Chapitre 3 : Un Repas Interminable.

Le repas s'éternisait. Voilà deux heures que nous étions passés à table et nous n'avions pas encore atteint le dessert. D'abord, une entrée faite d'amuse-gueules était apparue dans nos assiettes. Puis une seconde, cette fois ci une soupe. Le plat principal ne fut composé que de trois mets, et je n'avais pas touché au dernier.

Mes plus proches voisins de tablé n'étaient autre que Blaise et Drago, et tous deux s'amusaient à critiquer sans gêne les idéaux arriérés qu'on leur avait inculqués. Je souriais. Sans eux à ma table, je me serais ennuyée ferme. Surtout que Daphné et Pansy Parkinson s'y trouvaient elles aussi. Nous étions une dizaine en tout. Je me dis que finalement, c'était beaucoup mieux ainsi. Théodore Nott, le fiancé de Daphné, avec qui je n'avais jamais vraiment conversé jusque là se révéla être un jeune homme tout à fait charmant et sympathique. Je pus discuter avec lui un moment et apprendre qu'il avait repris les affaires de son père. Ce qui signifiait beaucoup de travail, surtout qu'il y avait eu à faire un tri important. Il m'avoua être allé vivre durant un an chez les non-sorciers et qu'il s'était grandement inspiré de leurs entreprises en échanges et en communication pour développer les siennes.

« Et toi, que fais-tu déjà ? » m'interrogea-t-il en essayant d'oublier le babillage continuel de sa fiancée à côté de lui.

« J'entre en deuxième année. En Sortilèges et Enchantements avancés, » souriais-je.

« Ça te plait ? » demanda-t-il, visiblement intéressé.

« Oui, beaucoup ! Et puis nous avons la possibilité de choisir une option j'ai d'ailleurs une préférence pour l'Histoire des Peuples Magiques Étrangers. »

« Mais ton emploi du temps n'est pas trop chargé ? »

« Il l'est beaucoup moins qu'à Poudlard. Ça me laisse du temps pour aller travailler à la Bibliothèque et écumer tous les musées de Londres ! » riais-je.

« Tu veux dire, chez les moldus ! » s'étonna Drago à côté de moi en me faisant sursauter. Je le dévisageais quelques secondes puis me moquais de lui.

« Bien sûr que oui ! Où veux-tu que je trouve des musées autrement ? »

« Mais… Tu y vas souvent ? » Sa mine étonnée m'amusa et j'en profitais pour en rajouter une couche.

« Aussi souvent que je le peux. Tu devrais m'y accompagner la prochaine fois. Je suis sûre que tu serais surpris ! »

« Quoi ? Non, non, non… » se rembrunit-il en croisant les bras.

« Pourquoi ? Aurais-tu la trouille…? » répliquais-je, sarcastique. « Blaise y est allé lui ! »

« Oui, et je peux te dire que je n'y retournais jamais avec toi ! » s'exclama ce dernier. Je levais les yeux au ciel, décidant de l'ignorer, et concentrais mon regard insistant sur le visage de mon voisin. « Drago, ne te laisse pas amadouer par cette frimousse angélique – tu t'éviterais bien des tracas ! » Cette fois-ci, Blaise n'y échappa pas et je lui pinçais le bras sans ménagement. « Aïe ! Mais j'ai rien dit ! »

Théodore et Drago s'esclaffèrent avec moi tandis que Pansy et Daphné observait la scène avec dédain. Et elles n'étaient pas les seules : Juliana Rosier, Phineas McMillan et sa sœur Lysandra, ainsi que Charlus Prewitt et Caïus Yaxley nous observaient du coin de l'œil, l'air hautain. Encore d'autres qui n'ont jamais regardé plus loin que le bout de leur nez… Je préférais les ignorer – comme de coutume puisque c'était mon lot quotidien lorsque je me retrouvais parmi eux – et me retournais vers Drago qui riait encore, et plantais mes yeux dans les siens.

« Alors ? Qu'en dis-tu ? »

« Je prends le risque, » dit-il, plus sérieux. « Mais je t'interdis de me trainer dans leurs magasins ! » Je lui rendais son sourire avec joie.

