Hello !

Bon aller ! Je suis déjà bien en retard je crois. Je sais que j'ai pas fini de répondre aux reviews, mais j'ai préféré vous donner le chapitre à la place... Vous me pardonnez ?

J'embrasse tout le monde, les anonymes, les non anonymes, mes Volturi&Rob, ma Rhea d'amour. Enfin tout le monde.

J'espère que le chapitre vous plaira. On se retrouve dans deux semaines pour la suite ! Sans faute cette fois-ci !

Je voulais juste signaler aussi, pour celles et ceux (qui sait ?mdr) qui ne sont pas encore au courant, le forum lovelemon-in-fic, organise un concours pour la rentrée. Les votes sont déjà ouvert et je vous conseille vivement d'aller vous donner des chaleurs en allant lire un peu les magnifiques OS postés. Pour ma part, j'en ai écrit un aussi. Le lien est dans mon profil et sachez que je suis déjà sur la suite... :)

Je remercie encore une fois tout le monde et je vous laisse découvrir le chapitre !

A très bientôt !

POV B

-Bonjour New-York, ici Yorkie morning, votre animateur préféré. Le soleil est beau, les oiseaux chantent, il est 6h30 du matin et c'est l'heure du réveil pour les trois quarts des américains qui m'écoutent en cette si belle journée... Aller gros flemmard, la vie est trop courte pour qu'on la passe au lit ! J'écrasais ma main sur ce foutu réveil et tirais sur la couette jusqu'au dessus de mon visage. Je n'avais pas envie de me lever. Ma nuit fut courte et mouvementée.

Je dus passer une bonne partie de la nuit à penser à Edward, à tous les moments passés ensemble depuis notre rencontre. Et aussi à tout ce qui pourrait se passer suite à la soirée d'hier soir. Je me posais beaucoup de questions et j'avouais que je n'avais pas les réponses. Etait-ce parce que que j'étais anxieuse ? Etais-je excitée ? Avais-je réellement envie de tout ça ? Je n'en savais rien. J'essayais de trouver des réponses mais n'arrivais pas à mettre des mots sur ce qu'il se passait avec ce type. Edward était l'homme le plus déstabilisant que j'avais jamais rencontré. Il arrivait à me faire oublier mon propre prénom rien qu'en me regardant et j'avais toujours cette impression que mon corps était inexplicablement attiré par lui. C'était plus fort que moi. Mes sens étaient enivrés et mon esprit ne ressentait que sa présence. Toutes les fibres de ma chair ne faisaient que l'appeler. J'avais besoin de lui, j'avais besoin de l'avoir près de moi, de le toucher... Mais une chose persistait. Cette fois nous allions faire les choses à ma façon. Le sexe ne devait pas venir s'interposer dans notre relation jusqu'au moment où je pourrais retrouver un minimum de confiance en lui. J'avais besoin de le connaître et de comprendre jusqu'où notre relation pouvait aller.

Je me levai finalement et m'avançai la tête encore endormie vers ma salle de bain. J'enlevai ma nuisette, la faisant glisser sur mon corps, puis entrai dans ma douche. Ma main encore tremblante mit en route l'eau.-Oh putain elle est gelée ! Point positif, cela avait au moins le mérite de me rafraichir les idées. Je n'avais malheureusement pas passé toute ma nuit à penser à ma relation avec Edward, si tentait qu'il pourrait y en avoir une. Pour être honnête, comme je venais de le dire, mon corps ne faisait qu'appeler le sien et j'imaginais encore toutes ces choses qu'il me faisait ressentir. C'était tellement fort, tellement différent. Il Je devais vraiment me ressaisir. Je ne devais plus me laisser emporter par le charme de mon partenaire de travail et je devais.. Enfin, je ne savais plus. On verrait !

Je sortis finalement de la douche, trempée et frigorifiée. J'attrapai une serviette et commençai à me sécher mais à chaque passage de la serviette sur certaines zones, des flashs de mes rêves me revenaient et mon corps s'enflammait une nouvelle fois. J'avais ses mains partout. Elles passaient sur mes épaules, comme l'éponge de la serviette à cet instant. Elles s'égaraient le long de mon dos jusqu'à atteindre le galbe de mes fesses. Ses gestes étaient fluides et terriblement envoutants. J'avais des frissons partout comme maintenant.-Qu'est-ce que tu m'as fait Edward... Chuchotai-je pour moi même alors que je fermais les yeux.

-Je ne sais pas, à toi de me le dire. Je relevai brusquement les yeux vers lui. Il était là, devant moi, les bras croisés sur sa poitrine, son flan droit appuyé sur la chambranle de la salle de bain avec son magnifique sourire en coin.

-Qu'est-ce que tu fais là ? Je restais bloquée, la serviette à la main, la bouche ouverte et le regard surpris. Il sourit toujours plus alors que son regard descendait sur mon corps complètement nu. Soudain je réalisais et m'entourais rapidement de la serviette. Il comprit son intrusion et fronça les sourcils alors que son corps s'approchait du mien.

-Je... Excuse-moi Bella. Il se tourna brusquement, me montrant l'incroyable carrure de son dos, le galbe de ses fesses divinement mises en valeur dans son costume noir.-J'ai frappé mais tu m'as pas... Et la porte était ouverte donc...

-Donc tu es entré ? ! Répondis-je sèchement alors que je recommençais à me sécher rapidement.-Surtout ne te gêne pas ! J'entendis un léger ricanement puis il se passa une main distraite dans les cheveux les décoiffant d'avantage.-Entrer dans ma salle de bain alors que...

-Je savais que je ne verrais rien que je n'ai déjà vu Bella. Répliqua-t-il en me coupant la parole et en se retournant subitement vers moi. –Excuse-moi... Ses yeux étaient assombris alors que sa mâchoire était contractée. Il s'avança vers moi lentement, ses yeux me parcourant du regard alors que j'en oubliais ma colère.-Laisse-moi faire... Me dit-il en prenant doucement la serviette dans la main. Il se plaça derrière moi tandis que je ne bougeais pas d'un centimètre. Je sentis son torse contre mon dos nu et sa respiration dans ma nuque. Il commença à me sécher, plaçant la serviette sur mon dos. Ses doigts glissèrent en même temps me rappelant mon rêve de la nuit alors que mes yeux se fermaient. Pourquoi je ne bougeais pas ? Des frissons me gagnaient. J'étais à nouveau envoutée et je me sentais encore perdre tous mes moyens. J'avais terriblement chaud. Je sentais ses cheveux toucher mon cou, je sentais ses lèvres dans ma nuque.

