Chapitre 2 : Confidences
L'escalier principal que nous empruntions donnait sur le vestibule où la maîtresse de maison accueillait les invités qui défilaient avant de rejoindre le Grand Salon, attenant à la pièce. Quand plusieurs regards se tournèrent vers nous, celui de Lucretia suivit et j'eus le plaisir de voir l'image de bonne humeur qu'affichait son visage virer à la surprise puis à l'indignation. Je tournais mon visage vers celui de mon père qui n'avait rien manqué de ce changement d'expression et me sourit, complice. Comme lui, je saluais d'un signe de tête les invités encore dans le vestibule, avant de nous diriger vers la Grand Salon où notre entrée fut des plus… remarquées. La plupart des invités s'étaient tournée vers nous, et j'eus le sentiment que tous me regardaient. Ils me dévisageaient sans gêne, détaillant ma tenue, mais je ne rougis pas, et la tête haute, affichais un petit sourire satisfait. Si ma belle-mère avait été mortifiée par mon audace, Daphné était indescriptible. Pendue au cou d'un grand blond platine qui ne ressemblait en rien à son fiancé, elle n'avait pas immédiatement remarqué que les têtes s'étaient tournées vers l'entrée de la pièce et encore moins ma présence. Lorsque son regard prit le chemin de celui du jeune homme auquel elle était collée, elle sursauta, surprise en constatant que j'en étais la fin, puis son joli visage de poupée en porcelaine se tordit en une grimace que je ne puis décrire. De la colère, de la jalousie et un soupçon de haine. Je jubilais.
Mon père m'entraina alors vers un petit groupe de personnes qu'il semblait apprécier, me tirant ainsi de mes pensées.
« Astoria, je te présente Mrs Malefoy, Mr et Mrs Nott, et Mrs Zabini. » fit-il en se tournant vers moi. Je souriais, aimablement cette fois-ci.
« Bonsoir... J'espère que votre soirée se passe agréablement. » Les femmes m'accordèrent un sourire avenant tandis que Mr Nott se contentait d'un signe de tête. Ce dernier engagea la conversation avec mon père qui, d'un regard entendu, m'incita à converser plus amplement avec les dames. Heureusement pour moi, je n'eus pas à faire énormément d'efforts car Mrs Zabini se chargea elle-même de me faire parler.
« Comment se passent tes études Astoria ? Blaise m'a dit que vous suiviez le même cursus. »
« Fort bien, je vous remercie. »
Blaise était mon ainé de deux ans. Nous ne nous étions jamais vraiment parlé à Poudlard : pour moi, il n'était alors qu'un ami de Daphné – qui se gardait bien de me présenter à son petit cercle de Serpentards prétentieux. Craignait-elle que je puisse alors lui faire de l'ombre ? Non, certainement pas. Je n'étais qu'une gamine (une Serdaigle qui plus est), et n'étais pas suffisamment digne d'intérêt à leurs yeux. Après la chute de Voldemort, les élèves qui avaient plus ou moins suivi les directives des Carrow, s'étaient vus condamner par le Mangenmagot à deux ans de travaux d'intérêts magiques et moldus et devaient vivre parmi ces derniers durant un temps. Tous en avaient retenu une leçon d'humilité, et avaient ouvert les yeux sur le monde qui les entourait. Les moldus, s'ils étaient dépourvus de pouvoirs magiques, ne manquaient pas d'ingéniosité. Sur de nombreux plans, ils étaient beaucoup avancés que nous autres sorciers. Surtout en matière de technologies ! Nous pourrions les imiter, et rouler en voiture magiquement améliorée, développer les transports, la communication ! Et au niveau culturel ! Leurs musées me faisaient rêver… Bref. Tous ces jeunes dont on avait bourré le crâne d'idéaux racistes n'étaient plus, ou presque.
Blaise Zabini n'en avait pas fait parti, mais l'année suivant celle des Ténèbres n'avait été facile pour personne, si bien qu'il avait préféré aller à l'étranger, le temps que les choses se calment. Il n'était revenu que deux ans plus tard, et avait intégré l'Université Britannique de Magie Avancée, où j'avais fait sa connaissance.
