Un petit claquement la surprit mais elle n'en trouvait pas la source. Elle resta sur ses gardes jusqu'à ce que le bruit recommence. Elle se tourna alors vers la source de ce qui la dérangeait. Sur le rebord de la fenêtre, l'observant, tapant parfois du bec, Nuit attendait de pouvoir rentrer. Hermione saisit sa baguette et ouvrit la fenêtre. L'oiseau entra, laissa tomber une lettre à ses pieds puis ressortit aussi vite qu'il était entré. Hermione eut un petit serrement au cœur. Elle n'avait même pas eu le temps de lui dire bonjour. Même si elle n'avait vu Nuit que deux fois, elle aimait l'oiseau qui était si calme. Pas comme son chat qui ne cessait d'arpenter le château, ou de l'embêter en faisant parfois ses griffes sur le moindre vêtement qui trainait. Vraiment lassant à la fin…

Elle referma la fenêtre d'un autre sort, se baissa et ramassa l'enveloppe vierge. Elle l'ouvrit et en tira un petit mot élégant.

Rendez vous à 13heures dans le Hall.

D

Mouais, plutôt minimaliste. Mais après tout, ça collait bien au personnage alors… Elle mit le mot dans sa poche, attrapa son sac et sortit du studio. Quand elle passa les portes de la Grande Salle, elle ignora la table des gryffondors et s'avança vers les serdaigles. Elle repéra Luna et Ginny. Après qu'Hermione se fut expliquée à ses deux amies, toutes les trois avaient conclu qu'il valait mieux qu'Hermione évite le plus possible les gryffondors, sans pour autant montrer dans son comportement de la faiblesse. Les serdaigles, pas trop regardant, se fichaient d'accueillir deux « étrangers » à leur table. Ils en profitaient même pour approfondir leurs connaissances en parlant avec Hermione. Celle-ci était reconnaissante envers Ginny et Luna. Pourtant, elle était gênée de voir que par sa faute, Ginny avait plus ou moins défait ses liens avec Harry et Ron. Mais Ginny lui avait assuré que ce n'était rien. Et puis, comme la rouquine l'avait souligné, elle n'était pas perdante. Loin de là même…

Elle s'installa donc en face de ses amies et se fondit dans le flot conversationnel ambiant. A savoir, les devoirs de la matinée, la sortie à Pré-au-Lard, le bal prochain. C'est dans des conversations comme celles-ci qu'Hermione réalisait, qu'en réalité, il n'y avait pas de réelle différence entre Gryffondor et Serdaigle. Et que finalement, ce qui empêchait l'entente Gryffondor/ Serpentard, c'était décidemment cette vieille querelle qui aujourd'hui n'avait pas vraiment de sens. Il fallait que ça change. Elle voulait que ça change. Et peut être –mais vraiment peut être- arriverait-elle à amorcer un changement avant son départ… Elle secoua la tête, sortant de ses pensées pour se ré intéresser à la conversation du moment.

Elle engloutit son repas, et, au bruit de la cloche, elle se leva –comme tout le monde- et se dirigea vers la sortie –comme tout le monde-. Elle salua ses amies dans le Hall et soudain entourée d'autres élèves de sa promo, elle se retrouva dehors, puis devant les serres. Elle sentait sur elle les regards tranchants de ses camarades mais elle les ignora-la tête haute comme lui dictait son orgueil.

L'heure fut un peu éprouvante. Comme depuis deux jours, elle devait supporter les regards furieux, mais aussi l'indifférence un peu trop affichée d'Harry et de Ron. Elle retint un soupir. Neville ne la suivait plus. Aussi, avait-elle trouvé du secours auprès d'un gentil gars de Poufsouffle. Bien sûre, elle fut encore la meilleure et fit gagner à sa maison quelques points supplémentaires. Bien sûre, quand elle quitta, deux heures plus tard, les serres humides à l'odeur saturée de la terre, elle était heureuse. Et bien sûr, comme elle n'avait plus de cours, elle se dépêcha de regagner sa chambre. Elle devait réviser.

