Coucou !
C'est Rhea ! Luna ne peut malheureusement pas poster ce chapitre parce que sa connexion fait encore des siennes.
Elle se joint à moi pour vous souhaiter une Bonne et Heureuse année, remplie de Lemon bien sûr.
Nous espérons que cette année aussi, vous serez de plus en plus nombreux à suivre les écrits de Luna et ceux que nous avons en commun elle et moi.
Elle s'excuse de ne pas avoir pu répondre à vos commentaires mais promet de se rattraper le plus vite possible.
Sur ce, place à ce chapitre, très très hot !
POVE.
-Tais-toi Cullen... Assez de parole... J'ai besoin... D'action.
-Alors action...
Ma posture changea soudainement. Je ne sentais plus la douleur, je ne sentais plus l'humidité, je ne voyais plus rien autour. Mes yeux étaient focalisés sur cette gorge offerte devant moi, mon regard était envouté par ce corps humide et tentant juste là. À quelques mètres. À cet instant, un astéroïde aurait pu passer au travers de la pièce que je ne l'aurais même pas vu.
Mon pied avança d'un pas, analysant néanmoins les réactions de la déesse devant moi avant d'enchaîner avec un autre. Elle ne disait rien, ses yeux fixant tour à tour mes pieds puis mon visage. Je ne pus retenir un sourire d'apparaître ouvertement sur mes lèvres et lorsque je relevai les yeux vers elle, un éclat d'espièglerie complétait son sourire. Je compris tout de suite que je n'allais pas en ressortir vivant. Mon sang se mit à pulser dans tout mon corps. Je le sentais affluer par vague, surtout vers mes cuisses et plus particulièrement entre ces dernières. Je resserrai instinctivement la mâchoire et avançai encore d'un pas.
-Tu sais que tu dois m'arrêter maintenant Bella avant que tout ça ne dégénère. Ce n'était ni une question, ni une requête. Je voulais juste l'avertir qu'une fois que je commencerais à la toucher, je ne serais plus maitre de la situation. D'ailleurs le son de ma voix montrait déjà clairement l'état dans lequel j'étais.
Son sourire s'agrandit tandis que je regardais comment son corps bougeait subtilement. Elle s'appuya sur un pied, puis sur l'autre, et se lécha les lèvres. Ses yeux brillèrent et ses joues se tintèrent légèrement de rouge.-Est-ce que j'ai l'air d'avoir envie que ça s'arrête ? Ses mains descendirent sur son corps, ponctuant ses paroles comme si elle voulait me provoquer. Elle commença à passer une de ses mains sous sa robe et la remonta doucement sur le haut de ses cuisses. Dire que j'étais fébrile était un réel euphémisme. Mes mains étaient moites et je devais passer le plus clair de mon temps à déglutir. Elle avait décidé de me rendre complètement fou et j'avais la ferme intention de me laisser faire.
-Tu... Tu devrais arrêter ça avant que... Mes yeux s'attardèrent sur ses doigts délicieux qui traçaient des auréoles dans l'intérieur de ses cuisses. Tout son corps me semblait comme une île au milieu d'un désert. L'eau serait douce et fruitée comme l'intérieur de ses cuisses, la sécheresse dans ma gorge serait certainement apaisée rien qu'en pouvant goûter à son nectar si... Tentant.
Non mais est-ce que je m'entends ? Ok Ed ! Maintenant tu passes à l'action !
Je secouai la tête et relâchai l'air contenu dans mes poumons.-Avant que quoi ? Souffla-t-elle, les yeux fermés. Je terminai les quelques pas qui me séparaient d'elle et posai mes mains sur ses hanches, laissant mes pouces tracer des cercles appuyés sur ses côtés.
-Avant que je ne te prenne ici et maintenant. Terminai-je, la raison à dix mille lieux d'ici. J'étais beaucoup trop envouté par son odeur et parfaitement conscient de ce que je m'apprêtais à faire. Je remontai mes mains jusqu'à ses seins. -Avoue que tu en meurs d'envie. Murmurai-je près de son oreille. Ses cheveux me chatouillaient le visage et son souffle touchait ma clavicule à chacune de ses respirations. Je compris qu'il fallait que j'apaise ce feu, mais bizarrement, je voulais prendre mon temps. Non en fait, pour être plus précis, je voulais qu'elle me supplie de la faire mienne. Et j'étais décidé à la rendre folle de désir et de plaisir. Je voulais la rendre dépendante de moi par tous les moyens. Je savais que le sexe n'était pas la solution, mais étant un incroyable incompétent en ce qui concerne toute relation avec une femme, c'était décidément le meilleur moyen pour obtenir ce que je voulais.
