Bonjour ! Tout d'abord, je tenais à m'excuser, le prochain chapitre aura un peu de retard je pense, parce que je n'ai pas vraiment eu le temps de l'avancer (le boulot, c'est crevant…). Mais je vais faire ce que je peux !

Je remercie les gens qui m'ont lus et ceux qui ne m'ont pas lu, ce qui ont aimé et ceux qui n'ont pas aimé, ceux qui m'ont reviewé et ceux qui ne l'ont pas fait !

Réponse sépciale pour Marylou : Merci beaucoup de continuer à lire ! Mais je suis un peu stressée parce que je me dis que je vais peut être décevoir tes attentes, c'est un peu dur^^

Bonne lecture, à dans deux semaines, j'espère !

Lyzabeth.

Gentille fille

Chapitre 9 : Merry Christmas.

-Putain, accrochez vous, ça va allez… Attention à 3 mordez fort dans le bout de bois… 1… 2 … 3…

Hermione serra les dents en même temps que l'homme qui se tordait à côté d'elle. Ses gestes, polis par ses trois jours de travail intensif sans presque aucune pause, étaient précis et rapides. A présent, elle ne tremblait plus. Presque plus en fait. Les premiers soins terminés, elle regarda autour d'elle. Bon, elle avait fini ici. Elle prit une profonde respiration et quitta la pièce inondée de gémissements et de bruits étranges. Elle fuit l'odeur macabre. Elle avait fini ici.

A peine sortie, une sombre et imposante silhouette lui barra son champ de vision et son champ d'action. En trois jours seulement, elle avait appris à reconnaître le danger sans vraiment le voir. Et là, ça puait le danger à plein poumon. Elle devait agir rapidement, très rapidement même. La silhouette devant elle était surprise, elle, elle ne l'était déjà plus. Elle devait faire vite. D'abord, protéger son sac. Elle rompit la bandoulière d'un discret mouvement de sa baguette. Elle rattrapa au mieux sa chute tout en envoyant son pied droit dans le buste qui la menaçait. Son poing gauche atteignit la gorge. La silhouette s'affala à ses pieds. Elle lança un rapide stupéfix. Elle se baissa pour attraper un caillou. Elle le transforma en Portoloin comme lui avait enseigné Dumbledore. Elle posa l'objet sur le corps de l'évanoui. La silhouette disparut. Bien, et un de moins. Elle récupéra son sac et se précipita vers une autre maison où on avait besoin d'elle. Après trois jours, elle ne prêtait plus d'attention au champ de ruines qui l'entourait. Tout était détruit. Il y avait encore quelques corps qu'on n'avait pas encore retirés. Elle était entièrement concentrée sur sa tâche. Elle ne devait pas faiblir. Pas se déconcentrer. Elle s'était entraînée pour ça. Il ne restait plus que quelques jours. Jusque là, elle ne devait songer à rien d'autre que sa mission : Sauvez le maximum de vies. Aider. Aider à tout ce qu'elle était en pouvoir d'accomplir. Et son champ d'action était large. Trop large peut être. Mais elle ne faiblirait pas…

Le 22 décembre au matin.

Harry, fortement bousculé par une large main se décida à enfin émerger du sommeil :

-Salut vieux. Bien dormi ?

-Oui, jusqu'à ce que tu me réveilles… Pourquoi d'ailleurs, on est en vacance je te rappelle.

-Ben, j'en pouvais plus d'attendre…

-Attendre quoi, Ron ?

-T'as un cadeau, moi, j'ai déjà ouvert le mien !