-Que fais-tu ? Ma voix était fébrile et basse. Il continua de passer la serviette sur mes fesses puis contourna mes hanches pour la poser sur mon ventre alors que sa bouche s'approchait de mon oreille.

-Je te montre qui je suis Bella. Tu voulais apprendre à me connaître. Alors, Sa main se posa sur ma hanche tandis que l'autre tenait toujours la serviette qu'il s'appliquait à mettre sur mon corps.-Laisse-moi te montrer qui je suis. Ses lèvres touchèrent mon cou, sa langue suçota ma clavicule.-Tu risquerais d'être surprise. Souffla-t-il sur ma peau. Je lâchai prise, trop envoutée par son attitude, trop ensorcelée par la gravité de la voix, trop perdue dans les émotions. Je posai ma tête sur son torse alors que je soupirais de plaisir. Il me donnait encore de légers baisers dans le cou. Sa main libéra la serviette puis il s'éloigna de moi. J'eus soudainement froid...

Il passa devant moi et s'approcha de la porte. Il me sourit alors que sa main se posa sur l'encadrement.-On se retrouve dans le salon... Je t'attends... Finit-il en me regardant avec gourmandise, bien que son sourire moqueur ne le quitte pas. Puis il disparut, me laissant là, dans la salle de bain, complètement frustrée et en... colère.

Je me passai une main nerveuse dans les cheveux; tentai de reprendre un peu de contenance et réalisai ce qui venait de se passer. Merde ! Il n'avait pas fini de jouer avec moi ! Le salaud !

Je tapai du pied sur le sol, énervée de mettre encore laisser faire et tapai sur le bord du lavabo de rage.-Aïe putain ! Ça fait mal cette connerie ! Crachai-je en me tenant le poignet.

Je récupérais la serviette, la posais sur le bord du lavabo puis allais dans ma chambre. Je sortis mon tailleur, me passai ma crème de jour sur le corps rapidement, puis enfilai mes sous-vêtements. Je pris un minimum de temps pour calmer ma colère et lui montrer que ce qu'il venait de me faire ne m'avait pas atteint, bien que ce n'était en rien le cas. J'étais foutrement excitée et définitivement frustrée. Mais il ne devait pas le savoir. Appelez ça de la fierté ou quoique ce soit, ça m'était égal ! Il ne m'aurait pas si facilement.

Ma chemise fermée, je la rentrai dans ma jupe haute droite et enfilai ma veste par dessus. Elle était assez cintrée et c'était vrai qu'elle faisait ressortir ma poitrine, mais tant mieux dans un sens. Si je pouvais lui rendre la monnaie de sa pièce alors j'aurais tout gagné. C'était une partie qui pouvait se jouer à deux !

Je me plaçai à l'intérieur de mes talons, relevai mes cheveux dans une queue haute, me maquillai légèrement, puis sortis finalement de la chambre essoufflée.

-Enfin prête ? Edward était assis sur le rebord du canapé. Il avait toujours ce sourire aux lèvres alors qu'il me regardait des pieds à la tête. Ses yeux s'attardèrent sur mes seins tandis qu'il perdait son sourire. Cette fois ce furent mes lèvres qui se levèrent. Je me dirigeai dans la cuisine sans plus d'attention sur lui et mis ma machine à expresso en marche. J'entendis ses pas me suivre, puis une chaise bougea. Je ne me retournai pas et continuai de fixer l'appareil devant moi.-Alors c'est tout ? Tu ne vas pas t'énerver ? Me crier dessus ? Où même me mettre à la porte ?

Je pris ma tasse de café, la porta à mes lèvres et enfin me retournai. Il avait les sourcils froncés tandis qu'il me regardait sans bouger.-Qu'est-ce que tu veux Edward ? Tu veux une nouvelle fois qu'on se dispute ? Tu veux que nous reprenions notre petite relation comme elle l'était avant hier soir ? Il ne répondit pas tandis que je le contournai pour me diriger vers le salon et prendre les dossiers sur mon bureau.

-J'ai pas dit... Enfin, je...

-Et bien non ! Hors de question ! Je lui refis face, les mains sur les hanches alors qu'il se levait à son tour et qu'il s'avançait vers moi.

-Qu'attends-tu de moi Bella ? J'entendis à sa voix qu'il est déstabilisé. J'entendis à son ton qu'il ne savait pas ce qu'il devait faire et que ça lui faisait peur. Je me doutais qu'il allait jouer les provocateurs pour fuir ce truc entre nous, parce qu'Edward Cullen avait tout simplement peur des relations pour une simple et bonne raison qu'il n'en avait jamais eu. Mais ça je ne l'avais pas compris qu'avant hier et c'était devenu comme une évidence...

-Qu'est-ce que j'attends de toi Edward ? Je m'approchai et plaçai ma bouche à quelques centimètres de son visage.-J'attends de toi la vérité... J'ai entraperçu le vrai Edward, celui qui s'investit dans ce qu'il aime, celui qui protège sa famille et les personnes qu'il aime... Je sais que tu es différent du gros con pour lequel tu te fais passer et crois moi quand je dis que je vais percer cette carapace ridicule et inutile. Il ne bougeait pas d'un pouce alors que je m'approchais encore de lui et que ma poitrine touchait son torse. Mes mains étaient toujours sur mes hanches et ma voix était régulière et froide. Je tentais de ne pas me trahir et continuais de lui parler, très près du visage.-On peut être deux à jouer Edward... Ses yeux se fermèrent, sa respiration s'accéléra. Je souris fière de l'effet que j'avais sur lui et m'éloigne une nouvelle fois.-On peut y aller maintenant. Lui dis-je toujours aussi sûre de moi.

Lorsque je pris mes affaires, enfilai mon manteau et attrapai mes clés, il était encore à sa place.-Edward ! Insistai-je alors que j'ouvrais la porte.

