Titre : Devine, Malfoy...

Auteur : Sinelune

Rating : M

Genre : Romance, humour

Avertissement : Ceci est une fic à caractère homosexuel, donc homophobes, méchants êtres, passez votre chemin et blablabla…

Pairing : Drarry !

Disclaimer : Pas à moi, rien à moi, mais j'aimerais bien qu'un jour on écrive des fics sur mes persos :p


oqp, Archimede, holybleu, Lalouve, kiwibanane, EloHPDM, Cerise

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Alors la j'en ai pas cru mes yeeeuuuux! MERCI MERCI MERCI!


Chapitre 6 : Intouchable


Harry regarda l'homme sur lequel il fantasmait depuis des années s'asseoir en face de lui sans pouvoir émettre un son. L'homme en question lui adresse un sourire charmeur et à sa plus grande honte, il sentit ses joues s'enflammer de plus belle.

-Et bien, puis-je savoir ce qui vous met dans un tel état ? demanda Draco avec un flegme amusé.

Harry déglutit, la gorge sèche.

-Je... je ne m'attendais pas à vous rencontrer vous, répondit-il.

Il savait que son ancien camarade ne pouvait pas le reconnaître puisqu'il portait son sort de brouillage, mais ne pouvait s'empêcher d'être tendu. Traîtresse d'Hermione, elle l'avait bien eu !

-Vous savez donc qui je suis ?

-Evidemment, répondit le brun en haussant les épaules. Draco Malfoy, espion pour l'ordre du Phoenix, et héritier d'une fortune familiale sur laquelle tout le monde fantasme.

Bien qu'il n'aurait su dire si on fantasmait davantage sur la fortune de Draco que sur Draco lui-même... Le Survivant l'admira de nouveau et ne put empêcher son cœur de gonfler de bonheur lorsqu'il réalisa que la fameuse personne pour laquelle son collègue s'était si bien préparé... C'était lui.

-Je suis flatté, répondit son séduisant interlocuteur avec un sourire en coin qui donna à Harry l'envie de le dévorer. En ce qui me concerne, je n'avais jamais entendu parler de vous avant le gala de la semaine dernière, et je dois avouer que j'en suis le premier navré.

-C'était la première fois que vous voyiez du patinage artistique ? demanda Harry bien qu'il connût la réponse.

La drague des autres ne lui avait jamais fait aucun effet mais il lui semblait que ses neurones mourraient un peu plus alors que Draco réussissait, il ne savait comment, à sous-entendre mille et une délicieuses choses à travers des phrases anodines.

-Absolument. Pour être tout à fait sincère, je n'étais pas intéressé par ce sport... mais j'ai radicalement change d'avis. Etant un esthète, j'aime ce qui est beau. Et même si c'était une découverte pour moi, il était aisé de deviner que vous faisiez partie des patineurs les plus doués. Or, il me semble que vous avez tardivement commencé à pratiquer cette discipline, je me trompe ?

-Non, vous avez raison, fit Harry, surpris que le blond ait pris la peine de se renseigner sur lui.

Draco capta sa mine surprise, découvrant un étonnement sincère et touché du fait qu'il se soit intéressé à lui. Adorable.

-Vous m'avez fasciné ce soir-là, continua-t-il. Aussi n'en veuillez pas à votre amie, c'est moi qui lui ai demandé de nous présenter.

Il prit la main du brun, posée sur la table, et la porta à ses lèvres.

-Vous m'en voulez ?

Harry se contenta de le fixer avec un regard de biche tétanisée. S'il tentait d'entrer de nouveau en communication avec l'homme qui le fixait avec un air de pure débauche, il savait que tout ce qui sortirait de ses lèvres seraient des borborygmes transpirant de pathétisme. Il était perdu.

oOo

Draco observait chaque réaction de sa nouvelle proie avec ravissement. Il se doutait que le jeune homme ne devait pas avoir de mal pour trouver des partenaires sexuels, mais savait qu'il était difficile, et Hermione lui avait dit qu'il n'avait personne depuis longtemps. Et en quelques minutes, il avait fondu sous son charme… Dans sa tête, Draco fit la danse de la victoire.

Tristan n'avait toujours pas répondu à sa question et le Serpentard pensa qu'il était inutile de perdre davantage de temps en flirt inutile il avait besoin de tirer son coup.

-Il y a un hôtel à côté, si on y allait ? demanda-t-il avec une œillade sulfureuse.

Les paroles du blond lui parvinrent comme au ralenti, et l'artiste se raidit aussitôt. La boule de déception qui se forma dans sa gorge se transforma rapidement en colère mêlée de mépris.

-Je suis navré Monsieur Malfoy, mais il me semble que vous avez confondu ce café avec le Palais des fleurs.

Le Palais des fleurs était un bordel situé dans l'allée des ombres. Portant assez mal son nom, il était le lieux de toutes les débauches malsaines, et les hommes aux désirs pervers savaient pouvoir les assouvir là-bas.

Draco comprit qu'il était allé trop vite.