Surpris, Harry se redressa, stupéfait. Il attrapa ses lunettes qui attendaient patiemment d'être utilisées. Sur le rebord de son lit, à ses pieds, Hedwige le regardait, impassible. Le paquet qu'elle avait apporté trônait sur le lit. Harry sentit une profonde excitation s'emparer de lui. Noël n'était que dans deux jours et il avait déjà un cadeau. Finalement, quelqu'un pensait encore à lui…

Il s'empara du paquet enveloppé d'un papier rouge pétant où caracolaient des griffons dorés. Il ne mit pas longtemps à déchiqueter le papier. Il découvrit un petit sachet posé sur un gros livre. Il découvrit dans le sachet un anneau argenté très simple. Il le regarda un instant avant de le remettre dans son sachet. Qui osait le prendre pour une fille ? Il ouvrit le livre en cuir noir à veines vert pâle. Une lettre s'en échappa pour tomber sur ses genoux.

Harry,

Je te prie d'accepter mon cadeau de Noël. Après tout, tu restes mon meilleur ami. Je sais que tu te sens de plus en plus seul. Je sais aussi que tu t'enfermes dans la colère et la méfiance au point de t'ensevelir dans la non action. Ce que tu deviens n'est pas ce que tu es. Je sais qui tu as beaucoup perdu et que tu ne veux pas perdre plus. Mais te laisser couler dans l'inertie ne va pas t'aider loin de là. Ta vie est injuste, tu es obligé bien avant ta naissance à subir une vie pourrie ? Soit, mais au lieu de te laisser porter, pourquoi ne pas réagir et faire en sorte de gagner cette guerre ? Tu as perdu toute ta famille. Harry, dans cet album, j'ai collecté, comme Hagrid l'avait fait, un maximum de photo de ceux que tu as perdu. Tu ne les oublieras jamais, et ils ne disparaîtront pas totalement. Mais ta vie n'est pas finie, tu rencontreras d'autres personnes. Des personnes avec qui tu construiras quelque chose. Des personnes qui rejoindront cet album et que tu n'oublieras pas. Ne regarde pas toujours en arrière, trouve les photos du futur.

Je serais là pour t'aider,

Hermione.

PS : Porte la bague autant que possible, on ne sait jamais. Joyeux Noël.

-Alors, elle dit quoi, cette lettre ?

-Elle dit que nous sommes de gros imbéciles.

-…

-Tout à l'heure, j'irai voir Hermione pour m'excuser.

-Alors, toi aussi, ça vient d'Hermione ?

-Oui, pourquoi ? T'as eu quelque chose ?

-Oui, un miroir, avec un mot.

-Il disait quoi ?

-N'oublie pas qui tu es. Vraiment étrange…

-Hey, les gars, interpella Neville. Je crois que quelque chose ne va pas…

-Pourquoi ?

-Moi aussi, j'ai eu un cadeau d'Hermione.

-C'est vrai ? S'excita Ron, c'est quoi ?

-Une photo.

-Y'a qui dessus ?

-Vous deux, Luna, Ginny, Seamus et Dean…

-Quand cette photo a-t-elle été prise ? Se demanda Harry.

-Eh bien, je dirais que c'est à notre deuxième année. On souriait tous…

-… Bon, ok, j'irai voir Hermione tout à l'heure. Pour l'instant, Repas !

Ron acquiesça avec vigueur. Pourtant sous son allégresse, il n'était pas très rassuré. Mais il était surtout déçu de n'avoir eu qu'un stupide miroir. Bon d'accord, lui n'avait rien acheté, mais quand même…

Les trois garçons se préparèrent. Et quittèrent leur dortoir. Ils étaient les trois seuls garçons de leur année à être restés pour les vacances. Du coup, ils passaient encore plus de temps ensemble… :

-Poussez-vous ! Dégagez ! Allez, du balai !

Ginny, criait, se débarrassant des quelques personnes qui la gênaient pour courir. Elle était paniquée et semblait tenir quelque chose contre son cœur. Harry, sur son chemin, hésita entre se pousser et l'arrêter pour lui demander ce qui n'allait pas. Il n'avait jamais vu la jeune gryffondor dans cet état. Quelque chose n'allait vraiment pas. Il se décida finalement. Il arrêta Ginny en l'attrapant par l'épaule :

-LACHE MOI !

