Chapitre 5 : J – 3

Nous arrivions en Novembre. L'automne s'était déjà installé dans les paysages de l'Angleterre, roussissant les feuilles des arbres, mettant à nu les fleurs de leurs pétales. Les températures se faisaient plus fraîches et même si elles restaient douces pour la saison, on sentait que l'hiver arrivait à grands pas. Le vent balayait les feuilles déjà tombées, les entrainant dans une danse aérienne, virevoltant au dessus des parterres de pelouses verdoyantes qui s'étendaient jusqu'aux limites du domaine. Devant moi s'affrontaient le ciel grisâtre et les couleurs vives et chaudes des bois, le soleil perçait plus loin l'épaisse couche de nuage qui couvrait la région depuis plusieurs jours, illuminant les champs de ses rayons chaleureux et que je mourrais d'envie de sentir sur mon visage.

Un mois que les enseignements avaient repris. Tous les jours, je me rendais inlassablement à Londres par cheminée jusqu'au Chaudron Baveur, d'où je prenais les transports en commun moldus, les préférant au transplanage, pour rejoindre le Palais de Westminster, bordant la Tamise. Ce dernier abritait depuis sa reconstruction l'Université Britannique de Magie Avancée. Beaucoup plus récente que l'école de Poudlard, l'Université avait été fondée par Sir Charles Barry, au dix-neuvième siècle alors qu'il avait été désigné comme architecte pour la reconstruction du monument, à l'époque partiellement détruit par un incendie. Ce sorcier ambitieux s'était entouré des plus influents moldus au secret et ensemble, ils avaient créé cette institution à l'image de Cambridge et d'Oxford. Les sorciers qui intégraient l'Université s'engageaient à développer, à faire évoluer les savoirs magiques acquis. En Sortilèges et Enchantements, il s'agissait principalement d'en créer de nouveaux, d'en rendre plus efficaces et cela demandait énormément de recherches et une connaissance poussée du Latin et de langages anciens. Nous n'étions pas très nombreux, cinq-cents au grand maximum, et parmi tous ces sorciers, des érudits, des mages, des anciens qui n'avaient jamais quitté les bancs de l'Université et qui initiaient les plus jeunes aux savoirs magiques ancestraux des pays du monde entier.

Un mois donc. Et Blaise, que je croisais presque journellement, me voyait de plus en plus distante chaque jour. Je n'osais lui confier les paroles de Daphné, mes interrogations concernant Drago, mon appréhension de lui faire face à nouveau. Je détestais par-dessus tout que l'on me mente, même par omission, et l'attitude de Drago après m'avoir étonnée, me déplaisait particulièrement. J'ignorais toujours quelles étaient ses intentions – s'il en avait – me concernant. Et cela me mettait mal à l'aise.

Le Soleil commençait à décliner. Il était trois heures de l'après midi passées et je devais me rendre impérativement chez Tissard & Brodette sur le Chemin de Traverse pour les derniers essayages de la robe de demoiselle d'honneur que je devrais porter le weekend prochain pour le mariage de Théodore et Daphné. Cette dernière était d'ailleurs imbuvable ces derniers temps. Enfin, davantage que d'ordinaire si cela était possible.

J'attrapais ma capeline accrochée sur le porte-manteau avant de sortir de ma chambre en prenant soin de fermer derrière moi et rejoignais le hall d'entrée sans me presser. Mais peut-être aurais-je du : en bas des escaliers, Lucretia attendait, impatiente, tapant du pied d'énervement.

« Te voilà enfin ! Dépêchons-nous d'y aller, nous avons rendez vous à seize heures ! »

« Mais il n'est que quinze heures ! » Moi qui comptais flâner un peu sur le Chemin de Traverse... C'est foutu.

« Je m'en contrefiche, dépêche-toi ! »

Elle s'engouffra dans la cheminée et disparut dans une envolée de flammes vertes. J'y entrais à sa suite sans plus attendre.

XXX

Perchée depuis plus de trois quarts d'heure sur un promontoire, je regardais avec lassitude les couturières repiquer, resserrer, ajuster tels points ou tels plis. Je n'en pouvais plus ! Bien que la robe fût impeccable, Lucretia trouvait chaque fois quelque chose à retoucher, si bien que je sentais mes jambes trembler à force d'être restée debout aussi longtemps.