-Pardonnez-moi, je ne voulais pas insinuer…

-Non Monsieur Malfoy, vous ne vouliez pas dire que je suis une pute. Parce que si je ne m'abuse, vous ne comptiez pas me rémunérer, je me trompe ?

Le brun eut un sourire à la fois triste et résigné qui alla droit au cœur de Draco. Pendant une fraction de seconde, il eut l'impression que le temps s'arrêtait et il contempla l'expression de Tristan avec émerveillement. Il en émanait une telle fragilité et une telle amertume qu'il en fut lui-même touché. Et c'était sa faute.

Le patineur se leva en disant d'une voix douce :

-Pardonnez-moi de vous avoir fait perdre votre temps.

Il remercia d'un sourire le serveur qui s'approchait pour prendre leur commande et sortit du café. Draco oscillait entre le poursuivre et ne pas risquer d'aggraver son cas, mais bondit de sa chaise dès que le brun eut disparu de son champ de vision. Il ne pouvait accepter que cela se termine ainsi !

Il se rua à l'extérieur et aperçut le brun qui tournait à l'angle de la rue. Remerciant le ciel qu'il n'aie pas transplané à peine sorti, il se hâta de le rejoindre et attrapa sa main, le faisant sursauter.

-Tristan ! Pardonnez-moi, vraiment, je suis sincèrement désolé. Je me suis comporté comme le pire des imbéciles et je me doute que vous devez à présent me tenir en bien basse estime, mais je vous en prie, accordez-moi une seconde chance. Et si je vous déplais, j'appellerai moi-même la Gazette pour que vous puissiez crier au monde que je suis le pire des goujats.

Harry sourit malgré lui mais ne répondit pas tout de suite. Le comportement du blond l'avait bien entendu déçu, mais il n'était pas tellement surpris. En revanche, il avait compris que lui-même ne pouvait se contenter de n'être qu'un nom de plus sur son tableau de chasse. Pourtant, il s'était douté qu'il ne pourrait avoir le Serpentard que pour une nuit ou deux, et pensait que ce simple fait le satisferait amplement. Mais la petite phrase de l'autre homme lui avait fait comprendre que malgré tout l'amour qu'il portait à ce dernier, il ne pouvait abandonner le respect qu'il avait pour lui-même, ne serait-ce qu'une nuit.

Il soupira et secoua la tête.

-Je ne pense pas que tout attendions les même choses l'un de l'autre, Monsieur Malfoy.

Celui-ci grimaça :

-Draco, s'il vous plait, le Monsieur Malfoy me met mal à l'aise venant de votre part.

-Draco, se corrigea obligeamment Harry. Vos excuses sont visiblement sincères et j'en suis touché, mais je pense, étant donné les circonstances, qu'il vaut mieux…

-Chercher un autre café ? l'interrompit le blond en serrant doucement la main qu'il n'avait pas lâchée.

Le Gryffondor frissonna. Il se perdit dans les yeux gris de Malfoy et fut déconcerté d'y voir tant d'espoir. Il était réellement beau… Et semblait sincère. A la réflexion, c'était la première fois qu'il l'entendait s'excuser. Il décida de rester, simplement pour le plaisir de le voir lui parler et le regarder sans cette indifférence mêlée de vague dégoût qui brûlaient son regard quand il se croisaient dans les couloirs de l'orphelinat.

-J'en connais un autre pas mal près d'ici, finit-il par répondre avec un sourire timide.

Le regard de Malfoy s'illumina.

-Je vous suis.

oOo

En fin de compte, Harry se dit que Malfoy n'était pas si désagréable que ça quand il mettait de côté son numéro de charme trop travaillé et qu'il se montrait sincère.

Bon, d'accord, il était carrément parfait, et le brun aurait pu danser en pagne sur le comptoir du bar en chantant du Britney Spears à sa gloire, si on lui avait demandé.

Le Serpentard semblait avoir compris qu'il préférait la simplicité et ils avaient conversé chaleureusement, presque comme deux amis, si on oubliait le cœur de Harry qui battait un peu plus vite et le regard toujours plus brillant de Malfoy.

Il était réellement magnifique, et Harry ne pouvait s'empêcher de jeter de fréquent regard sur la naissance de ses clavicules, ses épaules, le ventre qu'il devinait à travers la chemise sombre, les jambes qu'il savait musclées… Il se gorgeait de la vue de l'homme qu'il aimait sans jamais en être rassasié. Sa voix grave et chaude, bien loin des accents froids et caustiques auxquels il était habitué, avait des relents de soleil.

Il était tellement jaloux de tous ceux à qui Malfoy s'était adressé de cette manière, ceux qui avaient pu le toucher, le sentir, le goûter… Tout ceux qui avaient appartenu, pour quelques heures, à Draco Malfoy, même si celui-ci n'avait jamais voulu les garder.

Au début, le blond avait tenté de faire parler le Survivant de son enfance et sa vie en Amérique, mais l'Elu répugnait à mentir et la conversation avait dérivé sur des sujets actuels, ainsi que sur leurs goûts respectifs. Harry passait la meilleure soirée de sa vie et son rire clair et communicatif traversait souvent la salle.