-Ginny, calme toi, qu'est-ce qu'il y à ?

-Harry, lâche moi, faut que j'aille voir quelque chose. Ça ne te regarde plus maintenant ! Lâche moi, vite !

-Non, explique toi, et arrête de crier. Calme toi ! Pourquoi est-ce que tu pleures ? Ginny ! Dis-moi bon sang !

-Non, lâche moi !

Ginny posa sa main libre sur celle d'Harry, au niveau du poignet. Elle serra fort tout en tournant violement. Harry lâcha prise en gémissant de douleur :

-Désolée.

Ginny tourna les talons et reprit sa course. Elle courut le plus vite possible. Elle arriva au portrait, prononça le mot de passe sans aucune discrétion et entra dans le studio d'Hermione. La première chose qu'elle perçut fut le craquement du feu. Puis une voix douce l'interpella depuis le canapé :

-Si tu cherches Hermione, elle est déjà partie ?

-Partie ? Mais où ? Pourquoi ? Combien de temps ? Pourquoi elle n'a rien dit ?

Luna se leva avec sa légèreté habituelle. Elle se posta devant son amie et sans aucune hésitation lui décocha une gifle magistrale. Ginny se calma instantanément :

-Calmée ? Bien, je ne sais pas où elle est. Néanmoins, je me doute du comment et du pourquoi elle ne nous a rien dit.

-Dis-moi !

-Bien. Si je ne me trompe pas, elle a reçu un ordre de Dumbledore. Elle doit être partie sur une zone d'attaque. Après, je pense qu'elle ne voulait pas nous inquiéter. Et je pense aussi qu'elle avait très peur. Elle voulait juste qu'hier soit une journée normale. Ne t'inquiète pas. Dumbledore ne l'aurait pas envoyée si ne l'avait pas jugée prête. N'oublie pas qu'elle est la meilleure.

-Mais… Mais… C'est pas juste !

-Je sais. Que t'a-t-elle offert pour Noël ?

-Son insigne. Je dois en prendre soin et le lui rendre en bon état.

-C'est un beau cadeau.

-Tu trouves ?

-Oui.

Ginny n'ajouta rien. Elle s'assit dans le canapé, plongeant son regard dans l'âtre. Elle avait peur. Elle était terrifiée. Tout ça n'était pas juste…

-Ginny, on devrait aller manger, tu ne penses pas ?

-Si. Allons-y. Dis, et toi, t'as eu quoi ?

-Deux livres.

-Sur quoi ?

-Ces Créatures Oubliées et Mythiques. Et Légende Des Limaces à 4 dents.

Ginny sourit. C'était bien Hermione ça. Elle avait beau ne pas croire aux délires de Luna, elle s'était malgré tout débrouillée pour trouver des livres qui encouragent Luna dans ses croyances.

Quand elles arrivèrent dans la Grande Salle, les deux jeunes filles repérèrent Harry, Ron et Neville qui leurs firent signe de les rejoindre. Elles remarquèrent aussi que Zabini et Malefoy étaient aussi en train de déjeuner. Elles se regardèrent et se mirent d'accord en un regard. Elles tournèrent le dos aux gryffondors pour aller vers les serpentards. Ginny se positionna en face de Malefoy, de l'autre côté de la table :

-Malefoy, on peut manger ici ?

-Oui, mais pas en face de moi.

-Merci.

Ginny et Luna s'installèrent et commencèrent à se servir. Personne ne se décidait à ouvrir la conversation. Aussi, Ginny allait se jeter à l'eau, mais Luna la devança :

-Qu'est-ce qu'Hermione vous a offert pour Noël ?

-Un flacon.

-En quoi ça te regarde ?

-Blaise, contente toi de répondre.

-Une nouvelle cape… Répliqua le serpentard, un peu honteux.

-Une cape ? Pourquoi ? S'étonna Ginny.