Lorsqu'il me rejoignit, il se posa à mes côtés sans un regard pour moi. Aurais-je touché un point sensible ? Est-ce qu'Edward Cullen serait en colère ? Il mit ses mains dans ses poches alors qu'il se posait sur le mur, son dos appuyé contre ce dernier. Je le regardais tandis que lui fixait un point dans le vide. Je ne pouvais m'empêcher de le dévorer des yeux. Il était tellement beau et... Merde ! Je n'allais pas commencer ! Je secouai la tête pour me ressaisir.

-Au fait, pourquoi être venu me chercher ce matin ? Évidemment, je lui posai ma question en évitant soigneusement de le regarder et en fermant ma porte à clé. Il me regarda, puis un sourire apparut sur ses lèvres alors que je lui faisais finalement face.

-Je ne voulais pas que tu sois en retard. Répondit-il en gardant ses mains dans les poches. Son sourire tout ce qu'il y avait de plus innocent installé sur le visage. Bien sûr ! Comme si j'allais gober cela !

-Bien sûr Cullen ! Venir me chercher une heure à l'avance était vraiment nécessaire ? M'agaçai-je alors que j'avançai vers l'ascenseur. J'appuyai sur le bouton sans lui prêter attention et attendis patiemment que la cabine arrive.

-J'avais envie de te voir... Souffla-t-il. Ces mots étaient si faibles que je crus avoir rêvé. Je me tournai vers lui et le regardai surprise. Il continuait de regarder droit devant lui alors que je soufflais d'énervement. Ne pas montrer que cela t'atteint, c'est tout ce que tu as à faire Bella ! Oui je sais ! Ha oui ? Alors arrête de le mater de cette façon putain !

Je revins brutalement à la réalité lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Oups ! Ne me dis pas que je viens de le dévisager pendant tout ce temps ? Si ? Au vu de son sourire je dirais que oui.

Je grimaçais puis finis par le suivre dans l'endroit confiné. Il se plaça dans le fond de la cabine alors que je me plaçais devant, le regard braqué sur les chiffres qui diminuaient à mesure que l'on descendait les étages.

Tout semblait lent, terriblement lent. J'entendais presque sa respiration alors que je resserrai ma prise sur mon sac. Ne te retourne pas, ne te retourne pas.

Soudain, je sentis son torse contre mon dos. Son nez s'approcha de mon cou alors que je l'entendais humer mon odeur. Je pouvais imaginer jusqu'au sourire qui devait le gagner. Je pouvais m'imaginer ses yeux fermés et son pouls rapide. Il se délectait de mon arôme alors que j'étais incapable de retenir ce foutu gémissement. Une de ses mains se plaça sur ma hanche.

-Tu te souviens de tout ce qu'on a pu faire dans un ascenseur. Bella... Ce n'était pas une question, ce n'était qu'une foutue affirmation. Des flashs des moments avec lui revenaient par vague abondante, humidifiant d'avantage ma petite culotte. Je réprimai néanmoins un nouveau gémissement et tentai par tous les moyens de reprendre le contrôle. J'avais dit que j'allais être forte et lui résister. C'était ce que j'allais faire. Je serrai brusquement les poings et me retournai vers lui, le regard noir et la mâchoire serrée.

-Je me souviens surtout de chacun de tes rejets... Edward... Ma réplique était acide et mon sang bouillonnait dans mes veines. Je me souvenais de tous ces moments où il s'était servi de moi pour assouvir son espèce de petite vengeance. Bizarrement, j'avais l'impression que la soirée d'hier soir n'était qu'un rêve et qu'Edward Cullen était le pire des idiots. Pourtant, la lueur de douleur que je voyais passer dans ses yeux me confirmait que non. Il me regardait, reprenant son masque dur et froid alors que le ding annonçant l'ouverture des portes retentit. Je soutins son regard, puis toujours aussi froide, je sortis de cet endroit maudit et me dépêchai de rejoindre ma voiture... Ma voiture ? Comment était-elle arrivée là ? C'était Edward qui m'avait ramené hier soir...

-Où vas-tu ? D'ailleurs ce dernier, venait de m'attraper le bras. Il me tourna vers lui me permettant de voir son regard surpris et frustré tandis qu'il attendait sa main encore brulante sur mon corps. La colère grouillait toujours en moi alors que je ne pouvais me résoudre à lui céder si facilement.

-Je prends ma voiture. Je n'ai pas besoin d'un chauffeur. Je le toisais, puis me détachais de sa poigne.-Encore moins si c'est toi ! Ma voix s'était brusquement radoucie à ses dernières paroles. Il continua de me fixer sans réellement comprendre ma réaction. Il se passa une main dans les cheveux puis se dirigea finalement vers sa voiture. Non sans un dernier regard pour moi.

Je fermai les yeux une seconde et soufflai à nouveau. J'attrapai mes clés de voiture et m'y dirigeai comme si j'avais le diable aux trousses. Je m'assis sur mon siège, puis me penchai en avant, jusqu'à ce que ma tête tape une première fois contre ce dernier. Je recommençai encore, répétant ce mot incessant « Putain ! Putain ! Putain ! »

Sur le coup, je n'avais pas compris mon trop plein d'énervement. Etait-ce la frustration, ou simplement cette envie d'avoir Edward à mes côtés ? Parce que oui, je voulais Edward dans ma vie. Je voulais apprendre à le connaître, je voulais qu'on prenne notre temps et qu'on commence un semblant de relation. Mais ce matin, en voyant son comportement, j'avais tout de suite compris qu'il n'avait pas les mêmes intentions. Pourquoi ? Je ne savais pas exactement. Il m'avait bien expliqué qu'il n'avait jamais eu de relation sérieuse. Etait-ce pour cela qu'il réagissait de cette façon ? Ou bien c'était peut-être juste nos caractères qui semblaient incompatibles. Je n'aimais pas la dernière raison. Je recommençai à me frapper le front contre le volant jusqu'à ce qu'un bruit strident retentisse et que la voiture d'Edward passe à mes côtés. Il s'arrêta puis descendit la fenêtre côté passager pour pouvoir me parler. Voyant que je ne bougeais pas, il m'indiqua d'en faire autant. Je finis par réagir et le regardai attendant une réaction de sa part.