La robe était faite d'un satin délicat prune et tombait raide sur le sol à partir de ma taille cintrée. Un large col rond laissait entrevoir discrètement la naissance de ma poitrine. Les manches, longues, couvraient mes bras jusqu'à mes poignets. Très élégante sans paraître excessivement luxuriante, je me sentais telle une jeune femme du dix-neuvième siècle. Ne manquait plus qu'une paire de boucles d'oreille discrètes, des escarpins et une coiffure un peu plus élaborée. C'était Daphné, influencée par Lucretia, qui avait choisi la robe de la demoiselle d'honneur et je m'étonnais que son choix se soit porté sur celle-ci. Elle était exquise. Connaissant ma demi-sœur, je pensais qu'elle aurait plutôt opté pour une robe beaucoup moins élégante pour moi. Ou bien alors, sa robe à elle devait être sublime et par là, elle était assurée qu'on ne remarquerait qu'elle.

Il était dix-huit heures quand, enfin, je pus sortir de la boutique, laissant Lucretia avec les pauvres couturières qui allaient subir plus longtemps encore ses litanies. Dehors, le soleil avait déjà disparu depuis un moment et l'air froid me surprit. Les lampadaires et les vitrines illuminées des diverses boutiques éclairaient la ruelle. Nous n'étions qu'en Novembre mais les températures approchaient le zéro degré de plus en plus régulièrement. Il allait sans doute neiger bientôt.

Dans trois jours aurait lieu la cérémonie de mariage de Théodore et Daphné. Dans trois jours, je devrais remonter l'allée aux côtés du témoin du futur marié. Et comme si Merlin avait décidé de s'acharner sur moi, ce témoin n'était autre que Drago Malefoy. C'était Lucretia qui me l'avait appris et je m'étais efforcée de garder un visage indifférent alors que Daphné m'observait attentivement avec son sourire narquois devenu coutumier lorsqu'il s'agissait de Drago. Pff... Ce n'était pas tant de le revoir qui m'embêtait... Mais plutôt –

Si, en réalité.

...

En fait, je n'en savais rien. Je ne savais plus quoi penser. Mon cerveau saturait d'interrogations et de conclusions sans queue ni tête. Arrête de te prendre la branchiflore avec ces c*nneries Astoria ! Oui, j'aurais bien aimé.

Soupirant un bout coup, j'entrepris de fixer mon attention sur les vitrines des boutiques de l'allée principale du Chemin de Traverse, toutes récemment décorées pour Noël. Je me devais de m'occuper, d'oublier toutes ses suppositions débiles qui filaient dans ma tête. Quoi de mieux qu'une balade...? Je n'étais d'ailleurs pas la seule à me promener : à tout juste vingt mètres se tenait Blaise, l'air décontracté et un peu suffisant comme de coutume, tout juste sorti de l'Agence de Tourisme Sorcière. Son air arrogant disparu aussitôt quand il m'aperçut et se hâta de venir à ma rencontre. Je souriais. Blaise serait toujours Blaise. Distant et blasé en apparence, bienveillant et blagueur avec qui il était proche.

« Merlin, le hasard fait bien les choses ces temps-ci ! » s'exclama-t-il, tout sourire, alors qu'il se penchait pour me faire la bise. Je tiquais.

« Comment cela ? » demandais-je, déroutée.

« Il fallait justement que je te parle » déclara-t-il d'un ton mi-sérieux mi-taquin. Je soupirais. Blaise était une énigme à lui tout seul. Lorsqu'il utilisait ce ton, je ne savais s'il blaguait ou non. Merlin que c'était irritant parfois !

« Et me parler de...? »

« Toi. »

« Moi ! » m'exclamais-je, bizarrement paniquée. « Comment ça, moi ? »

« Du calme ma belle ! Tout va bien, tu n'as rien à te reprocher, » rit-il avant de reprendre, plus sérieusement. « Sauf peut-être avoir été... distante ce dernier mois ? »

Je soupirais, mi-soulagée, mi-penaude.

