Nous dévalâmes les escaliers à toute allure et ma maladresse refit surface, me faisant ainsi trébucher sur les escaliers dans un bruit sourd alors que nous tentions d'être les plus silencieuses possibles.

Je m'étais hélas tordue la cheville et il fallait avouer qu'elle me faisait incroyablement mal cependant je me relevai misérablement en cherchant l'appui que me fournissait l'épaule de mon amie contre moi.

Angela me tenait alors par la taille d'une main et de l'autre la valise qui pesait pourtant son poids. (N/B : Super Angela !)

Mais mon amie avait toujours été forte, bien plus que je ne le serais jamais .

Nous courûmes ainsi durant ce qui me sembla être une éternité avant d'arriver enfin au grand hall d'entrée.

Toutes les lumières étaient éteintes et la faible lueur de la lune qui passait à travers des vitres donnait une ambiance lugubre au décor qui nous entourait à présent.

Alors que j'étais piteusement adossée à l'épaule d'Angela, cette dernière se dégagea de mon poids au moment même où nous nous trouvions devant les guichets fermés.

- « Mère était censée être là ! » s'affola soudainement mon amie, ses pupilles vertes dégageant toute la panique qu'elle éprouvait en ce moment tandis qu'elle fixait attentivement les murs qui nous entouraient en quête d'un quelconque mouvement dans la pénombre.

Je pris ses doigts rendus glacés par la peur et le froid entre mes paumes et me mis également à la recherche de Mme Gerry.

Rien ni personne aux alentours.

L'horloge sonna sinistrement et j'eus la vague impression d'être dans une de ses nouvelles effrayantes que j'avais lu récemment *.

Un puissant bruit de sabot me vint aux oreilles et je resserrai au maximum ma prise sur Angela tant j'étais anxieuse.

Nous nous regardâmes quelques instants, histoire de vérifier si nous n'avions pas inventé ce bruit puis nous nous mîmes en marche vers les grandes portes de l'opéra.

Un silence pesant régnait autour de nous et le moindre pas que nous faisions semblait résonner dans l'air devenu comme électrique.

Lorsque nous fûmes enfin arrivées au bout de la grande salle, nous adoptèrent le même rythme respiratoire dans l'attente de découvrir ce qui… se trouvait derrière le mur.

Je tendis une main tremblante vers la poignée richement décorée et dés-enclenchais le verrou en frissonnant d'anticipation.

La porte grinça d'une façon à accentuer le côté tragique du moment puis nous découvrîmes ensemble le carrosse et les deux chevaux qui attendaient...seuls.

Angela me lâcha rapidement et se jeta dans la rue, son regard terrorisé cherchant partout la moindre trace de sa mère. De mon côté, je me précipitais vers la voiture et ouvrais les portières dans la foulée.

Je crus défaillir en voyant les giclures de sang partout sur la banquette et ne pus me retenir de hurler en reconnaissant dans l'ombre la silhouette disloquée et égorgée de Mme Gerry étalée dans le petit habitacle. (N/B : attention ça devient gore, j'adore)

Quelque chose d'humide fut alors presser contre mon nez tandis qu'une poigne au combien puissante s'abattit sur mes yeux et m'empêcha de discerner la moindre chose. (N/B : on se demande bien de qui il s'agit hein ))

Je criais de toutes mes forces mais aucun son ne me parvenait aux oreilles et je sentis bientôt l'odeur puissante du tissu appuyé contre mon visage me monter à la tête.

Je me sentais rapidement partir et me serais fracasser sur les pavées de la chaussé si quelque chose, ou plutôt quelqu'un, ne m'avait pas rattrapé.

- « Tu ne croyais quand même pas pouvoir m'échapper, Isabella ? » me souffla un ténor lointain.

Et je fus morte. (N/B : agrrrrrrrrr)


* Eh oui , les films n'existaient pas à cet époque !


Fin de ce chapitre :P

pas trop déçus ? j'attends vos réactions :)

milles mercis encore une fois pour imperatricelolo ! On peut tous l'applaudir ! * frappe dans ses mains * (N/B : merci, merci)

merci encore à vous de suivre ma fiction ;D

à la prochaine =)

PS : le prochain chapitre est déjà écrit ^^