Je mis mes réflexions de côté et m'approchai encore d'elle. Mon torse s'écrasa littéralement contre ses seins mais à ce stade, je ne m'en formalisais plus. Je ne voyais plus que Bella et son petit corps entre mes mains. Je ne sentais plus que Bella et cette chaleur qui sortait par tous les pores de son corps. Je ne pensais plus qu'à Bella et à la façon dont j'allais la faire crier de plaisir.
Tous mes mécanismes se mirent en marche les uns après les autres.
D'abord, l'envie. Mes mains se baladèrent sur son corps sans jamais réellement la toucher. Elle vibra à chacun de mes effleurements mais jusque là ne dit rien. Je sentis que chaque fois que l'une de mes mains frôlait un endroit stratégique, elle s'agitait. Mais elle comprit que ce serait à celui qui cèderait le premier. Depuis le début, cela avait toujours été à celui qui allait faire craquer l'autre en premier. Et pour cette fois, ou seul le désir était la clé, j'étais déterminé à gagner. Elle sera à ma merci.
Petit à petit, je nous fis reculer jusqu'au mur à côté de sa chambre. Elle colla son dos contre ce dernier et garda les yeux fermés. Un sourire ravi se peignit sur mes lèvres en connaissant ce qui allait en suite se passer. Je savais déjà qu'elle me désirait, alors je passai à la phase deux de mon petit jeu.
…
POVB
Oh putain de sainte Marie mère de Dieu !
J'aurais pu mourir à l'heure actuelle. Je crois que j'en aurais été comblé et en même temps horriblement frustré. Comment la situation avait pu nous échapper à ce point ? Bon d'accord, toute la soirée il y avait eu des moments où j'étais à deux doigts de céder à la tentation. Mais je ne pensais pas être à un tel niveau de tentation. Je lui avais clairement donné le feu vert pour faire de moi ce qu'il voulait ce soir, parce qu'encore une fois, j'étais régie par ses putains d'hormones qui ne me laisseraient jamais tranquille. Comment est-ce que j'avais pu en arriver là ?
Il venait de démarrer ce que je savais être son jeu de celui qui cèdera le premier. Ses trois phases pour me rendre folle et pour que je lui saute dessus. Hors de question que je me laisse faire. Oui j'étais excitée comme ce n'était pas possible, oui, j'avais une putain d'envie qu'il me prenne contre ce foutu mur derrière moi, mais NON ! Non ! Non ! Non ! Il était hors de question qu'il me traite comme toutes ses pouffiasses écervelées. Je valais mieux que ça... Du moins, c'était ce que j'espérais.
…
POVE.
Après l'envie, le désir. Puissant, fulgurant, presque dévastateur. Je voulais la voir trembler d'anticipation. Je voulais voir ses yeux fixer mes lèvres par désir de s'en saisir. Je voulais la voir se mordre la lèvre dans un geste désespéré.
Je posai finalement mes mains sur ses épaules et les fis basculer sur sa clavicule. Je soufflai sur sa peau sensible et souris devant les frissons de plus en plus nombreux. Elle se tendit un peu en sentant son corps la trahir, mais tenta de conserver cette fausse impassibilité.
-Tu es entrain de me faire ton numéro de charme ?
-Tu es entrain de lutter ? Répliquai-je en remontant mon regard vers le sien. Je lui souris innocemment, sachant parfaitement ce qu'elle entreprenait.
-Tu n'as pas répondu à ma question.
-Toi non plus ! Je voyais qu'elle tentait de garder son putain de contrôle. C'était comme cela que ça fonctionnait entre nous. Je m'y attendais. Mais cela commençait à m'exaspérer. Je voulais qu'elle comprenne que je la voulais elle. Réellement. Pourquoi ne pas juste se laisser aller et profiter de notre temps ? Pourquoi compliquer autant les choses ?
Elle se recula d'un pas, tandis que j'avançais d'un. Je restais un maximum près d'elle, ne la lâchant pas du regard et laissant mes mains près de son corps.-On pourrait jouer pendant des heures comme ça tu sais ?
-C'est tout ce que je suis ? Je relevai un sourcil et tentai de garder ma respiration calme et détendue.-Un jeu ? Tu viens de dire que tu pourrais jouer. Donc, si je remets les choses en place, tu joues avec moi. Cette fois, je restais bloqué sur place. Nous avions de toute évidence un réel problème de communication. Comment pouvions-nous passer d'un simple dîner, à autant de tension sexuelle, pour se disputer et presque se sauter dessus... Et finalement en arriver à... Je ne savais plus trop pour être honnête. Il se passait quoi là ?
-Tu me fais quoi là ? Tu veux analyser tous mes gestes ?
