Chapitre 2

Bouche bée, je regardais Kakashi-sensei sans comprendre. Mort ? Qui ça ? Je tentais de rassembler mes esprits.

Comment, qu'avait dis mon sensei ? Attendait ! Non. Pas possible. Jamais !

J'étais pétrifié. J'entendis alors Kyu-jijii dire « c'est bien fait pour ce petit Uchiwa ». Je sentis Sakura-chan se redresser et s'éloigner à petit pas de moi. Je me doutais de la raison qui avait poussé son geste. Je me redisais, me crispais.

Un nuage de bulles rouge sortait de mon corps. Mais elles étaient minuscules. Je savais aussi que mes yeux bleus devaient avoir pris la couleur rouge, la pupille fendue signe d'une forte émotion. J'aspirais un grand coup et relâchait mon souffle lentement. Les bulles disparurent. J'arrivais de mieux en mieux à contrôler Kyubi. Ces dernières années je pouvais même parler avec lui et contrôler son pouvoir sans que j'en perde le contrôle de plus, j'étais devenu vraiment très fort. Mais la, une immense douleur venait d'envahir mon corps et Kyu ne pouvait pas la soigner. « Calme toi, je sais que tu tenais a lui et je ne vais pas en profiter pour contrôler ton corps ce n'est pas le moment ». En effet, Kyubi m'avais dit qu'il attendait. Quoi, je ne sais pas.

─ Naruto ?

Je regardais Yamato qui venait de parler. Je vis qu'il avait tous reculais. Même maintenant ils avaient encore peur de moi. Je soupirais et dit

─ C'est bon, ce n'est rien. Tsunade-Baba, que ce passe-t-il, êtes vous certaine que c'est vrai ? Demandais-je gardant un infime espoir.

Je vis à son regard que c'était bel et bien la vérité. J'eu un choc. Je reculais d'un pas, m'arrêtais. M'inclinais.

D'une voix morte je dis : Hokage-sama, mon rapport est fait puis-je me retirer à présent ?

─ Bien sur, va-y.

Elle comprenait que j'avais besoin d'être seul, maintenant, avant que je m'écroule.

─ Naruto-kun, je…

C'était Sakura, mais je ne l'entendis pas. Je m'élançais vers la fenêtre et me propulsais dans la nuit noire.

C'est ainsi que je me retrouvais marchant, le cœur brisé, réalisant que cette douleur ne correspondais pas à de la tristesse face à la mort d'une personne considéré comme un frère. Mais plutôt comme un amour.

J'aimais Sasuke. Je le chérissais, pourtant il est parti. Pourquoi ne m'en étais-je pas rendu compte plus tôt ? Mais de toute façon à quoi cela aurait-il servi. Il ne m'aurait même pas regardé. Il serait quand même parti.

Je soupirais et accélérais pour arriver chez moi. J'aurais pu me téléporter grâce a la technique que mon père m'avait transmit, la technique de téléportation, Hiraishin no Jutsu, []mais je préférais marcher le temps de me remettre.

Pourtant, j'arrivais devant ma porte sans que je me sois remis. Je sorti mes clefs de ma poche et l'inséré dans la serrure. Cependant une chose clochait. La porte ! Après plusieurs semaines d'absence, elle était ouverte. Je n'étais plus aussi insouciant qu'avant. Je n'étais plus un pauvre genin mais un membre de l'ANBU, enfin presque. Je n'avais donc pas pu oublier de la fermer correctement.

Je sortais donc un kounai de ma sacoche et poussant doucement, me faufilais à l'intérieur. Je refermais la porte et j'avançais vers le salon.

Mon appartement est tout petit et pas très accueillant mais vu que je ne suis jamais chez moi je n'y prête pas attention. Il faudrait quand même que je fasse la poussière car les trace de mes pas se voyaient nettement sur le sol.

J'inspirais silencieusement et eu un coup au cœur. Cette odeur ! Non impossible. Pendant un instant j'avais senti l'odeur de Sasuke. Pourtant j'avais un très bon odorat, grâce au renard que j'hébergeais en moi. Une bonne vue aussi. Alors pourquoi elle me jouait des tours là ? Étais-je pris dans un genjutsu ? Ou alors la fatigue était trop forte et j'avais des hallucinations. Car, assis sur mon canapé, me regardant entrer se trouvait un mort. Sasuke.


Naru : Sasu ! Tu n'es pas mort ! Yatta

Moi: Mais oui, que crois tu mon petit naru-chan. Je ne vais pas te l »enlever ton sasuke.

Naru se jette dans les bras de l'auteur qui devient rouge et se met à begayer. Vous croyait quoi? Avoir un petit bout de chou pareil enlacer à vous ça fait travailler les hormones.