« Mère ? » Mrs Malefoy se retourna à l'appel du jeune homme blond platine auquel Daphné était pendue au cou un peu plus tôt, que je reconnaissais aisément maintenant : Drago Malefoy. Je ne pouvais ignorer qui il était. Sa mère se déplaça d'un pas, l'invitant à se joindre à nous.
« Drago », lui sourit sa mère en se tournant à nouveau vers nous. « Tu connais Mr Greengrass ? » fit-elle en le désignant finement. Il hocha la tête en tendant la main vers mon père qui la serra avec bienveillance. Ce dernier posa sa main sur mon épaule.
« Drago, je te présente Astoria, ma fille cadette. Mais vous vous connaissez déjà me semble-t-il…? » Il me détailla de la tête au pied avec un sourire poli.
Je l'observais attentivement moi aussi. Il était plutôt grand, et devait bien me dépasser de trente centimètres, ses épaules n'avaient plus rien de frêle contrairement à l'image que j'en avais à Poudlard, et son costume noir parfaitement taillé faisait ressortir ses cheveux blonds. Son visage n'était plus aussi allongé que dans mes souvenirs, ses traits moins durs, il semblait avoir retrouvé la quiétude qui l'avait abandonné ces dernières années. Mais son regard argenté était toujours un peu sévère, atténué par le sourire discret qu'il arborait parfois.
« En effet. Nous nous sommes croisés, à Poudlard », dit-il à mon père.
« Mais nous n'avons jamais vraiment fait connaissance », m'empressais-je d'ajouter. Ce que je regrettais aussitôt. Un sourire entendu discret naquit sur les lèvres des adultes nous entourant. Pourquoi ! Pourquoi l'ai-je encore ouverte ? Je me maudissais intérieurement. Et anticipais le pire.
« Bien, dans ce cas, pourquoi ne pas les laisser discuter à leur aise ? » dit aussitôt Mrs Malefoy avant de se tourner vers Mrs Nott et Mrs Zabini. J'avais raison. « Venez mes chères, allons chercher quelques rafraichissements. » Je les regardais s'éloigner vers le bar tandis que mon père entrainait Mr Nott un peu plus loin pour parler affaire.
Je réprimais un soupir et essayais de donner contenance. Drago semblait tout aussi contrarié que moi par les manœuvres indiscrètes de nos parents. Dont je ne comprenais vraiment pas le but. Qu'avaient-ils derrière la tête ? Je décidais d'en avoir le cœur net.
« Pourrais-tu m'éclairer sur les raisons de ce… manège ? » demandais-je à mon seul interlocuteur qui me dévisagea avec amusement.
« Aurais-tu oublié que toutes les soirées de ce genre ne sont qu'un vaste marché matrimonial ? »
« Certainement pas. » Je ne pouvais l'avoir oublié : ma belle mère se vantait tous les jours de l'heureuse alliance qui allait unir les familles Greengrass et Nott, et Daphné – même si elle n'était pas ravie – n'hésitait pas à me bassiner avec cette histoire de mariage avantageux, comme pour me montrer que je n'aurais jamais la pareille. « Mais cela ne me concerne aucunement. »
« Et pourquoi donc ? » s'étonna-t-il. Je le dévisageais, surprise. Il semblerait qu'il ait oublié un détail majeur.
« Je ne suis pas une marchandise de premier choix », fis-je avec un sourire amusé.
« Pardon ? » Je ris face à son air interloqué.
« Je suis de sang mêlé », finis-je par dire.
« Oh. »
« Oh ? C'est tout ce que cela t'inspire ? » demandais-je, sarcastique.
« C'est que je l'ignorais. »
« ...Vraiment ? » Je restais sceptique. Ma demi-sœur n'hésitait pas à me rabaisser dès qu'elle en avait l'occasion, et qu'elle n'ait pas parlé de mon ascendance moldue m'étonna.