« Tu sais que tu peux tout me dire Astoria », plaida-t-il en serrant ma main. « Des sujets les plus sérieux aux sujets les plus débiles en passant par ceux les plus embarrassants ! » plaisanta-t-il ensuite. Je lui souris affectueusement. Blaise avait un jour décidé qu'il serait comme un frère pour moi, et je lui serais éternellement reconnaissante pour cela.

« Je suis désolée », soufflais-je en baissant les yeux, trouvant le bout de mes chaussures soudainement très intéressant.

« Astoria », fit sa voix autoritaire de grand-frère en soulevant mon menton de son doigt. « Dis moi ce qu'il ne va pas. »

« Je- C'est que- ... », commençais-je vainement, rebaissant la tête aussitôt. Trop embarrassant. Que pourrais-je bien lui dire ? Je me suis sans doute fait des films concernant Drago. Peut-être tout cela ne voulait rien dire du tout.

« Astoria... » soupira Blaise prenant mon visage entre ses deux mains, m'obligeant à croiser son regard onyx. « Dis moi. »

« D'accord », dis-je difficilement avec les joues prises entre ses mains. « Mais peux-tu libérer mes joues avant ? » Il rit de bon cœur et me relâcha avant de m'entrainer dans le café le plus proche.

« Viens, autant discuter au chaud. Qu'est-ce que tu prends ? Thé au citron, comme d'habitude ? »

« Oui, s'il te plait », répondis-je avant d'aller m'asseoir à la table la plus proche de la cheminée. Il me rejoignit avec notre commande et s'assit en face de moi, ses yeux inquisiteurs dans les miens.

« Je vous écoute, jeune fille », dit-il d'une voix impénétrable. Je soupirais, ne sachant pas par quoi commencer. Tout se bousculait dans mon esprit qu'il en était difficile de faire le tri.

« Je... Te- Te rappelles-tu de la soirée en l'honneur des fiançailles de Théodore et Daphné...? » commençais-je maladroitement. Il hocha la tête, puis me sourit gentiment pour m'encourager à continuer. « Ce soir là... Drago et moi avons beaucoup discuté, et dansé, et parlé. Hm. Je veux dire-. Il s'est plus ou moins confié à moi et-. » L'air surpris de Blaise m'interrompit. « Quoi ? »

« Il s'est confié, dis-tu ? »

« Oui. Pourquoi ? »

« ...Pour rien. Continue, je t'en prie. » Je le regardais, suspicieuse, mais son air étonné avait disparu.

« Hm. »

« Astoria... »

« Oui, oui, d'accord », soupirais-je. « Après le départ des derniers invités, je montais me coucher quand Daphné s'est ruée sur moi et a commencé à m'insulter puis m'accuser de lui... Hm. Voler... Drago. »

Blaise ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit et finit par dire quelque chose. « Je savais qu'elle était... égocentrique et irrationnelle, mais pas à ce point. »

« Comment cela ? » demandais-je, ne voyant pas ce qu'il voulait dire.

« Drago et Daphné avaient l'habitude de... coucher ensemble. Mais c'était il y a un moment déjà. Au moins un an », déclara-t-il.

« Mais. Elle m'a dit que... » Je m'arrêtais, cherchant les mots corrects. « C'était toujours d'actualité. »

« Elle t'a menti », répondit-il simplement. « Drago n'a pratiquement accordé son attention qu'à toi ce soir-là – je rosissais – et, jalouse comme elle est, Daphné voulait te blesser. Ce n'est pas comme si elle avait réussi, non ? »

« Hm. »

« Hm n'est pas une réponse Astoria », sourit-il. Je soupirais.

« Disons que... Peut-être un peu...? » admis-je, penaude. Ce fut à son tour de soupirer.

« C'est pour cela que tu es restée distante ces dernières semaines ? » demanda-t-il. « J'ai parlé à Drago récemment. Il m'a dit que chaque fois qu'il t'envoyait un hibou pour votre sortie au musée, tu prétextais un empêchement ou Merlin sait quoi. » Je rougissais et baissais la tête, le nez dans ma tasse de thé.

« C'est que-. Je ne savais plus quoi penser. Avec cette nouvelle facette de Drago que je ne connaissais pas et ces histoires de demandes en mariage, je- »

« A- Attends », m'interrompit Blaise. « Quelles demandes en mariage ? »

« Ah. J'ai oublié de te parler de ça aussi...? » fis-je d'une petite voix. Il me fit les gros yeux.