-Monte avec moi s'il te plait... Me souffla-t-il après quelques secondes de réflexions. Je ne savais pas quoi faire. Je n'osais pas le regarder et je me concentrais sur ce petit défaut au niveau de mon volant. Ma lèvre inférieure était emprisonnée par mes dents alors que je réfléchissais encore et toujours aux conséquences. Je savais que si je montais dans cette voiture, son odeur serait partout... Malheureusement pour moi, j'étais tout bonnement incapable de résister à son odeur. Hors, je m'étais promis de ne pas lui donner satisfaction. -Bella ! Insista-t-il devant mon silence.

Je relevai les yeux vers son visage et croisai son regard étrange. Il semblait contrarié.-Monte s'il te plait. Un petit sourire apparut au coin de mes lèvres alors que je m'approchais du bord de ma fenêtre.

-A une condition... Je lui souris toujours tandis qu'il me jaugeait du regard.

-Très bien... Laquelle ? J'avais presque l'impression qu'il appréhendait ce que j'allais lui demander et j'avais la sensation de faire une énorme connerie mais qu'importe. Je voulais faire évoluer les choses entre nous, alors je me lançais...

-Tu viens diner avec moi ce soir. Il ouvrit et referma la bouche plusieurs fois alors que son regard s'encrait dans le mien.

-Je t'invite. Je secouai la tête.

-Je t'invite. Je décide du lieu, de l'heure et je paye l'addition. Tu n'as pas le choix ! Il se pinça l'arrête du nez, alors qu'il cherchait une solution à son dilemme. J'entrevoyais bien son côté macho ressortir. Le temps des hommes qui payaient constamment l'addition était totalement révolue. Et puis, je voulais contrôler cette soirée et percer cette foutue carapace qu'il se tuait à entretenir.

-Hors de question ! Sa voix claqua. Je le regardai surprise puis toujours de ma place je lui posai la première question qui me passait par la tête.

-Pourquoi ? Il secoua la tête puis reporta son attention devant lui.-Ne me dis pas que c'est par pur principe. Franchement, ça serait ridicule. On est plus au moyen âge, il faut évoluer avec son temps. Ris-je, tout en plaçant ma ceinture. Je décidais de le pousser encore un peu plus.-Bon et bien, puisque tu ne veux pas, on se retrouve au bureau ! J'enclenchai le moteur et passai la première.

-Non Bella... Je... Je reportais mon attention sur lui et laissais enfin un sourire franc et direct me gagner.-D'accord, j'accepte. Il se pinça une nouvelle fois l'arrête du nez, et je ne pus rien faire d'autre que de trouver cette petite habitude sexy à souhait. Je me raclai la gorge, m'obligeant ainsi à arrêter de fantasmer, et sortis finalement de la voiture. Je me demandais vraiment pourquoi c'était si important de m'amener au travail. Je ne comprendrais décidément pas tout aux réactions de mon cher coéquipier.

Ma main se posa sur la poignée, puis je montai dans la voiture. Comme je le pensais son odeur était partout et mon trouble de ce matin refit surface. Ok… Edward va falloir que tu me fasses la conversation sinon je ne jure plus de rien. Pourtant, et malgré mes pensées qui divaguaient de plus en plus, il ne dit rien. Son regard était rivé sur la route devant lui et ses mains accrochées à son volant. Il semblait tellement pris dans ses pensées...

-A quoi tu penses ? Sa voix claqua et me fit presque sursauter. Je le regardais surprise puis secouai la tête. C'était ma question à la base...

-Je... J'allais te poser la même question en réalité... Soufflai-je troublée. Il reporta son attention sur moi et me sourit.

-Je réponds si tu réponds... A quoi jouait-il ? Vraiment, je n'arrivais pas à le suivre. Toujours à jouer le chaud et le froid. J'avais la tête qui tournait tellement son comportement m'échappait.

-Qu'est-ce que tu attends de moi ? Je le dévisageai tandis qu'il semblait impassible. Puis un sourire apparut sur son visage alors qu'il reportait son attention sur la route.-Tu es tellement bizarre Edward Cullen ! Je répliquai tout en reportant moi aussi mon attention sur le paysage extérieur.

-Mais tu n'as toujours pas répondu à ma question. Continua-t-il, ce stupide sourire accroché aux lèvres. Je souris à mon tour et secouai la tête alors que je ne détournais pas mes yeux de la route.

-Toi non plus il me semble... Ma voix n'était qu'un souffle et je ne bougeais pas mon regard de ce feu devant nous. Je l'entendis rire légèrement et tentai tant bien que mal d'oublier l'effet que son ténor me faisait.

POVE.

Putain ! Je suis un gros con ! Comment j'arrive à être aussi nerveux en sa présence ? Je fais tout de travers depuis que j'ai eu cette idée complètement absurde d'aller la chercher chez elle. Pourtant hier soir, j'avais de nouvelles résolutions en tête. Je voulais Isabella Swan dans ma vie. Et malgré tout ce que je peux penser, chaque fois, tout part de travers.

Hier soir...

Mon sourire ne me quittait plus alors que je m'éloignais d'elle. Bella restait planter sur le porche de son immeuble. Elle semblait heureuse malgré ce sourire figé sur son visage. Je savais qu'avec ma dernière réplique elle se doutait que je n'en avais pas fini avec elle. Mais elle ne se soupçonnait certainement pas qu'à quel point cela était vrai. Je voulais conquérir le cœur d'Isabella Swan. Mais je ne pensais pas que la route allait être si difficile. Bella était sur ses réserves. Elle s'était reculée lorsque j'avais voulu l'embrasser. Elle voulait prendre son temps, ce que je pouvais facilement comprendre, mais j'avouais qu'à cet instant, je l'avais pris comme un rejet. Et malgré mon espèce de détachement lorsque je l'avais quitté, j'étais affecté par tout cela. Peut-être qu'après tout ce que je lui avais dit, elle ne voulait plus de moi ?