« Daphné a toujours soigneusement évité de nous parler de toi – enfin, quand je l'écoutais, ce qui m'arrivait rarement. Mais je comprends pourquoi maintenant. »
« Pardon ? » C'était à son tour de rire de mon air ahuri. Que veut-il dire par là ?
« Tu la connais. Pour rien au monde elle ne laisserait une autre lui faire de l'ombre… et certainement pas toi », fit-il avec un sourire amusé. Jamais, je ne l'avais vu aussi décontracté et aimable. Ce qui me perturba encore un peu plus.
« Je – Je ne comprends pas… » C'est pas vrai ! J'ai bégayé. J'ai bé-ga-yé !… La Honte.
« Disons que… tu es plutôt jolie », dit-il, légèrement gêné. Drago Malefoy, gêné. Gêné ! Bon, je n'étais pas mieux – rougissante comme une pivoine. « Hm. Sinon, comment se passent tes études ? »
Je le bénissais en pensée de changer de sujet de lui-même. Je n'osais imaginer ce que j'aurais pu dire comme boulette si nous avions été obligés de continuer cette conversation. Cette nouvelle facette de la personnalité de Drago me troublait, et je ne savais quoi en penser. Etait-il sincère ?... Durant des années il n'avait été qu'arrogant, vaniteux, tout ce que je détestais chez les gens de son espèce. Je savais par mon père que sa famille et lui avaient vécu l'horreur, la peur au ventre durant plus de quatre ans, l'omniprésence de Voldemort. Il n'était plus le petit crétin orgueilleux qu'il avait été. Mais je ne pouvais m'empêcher de me demander s'il s'en était réellement remis.
Sa famille s'en était tirée assez honorablement à la suite du procès de Lucius Malefoy, qui avait évité Azkaban mais pas les amendes importantes. Ni Narcissa ni Drago n'avaient été inquiétés grâce à Harry Potter qui avait plaidé leur cause. Mon père m'avait appris que c'était Mrs Malefoy qui, pour son fils, avait trompé Voldemort et ainsi permis à l'Élu de s'en sortir puis de vaincre le mage noir.
Eux aussi avaient quitté l'Angleterre l'année suivante, après que Drago eut passé ses ASPIC à la suite de la session d'été, pour gagner la France où il leur restait des parents éloignés. Les choses s'étaient calmées, la population sorcière britannique réapprenait à vivre, rire et sourire, les blessures se refermaient, lentement, ou en prenaient le chemin. Ils avaient regagné le Royaume Uni un an plus tard, Lucius reprit ses affaires dont il avait chargé mon père de faire un tri important, régularisant les plus frauduleuses, développant les plus honorables. Narcissa renoua contact avec ses plus anciennes amies et Drago avec les siens.
« Et depuis je fais des recherches pour améliorer l'efficacité de certaines potions dans la grange aménagée en labo au fond du domaine du Manoir. Mes parents l'ont fait… récurer – purifier si je puis dire – avant de s'y réinstaller… L'atmosphère y est plus vivable maintenant. » Sa voix n'était plus qu'un murmure et même si un faible sourire contrit étirait ses lèvres, je me doutais qu'il n'était pas facile d'oublier les souvenirs qui hantaient ces murs.
J'avais perdu le fils du temps au fur et à mesure que se poursuivait notre conversation, et je ne me rendis compte que nous avions erré dans le manoir jusqu'à la bibliothèque que lorsque Mifty m'en appela depuis la porte.
« Miss Astoria…? »
« Qu'y a-t-il ? » demandais-je en allant à sa rencontre.