« Astoria », gronda-t-il.

« Très bien... Mon- Mon père m'a dit que plusieurs familles de sang-pur lui avaient demandé ma main, parce que je suis de sang-mêlé, pour avoir l'assurance d'engendrer une descendance sorcière, sans Cracmol », dis-je en un seul souffle.

« Quoi...! » s'écria-t-il, ahuri.

« Il les a aussitôt évincés évidemment, et leur a clairement fait comprendre qu'il ne me forcerait jamais dans un mariage de connivence – particulièrement dans ce cercle. Il me préfère à l'écart de ce genre de réunions, et je ne peux qu'être d'accord avec lui sur ce point. Ces sangs-sues me fichent la trouille avec leurs idées arriérées. »

Blaise avait l'air hagard, le regard perdu dans le vide. Oui, en même temps, j'étais toute aussi choquée quand j'ai découvert cette idée aberrante. Lui laissant le temps d'assimiler ma déclaration, je me penchais sur mon thé qui avait refroidi depuis un moment et que je réchauffais d'un coup de baguette.

Puis le début de notre conversation me revint. En réalité... Il n'y avait plus rien entre Drago et Daphné...? Une part de moi se réjouit vivement à cette nouvelle maintenant qu'elle avait fait son chemin dans ma tête. Mais une autre part m'inquiéta aussi vite. Pourquoi m'exultais-je aussi vite à cette idée ? Du calme Astoria, ne tire pas de (mauvaises) conclusions trop vite. Puis une troisième part m'interpella. Que diable allais-je pouvoir bien dire à Drago pour justifier mon comportement de ces dernières semaines ?

Blaise sortit enfin de ses pensées et re-concentra son regard illisible sur mon visage. Je lui souris faiblement.

« Je comprends mieux maintenant », souffla-t-il avec un faible sourire étirant ses lèvres. Il prit ma main dans la sienne et la serra gentiment, puis son visage s'éclaira : « Tu sais quoi, j'ai une idée. Après Noël, j'avais l'intention d'aller passer deux semaines à Paris et- »

« C'est vrai ! » m'exclamais-je, enthousiaste. « Oh Blaise, tu peux m'emmener dis ? Dis oui ! Steuh plaît, steuh plaît, steuh plaît ! » fis-je avec des yeux de croup battu. Ma réaction le fit rire aux éclats – et je fis tout mon possible pour ne pas me joindre à lui.

« AHAHA ! Aha ! Haaa... » Il reprit son souffle, sembla se calmer, puis me regarda à nouveau, toute maitrise de soi retrouvée. « Je comptais justement t'inviter à te joindre à nous. »

« Nous ? »

« Err, hm, oui. Drago sera du voyage aussi. »

« Oh. »

Oh quoi, Astoria ? Pourquoi réfléchis-tu ? Ça fait une éternité que tu veux aller à Paris. Dis oui !

« D'accord ! » m'exclamais-je, aux anges, en écoutant la voix de ma conscience. Pour Drago... On avisera en temps voulu.

« Parfait ! On part le 26, par Portoloin que l'on attrapera à l'Agence de Tourisme. J'ai déjà réservé une suite familiale dans un hôtel moldu proche du quartier sorcier parisien. Donc ne te préoccupe de rien sauf de ta valise... » débita-t-il avant d'ajouter avec un sourire entendu : « Prévois peut être quelques robes de soirée, on sait jamais. »

« C'est noté ! Quoi d'autre chef ? »

« Hm... Des dessous sexy ? »

« Blaise ! » me récriais-je en rougissant comme une pivoine tandis qu'il explosait de rire.

Ouuuh celui là ! Je- Il va- Non mais ! Je le regardais se tordre de rire tandis que je tentais difficilement de reprendre mon sang froid, ou plutôt, attendais que mes joues reprennent leur couleur naturelle.