Je montais finalement dans ma voiture, non sans un dernier regard dans sa direction. Elle avait les yeux levés vers le ciel. Sa robe volait légèrement au gré du vent et ses yeux semblaient pétiller comme les étoiles de ce soir. Est-ce que je la trouvais belle ? Oui. Je crois même que c'était plus que cela. Non seulement elle était magnifique mais en plus, elle m'avait littéralement envouté. Je n'étais pas sûr d'être quelqu'un d'assez bien pour cette femme formidable et je commençais à me poser beaucoup de questions. C'était son regard qui m'avait fait tout oublier. Elle avait reporté son regard vers moi et elle avait sourit. Sa main s'était levée jusqu'à son visage et elle m'avait alors fait un petit signe de main pour me dire au revoir. Puis elle était entrée dans le hall de son immeuble, disparaissant de ma vue...

Soufflant pour me donner du courage, j'avais fini par démarrer la voiture et avais pris la route pour rentrer chez moi. Mais je m'étais souvenu de la voiture de Bella encore garée devant chez James. Je n'avais pas le choix, il fallait que j'aille la chercher. Bien que le fait d'y aller me répugner, je préférais le faire plutôt que ce soit elle. J'avais entrevu l'effet qu'elle produisait sur James et je n'étais pas réellement rassuré. Jaloux ? Oui c'était certain, parce qu'un James tombant amoureux d'une fille était tout sauf une bonne chose... Et... Je ne le permettrais pas.

Je me rappelais toutes les choses qui s'étaient produites dans la soirée. J'avais rassemblé un maximum d'informations lors de cette soirée. Est-ce que Bella avait apprécié la présence de James ? Est-ce qu'elle voulait essayer quelque chose avec lui ? Je me posais encore toutes ces questions. Pourquoi ? Le simple fait qu'elle m'ait dit qu'elle n'avait pas couché avec lui n'était aucunement une démonstration d'affection envers moi. Si James ne représentait réellement rien pour Bella, pourquoi avoir accepté ce rendez-vous ce soir ?

A cause de toi triple andouille !

Pourquoi ce serait à cause de moi ? Après que l'on ait fait l'amour dans ces toilettes, c'était une nouvelle fois elle qui m'avait repoussé. Je conçois que ce n'était pas le lieu le plus romantique pour le faire, mais de là à s'éloigner subitement et appeler James pour ce foutu diner ! Merde quoi ! Je voulais lui dire que j'étais troublé par elle. Je voulais lui avouer qu'elle me mettait chaque fois dans tous mes états et que... Que j'avais besoin d'elle. Mais elle avait fuit, m'avait repoussé. Si ce n'était pas le meilleur moyen de me montrer qu'elle tenait à James, alors je ne comprenais vraiment rien à la psychologie des femmes !

J'avais fini par secouer la tête, tentant d'ignorer les différentes voix et émotions qui se succédaient en moi. Certaines me rassuraient quand à mon avenir avec Bella, d'autres me tourmentaient en me montrant que James était un adversaire redoutable. C'était le pire rival que je pouvais avoir, parce qu'il était non seulement celui qui m'avait tout appris mais aussi parce qu'il connaissait Bella mieux que moi. Il était devenu son ami. J'étais sur d'ailleurs qu'il devait avoir des idées derrière la tête à accepter toutes ses choses avec Jessica. J'avais essayé de ne rien montrer devant Bella pendant son récit, mais dès lors qu'elle m'avait raconté la réaction de James face à ses actions, j'avais compris que je n'étais pas le seul à être tombé sous le charme de la belle brune.

La voiture de Bella était juste devant moi. Je garais la mienne puis sortis de mon espace confiné. J'avançais avec prudence vers sa camionnette, cherchant ses clés dans les poches arrière de mon jean. Je les avais prises dans son sac, lorsque je lui avais proposé de la ramener.

-Espèce de gros con tout est de ta faute ! J'eus juste le temps de me retourner et d'esquiver le coup de James. Son poing s'écrasa sur la portière.-Aïe ! Putain de merde ! Espèce d'enfoiré ! Sa mâchoire était crispée et son visage tout rouge. Il me regardait de ses yeux froids et colériques. J'aurais presque pu avoir peur, mais c'était tellement jubilatoire de le voir souffrir de la sorte que je n'avais pas pu empêcher le sourire de s'installer sur mes lèvres.-En plus ça te fait rire connard ! Continua-t-il en se tenant la main.

-Tu t'es fait mal tout seul je te signale ! Répliquai-je plus sérieux. Il se reprit finalement et me toisa de toute sa hauteur, même s'il n'était pas plus grand que moi. Je soutins son regard et lui montrai bien que je n'avais pas peur de lui. Mon poing me démangeait une nouvelle fois alors qu'il se mesurait apparemment à ma personne. Ses narines semblaient se dilater à chacune de ses respirations. Son corps était comme pris de tremblements alors que je ne pouvais réprimer un nouveau sourire.

-Si tu crois que tu l'auras si facilement tu te mets le doigt dans l'œil. Il s'approcha de moi et frappa son doigt contre mon torse. Je regardais ce dernier avec l'envie effroyable de lui mettre dans le cul, mais me retenais de justesse lorsque son haleine empestant l'alcool se fit plus forte. Mes yeux remontèrent vers son visage crispé me laissant apprécier la fureur qui l'habitait à cet instant.-T'es qu'un minable Edward. T'as toujours été un minable et tu le resteras à jamais. Isabella ne voudra jamais d'un looser comme toi, peu importe ce que t'as pu lui raconter !

-Je ne lui ai dit que la vérité James. Crachai-je cette fois en montant la voix. Il avait touché un point sensible. Malgré toutes les filles que j'avais pu avoir depuis que je le connaissais, une seule avait réussi à tout chambouler.

-Oh mais il semblerait que notre petit Eddy soit en colère soudainement ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as peur qu'elle te file sous les doigts en se rendant compte que t'es qu'un minable ? Finit-il le sourire en coin. J'avais envie de lui faire ravaler ses paroles. Je voulais lui montrer ce que le minable était capable de faire mais je n'eus le temps de rien car sa phrase me prit au dépourvu.-Elle sera à moi. Peu importe ce que tu pourras tenter, Isabella sera à moi ! Mon poing se serra brusquement alors que je le remontai et l'abattit subitement sur sa joue. Il ne s'y attendait encore une fois pas, et le coup sembla lui être fatal. Il chancela en arrière alors que la marque de mon cou commençait à apparaître sur sa pommette.