-Et toi ? Qu'est-ce que tu fais ? La colère montait petit à petit. Certaine fois, je n'arrivais vraiment pas à comprendre ses réactions. Elle me disait vert et la seconde d'après elle me disait rouge. Je me pinçai l'arrête du nez et soupirai avant de m'éloigner. Je lui tournai le dos et me frottai le front. C'était bien elle qui m'avait demandé de l'action non ? Je voyais bien qu'elle avait envie de moi.
-Ecoute... Je... Heu... Je ferais mieux de rentrer. On n'y arrivera pas de toute façon.
…
POVB.
Putain mais quelle conne ! Quelle conne ! Quelle conne ! Tu me fais quoi là Bella ? Il ne faisait que répondre à tes avances et là, tu... Tu le rejettes !
Je regardai son dos qui me faisait face et me mordis la lèvre, repensant encore à ce qui aurait pu mal tourner. J'étais excitée, j'avais envie de lui. Mais il avait commencé à vouloir jouer avec moi. J'avais vu cet Edward Cullen manipulateur et séducteur. Je savais qu'il avait remis ses mécanismes en route et je ne voulais pas faire partie de ''sa liste''. Bien que techniquement, j'en faisais déjà partie depuis plusieurs mois déjà.
Lorsque je descendis mes yeux sur ses épaules carrées et droites, un soupire m'échappa. Il était fichtrement sexy. Je ne pouvais vraiment, mais vraiment pas le nier. Tous ses vêtements semblaient lui faire une deuxième peau. Je ne pouvais pas le laisser partir comme ça. J'avais... J'avais besoin de lui. Putain, j'avais besoin d'un orgasme made in Cullen !
T'es foutue ma vieille !
Oh toi la ferme !
Je regardai autour de moi et analysai les différentes options qui s'imposaient. La chaine hifi attira mon attention plus que le reste et cela suffit à me décider. Je fis un pas sur le côté et attrapai la télécommande sur la table de salon. Sans un bruit, j'appuyai sur le bouton ''on'' et souris en entendant les premiers accords de Little Bit of Feel Good.
-Je pensais être le seul à écouter Jamie Lidell dans tout New-York. Je reposai la télécommande sur la table basse et commençai à enlever ma robe tout en rivant mon regard au sien.
-Voilà qui nous fait un point en commun. Répondis-je machinalement en laissant tomber la robe sur mes chevilles. Je me retrouvais devant lui en soutien-gorge et string noir. Mes talons toujours accrochés aux pieds, je plaçai mes mains sur mon ventre.
Il déglutit fortement et me détailla de haut en bas dans une lenteur infinie.-Qu'est-ce que tu fais ?
-Je te donne une raison de rester. Répliquai-je, en commençant à glisser mes mains sur mon corps. Ses yeux suivirent mes mains du regard et je vis ses mains se resserrer en deux poings de chaque côté de sa taille.-Un soucis Cullen ? Ses yeux me transpercèrent et une lueur que je ne lui connaissais pas apparut dans son regard. Il laissa son sourire en coin, trop sexy pour son propre bien, le gagnait, puis il posa ses yeux bien distinctement sur ma poitrine.
-Hormis le fait que tu prennes un malin plaisir à me rendre dingue, absolument aucun. Il fit un pas vers moi et serra la mâchoire. À l'entente de sa plainte je frissonnai comme jamais et me mordis l'intérieur de la joue pour éviter le gémissement qui manquait de m'échapper.
-Si tu n'en as pas envie, la porte est juste derrière toi, je ne t'oblige à rien. Souris-je, en empoignant mes seins. Je me touchai de façon plus poussée et cette fois, soupirai de bien-être en triturant mes pointes durcies par dessus mon sous-vêtement.
-Es-tu consciente que j'en suis incapable ? Il fit un pas de plus alors que ses yeux étaient toujours rivés sur mes gestes.
-Humm... Gémis-je en augmentant mes gestes, consciente de son regard brûlant. Il était entrain de perdre le contrôle et pour cette fois j'allais gagner la partie. Si tenté qu'il y ait réellement un perdant dans l'histoire.
-Bella... Tu devrais arrêter ça. Sa voix était rauque et horriblement sexy.
Je descendis une main jusqu'à mon string et passai mon doigt sur ma féminité recouverte. Elle était plus que brûlante et ne demandait qu'à être soulagée. J'avais besoin de lui.
…
POVE.
Putain ! Putain ! Putain !
Je n'en croyais pas mes yeux. Elle était entrain de se toucher de façon si brûlante. Je n'étais plus qu'un stupide pantin entre ses mains. J'avais envie que ce soit mes mains sur ses seins si ronds et parfaits. Je voulais la toucher et la rendre folle. La voir se faire plaisir comme ça. Si offerte et presque nue.
