Pour BB87: Vas-y boude, je sens que ça ne va pas durer ! Enfin, je dis ça, mais je dis rien lol
Pour Lilou : Merci ! et je pense que la suite va encore plus te laisser toute chamallow ^^
Allez, la suite et évidemment, j'attends les commentaires ;-)
Ce que je peux lire alors dans son regard me trouble au plus haut point. Je réalise alors seulement que durant tout ce temps, il a dû souffrir de devoir me cacher ce qu'il ressentait. Ce regard, je l'ai surpris il y a très peu de temps dans sa voiture, alors que nous rentrions vers Philadelphie. Ce regard m'avait interpellé, mais je n'y avais pas prêté plus d'attention. Ma sœur et ma nièce comptaient sur moi. Ce regard donc était encore un signe qu'il n'arrivait plus à cacher, et que j'ai gommé sur le coup.
- Je suis prêt, Lil, me dit-il.
- Prêt ? Pour quoi ?
- A tout te dire.
D'un signe de tête, je l'encourage alors à me confier ce qui le ronge. Même si j'avais deviné l'implication qu'il avait dans la mort de ce type, je l'écoute donc sans l'interrompre, me contentant de le serrer davantage dans mes bras, sa tête enfouie dans mon cou, il parle, et moi je le réconforte en lui caressant tendrement la joue et les épaules.
- C'est pour ça, que je ne veux pas que tu t'impliques dans ça, Lilly.
- On est partenaires, hein, pas vrai, fais-je sur un ton rassurant.
- Lil !
- Je t'aime Scotty.
- Et c'est parce que je suis fou de toi Lil, que je t'interdis de me couvrir sur ce coup. S'il doit y avoir un responsable, c'est moi, et ce sera moi seul. Un mec est mort Lilly.
- Mais tu ne l'as pas poignardé…
- J'ai été voir un mec qui a vécu dans mon quartier. On a été élevé ensemble…
- Et qui pourrait faire le lien avec Mota, Scotty ?
- Il est enfermé dans la même prison…
- Pierson n'a pas mentionné ta mère dans son rapport.
- Non, mais il m'a dit qu'il enquêtait. Je refuse Lilly. Ne paie pas pour quelque chose que…
- Scotty…
- Je vais leur donner ce qu'ils veulent depuis longtemps… Ma plaque. Les affaires internes rêvent de me faire plonger.
Je vois à son regard, que mes propos ne serviront à rien. Il se lève, sa décision est prise : il me laisse en dehors de ça. J'enrage de constater que je ne peux pas faire grand-chose face à sa détresse. Il nous a fallut tout ce temps pour s'avouer mutuellement nos sentiments, et on ne peut pas les vivre pleinement.
Le jour se lève, et nous sommes assis sur les marches à l'extérieur de chez moi, à regarder le soleil éclairer de ses premiers rayons la rue. Le babyphone juste à nos côtés, pour s'assurer qu'Emma va bien, je me trouve une marche plus haute que Scotty. Il a reposé sa tête sur mon torse et je lui caresse la joue. La seule chose qui pourrait nous déranger est le réveil de ma nièce.
- Si je te disais que des nuits comme celle-là, ça fait longtemps que je n'en ai pas passé ! Me dit-il calmement.
- Je te répondrais que moi aussi. Des nuits sans sommeil, j'en ai eu pleins, mais des comme celle-ci, ça remonte à une éternité.
- Ray…
Je ne réponds pas, lui faisant comprendre qu'il a raison.
- J'aurais tant voulu agir plus tôt, me dit-il, seulement, je ne savais pas que tu ressentais la même chose que moi…
- Ne regrette rien Scotty, le rassurai-je, tu m'as offert ton amitié, et ça, et bien pour rien au monde je ne reviendrais en arrière.
Emma commence à s'agiter, et je me lève doucement pour aller la réveiller. Avant que je ne franchisse le seuil de la porte, Scotty m'arrête, et me fait pivoter pour que je me retrouve face à lui. Il caresse ma joue, et me dépose un léger baiser sur les lèvres que j'approfondis sans attendre. Cette petite scène me galvanise, et je sens mon cœur s'emballer. Le babyphone dans les mains, je les croise autour de son cou, tandis qu'il a placé les siennes autour de ma taille. Ce que je ressens à cet instant est si énorme que j'en perds la notion du temps. Les pleurs d'Emma nous font redescendre sur terre, et c'est en essayant de reprendre mon souffle que je me dirige vers l'escalier, tandis que Scotty me dit qu'il va préparer le petit déjeuner.