-C'est une chance que vous ne conserviez pas de séquelle de l'incident de la semaine dernière, dit Draco en détaillant les traits fins du patineur qui fit une petite moue pas tout à fait convaincue.

-Pour tout dire… Alors que je suis guéri depuis plusieurs jours, je n'ai pas osé retourner sur la glace. J'ai peur de me blesser de nouveau… Pourtant je dois reprendre rapidement si je ne veux pas baisser mon niveau, mais…

Il détourna les yeux d'un air triste et Draco regretta de ne pas avoir un appareil photo à la place des yeux pour mitrailler le jeune homme, si adorable dans ses instants de fragilité.

-Dommage, dit-il d'une voix légère. Moi qui comptais sur vous pour me donner des cours.

Le brun lui adressa un regard interloqué, se demandant visiblement s'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie.

-Je trouve cette discipline particulièrement gracieuse et étant donné que le mot « grâce », n'est rien de plus qu'un synonyme de mon prénom, je me suis dit que je pourrais essayer.

Tristan éclata de rire et Draco ne put s'empêcher de sourire, ravi d'avoir redonné son enthousiasme au patineur.

-Je suppose que je peux dépasser mon blocage, si cela peut me permettre de vous voir vous ridiculiser sur la glace… sans vouloir vous vexer.

-Vous êtes tout pardonné, rétorqua le blond d'un ton mielleux, et le Survivant lui offrit un sourire radieux.

Harry ne vit pas le temps passer. Ce ne fut qu'à minuit qu'il réalisa qu'ils étaient pratiquement seuls dans le café et il en fut attristé, anticipant d'avance leur séparation. Il jeta un regard vers l'extérieur, se demandant si le Serpentard avait parlé sérieusement en lui proposant un second rendez-vous.

Ce dernier s'était tu en le voyant s'enfoncer dans ses pensées, et but une gorgée de son whisky en le détaillant. Il mit de côté pour quelques instants le fait que Tristan était la personne la plus sexy qu'il ait jamais rencontrée pour tenter de l'observer de façon plus objective.

-Vous lui ressemblez tellement… murmura-t-il, plus pour lui-même que pour son interlocuteur qui se tourna vers lui avec une mine inexplicablement horrifiée.

-Par… Pardon ?

-Je parle de mon collègue de travail… Le célèbre Harry Potter. Vous lui ressemblez comme deux gouttes d'eau, à ceci prêt que vous savez vous habiller et que vous ne vous adressez pas à moi avec la délicatesse d'un chien enragé.

-Oh… fut la réponse succincte du patineur.

Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'il ne demande :

-Et ce n'est pas bien ?

Draco eut un sourire surpris.

-Ce n'est ni bien, ni mal. C'est simplement que lui ne m'a jamais intéressé, pas même à l'époque de l'école. Bien entendu, j'admirais son courage, sa force, sa foi… son dévouement. Mais je ne l'ai jamais regardé de façon… de cette façon.

-Pourquoi, s'il était votre type ? demanda timidement Tristan d'une petite voix.

-Hmm… répondit le blond en haussant légèrement les épaules, pensif. Je ne sais pas vraiment. Peut-être parce que nous nous sommes rencontrés très jeunes, et que nous nous détestions. A cette époque, je ne connaissais rien des choses de l'amour et ne pouvais pas envisager de le regarder de cette manière là. Et puis nous avons grandi, et lui… Et bien, s'il n'était plus le gamin malingre de première année, il était devenu le héros, le Survivant le garde-fou d'une société qui se prosternait à ses pieds. Il était presque un Dieu. Trop… parfait, trop grand… Trop lui.

Il marqua un temps avant de souffler :

-Comment s'intéresser à quelqu'un d'intouchable ?

Un long silence accueillit sa déclaration mais Draco ne s'en rendit pas compte, tout à sa réflexion. Oui… Comment s'intéresser à quelqu'un de si noble qu'il en devenait autre… plus vraiment humain, plus symbole que chair et sang.

Le blond fut choqué par son raisonnement. Jamais il ne s'était fait de telles réflexions à l'égard de Potter, et voici que Tristan, d'une question anodine, chamboulé toute sa vision de son collègue de travail. A l'égard de Harry Potter…

Il reporta son attention sur le patineur qui venait de se racler la gorge pour attirer son attention. Celui-ci se pencha vers lui et lui demanda d'une voix étrangement troublée, mais qui se voulait détachée :

-Je suis un peu jaloux. J'espère que je ne suis pas un substitut ?

Draco, un sourire au fond des yeux, se pencha à son tour, et tendit la main pour la poser sur la joue d'un brun. Il passa son pouce sur ses lèvres, en savourant la douceur pleine de promesses.

-Croyez-moi, vous êtes bien trop charmant et séduisant pour être le substitut de qui que ce soit.

Mais il sentit son cœur se pincer.


Un énorme merci a toutes les lectrices qui ont eu la gentillesse de me reviewer, ca m'a fait super super super plaisiiiir !

Sinelune