« Votre père m'a demandé de vous prévenir que vous alliez bientôt passer à table. Il a ajouté qu'il serait préférable de rejoindre vos convives avant. »
« Merci Mifty. Nous y allons tout de suite. » Elle disparut dans un Plop discret et je me tournais vers Drago avec une envie irrépressible de… me rendre ridicule ? « On fait la course ? »
La bibliothèque était de l'autre côté du Manoir, et en marchant, il fallait bien dix minutes pour rejoindre le Grand Salon. Réflexion faite, il m'en aurait fallu presque autant si je n'avais pas enlevé mes escarpins pour courir pieds nus. Je n'entendais plus le bruissement de la soie de ma robe ni ne sentais la fraîcheur du marbre sous mes pieds nus, je ne pensais plus qu'à l'idée saugrenue mais plus que bienvenue qui m'avait traversée l'esprit.
Nous avions bien discuté une heure et demie, de tout et de rien, puis de sujets plus sérieux et d'autres plus légers à nouveau, tout déambulant dans le Manoir. Me parler de lui, et de sa famille lui était venu naturellement, sans que j'eusse à pousser ses confidences. Et je l'en remerciais. Il ne me traitait pas comme une gamine incapable de s'intéresser à autre chose qu'à la mode, aux garçons et aux ragots. Je n'avais fait réellement sa connaissance que depuis quelques heures mais je l'appréciais déjà et je fus agréablement surprise lorsque je le vis courir à ma suite, et rire aux éclats. Mon idée avait porté ses fruits : la mine sombre qu'il arborait quelques instants plus tôt avait disparue de son visage.
Nous arrivâmes presque essoufflés au vestibule, le sourire aux lèvres. Je rechaussais mes escarpins tandis qu'il essayait de calmer son fou rire. Va-t-il finir par s'en remettre ? Je me savais comique, mais burlesque j'aimais déjà beaucoup moins.
« Cesse donc de rigoler. Ou je vais finir par me vexer », dis-je le plus calmement du monde. Lui sembla reprendre quelque peu contenance avant de me sourire gentiment.
« Jamais je ne vous moquerais Miss, ce ne serait pas digne d'un gentleman. »
« Gentleman…? Vraiment ? » soufflais-je en mettant un peu d'ordre dans ma coiffure.
« A votre tour de me railler », fit-il avec un faux air pincé. Je rigolais à nouveau. Un sourire serein et agréable vint étirer ses lèvres. « C'est gentil à toi de m'avoir écouté… Merci, Astoria. »
Je lui rendais son sourire. Décidemment. Ce nouveau Drago m'intriguait. Et me troublait plus que de raison car je me sentis rougir sans pouvoir m'en empêcher. Je préférais me détourner, ne lui laissant pas l'occasion de me perturber d'avantage, et surtout pour lui cacher mes joues rosies. Depuis quand suis-je aussi… sentimentale ? Pour un simple sourire anodin ? Il y a définitivement quelque chose qui cloche.
J'inspirais silencieusement, reprenant contenance et appliquais sur mon visage une façade de froide politesse, l'air distante. Drago semblait avoir fait de même. Nous atteignîmes les doubles portes entrouvertes du Grand Salon que nous poussâmes doucement d'un même geste et entrâmes dans la pièce. Nous arrivions au bon moment car les invités commençaient tout juste à se rendre dans la Salle à Manger qui jumelait le salon. Je rejoignais discrètement mon père. Il semblait être en grand conciliabule avec Mr Nott. J'attendais à l'écart, à quelques pas de lui. Mais ce que j'entendis de la conversation m'interpella.
« … Et comptes-tu marier ta fille elle aussi ? » demandait Mr Nott. Il ne parlait pas de Daphné puisqu'elle était fiancée à son propre fils, j'en déduisais donc qu'il s'agissait de moi et écoutais attentivement, instantanément soucieuse.
« Certainement pas. Et même si je le voulais, jamais je ne pourrais l'obliger à un mariage arrangé, elle est bien trop indépendante et obstinée pour y consentir. Daphné n'y a pas réchappé car Lucretia ne jure que par ça », répondit mon père avec une grimace. Je devinais que cela ne l'enchantait pas.
