Merci les filles pour ces reviews ! Mais à vous entendre, je passe pour une "sans coeur" ! Oserais-je vous rappeler que je suis sans doute LA première shippeuse LS lol ! Mais bon, j'y ajoute ma sauce, on va dire :p
Une suite, et comme d'hab' les reviews sont bienvenues ^^
Un peu plus tard, je me réveille avec une drôle de sensation. Remarquant que je suis seule, je m'étire et en profite pour rassembler mes idées. Que s'est-il passé ? En si peu de temps, ma vie s'est retrouvée totalement chamboulée. Ma sœur qui refait surface, ma nièce… Je pensais que le mot famille ne faisait pas parti de mon vocabulaire. Pourtant quand je vois comment la femme de mon père m'a accueillie, je me dis que peut-être… Je vois enfin ce à quoi j'ai voulu échappé. Oui, franchement, j'ai pensé réellement tout plaquer pour New York. C'est vrai, ce serait mentir que de dire le contraire. J'ai pensé à une vie là-bas. En finir avec la Lilly Rush de Philly. Mais dès que je l'ai vu… Cette magnifique petite fille…
- A quoi penses-tu inspecteur ? Fait alors Scotty en s'asseyant sur le bord du sofa.
- A rien…
Il dégage mon front de quelques mèches de cheveux et y dépose un doux baiser. Je sens mon cœur s'affoler. Ca aussi, c'est nouveau. On se regarde, et je remarque que je lutte contre une irrésistible envie de l'embrasser. Finalement, je me redresse, et me rapproche de lui pour l'embrasser doucement. Doucement, on se laisse aller et laissons exprimer encore une fois nos sensations.
- J'ai trop lutté contre ça, Lilly, me dit Scotty dans l'oreille.
- Contre quoi, fais-je en le repoussant alors qu'il m'embrasse dans le cou.
- Mes sentiments pour toi, répond-il comme un aveu.
- Tes… Commençai-je surprise.
- Depuis ce fameux jour… Enfin… La fusillade… J'ai commencé à réaliser ce que tu représentais pour moi Lil. Il y a avait eu d'autres indices avant. Ta confrontation avec George par exemple, mais je n'y ai pas prêté attention. Enfin, depuis ce jour où on attendait tous le verdict des médecins à ton sujet, je…
- Scotty…
- Je t'aime tout simplement, Lilly. Il m'a fallu tout ce temps pour te l'avouer, mais mes sentiments pour toi n'en sont que plus forts, alors que je pensais qu'ils se calmeraient d'eux-même.
- Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? Dis-je stupéfaite.
- Parce que je voulais que tu vives ta vie pleinement. Parce que je savais que… Je te mentirais, si je te disais que jamais je n'ai pensé à te l'avouer. Plusieurs fois, j'ai lutté contre l'envie qui me consumait de te serrer dans mes bras. Et Saccardo est arrivé. J'ai accepté le fait que tu t'ouvres à lui. Quand on t'a retrouvé dans le fleuve, j'ai très bien caché ma rage, mais n'en pensais pas moins. Et là… Voir ce sentiment de haine qui te rongeait, voir à quel point tu commençais à vouloir te venger de Kitchener…
Je n'arrive pas à articuler la moindre phrase. La révélation de mon ami, me bouleverse, et je ne sais plus quoi penser.
- Scotty, finis-je par articuler.
- Cette rage, cette haine et soif de vengeance que je voyais dans tes yeux, me faisait souffrir. Et surtout… Je ne pouvais que la comprendre…
Je devine qu'il fait allusion à sa mère.
- Alors quand j'ai vu que tu étais prête à franchir le pas, j'ai réagi enfin, et t'en ai empêché. Le type qui a abusé de ta sœur, se retrouve en taule, et sera jugé pour tout ce qu'il a fait. Le type qui a agressé ma mère, est… a été assassiné, et je…
- Tais-toi Scotty ! M'exclamai-je d'une façon autoritaire.
Je viens de comprendre ce qu'il refuse de me dire. Il m'a empêché de tirer sur ce type, parce qu'il ne veut pas que je ressente la même chose que lui : la culpabilité, et le honte d'avoir céder à ce désir de vengeance. Je l'attire alors contre moi, et resserre mes bras autour de lui.
- Si jamais tu dois me trahir, Lilly, commence Scotty.
- Qui te parle de trahison ?
- Tu as le droit de ne pas ressentir la même chose que moi, Lil. Seulement, ne me demande pas d'oublier ça. Je ne le pourrais pas, du moins facilement et rapidement.
Je ne trouve qu'un moyen pour lui prouver qu'il se trompe de douter de nous. Je l'embrasse passionnément, comprenant enfin que je cherchais depuis longtemps quelque chose, mais qu'aveuglée par ma crainte de ressembler à ma mère, je ne remarquais pas que la solution se trouvait à côté de moi depuis le début. Je le repousse doucement et le fixe avec intensité.
- Si tu me fais confiance, Scotty, tu remarqueras que je ne suis pas contre un futur entre nous. J'ai moi aussi gommé pas mal de choses. Et celle qui était le plus flagrante, j'ai refusé tout bonnement d'y prêter attention. Chris. On a un contentieux elle et moi… Mais jamais je n'aurais imaginé que tu en ferais parti. Oui, je l'avoue, j'étais folle de jalousie. Jalouse de penser qu'elle avait pu t'avoir, et pas moi. Jalouse quant au fait, que tu craques si facilement pour elle… Jalouse que tu te sois confiée et ouvert à elle plutôt qu'à moi.
- Lilly, tu…
- Puis tu m'as prouvé que tu serais à mes côtés pour pleins d'occasions dans ma vie. Le décès de ma mère… Si tu savais à quel point je t'en suis reconnaissante… Ta simple présence m'a réconforté. Ce mot, vu que tu as deviné que je ne suis pas douée pour les confidences, m'a fait un bien fou. Et quand tu m'en as reparlé quand Chris a disparu… Je… Scotty, je sais que je peux compter sur toi à n'importe quelle occasion. Alors, maintenant, c'est à mon tour… Dis-le moi ce « Hey ».
Il me regarde reconnaissant.
- Je ne suis pas douée pour toutes ces choses… Mais, je…
- Lil, me fait alors Scotty, ce n'est pas parce que je t'ai avoué mes sentiments que tu dois… Ce que tu viens de me dire me comble déjà. Et si tu ne ressentais rien pour moi, jamais tu ne m'aurais laissé faire, et tu m'aurais encore moins encouragé à le faire.
Alors, sans chercher à se prouver quoique ce soit, on s'allonge sur le sofa, et je me blottis dans ses bras, en laissant ma tête reposer sur son torse. J'écoute les battements de son cœur qui ne parviennent pas à se calmer, et étrangement, je me sens sereine. Au bout de longs instants de calme, je me redresse et lui dépose un doux baiser sur la joue.
- Je crois que je peux te le dire maintenant, Scotty, murmurai-je dans son oreille, la jalousie que je ressentais, était un signe évident. On a laissé nos vies se passer sans se douter de nos sentiments. Tu as gommé ce que tu ressentais, mais moi aussi. Tout simplement, et je pensais que ça serait très difficile de te le dire, mais… Je t'aime aussi.