Blaise serait toujours Blaise, soupirais-je. Il m'avait vite cernée et très vite deviné ce qui m'embarrassait. Non pas que je fus prude, mais simplement... réservée. Je n'avais jamais eu de vrai petit copain – si l'on outrepassait quelques innocents moments d'égarements durant les soirées arrosées après la victoire de l'équipe de Quidditch de Serdaigle – et mes quelques amies à Poudlard n'étaient pas des plus aventureuses. Pour faire simple, je n'étais pas vraiment expérimentée. Au courant mais pas expérimentée. Pour autant, cela ne m'empêchait pas de rougir jusqu'à la racine de mes cheveux chaque fois que Blaise abordait le sujet ou tout ce qui y relatait. Comme par exemple, mes dessous sexy. Raaah, il y a vraiment des fois où... je me mettrais des claques ! Je vais sur mes vingt ans par Morgan !

« Astoria... » fit la voix de Blaise, me tirant de mes pensées. « Astoria ? »

« Hm ? »

« Fatiguée ? »

« Oui, j'ai passé presqu'une heure debout chez Tissard & Brodette pour un dernier essayage. »

« Ah oui, c'est vrai. C'est ce weekend... »

« Dans trois jours. Lucretia est imbuvable, et je ne te parle même pas de Daphné », soupirais-je. « Je plains Mrs Nott. Ça ne doit pas être facile avec ces deux harpies au Manoir. »

« Et ce pauvre Théo qui doit sans doute s'enfermer dans son bureau dès l'aube et n'en sortir qu'à la nuit tombée », rit-il.

« J'imagine bien ! » souriais-je avant d'ajouter plus sérieusement : « J'espère tout de même qu'ils finiront par s'apprécier... Daphné est tout sauf décidée à lui être fidèle. »

« Théo ne le sait que trop bien... Lui-même est allé voir ailleurs jusque récemment mais je ne pense pas que tout soit perdu d'avance », déclara-t-il. « Il l'a bien cernée et sait ce qu'elle veut et ne veut surtout pas chez un homme, alors il va jongler avec tout ça et parviendra à la faire tomber amoureuse de lui. »

J'étais bouche-bée.

« Cela s'appelle la manipulation ma petite Astoria », rit Blaise devant mon air ahuri. « C'est très efficace avec les femmes comme Daphné. Elle déteste la routine, aime l'aventure, l'action et par-dessus tout, le sexe. Théo s'arrange pour lui donner les trois derniers et éviter la première et c'est dans la poche. Facile ! Je te paris dix Gallions que, dans six mois, c'est fait, » avança-t-il en me tendant la main que je serrais de la mienne.

« Tenu. »

Serpentards jusqu'aux bouts des ongles ce sorcier !

Nous nous séparâmes peu de temps après.

Il était plus de vingt heures quand j'apparus dans la cheminée du hall d'entrée. Le diner devait déjà être fini aussi je me rendis directement en cuisine. Mifty m'avait consciencieusement laissé une assiette pleine sous une cloche de verre comme elle le faisait chaque fois que je rentrais tard – ce qui arrivait fréquemment compte tenu de mon emploi du temps plutôt variable. Je mangeais en vitesse mon repas et finissais sur une note sucrée avec une part de tarte et un yaourt puis regagnait ma chambre. Je ne croisais personne sur mon chemin, pas même de Daphné enragée comme cela avait été le cas un mois plus tôt. Mes épaules s'étaient allégées d'un poids important depuis ce début d'après midi, grâce à Blaise. J'avais eu tort de craindre sa réaction. Je poussais un gros soupir de soulagement et me laissais aller sur mon lit.

Dans trois jours aurait lieu le mariage tant attendu de Théodore et Daphné. Dans trois jours, je verrais Drago et bizarrement, je ne ressentais plus aucune appréhension à cette idée. Les choses iraient en s'arrangeant, pensais-je ne souriant. De cela j'en étais certaine.


Je - suis - dé - so - lée ! de vous avoir fait attendre aussi longtemps...

Ces derniers temps, je n'étais pas vraiment d'humeur à écrire. Période difficile - principalement due à un manque d'intérêt et de motivation énorme concernant le "sujet" mes études. Bref. J'espère que ce chapitre vous a plu !

Concernant les prochains chapitres, je peux vous dire qu'ils ont leur trame. Les prochains, jusqu'au dernier ! J'en compte pour le moment 18. Peut-être y en aura-t-il plus ou moins 1, je verrais comment l'histoire se goupille.