La porte de son studio s'ouvrit alors qu'elle était en pleine révision appliquée de métamorphose. Le portrait pivota, laissant entrer Ginny et Luna. Luna tenait un panier qui avait l'air assez lourd. Elle le posa sur la table basse et s'effondra dans le canapé. Hermione annula toutes ses métamorphoses et Pattenrond –qui visiblement n'appréciait que très peu de se voir transformer en carpette- lui lança un regard furieux et en profita pour s'échapper et parcourir le château… Encore…

-Oh… Pattenrond… Au revoir… Alors Hermione ? Bonne matinée ?

-J'ai connu mieux, et toi ?

-Super !

-Tant mieux…

-Mais dis moi, alors, t'es pas un peu anxieuse pour tout à l'heure ? Vous vous retrouvez à quelle heure avec la vipère ?

-Gin', est-ce qu'Hermione te paraît inquiète ? Pour ma part non, alors pourquoi lui poser une telle question ?

-Oh, Luna ! Tu ne comprends décidemment pas le tact…

-Comment ça ?

-Oh, ben tu sais, Ginny, ça m'indiffère un peu en faite, et on se retrouve à 13 heures.

-Hermione, tu vas quand même à Pré-au-Lard avec un des mystères de Poudlard, tu sais… Et tu sais aussi, qu'à cause de ça, t'es vue comme la traitresse de gryffondor… Et aussi la femme à abattre pour toutes les fans de la vipère.

-Il a encore des fans lui ?

-Hermione, c'est seulement à ça que tu réagis…ermione ! bonne journée ?matis Et oui, elles sont beaucoup moins nombreuses, mais toujours fidèles… Tu comprends, c'est un bon parti…

-Gin' tu tires une tête bizarre là…

- Luna, je crois que c'est qu'elle veut mimer les filles vénales…

-Vous êtes vraiment nulles…

Elles éclatèrent de rire. Hermione se sentait un peu mieux. Ginny et Luna avait décidée de venir la voir le plus de fois possible, c'est pourquoi, hier, aujourd'hui, demain, et les jours à venir, toutes les trois se retrouvaient le midi pour manger ensemble. Juste toutes les trois. Luna ouvrit le panier et Hermione et Ginny la rejoignirent autour de la table basse.

La conversation dériva, chavira, se perdit entre les rires jusqu'à ce que Luna, toujours aussi lucide fit remarquer qu'il était déjà 12h45. Et la réalité rattrapa les trois jeunes filles. Hermione attrapa sac et cape, claqua un bisou sur les joues de ses amies en leur assurant qu'elles pouvaient rester tout le temps qu'elles souhaitaient et elle se faufila dans les couloirs, le pas hâtif, mais sans courir cependant. C'était- après tout- d'une inélégance remarquable… Et elle avait déjà bien assez de problèmes. Avant d'arriver dans le Hall, elle jeta un coup d'œil à sa montre. Pour vérifier si elle devrait faire face à la colère froide de Malefoy ou pas. Bon, tout allait bien, elle avait 5 minutes d'avance. Une petite voix se manifesta dans son esprit. Le genre de petite voix qui vous souffle une très mauvaise idée mais présentée avec un tel art qu'elle est inévitablement très aguichante. L'idée, en l'occurrence, était : « Et si tu attendais 10 minutes… Après tout, une fille doit savoir se faire désirer… Et puis, tu pourras peut être enfin avoir droit à une émotion… » Très alléchant n'est-ce pas ? Hermione jeta un autre coup d'œil à sa montre, affreusement tiraillée. Finalement, elle choisit de jouer les filles sages et elle s'engagea dans le Hall. Malefoy était déjà là, près de la porte. Elle le repéra toute suite. Un élève avec une telle classe, mais une telle indifférence, délibérément à l'écart des autres… Honnêtement, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure…

Elle prit le temps de mettre un peu d'ordre dans son uniforme, de prendre une bonne respiration pour se calmer, et elle se décida de rejoindre le serpentard, ignorant le silence qu'elle déclenchait chez ses camarades Poudlardiens. Pfeuh, de toutes façons, ils étaient juste jaloux… A peine arrivée, Malefoy attaqua :

-Ah… Je pensais que tu te moquais de moi et que tu ne viendrais pas… Ou que tu serais en retard…

-Moi ? Me moquer de toi ? Franchement, quelle idée… Bon, on y va.