« Promis ! »

« Alalah… » soupira Blaise derrière moi. « Bon courage mon vieux… Mais ne viens pas te plaindre après ! » rit-il, entrainant avec lui Théodore.

Je soupirais à mon tour en détaillant Drago de la tête au pied, du moins, autant que pouvait se faire puisque nous étions toujours attablés. « Il va quand même falloir y faire un tour. Tu ne peux décemment pas aller chez les moldus dans cette tenue ! »

« Quoi ! Parce qu'en plus je vais devoir m'habiller comme eux ? »

« Oui, sauf si tu tiens à être le centre de leur attention toute la journée. Ce dont je doute fortement, » dis-je, tout sourire en espérant ne pas avoir recourt à mon regard larmoyant.

« Bon… Très bien, » marmonna-t-il en riant néanmoins.

Quand le dessert arriva enfin, je pus observer à loisir les jeunes gens réunis à notre table. Les jumeaux McMillan – Phineas et Lysandra, de trois ans mes ainés – étaient blonds aux yeux verts calculateurs, grands et se ressemblaient d'une manière étonnante. Leur élégance froide et leur amabilité feinte ne laissaient rien deviner de leurs pensées. Ils avaient, tout comme le voulait la noblesse des Sang-Purs, reçu une éducation et des idées bien arrêtées sur les moldus et les Nés-Moldus mais eux avaient eu la finesse de dissimuler leurs opinions aux moments opportuns.

Ce qui n'avait pas été le cas des Yaxley qui l'avaient payé assez cher suite aux procès. Caïus, de quatre, peut-être cinq ans mon ainé, gardait toujours une attitude austère et distante, et visiblement, il n'avait pas apprécié d'être placé à la table des plus jeunes ce soir là. De nous tous, c'était certainement lui le plus grand ses yeux noirs regardaient tout avec hauteur, ses lèvres pincées laissaient deviner les remarques acerbes qu'elles retenaient et ses cheveux noirs gominés lui donnaient un air plus sévère encore. Brrr. Il m'avait toujours fichu la trouille.

Charlus Prewitt était son parfait contraire. Petit, grassouillet, particulièrement collant et surtout bête comme une goule, il ne se lassait pas de faire la cour à la première jeune femme qui le saluait. Je ne suis pas médisante, simplement réaliste ! Je m'explique : j'avais eu le malheur une fois de lui dire bonjour et, moi, pauvre petite fille bienveillante de quatorze ans, incapable d'être méchante, n'avais pu m'en débarrasser avant la fin de la soirée. Je disais donc. Bête comme une goule. Ça, personne, pas même sa mère, ne me contredirait.

Juliana Rosier – blonde aux yeux noisette, de ma taille à peu près et plutôt jolie – était la principale rivale de ma demi-sœur. Durant toute leur scolarité à Poudlard, bien que toutes deux à Serpentard et de la même année, elles n'avaient cessé de se tirer dans les pattes, rivalisant dans tous les domaines, allant des cours aux garçons avec lesquels elles étaient sorties, en passant par les tenues vestimentaires. Aujourd'hui, elles n'étaient aucunement revenues à des meilleurs sentiments mais acceptaient de se côtoyer. Se chamailler comme des gamines n'était pas très bien vu, pas à leur âge. Et puis, des enjeux d'envergure beaucoup plus importante les confrontaient maintenant qu'elles étaient en âge de se marier. Pour l'instant, Daphné menait, puisqu'elle était fiancée à Théodore Nott qui était un des meilleurs partis du pays. Juliana semblait vouloir viser plus haut plusieurs fois, je la surpris à fixer Drago avec insistance. Ce dernier semblait être plus occupé à discuter avec Blaise et Théodore qu'à remarquer les coups d'œil insistants de la jeune femme.

