- « On va dire que je prends ton silence pour un oui... Et bien vois tu, mon ange, je te ramène à la surface de la Terre. »


Comment ? Avais bien entendue ?

- « Vous...vous... êtes sérieux ? » demandai-je précautionneusement, mes yeux cherchant son regard alors qu'il s'était retourné et qu'il nous emmenait d'un pas vif vers … la sortie.

Il ne me répondit pas durant quelques longues secondes, durant lesquelles j'hésitai à reformuler ma question, avant de répondre d'un ton plat et inexpressif : « Oui, je le suis toujours. »

- « Oh ! Je... euh... Ah ! » balbutiai-je tant j'étais à la fois surprise et heureuse par ses dires.

Angela, nous allons pouvoir nous échap…

- « Tu sembles vraiment ravie, mon ange, et j'en suis bien peiné. Cela te fait-il si plaisir de me quitter ? »reprit-il , coupant ainsi de mes pensées.

Je ne savais pas quoi répondre. Il était pourtant évident que ne n'appréciais pas, mais alors absolument pas, sa compagnie. Je détestais cet homme, comment pourrais-je vouloir passer d'avantage de temps avec ce fou ?

Je ne pipai mot. Avec un peu de chance, il n'espérait pas vraiment une réponse ?

- « Ma Foi, ton silence est éloquent. » marmonna-t-il d'une voix calme et posée.

Puis il n'eut plus un bruit, plus un son échangé entre nous, mis à part le bruit de nos pas.

L'atmosphère était incroyablement lourde et mon pied toujours blessé était pour moi comme un douloureux fardeau que je trainais au sol.

Dieu, mais pourquoi ce couloir obscur était si froid et interminable ?

Alors que je commençai à croire que nous ne sortirions jamais du noir qui nous entouré partout, un cliquetis semblable au bruit d'un trousseau de clef me parvint aux oreilles. Nous nous stoppâmes d'un coup puis j'entendis le bruit d'une clef qui tournait dans une serrure.

Un petit filet de lumière apparu devant ce que j'identifiai comme la cape du vampire puis je fus violemment éblouie par l'éclairage de nombreuses bougies.

Une fois ma capacité à distinguer mon environnement revenue, je découvris avec étonnement ma chambre. Ma vraie chambre, celle dans laquelle j'avais presque toujours dormi.

Sans réfléchir, je courrai dans un dernier effort vers la porte qui menait à la pièce d'à côté, soit la chambre d'Angela.

Au moment précis où mes doigts effleurèrent la poignée en argent, deux puissants bras m'enveloppèrent au niveau de la poitrine et de la taille. Je me retrouvai soudainement plaquée au dur torse de mon tortionnaire. Ma respiration se stoppa instantanément et mes muscles se tendirent sous la peur.

« Je vous en supplie Seigneur, faites qu'il me lâche rapidement » priai-je intérieurement.

Je sentis son visage frôler le haut de mon crâne puis son souffle glacé sur mon oreille me fit frissonner. J'étais totalement immobile.

- « Je veux bien admettre qu'il existe bien des adjectifs pour me décrire mais ''naïf '' ou ''stupide'' n'en font pas partie. J'espère donc pour toi et ton amie que vous n'allez rien tenter de faire pour vous échapper car je ne te laisserais jamais partir, précieuse enfant. Tu es à moi » me souffla-t-il de sa voix suave et cruelle.

Il me délivra d'un mouvement brusque et je faillis tomber à la renverse. Lorsque je fus de nouveau en équilibre, je me retournai pour m'apercevoir qu'il avait disparu.

- « Je te laisse sept jours, Isabella ... » fit une dernière fois le ténor fantomatique.

Puis il y eu un silence, paisible cette fois.

J'expirai alors tout l'air que j'avais gardé dans mes poumons depuis qu'il m'avait attrapé et me rendis compte que j'étais à deux doigts de tomber dans les pommes. Je faillis m'écrouler au sol une nouvelle fois mais réussie à tenir courageusement sur mes chevilles flageolantes.

Il était partit.

Momentanément, certes mais …

Il était partit.

J'agis alors à toute allure, tirant violemment sur la poignée de la chambre et sautai vivement sur le lit de mon amie qui se réveilla immédiatement.

- « Bella ? » dit-elle de sa douce voix tremblotante et encore endormie.

Je bondis dans ses bras et pleurai à chaudes larmes contre le vêtement d'Angela. Ses bras se refermèrent sur moi et son corps fut pris de sanglots tandis que nous laissions toutes deux nos peines éclatées dans la sombre nuit.

- « Tu m'as tant manqué Ang' ! » glapis-je au bout d'une dizaine de minutes.

Au bout d'une heure environs, nous nous étions calmées et le sommeil était proche de nous emporter.

- « Ang' ? » questionnais-je, la voix enrouée.

- « Hum... »

- « Il a dit qu'il me laissait une semaine.. »

Ses doigts se crispèrent autour du tissu qui me couvrait.

- « Et ensuite ? » demanda-t-elle anxieusement.

- « Je ne sais pas … j'ai tellement peur Ang'... » murmurai-je en sentant les larmes revenir au coin de mes yeux.

- « Shh , on vas trouver une solution Bella... » fit mon amie tout en me serrant fort contre elle dans un mouvement protecteur.

Dans son ton, je savais qu'elle n'y croyait pas plus que moi. Je hochai toutefois la tête et me laissai gagner par la fatigue.

Et à l'instant même où je sombrai dans l'inconscience, un son, une voix mélodique retentis dans ma tête et me chanta de son ténor ensorcelant : « Tu es à moi ... »


Voilà , encore un chapitre ^^

Bon heurm .. ouais ça vas pas super en ce moment donc ne vous étonnez pas si le rythme de publication ralentis ...

Donc... merci comme toujours à ma courageuse fourmi (L)

Et à mes lectrices aussi :]

A ... la prochaine.