Hermione était déstabilisée. Elle cacha sa gêne derrière un petit rire et s'aventura vers la porte, Malefoy la suivait. Elle avait du mal à supporter les regards qui ne la lâchaient pas, et elle était désarçonnée par la plate honnêteté de Malefoy. Il exposait ses idées sans rien cacher, comme si c'était une évidence. Après tout, il avouait être venu à un rendez vous qu'il soupçonnait être une farce. C'était plutôt étrange…Presque terrifiant. Malefoy ne ressemblait plus à un homme, mais plus à un livre. Un livre qui exposait des faits, aussi intimes soient-ils, sans aucune pudeur. En même temps c'est vrai qu'un livre peu difficilement avoir de la pudeur mais bon…

Ils prirent une calèche qui les mena au village. Le silence s'étirait. Hermione était perdue quelque part dans ses pensées, et Malefoy n'avait probablement aucun fait à exposer ou aucune question à poser. Arrivés à l'entrée du village, la calèche s'arrêta, provoquant un à-coup, arrachant Hermione de ses pensées et presque de son siège. « Presque » bien sûr, après tout, le cliché était bien trop gros… Trop prévisible… Bref, Hermione en profita pour se lever et sortir de la calèche. Elle regarda le village, un peu désabusée puis se tourna vers Malefoy :

-T'as quelque chose à y faire ?

-Non.

-Ça te dérange si on va ailleurs ? J'ai pas envie de me faire espionner toute la journée.

-Non, ça ne me dérange pas.

-Bien, allons-y.

-Où ?

-Tu verras.

Problèmes Malefoyens obligent, elle pallia à l'irréactionnalité du serpentard en s'imaginant un profond soupir made in Ron. Ouch, son esprit se mit en alerte. Elle ne devait surtout pas y penser. Ses amis lui manquaient terriblement. Depuis que la « rupture » avait été officialisée et concrète, elle avait l'impression qu'un gouffre les séparait. Et elle n'avait qu'une envie, celle de jeter sa fierté aux orties et de s'aplatir aux pieds de Ron et d'Harry pour qu'ils la pardonnent. Ce désir la dégoûtait.

Ils marchèrent quelques minutes, toujours silencieux, sur un chemin un peu en pente. Ils arrivèrent bientôt à un bois d'arbres sombres, dénudés et éparts. Hermione n'hésita pas et Malefoy la suivit sans plus se poser de questions que ça. Ils s'enfoncèrent dans le bois. Quand Hermione trouva un endroit qui lui paraissait bien, elle s'assit sur un tronc renversé et invita le serpentard à en faire de même. Quand il eut pris place, Hermione écouta le silence, parut satisfaite, mais elle préféra malgré tout être prudente :

-Ça te dérange si j'utilise un sort de silence ?

-Non.

Hermione sortit sa baguette et la posa sur la paume de sa main gauche. Elle se concentra, la baguette se leva un peu tout en tournant, comme si elle cherchait à imiter un hélicoptère. Ses extrémités brillaient d'une couleur violet pâle qui vira peu à peu au blanc. Enfin, les rotations ralentirent jusqu'à s'arrêter complètement. Hermione rangea sa baguette, enfin pleinement satisfaite pour se tourner vers Malefoy qui la regardait sans émotion particulière :

-Bon, c'est bon maintenant. Alors, comme tu t'en doutes, je t'ai demandé de venir avec moi pour te poser des questions. Tu accepterais d'y répondre ?

-Oui, je m'en doutais. Ma simple présence devrait te fournir la réponse que tu attends.