-Elle n'est à personne t'as compris ? Ma voix était froide alors que je le pointais du doigt.-Tu l'approches et je te tue ! Continuai-je de plus en plus menaçant. J'étais fou de rage. Comment osait-il s'approprier l'amour de Bella de cette façon ? Cette femme n'appartenait à personne et je ne permettrais aucun homme et surtout pas James de lui faire quoique ce soit.

Qui essaies-tu de convaincre ? Tu sais bien que tu voudrais qu'Isabella t'appartienne à toi et ça te bouffe de savoir que ce pourrait être lui qui l'ait et pas toi !

Oh ta gueule toi ! !

Je bouillonnais non seulement contre mes pensées mais aussi contre l'impuissance de la situation. J'avais vu Bella s'éloigner de moi tout à l'heure lorsque j'avais voulu l'embrasser. Qu'est-ce qui me disait qu'elle ne retournerait pas vers James ? J'étais en rogne, contre moi, contre lui, et surtout contre elle. Parce qu'elle attisait toutes ces choses chez la gente masculine. Je savais que j'étais jaloux, mais voir déjà la moitié de la population masculine de l'entreprise lui tournait autour était déjà beaucoup. Le coup de Mike était encore pire, mais là... James qui entrait dans l'équation.. J'avais franchement peur de la perdre. Surtout que... J'étais novice dans les sentiments et les relations amoureuses.

-Tu auras beau essayer de me frapper autant que tu veux Edward... Isabella sera à moi quoique tu fasses. Et tu le sais.. C'est pour ça que tu es autant en colère. Elle va une nouvelle fois t'échapper. Il s'était de nouveau approché et recommençait à me provoquer. Le coup que je lui avais porté au visage n'avait apparemment pas suffit à le calmer, ou alors l'avait un peu trop atteint au contraire. Son cerveau devait être trop encombré pour qu'il réagisse de la bonne façon.-Dis moi, qu'est-ce que ça fait de retrouver la femme que tu aimes -parce que c'est ça non ? Tu es amoureux d'Isabella, n'est-ce pas ?- Fourrant sa langue dans celle de ton ancien meilleur ami ? Il s'amusait de la situation. Ma fureur prenait de plus en plus d'ampleur alors que je me retenais. C'était ce qu'il attendait. Il voulait me pousser à bout pour se servir de cela par la suite. Mais je tins bon. Je m'approchai de lui, mon torse contre le sien et le toisai du plus profond dégout qu'il m'inspirait.

-Tu peux dire ce que tu veux. Bella est assez grande pour prendre les bonnes décisions. Et crois moi que la prochaine langue que je verrai dans sa bouche sera la mienne. Je parlais froidement, ne lui montrant aucunement qu'il m'avait atteint.-Tu n'es rien de plus qu'un ancien ami à elle alors que je suis son collègue de travail, que je la vois tous les jours et qu'en plus, c'est moi qui est les clés pour ramener sa voiture chez elle. Pourquoi ? Oh tout simplement parce qu'elle est partie de votre petit dîner aux chandelles pour venir avec moi. Et rien que moi. Alors pense tout ce que tu veux James. Bella est une femme intelligente, elle ne se laissera certainement pas avoir par un type comme toi. Il souriait. Il souriait de son putain de sourire en coin tandis que je me retenais de lui faire ravaler sa fierté. Je me reculai et déverrouillai la voiture à l'aide des clés. Il restait à sa place et me regardait faire toujours avec ce sourire. -Ah au fait, commence déjà par arrêter de l'appeler Isabella. Si tu la connaissais si bien que tu sembles le prétendre, tu saurais qu'elle déteste son prénom en entier. Il semblait réfléchir tandis que je vis une lueur d'incertitude passer dans ses yeux. Je décidais d'en profiter.-Mais tu dois certainement savoir qu'elle préfère mille fois qu'on l'appelle bébé comme le font tous ses amis n'est-ce pas ? Il réfléchissait encore. Je sentais qu'il essayait de se souvenir d'un moment où une de ses amies l'appelaient comme ça. Pourtant, il ne pouvait en trouver vu que Bella ne supportait pas ce surnom. J'avais eu l'occasion de le voir lorsqu'elle était sortie avec Mike et au vue de la grimace qu'elle avait affiché face à ce surnom, je me doutais qu'elle ne devait pas l'apprécier. Il fallait bien que je gagne un peu de temps... Juste au cas où...

Je ne lui dis rien de plus, démarrais et partis avec la voiture de Bella. L'odeur dans cette dernière était plus que présente dans la voiture, et cela me calma rapidement. Je revoyais son sourire et sa douceur. Malgré l'assurance dont j'avais fais preuve devant James, je me souvenais encore de la fois où je l'avais retrouvée dans ses bras sur le bord de ses lavabos. Bien qu'il ne se fut rien passé ensuite, j'avais toujours cette vision d'eux en tête et cela me mettait hors de moi.

Soudain, je fis demi-tour et retournais brusquement vers ma voiture. J'arrivais juste à temps. James avait une batte à la main et allait frapper son premier coup sur le pare-brise. Je stoppai la voiture à quelques centimètres de son corps, le faisant trembler de peur. Je sortis rapidement, laissant la portière ouverte et l'attrapai par le col. Toute ma colère remonta alors que j'entendais le bruit de la batte tomber sur le sol.-T'allais faire quoi là ? T'allais faire quoi ? Hurlai-je, resserrant ma prise sur son col. Il blanchissait à mesure qu'il mesurait la puissance de ma colère. J'avais trop contenu ma fureur pour rester impassible.-Qu'est-ce que tu as contre moi hein ? Qu'est-ce que t'as ?

-Qu'est-ce que j'ai ? Il sembla reprendre soudainement contenance. Ses mains attrapèrent les miennes pour les retirer de son col alors qu'il s'éloignait de moi.-J'ai que Bella me plait aussi ! On est deux à aimer la même femme alors tu me lâches ok ? Il hurlait dans la rue tandis que j'essayais d'assimiler les choses. On ne pouvait pas se battre pour la même femme. C'était impossible. Pourquoi fallait-il qu'il soit sous son charme à elle ? Putain ! Je ne voulais pas cela.