-Ben, je pense que c'est parce qu'un jour, je me suis plaint d'avoir troué ma plus belle cape… Elle m'a offert la même.

Ginny siffla. Hermione devait avoir fait des folies. Pour pouvoir offrir une cape qui devait être de haute qualité…

-Un flacon de quoi ? Questionna Luna.

-De larmes. Où est-elle partie ?

-Je ne sais pas. Larmes de quoi ?

-Je ne sais pas.

-Tu mens.

-Oui.

-Euh, les extra terrestres, vous voulez bien arrêter s'il vous plait ? Ça me fait flipper là. Intervint Ginny.

Luna hocha la tête et reprit son repas. L'ambiance n'était pas aussi bonne que la veille même si Ginny et Zabini faisait ce qu'il pouvait pour relancer un minimum de conversation…

…..

-Ginny, tu sais où est Hermione ? Demanda Harry en voyant la jeune gryffondor passer le portrait, le soir.

-Non, je ne sais pas. Peut être qu'elle à décider de rentrer chez ses parents finalement. C'est plutôt compréhensible, tu ne trouve pas ? Répliqua Ginny, acide.

Ginny regretta aussitôt ses paroles. Elle était en colère contre Harry, mais ce n'était pas une raison pour se défouler sur lui. L'histoire qu'il y avait entre lui et Hermione était entre eux. Elle y avait pris part, mais dans les faits, elle n'avait aucun réel grief contre lui. C'était Hermione qui était la plus à plaindre :

-Désolée, j'ai eu une rude journée.

- Ce n'est pas grave. Tu sais quand elle rentre ? J'aimerais lui parler.

-Non, je ne sais pas.

-Ah d'accord… N'empêche, c'est un peu bizarre qu'elle soit partie comme ça, non ?

-Non, ce n'est pas étrange.

-Ah, oui… Peut être, acquiesça Harry de plus en plus gêné par le ton froid de Ginny. Il n'était pas vraiment habitué.

-Tu as eu quoi pour Noël ?

-Euh… Un album et une bague. Et toi ?

-Pas grand-chose. Tu devrais porter la bague. Bonne nuit Harry.

Ginny écourta la conversation et se dépêcha de rejoindre sa chambre. Après tout, elle ne savait pas ce qu'elle pouvait dire à Harry ou pas sans risquer de rompre la promesse qu'elle avait faite à Hermione. Ni sans rompre le contrat. C'était à Hermione de parler avec Harry. Pas à elle.

Dans son dortoir, elle salua sa seule camarade qui était restée pendant les vacances. Elles parlèrent un peu en se préparant pour se coucher, puis le silence s'étendit dans la chambre. Ginny se força à se calmer pour dormir. Elle serrait dans la paume l'insigne de préfet en chef comme un talisman. Comme une prière pour la protéger et pour ramener sa meilleure amie vivante. Elle avait peur. Mais elle n'avait pas le choix, elle devait attendre.

…...

Luna regagna son dortoir qui était silencieuse et déserte. Elle s'inquiétait un peu pour Hermione, pourtant, elle était persuadée que tout irait bien. Elle avait confiance en Hermione et en ses capacités. Elle ouvrit les fenêtres et se plongea dans l'observation des étoiles. Cherchant du réconfort à la pointe d'inquiétude dont elle ne parvenait pas à se débarrasser. Après tout, elle avait senti que la gryffondor partirait. Elle n'avait donc pas été très surprise. Pas comme Ginny. Elle passa presque une heure à fouiller dans les astres à la recherche de sa réponse.

Posé sur sa table de chevet, coincé entre deux livres, il y avait un mot. Un mot qu'elle n'avait lu qu'une fois et qu'elle n'arrivait pas à oublier :

Peu importe ce que les autres disent. Crois en toi et en tes capacités. Tu y arriveras.

Luna se demandait si ce mot lui était destiné ou si Hermione cherchait juste à se rassurer…