-Effectivement, acquiesça Hermione en refoulant l'irritation qui commençait à monter, je suppose que tu as aussi des questions. Je te propose qu'on fasse une question chacun. Ça te va ?

-Oui, je commence. Pourquoi m'avoir demandé de sortir devant tout le monde ?

-Une revanche… Qui a mal tournée. J'étais –je suis encore remarque- en colère contre eux deux. Est-ce qu'on peut te faire confiance ?

-Ta question est très vague. Oui, on peut me faire confiance, après, tout dépend du « on ». Pourquoi tu es en colère contre tes meilleurs amis ?

Hermione serra les dents. Elle n'avait pas envie de répondre. Si Malefoy était en mode « Livre », elle, elle était une humaine normalement constituée avec son petit/grand jardin secret. De plus, même si elle ne sentait aucune menace de la part du blondinet, elle n'avait aucune preuve :

-Parce que nous n'avons pas le même point de vue. Est-ce que je peux te faire confiance ?

-Oui. Pas le même point de vue sur quoi ?

-Je te répondrais à l'unique condition que tu signes un contrat.

-Un contrat ?

-Oui, un contrat. Un contrat magique of course.

-Je viens pourtant de te dire que tu pouvais me faire confiance.

-Tu me prends pour une bille ? Je veux bien te croire, mais il y a des choses trop importantes pour que je cède à mon seul instinct. Tu as le choix, un contrat et tes réponses, ou rien.

Hermione savourait. Elle testait aussi. Si Malefoy acceptait, tout espoir n'était pas encore perdu. Après tout, la curiosité est chose humaine, non ? Par pitié, que personne ne dise « non ». Sinon, elle allait s'arracher les cheveux… Enfin, peut être pas mais… Le tableau était là… :

-D'accord, ça marche.

-Bien, j'ai déjà tout rédigé, t'as plus qu'à signer.

Malefoy attrapa le contrat, ne prit même pas la peine de le lire et le signa. Hermione tiqua :

-Tu le lis même pas ?

-Pourquoi, c'est toi qui l'a fait, il doit forcément être parfait.

Hermione rougit de plaisir sous la remarque flatteuse de serpentard. Mon Dieu, il était vraiment dangereux. Hermione ne devait surtout pas relâcher sa concentration :

-Je reprends, pas le même point de vue sur quoi ?

-Sur toi. Pourquoi ça t'intéresse ?

-Je n'aime pas ne pas comprendre, je préfère de loin tout savoir. Explique-moi.

-C'est pas une question, je suis pas obligée de te répondre… Mais je vais pas être mesquine, Harry et Ron sont persuadés que tu es en train de tous nous manipuler. Tu joues les indifférents, pour qu'on te laisse en paix et que tu puisses faire un truc de bien méchant. Tu vois le topo ? Personnellement, je pense que tu ne joues pas. Je trouve qu'Harry psychotise et qu'il se laisse abattre. Ce qui lui arrive est triste, mais on a pas le temps pour ça. Est-ce que tu as perdu tous tes sentiments ?

-Tu es drôle, Granger, comment peut-on perdre des sentiments ?

-Je ne sais pas, c'est pour ça que je te demande, désolée, mais pour être honnête, et je sais que tu le sais, tu fais vraiment penser à un mort vivant. J'ai pitié de toi. Alors je veux savoir si tout espoir est perdu ou pas. Je reformule ma question, est-ce que tu ne ressens plus d'émotions ?

-Non. Qu'est-ce que tu faisais, l'autre soir, quand on s'est croisés ?

-Euh, je veux ta parole, avant.

-Ma parole ? N'ai-je pas déjà signé un contrat ?

-Le contrat concerne Harry, ce que je vais te dire n'est pas officiellement confidentiel, vu que personne ne devait le savoir. Je joue gros, mais je vais être sincère, c'est aussi un test. Je te dis tout, et à côté, s'il y a la moindre fuite, je saurai d'où elle vient. Mais avant, il faut que tu me promettes de ne rien dire.

-Tu es trop honnête Granger, mais c'est d'accord, je te donne ma parole.