-Il y a une grande différence entre aimer et désirer une femme James ! Hurlai-je à mon tour, essayant par tous les moyens de trouver un échappatoire. -Bella ne sera jamais tienne, quoique tu fasses ! Continuai-je toujours aussi fortement.

-Cela suffit tous les deux ! Ça commence à bien faire vos conneries ! Je me retournai brusquement vers ma sœur qui venait de se manifester. J'étais plus que surpris de la voir ici et je savais pas réellement quoi dire.

-Alice ? Que fais-tu ici ?

-Qu'est-ce que tu veux la naine ! Cracha James par dessus mes paroles.

-Retiens tes paroles espèces de chien !

-Tu sais ce qu'elle te dit la naine ! Connard ! Ma sœur et moi nous exprimâmes en même temps alors que James secouait la tête de droite à gauche tout en se reculant.

-Vous êtes tarés ! C'est cela en réalité, vous êtes tous tarés ! Continua-t-il en levant les mains.

-Vous savez quoi ? Bella sera à moi, peu importe ce que toi ou ta naine de sœur pourrait dire ! Alice se précipita subitement sur lui en serrant les poings alors que je la rattrapais au vol. Il manquerait plus qu'elle se fasse mal. Je l'immobilisai tant bien que mal alors qu'elle se débattait dans mes bras.

-Laisse moi Ed ! Je te jure... Je vais... Je vais le tuer… Ce gros... Con... Elle semblait presque effrayante et je vis James blêmir alors qu'il arrivait devant sa porte. Il nous jeta un dernier coup d'œil.

-Pff ! Vous êtes minables... Finit-il en ouvrant la porte et en disparaissant chez lui alors que ma sœur s'énervait toujours plus dans mes bras. Après cinq bonnes minutes à lui répéter qu'il était parti et qu'elle devait se calmer, ma sœur finit par le comprendre et s'apaisa enfin.

-Pourquoi tu m'as pas laissé faire ? Je lui aurais montré qui sont les Cullen à ce... ce...

-C'est bon Alice. Laisse tomber ! Je la lâchais finalement et soupirais de lassitude. Je ne pensais pas qu'il allait se passer autant de chose pendant la soirée.-Au fait, que fais-tu ici ? Et Chloé ?

-Je l'ai déposée chez Angela... Elles avaient malheureusement eu l'occasion de sympathiser toutes les deux, apprenant qu'elles avaient une amie en commun. Du coup, Alice ne se gênait pas pour aller s'incruster chez Angela et vice versa.

-Oui d'accord, mais ça n'explique pas que tu sois ICI ! Insistai-je en me dirigeant vers la voiture de Bella.

-Je t'ai suivi... Après que tu nous aies déposé, j'ai demandé à Angie de garder ma fille et j'ai appelé un taxi pour te suivre... Je savais que tu allais voir Bella. Et je me doutais de la tournure de la soirée. Surtout en sachant qu'elle avait rendez-vous avec James..

-Tu veux dire que tu te souvenais de James depuis le début... Et tu savais ce qui allait se passer... Elle leva les yeux au ciel et passa une main sur son front.

-Malheureusement cher frère, je te connais plus que tu ne le crois. Finit-elle en riant. Elle se dirigea vers ma voiture.

-Où est-ce que tu vas ? Elle leva les épaules négligemment.

-Je te suis avec ta voiture jusqu'à chez Bella non ? J'acquiesçai puis lui lançai mes clés avant de m'engouffrer dans la voiture de ma belle et de démarrer.

… Fin du Flash-back...

Après cela, j'avais ramené la voiture de Bella. Je pensais être soulagé et tranquille jusqu'à chez moi, sauf que j'avais oublié ma sœur. Elle trépignait sur le siège passé lorsque j'arrivai près d'elle. Elle me regarda attentivement alors que je voyais à son regard que je n'aurais pas d'autre choix que de tout lui avouer.

-Est-ce que ça va ? Je tournai le visage rapidement vers Bella, surpris de l'entendre me parler. Ses yeux étaient inquiets alors qu'elle se mordait la lèvre inférieure. Je la trouvais de plus en plus belle, et étais chaque fois plus déstabilisé par sa beauté. Je soupirai et reportai mon attention sur la route.

-Oui ça va... Je soufflais en regardant devant moi, bien que je sentais encore son regard sur mon visage.

Je ne voulais pas l'affronter. Depuis ce matin je faisais tout de travers. Suite à ma conversation avec ma sœur, je décidais d'aller la chercher et comptais lui montrer qu'elle me plaisait réellement. Je voulais qu'elle sache que j'avais envie d'un quelque chose avec elle. Mais, j'avais tout foiré. Déjà, la surprendre dans sa salle de bain n'était pas la meilleure des entrées en matière. Je restais bloqué sur elle. J'avais tellement envie d'elle, tellement envie de la toucher, de l'avoir contre moi... Tout avait dérapé. Je savais que j'avais rien fait comme j'aurais du le faire, mais merde ! C'est elle qui me faisait faire n'importe quoi. C'est comme si j'en perdais tous mes moyens au point de ne plus savoir pourquoi et ce que je faisais réellement... Pourquoi tout ne pouvait pas être juste simple ?

Mais Bella et moi étions deux personnages bien à part. Certaine fois j'avais la sordide impression que toutes nos disputes ne venaient que du simple fait que nous ne comprenions pas ce qui nous arrivait tout simplement. J'étais souvent perdu face à cette attraction que je ressentais près d'elle. Comme à cet instant. Je n'avais qu'une envie, passer une main sur sa joue, embrasser la délicatesse de son cou, profiter du galbe léger mais pourtant tellement envoutant de sa poitrine. Tout en elle m'attirait. J'avais envie de la faire mienne chaque fois qu'elle était près de moi et souvent je n'arrivais même plus à réprimer mes pulsions. Je savais que ce n'était pas une solution, mais c'était peut-être ma façon à moi de fuir ce qui pourrait se passer entre nous. Parce que cette femme était tout ce que je désirais... Et je savais que si je ne faisais pas ce qu'il fallait, je pourrais facilement la perdre et laisser passer ma chance. James n'en resterait pas à ce qu'il s'était passé hier soir. Je savais qu'il allait retenter sa chance avec Bella et il fallait que j'arrive à lui montrer que j'étais là et que j'avais envie d'elle...