Pansy Parkinson avait depuis bien longtemps oublié toute prétention à devenir la future Mrs Malefoy et se contentait aujourd'hui de le regarder en soupirant. Apparemment toujours sous son charme. Ce qui m'interpella fut le regard de Daphné sur lui. Elle le reluquait sans gêne, et se penchait trop souvent dans sa direction pour que cela paraisse naturel, complètement oublieuse de la présence de son fiancé à côté d'elle. Sa robe au décolleté pigeonnant ne laissait rien à l'imagination. Théodore ne paraissait pas s'en formaliser, et je devinais qu'il devait s'y être habitué. Daphné était tout sauf fidèle. Ils ne se mariaient que parce que leurs parents l'exigeaient. Aux dernières nouvelles, seuls Daphné et Théodore étaient fiancés. Les autres ne devraient pas tarder à apprendre leur prochain mariage : car après tout, n'était-ce pas pour cela que d'innombrables soirées comme celle-ci étaient organisées ? Je soupirais discrètement, réconfortée à l'idée que tout cela ne me concernait pas. Puis la conversation qu'avait eue mon père avec Mr Nott me revint en mémoire et je plaquais mes mains sur mon visage, maugréant.

« Astoria ? » Je relevais la tête, trop vite. Aouch. « Ça va ? »

« Euh, oui. Oui ça va. Merci Blaise, » répondis-je en souriant faiblement. Non, non ça n'allait pas du tout… Des snobinards voulaient me marier à leur rejeton de sang-pur pour être sur d'avoir une descendance bien sorcière ! Alors non ! Non ça n'allait pas du tout ! « Euh, finalement, peut-être pas tant que ça… Je vais aller me rafraichir un peu. Excusez-moi, » déclarais-je en repoussant ma chaise. Je me levais maladroitement, prise de légers vertiges.

« Tu veux que je t'accompagne ? » demanda Charlus, plus intéressé que serviable.

« Non ! » m'écriais-je, trop vite. « Euh, non merci, mais c'est très aimable à toi. » Je m'éloignais rapidement avant qu'il ne se lève de table.

Au lieu de me diriger vers la salle d'eau la plus proche, je privilégiais le balcon sur lequel donnait la porte fenêtre du fond du corridor. Lorsque je franchis la porte, l'air humide et froid de la nuit me saisit, me faisant frissonner de la tête aux pieds.

La noirceur de la nuit et son silence m'apaisaient. Je ne me sentais en paix qu'à ces moments là, où le silence et la quiétude étaient de mise. Rien n'était plus agréable, surtout lors de ces soirées mondaines éreintantes et fastidieuses.

Le parc, dont je connaissais le moindre recoin, s'étendait à perte de vue. Eclairé par la pleine Lune, il paraissait fantasmagorique alors que le Manoir, décoré pour l'occasion par d'innombrables lampions disposés sur chaque rebord de fenêtre, se reflétait dans l'immense bassin aménagé sur toute la longueur de la demeure, avait des allures féériques. Plus à l'Est s'étendait un lac sur quelques centaines de mètres, avec en son centre un îlot où se trouvait un petit kiosque. J'aimais particulièrement m'y rendre, lorsque le temps s'y prêtait, avec un livre pour y passer des après-midi entière. A l'Ouest s'étiraient des bois, plus ou moins délimités, et même si je ne m'y étais guerre aventurée, je savais qu'ils étaient peuplés de nombreuses créatures, magiques ou non.

Ce domaine avait été fait construit par un de mes aïeux, Lord James Greengrass dont mon père était le descendant direct, il y avait plus de trois siècles. Cet arrière-arrière-arrière-arrière grand-père avait pour philosophie l'impartialité. Des valeurs qu'il avait enseignées à ses enfants, qui à leur tour les avaient inculquées aux leurs. J'aimais à l'imaginer droit et juste, fier de sa famille mais modeste, mais peut-être m'avançais-je un peu trop...

Je laissais mon esprit divaguer sur ce personnage et sa vie quand les paroles de Drago me revinrent en tête.

Un vaste marché matrimonial... On se croirait dans un roman de Jane Austen. Tout cela date du dix-neuvième siècle par Merlin ! Arriérés, je vous dis.

