Je me sentais bien... tellement bien que cela en était déconcertant.
Enveloppée d'une douce chaleur, je n'éprouvais plus aucune émotion. J'étais comme … vidée de tout.
J'avais les paupières closes pourtant je percevais parfaitement le vide qui m'entourais de toute part et qui semblait ne jamais se finir.
Était-ce donc cela, le paradis ?
Était-ce réellement le néant, un vide apaisant et non le décor si paradisiaque que la Bible nous décrivait ?
Il semblerait bien.
Subitement, la douce torpeur s'envola et laissa place à un courant d'air glacial que j'essayai en vain de fuir. Je hoquetai de surprise lorsque quelque chose de plus froid que la neige entra en contact avec ma peau et je sentis mon esprit basculé à nouveau dans la réalité.
Hélas, je ne vais pas pouvoir retrouver mon cher père tout de suite.
La chose accentua son toucher et je dus me résigner à ouvrir les yeux. Tout ce que je pus discerner en premier fut un ensemble de tâches plus ou moins sombre qui finirent par prendre forme au bout d'un certain moment. Un épais brouillard demeurait dans mon champ de vision et un mal de crâne lancinant me transperçait la tête.
Je bondis néanmoins en arrière lorsque j'aperçus la carrure massive d'Edward penché sur moi, sa main toujours gantée posée sur ma joue alors que son regard rouge pourpre brillait d'une façon surréaliste. (N/B : ha bien c'est un vrai vampire notre Edward)
Bien sûr, reculé fut une grossière erreur car ses longs doigts puissants descendirent vers ma gorge et me la prit fermement pour m'empêcher de bouger … et respirer par la même occasion.
Je m'aplatissais au sol et dû me soumettre à sa force si je tenais à vivre, ne serait-ce que quelques instants de plus. Il finit heureusement par relâcher sa prise et je pus reprendre mon souffle.
- « Arrête de bouger comme ça ou tu risque de passer par dessus bord, mon ange. » me dit le ténor le plus redoutable et envoutant au monde tandis que je me tapissai au fond de se qui semblait être ... une barque... la même que l'autre fois sauf qu'elle comportait dorénavant une couverture sombre au fond de la coque.
Je remarquai alors que le vampire poussait le ''bateau'' à l'aide d'une gaffe en ébène et que nous naviguions encore dans le lac aux milles bougies (N/A : je trouve ça jolie comme surnom :) ) (N/B : quel poète)
Voyant que mon ennemi s'était momentanément retourné pour nous guider, je me hissais silencieusement par dessus bord et essayais de voir la profondeur de l'eau jusqu'au moment où la voix sèche et dure d'Edward ne m'interpelle :
- « Tu ferais mieux de te remettre dans la couverture. » son pseudo-conseil sonnai plus comme un ordre à mes oreilles et je ne pus que lui obéir.
Un silence pesant demeurait à présent dans l'air et je me perdis dans mes pensées. Je faisais un point sur tout ce qui m'était arrivée récemment et frissonnais face à la tragique tournure que ma vie avait prise. Angela et mon père me manquaient tellement...
Soudainement, l'image de Mme Gerry dans la calèche me revint en mémoire et mon cœur se mit à battre à tout rompre. Je me remémorais le sang, ses blessures mortelles mais surtout l'expression faciale que ma mère adoptive arborait. Je n'avais jamais vu autant d'effrois dans un visage et je ne pus me retenir de pleurer en pensant que je ne la reverrais jamais...tout comme ma meilleure amie dont je ne connaissais pas la situation actuelle.
Je pris alors la décision risquée de demander à l'homme en face de moi ce qu'il était advenu d'Angela, après tout qu'avais-je à risquer ? Au point où j'en était , cela me serais égale (voire bénéfique) de mourir.
- « Hum ... » toussotais-je faiblement , ce qui suffit à attirer son attention, avant de me lancer « je voudrais savoir … pour Angela... »
- « Elle est saine et sauve, c'est tout ce que tu a besoin de savoir. » répondit-il d'un ton morne puis il soupira vaguement « De toute façon, tu ne la reverras peut être plus jamais. » termina-t-il après quelques secondes.
- « Quoi ? Mais ... »
Je n'eus pas le temps de finir qu'il avait stoppé l'embarquement en plein milieu de l'eau noire avant de se tourner vers moi, la moitié non masquée de son visage était fermée pourtant ses pupilles atrocement rouge brulaient de colère.
- « Cesse de poser des questions. Ne t'ai-je pas dit que tu n'avais rien d'autre à savoir pour le moment? » tonna-t-il sévèrement.
Je baissais alors la tête pour cacher les larmes brûlantes qui inondaient mes joues tout en me disant qu'au moins, Angela était en vie.
- « Isabella, il faut m'aimer ! » ordonna mon bourreau d'une intonation singulièrement autoritaire.
(N/B : houlà, dominateur le petit) (N/A : c'est surtout que j'ai piquée ,et modifiée, une phrase du roman de Leroux ^^)
Alors , à votre avis , qu'elle sera la réaction de Bella ?
Moi je saiiis , lol !
Bref : merci à vous et à ma très chère bêta qui est vraiment F-O-R-M-I-D-A-B-L-E :) (N/B : non mais tu penses à mes pauvres chevilles ))
Et aussi : OUAIIIIIIS ! J'arrive pas à croire que j'ai dépassée les 100 commentaires °o° !
Voilà donc merci merci merci à vous ^^ !
bis ,
mibbia
PS : Oubliez pas de poster un p'tit commentaire , c'est rapide à faire et ça fait toujours plaisir !
