The Wound
Genre : Romance/Angst
Rating : T, surtout pour la troisième partie
Disclaimer : Tout est à Hoshino.
Résumé rapide : Tu nies tout, jusqu'à ma propre existence. Fic en trois parties/Yaoi/LavixKanda
Note : Deuxième partie plus « joyeuse », avec une bonne dose d'Allen. Un peu plus court, pour préserver le suspense (sourire sadique de l'auteur). Pour la confrontation LaviYuu, faudra attendre la partie 3...
Partie 2
Kanda n'aimait pas le vent.
En fait, Kanda n'aimait pas grand-chose. Comme il n'y avait aucune raison particulière à aimer un truc aussi éphémère et futile que le vent, il le détestait. C'était comme ça.
-Hé, Bakanda ?
-Qu'est-ce que tu veux ?
-T'as pas l'air en forme.
Allen était assis face à lui, la tête légèrement penchée sur le côté. Depuis quand il était là, lui ? Kanda ne se souvenait pas l'avoir vu entrer dans la salle d'entraînement.
-Je vais bien.
Il avait répondu par automatisme. Il n'aimait pas ce genre de question. S'il répondait par la négative, qu'est-ce que ça changerait ? Rien. Juste rien.
-Tu mens.
-Quoi ?
-Tu n'as même pas réagi quand je t'ai appelé Bakanda, andouille.
Tout le monde ment.
Il se crispa. Les mots de Lavi l'avaient blessé plus qu'il ne le croyait. Il avait raison. Même lui mentait, sans même sans rendre compte.
-Kanda ?
-Hm. Qu'est-ce que ça peut te foutre, de toute façon ?
-J'aime bien t'énerver, Kanda. Mais là, tu ressembles à une moule.
Le japonais ne put retenir un sourire. Allen l'aimait bien, au fond. Il faisait des efforts pour lui faire oublier ses emmerdes.
-…une moule ?
-Ouais. Une moule. Un mollusque, quoi.
-Mais pourquoi une moule ?
-Bah… C'est très con, une moule. Ça reste là sans rien faire à attendre que le temps passe.
-Comment je dois le prendre ?
-Mal. Trèèèèèès mal. Là, tu prends Mugen, tu me balances toutes les insultes qui te passent par la tête et tu essaies de me découper en rondelles.
-Seulement essayer ?
-J'esquive, évidement. Je suis trop jeune et aimé pour mourir.
-Vraiment ? Qui vient de qualifier le plus dangereux et asocial des exorcistes de moule ?
-Ah. Tu parles sûrement de Yuu Kanda, le type qui a brusquement disparu de la surface de la Terre pour laisser place à une… une moule ? Oh my god !
-Mais qui m'a foutu un abruti pareil…
L'exorciste se tordait de rire, les larmes aux yeux. Ils étaient seuls dans la salle, mais Kanda songea un moment que toute la congrégation devait l'entendre.
Il avait bien du mal à garder son masque d'indifférence. Il s'autorisa à peine un sourire, mais la tension accumulée au cours du mois eu raison de lui.
Il rit. Vraiment. Un rire sec comme du verre brisé, un rire franc et communicateur.
Allen leva les yeux vers lui. Kanda riait. Rien que cette phrase lui paraissait irréelle. Pourtant, il était bien là, assis devant lui, à se tenir les côtes, ses cheveux lui tombant devant les yeux et cachant son regard.
C'est le signe avant-coureur d'une terrible catastrophe, songea Allen.
Au même moment, le sifflement s'intensifia. Le tonnerre gronda au loin, plusieurs fois de suite, faisant trembler le sol et les murs.
Surpris, les exorcistes se calmèrent quelques instants. Ils échangèrent un regard et le plus jeune sourit.
-Tu crois qu'on a l'air con, Bakanda ?
-Ouais. Aussi con qu'une colonie de moules…
Et leurs rires couvrirent momentanément le sifflement du vent.
-Tu veux des mitarashi dango, mon petit Allen ?
-Avec plaisir, Jeryy. Une trentaine. Et avec ça, une dizaine de Samoussas, un Osso Buco, du gratin dauphinois, une omelette norvégienne et une tarte aux pommes.
-C'est très varié, aujourd'hui. Je m'en occupe. Kanda, des sobas, comme toujours ?
Le japonais acquiesça et se tourne vers Allen.
-Comment tu peux avaler autant de nourriture et rester si petit ?
L'exorciste leva les yeux au ciel. Malgré tout, il était assez content de lui.
-Bakanda est de retour…
On a dark desert highway, cool wind in my hair
Warm smell of colitas, rising up through the air
Up ahead in the distance, I saw a shimmering light
My head grew heavy and my sight grew dim
I had to stop for the night
Hotel California, Eagles
J'avais cette histoire de moule en tête depuis un moment.
Je me suis bien marrée à l'écrire. Prochaine partie postée ce week-end, je pense.
¡ Hasta la proxima !