J'essayais de me remémorer le nom des vingt-cinq familles présentes ce soir, tout en passant en revue les plus jeunes. D'après ce que j'en savais – par Daphné qui savait tout sur tout pour ce qui était des ragots – seule Lysandra McMillan était fiancée, et à un noble Louis-Philippe d'Estrée de la haute aristocratie sorcière française. Son jumeau n'avait, à ma – non – à la connaissance de Daphné, fait aucune demande pour le moment.

Pansy Parkinson n'en avait reçu qu'une, de Charlus Prewitt, mais toutes les jeunes femmes de famille Sang-Pur de la Terre entière avaient reçu une demande de sa part, alors, disons... que ça ne comptait pas vraiment.

Juliana Rosier avait eu plusieurs prétendants, mais tous avaient été éconduits ou encouragés à revenir dans quelques temps car, et ce n'était plus un secret pour personne, les Rosier avaient pour leur fille des projets plus ambitieux : une alliance avec la famille Malefoy par un mariage avantageux et raisonné. Ouais, tu parles.

De leur côté, les Malefoy avaient abandonné toute prétention à obliger leur fils à un mariage arrangé, si bien que Drago n'était pas fiancé et aucunement intéressé par cette institution millénaire.

Et Blaise encre moins ! Ce dernier se plaisait à dire qu'il finirait vieux grincheux solitaire et qu'il ferait s'éteindre avec lui cette malédiction qui pesait sur sa famille depuis des générations. Là encore, on aurait pu croire à un conte de fée en entendant la prophétie qui y remédiait. Mais Blaise n'y croyait plus depuis longtemps. Cette malédiction était si anciennement encrée dans la famille Zabini qu'on en avait oublié son origine. De cette malédiction, sa propre mère en était la preuve éclatante. Une femme née Zabini naitra veuve noire. La prophétie était toute autre... D'après le peu que m'en avait appris Blaise, il s'agissait... d'aimer quelqu'un et d'être aimé en retour. Prophétie de conte de fée, donc.

Quant à Caïus Yaxley, c'était un vrai mystère. On ne lui connaissait aucune fiancée, pas même une vague inclination pour une quelconque jeune femme dans le passé, et pourtant, ce n'était pas les prétendantes qui lui manquaient. D'après Daphné, plusieurs jeunes femmes étrangères s'étaient risquées à approcher le grand et ténébreux Caïus mais sans résultat. Qu'attendait-il ? Il devait bien avoir plus de vingt-huit ans... Un âge que je considérais raisonnable pour le mariage, même si je comptais bien attendre mes trente ans de mon côté ! Je n'étais pas pressée.

La fraîcheur de la nuit finit par avoir raison de mes maux de tête, aussi je regagnais d'un pas mesuré la salle à manger. Quand je poussais la porte principale, un changement me fit tiquer. A ma place se trouvait Daphné, dont la chaise était rapprochée beaucoup plus que ne le voulaient les convenances de celle de mon voisin : Drago. Figée un instant sur le seuil de la porte, je repris vite mes esprits et allais m'assoir à la place que devait occuper ma sœur. Je me retrouvais finalement entourée de Théodore, qui m'accueillit avec un sourire confus mais amical, et Caïus Yaxley, dont j'évitais sagement de croiser le regard. Quand le mien atteignit l'autre côté de la table, je croisais celui de Drago qui semblait plus qu'embarrassé par le comportement de Daphné, vis-à-vis de son ami. Je n'étais pas morte de honte mais presque. La pimbêche qui me servait de demi-sœur était presque assise sur les genoux de son voisin, roucoulante, mielleuse et indiscrète au possible. Je regrettais que mon père soit installé si loin. S'il avait vu une chose pareille, il lui aurait collé une gifle mémorable. Daphné était complètement oublieuse et inconsciente des convenances, ou alors, elle s'en fichait royalement comme d'une goule. Ce qui n'était pas le cas de son fiancé, et encore moins de sa future belle-mère.