-Tu as l'air tellement pris dans tes pensées... Souffla-t-elle. Je la regardais une nouvelle fois et ne pouvais réprimer un sourire sur mon visage. Elle était tellement fascinante. Juste les mimiques qui la gagnaient à chacune de ses questions, la façon dont les rougeurs prenaient place sur ses joues, ou encore la petite étincelle qui brillaient dans ses yeux. Je voulais tellement qu'elles ne soient que pour moi...

-Excuse-moi. Dis-je tout en la fixant du regard. Pourquoi m'excusais-je au juste ? Pour hier, aujourd'hui ou même encore demain ? Je ne savais plus. Elle était entrée dans ma vie et elle avait tout bouleversé. Que ce soit il y a cinq ans, ou encore maintenant. Un sourire s'étalait sur mon visage au souvenir de notre « mariage ». Le hasard faisait vraiment bien les choses. C'était un pur coup de chance cette fois là. Au départ, j'avais profité de ces événements pour me venger, mais tel est pris qui croyait prendre. Je savais qu'avec ce qu'il s'était passé avec James à cette époque serait remonté à un moment ou un autre... Mais je n'aurais jamais cru si vite. Cela dit, le fait d'avoir enfin compris que j'étais amoureux d'elle me permettait enfin d'y voir plus clair et je pouvais affirmer que je ferais tout pour plaire à Isabella Swan. Même si je savais que le chemin ne serait pas facile... Surtout que les mauvaises habitudes revenaient trop vite, surtout lorsqu'elle était près de moi et qu'elle me fixait depuis cinq bonnes minutes

L'envie folle de l'avoir contre moi monta encore d'un cran alors que je resserrais ma prise sur le volant.

-Pourquoi tu me regardes comme ça ? Lui dis-je doucement. Je tentais un léger regard vers elle et retenait ma respiration devant son regard assombri. Elle se mordait la lèvre inférieure puis laissait apparaître un sourire espiègle.

-Pourquoi ? Est-ce que ça te dérange que je te regarde ? Dire que j'étais perdu devant son comportement serait plus que vrai. Elle semblait me provoquer alors que je soutenais son regard. Ses yeux s'encrèrent dans les miens, mes mains devinrent moites, mon cœur s'accéléra et mes yeux durent s'assombrir. Le moins que l'on puisse dire et que j'étais très réceptif à sa provocation et malgré toutes mes bonnes volontés pour lui résister, j'avouais qu'à cet instant, je serais bien tenté d'arrêter la voiture ici et maintenant et de la faire mienne.

-Bella arrête ça. Couinai-je en reportant brutalement mon regard sur la route. Je ne savais pas à quoi elle jouait, mais ça ne m'amusait pas du tout. Un sifflement m'échappa lorsqu'elle posa sa main sur ma cuisse. Je sentis ma virilité se lever subitement et retins un grognement en sentant sa main s'aventurer toujours plus haut sur ma cuisse.-Qu'est-ce que tu fais ?... Ma voix était rauque tandis que mon souffle s'était fait la malle.

-Je retiens ton attention. Finit-elle en effleurant mon sexe du bout des doigts.

-Arrête ça... Dis-je dans un gémissement.-Je... Je croyais que tu voulais qu'on apprenne à ce connaître. Réussis-je à argumenter. Elle rit légèrement alors qu'elle effleura encore une fois ma longueur qui frétillait dans mon pantalon.

-Et je croyais que toi, tu n'attendais que ça... De me faire tienne à nouveau... Me dit-elle langoureusement en s'approchant de mon oreille. Je retins un grognement et resserrai mes mains sur le volant.-Mais tu as raison. Brusquement, plus rien. Elle se rassit correctement, et regarda la route droit devant elle.-Il vaut mieux apprendre à se connaître avant. Finit-elle le sourire aux lèvres. Je restais planté la bouche ouverte, frustré et désorienté par son attitude.

J'allais pour lui rendre la monnaie de sa pièce, mais malheureusement je me rendis bien vite compte que nous étions arrivés. Je garai la voiture sur le parking, arrêtai le moteur et me pinçai l'arrête du nez.

-C'était quoi ça… Lui dis-je les yeux clos.

-Je ne vois pas de quoi tu parles. Répondit-elle en sortant de la voiture et en me laissant une nouvelle fois planté là. Je sortis rapidement à mon tour et me dépêchai de la rejoindre. Lorsque j'arrivais à sa hauteur, je m'approchai de son oreille.-Tu ne perds rien pour attendre ma belle... Elle venait de réveiller la mauvaise partie de mon subconscient en me provoquant de la sorte et j'étais bien décidé à la provoquer à mon tour... Toute la journée...

D'autant plus que je savais que ce soir elle m'invitait au restaurant. Bien que l'idée que ce soit elle qui m'invite et non moi, me répugnait grandement, je devais bien admettre que la perspective de passer la soirée avec elle et de lui montrer que je pouvais être quelqu'un pour elle, m'enchantait grandement.

Pris dans un élan de courage et d'envie, ma main prit la sienne et la serra gentiment, lui permettant de me rejeter. Elle fut surprise quelques secondes. Elle me regarda puis après un petit sourire, elle resserra ses doigts autour des miens alors que nous entrions dans l'immeuble.

-C'est une blague ! Bella parla d'une voix froide et tranchante en même temps que moi.

-Qu'est-ce vous faites là ? Je regardai les deux personnes face à nous et sentis ma rage monter rapidement. Mes doigts se resserrèrent autour de ceux de Bella alors qu'elle lâchait subitement ma main et la posa sur sa hanche.

On était si bien parti...

...

Alors là ! Vous me détestez n'est-ce pas ? mdr

Je tiens bien évidemment à remercier ma Beta d'amour sans qui je ne serais rien du tout ! Rhea chouchounette dis bonjour ! hihi.. Elle est timide !

Je vous dirai bien que vous savez ce qu'il vous reste à faire maintenant, mais vous êtes seuls juges de ce que vous voulez réellement faire. Review ? Pas review ? A vous de voir...

Gros bisous

Je vous aime !

R&L