Les mariages arrangés étaient encore d'actualité dans ce microcosme de pseudo Sangs-Purs, ce que mon père désapprouvait. Lui avait été contraint d'épouser une femme, belle certes, mais sotte et désagréable, et il ne souhaitait pas cela à ses enfants. Par ailleurs il était reconnu scientifiquement que les alliances Sangs-Purs étaient celles qui avaient le plus de probabilité d'avoir des enfants non sorciers. Alors, non, il n'était pas favorable à ces alliances. Je n'étais nullement concernée par ces mariages – après tout, je n'étais qu'une Sang-Mêlé – et je remerciais mon père de m'éviter une telle chose.
« Mais n'as-tu pas déjà reçu plusieurs demandes pour Astoria ? »
« Deux. Que j'ai aussitôt repoussées. Il semblerait que les familles nobles de notre société s'inquiètent pour leur descendance et se soient dit qu'une Sang-Mêlé dont un parent est de sang pur ferait bien l'affaire si cela engendre une descendance sorcière. »
…
QUOI !
J'étais sidérée. Avais-je bien entendu ? Bon sang ! Je ferais mieux de courir faire ma malle et aller me cacher chez les moldus. Là bas au moins, j'étais certaine de ne jamais croiser ces maudits Sangs-Purs arriérés !
« Astoria ? » Je sursautais.
« Blaise ! Tu m'as fichue une de ces trouilles », soufflais-je la main sur le cœur. Il rit de mon air surpris et se pencha vers moi.
« T'aurais-je surpris à épier une conversation ? » susurra-t-il. J'affichais une mine faussement outrée.
« Moi ? Jamais…! »
« Etait-elle intéressante au moins ? » demanda-t-il. Bien ! Il ne croit pas un mot de ce que je dis !
« Plutôt surprenante. Inquiétante et surprenante… » Il haussa un sourcil, perplexe. J'agitais évasement la main, signe que je ne souhaitais pas m'étendre sur le sujet. Il haussa les épaules cette fois et me proposa son bras que j'acceptais volontiers pour rejoindre la salle à manger.
Alors que nous progressions dans le flot d'invités, je me surpris à comparer Blaise et Drago. De la même taille et l'air aristocrate, ils ne manquaient aucunement d'élégance. Sinon, ils étaient les parfaits contraires : le premier au teint chocolat noir, le second chocolat blanc, l'un aux cheveux noirs, crépus et courts, et l'autre, blonds, lisses et faussement décoiffés. Ils avaient ce même regard parfois sévère qui s'avérait plus souvent rieur et moqueur noir onyx et gris perle. Et à ma plus grande surprise, je ne pouvais m'en empêcher de préférer le second au premier.
Nous entrâmes dans la Salle à Manger – immense, que nous utilisions que pour les réceptions – qui accueillait aujourd'hui plus de quatre vingt invités. La pièce était agréablement décorée, chaque table avait ses fleurs et ses bougies ainsi que son nom inscrit habilement sur une carte animée. Blaise à mes côtés, je consultais la liste des tables, cherchant mon nom. Sans grande surprise, je ne l'y trouvais pas.
« Je m'étonnais que Lucretia n'ait pas encore répliqué. Maintenant c'est chose faite », murmurais-je à mon ami. Il n'ignorait rien de cette mésentente entre ma belle mère et moi.
« Nous allons vite arranger ça », fit une voix sévère derrière moi. Mon père fixait la liste avec raideur et soupira en me voyant aborder mon petit air mutin. « Je ne comprendrais jamais pourquoi cela t'amuse. »
« Je vous l'ai déjà dit Père, cela ne m'affecte aucunement. Et puis, j'ai plusieurs amis qui me feront certainement un peu de place à leur table…? » dis-je en regardant Blaise avec insistance. Ce dernier ne put que céder et déclara avec le sourire :
« Nous allons devoir nous serrer les coudes. Je te préviens, si tu t'assois à côté de moi, je t'interdis de piquer dans mon assiette ! » Mon père rit discrètement et nous enjoignit à gagner notre table.
Chapitre 3 en phase d'écriture - relecture. Affaire à suivre... ;]