Les assiettes à dessert avaient déjà été débarrassées et sur chaque table, plusieurs paniers à fruits pleins à craquer de cerises les avaient remplacées. Cédant à ma gourmandise, j'en saisissais une poignée que j'éparpillais devant moi. Je pourrais manger tout le panier entier si je m'écoutais. Mais, comme une enfant, je me laissais aller à mon éternelle faiblesse sans une once de culpabilité. Le jus écarlate, sucré et légèrement acidulé de ces petits fruits me donnait juste envie d'en manger d'avantage encore. Il fallait juste... que j'évite de m'en mettre partout. Suivant mon exemple, Théodore en prit une poignée à son tour, bientôt imité par Blaise et Drago qui avait repoussé, sans ménagement cette fois-ci, Daphné sur sa chaise. Cette dernière avait croisé les bras sur sa poitrine et arborait une moue boudeuse digne d'une grimace de goule.

Un mouvement discret attira mon attention à ma droite. Je tournais légèrement la tête, et vis Caïus hésiter à tendre le bras en direction du panier, comme un enfant hésitant à se saisir d'un jouet qui ne lui appartenait pas pour la première fois de sa vie. Ce jeune homme était un vrai mystère. Et quelque chose me dit que son enfance n'avait pas dû être facile. Un père mangemort et violent. Une mère effacée et peu aimante. Il paraissait avoir tout à apprendre de... l'amour, maternel qu'il n'avait jamais reçu, fraternel d'un réel ami. Hésitant une seconde, je saisis quelques cerises du panier et les déposais devant Caïus, dont les sourcils s'étaient hausser de surprise.

« Les plus brillantes sont les meilleures », fis-je calmement avec un faible sourire. Ses yeux me transperçaient et je baissais vite les miens, rougissante de mon audace, si on pouvait appeler ça comme ça.

« Merci... » l'entendis-je murmurer. Je relevais la tête aussitôt. Son visage n'était plus aussi sévère, mais toujours un peu, atténué par un semblant de sourire maladroit.

...Décidemment, cette soirée était riche en rebondissements.

Un tintement de verre attira mon attention comme celle de tous les invités. Lucretia s'était levée, souriante au possible. Une fois sûre que tous étaient tournés vers elle, elle dit de sa voix qu'elle voulut agréable :

« Si vous voulez bien me suivre... »

Tous nous levâmes d'un même mouvement dans un charivari de raclements de chaises sur le marbre du sol, pour nous diriger vers la salle de bal dont les portes avaient été ouvertes une seconde plus tôt. En tête de file, Daphné au bras de Théodore. Ces derniers devaient ouvrir le bal. Seule, je marchais silencieusement parmi les convives qui conversaient entre eux, quand une voix aimable m'interpella.

« Miss Greengrass. » Je me retournais et découvris avec étonnement Narcissa Malefoy.

« Mrs Malefoy », répondis-je en inclinant la tête.

« Votre soirée se passe-t-elle agréablement ? »

« Fort bien je vous remercie. Le repas vous a-t-il plu ? »

« C'était exquis. Puis-je me permettre de vous demander si... »

« Oui...? »

« Je vous ai observée discuter avec mon fils, du moins, jusqu'à ce que vous disparaissiez », fit-elle avec le sourire avant de continuer, plus hésitante. « Et je me demandais si... Drago vous a-t-il paru... éprouvé ? »

« Je... Non. Enfin, on devine qu'il l'a été mais... Il s'en remet. Petit à petit, grâce à ses recherches qui lui permettent d'aider autrui, je crois. » Son visage qui s'était peint appréhension retrouva son air serein.

« ...Merci, Astoria. » Je lui souriais.

Nous franchîmes les doubles portes en même temps avant de nous séparer, elle se dirigea vers son groupe d'amis tandis que je cherchais du regard un visage amical.

Les musiciens entamèrent les premières notes de la mélodie qui s'avéra être une valse. Théodore et Daphné s'avancèrent au centre de la piste de danse et commencèrent à virevolter avec grâce. Trente secondes plus tard, d'autres couples les rejoignirent et bientôt, presque tous les invités avaient quitté les canapés qui bordaient la piste.


Une vague d'inspiration. Qui s'essouffle. Mince. Essayons de tenir le cap ! Chapitre 4 en phase d'écriture.