Putain ! Mais je fais quoi encore à ma place ?
Je m'avançai encore d'un pas et sentis le désir monter par vague brûlante et fulgurante dans tout mon corps. Elle ferma les yeux et bascula sa tête en arrière.
-Cullen ?
-Hummm ?
-Amène-toi ! Je souris et franchis rapidement les quelques mètres entre nous. Mon corps se colla au sien. Elle respira fortement et laissa tomber ses mains de chaque côté de son corps pour attraper mon tee-shirt entre ses doigts. Elle plongea ses yeux dans les miens et se mit à reculer jusqu'à ce que je suppose être sa chambre.
Je ne détachai pas mon regard du sien, ses yeux brûlants et sombres ne devaient refléter que les miens. Je ne souriais plus, je ne pensais même plus. Tout mon cerveau semblait s'être fait totalement la malle. J'étais dans un état second. Nos bouches étaient proches l'une de l'autre. Je pouvais presque sentir la chaleur de sa peau contre la mienne. Son corps nu était si proche du mien. Mes mains ne demandaient qu'à la toucher. Tremblant, je devais l'avouer, je plaçai mes mains dans son dos. Je glissai mes doigts le long de sa colonne vertébrale jusqu'au rebondi de ses fesses. Elle soupira de nouveau et accéléra le pas jusqu'à sa chambre.
Nous arrivâmes dans un état second près de son lit. Nos respirations étaient chamboulées et nos corps semblaient réclamer l'autre d'une manière forte et magnétique. -J'ai envie de toi Swan... Soufflai-je sur ses lèvres. Mes mains remontèrent sur son visage pour dégager des mèches de cheveux de son front et les passer sur l'arrière de sa tête. Elle gémit et ferma les yeux, basculant légèrement la tête en arrière, me montrant subtilement le début de sa gorge que je mourrais d'envie de lécher.
-Tu attends quoi Cullen ? Ce fut trop pour moi. Je luttais depuis beaucoup trop longtemps. Mon envie prit le dessus. Je posai mes deux mains sur ses joues, tenant son visage à quelques millimètres du mien et plantai mon regard dans le sien. Ses yeux s'ouvrirent brusquement alors qu'elle entrouvrait la bouche.
Soudainement, dans un grognement sourd, je me jetai sur sa bouche et plaquai mes lèvres contre les siennes. Ne lui laissant pas le temps de penser, je forçai ses lèvres de ma langue et caressai son palais d'une façon plus que brutale je devais l'avouer. Mais elle venait de me rendre fou. J'étais fou de désir, de son corps, de l'envie de la faire mienne et ce furent mes mains qui décidèrent de lui dire clairement ce que je voulais. Je plaquai mes paumes sur ses seins et grognai contre ses lèvres.-Edward... Soupira-t-elle sur ses lèvres.
Envahi par l'impulsivité, je ne contrôlais plus mes gestes. Je me séparai de sa bouche dans un soupire et la respiration haletante, je la fis se retourner pour coller son dos contre mon torse. Mes mains se plantèrent sur ses hanches et mon bassin commença à onduler contre ses fesses. Elle parut surprise sur le moment, mais bien vite, elle remonta sa main à l'arrière de sa tête et la glissa dans mes cheveux. Mes hanches butèrent plusieurs fois contre ses fesses. Je perdais totalement pied. Je n'aspirais plus qu'à une chose, la prendre. A la prendre comme mon corps réclamait de le faire.
-Je... Je ne te savais pas si... Passionné. Tenta-t-elle au bord de l'extase. Je souris contre son cou et glissai ma langue de son lobe jusqu'à sa clavicule.
-Et tu n'as encore rien vu. Ma phrase fut ponctuée d'un énième mouvement de hanche. Elle gémissait de plus en plus fort alors que tout son corps bougeait en synchronisation avec le mien.
Soudain, sans que je ne m'y attende, elle se tourna dans mes bras et posa ses deux sur mon torse. Lorsqu'elle releva ses yeux vers les miens, un sourire taquin envahissait son visage. Elle me poussa jusqu'à ce que mes mollets touchent le bord du lit et me fit tomber en arrière, me faisant ainsi m'assoir sur le lit qui rebondi sous mon poids.
-Assez joué ! Elle s'élança rapidement sur moi et posa ses genoux de chaque côté de mes cuisses. Ses mains repartirent à l'assaut de mes cheveux alors qu'elle me faisait remonter le visage vers ses lèvres. Dans un grognement, je repris ses lèvres et glissai mes doigts sur l'attache de son soutien-gorge. Je l'enlevai promptement, désireux de sentir ses seins contre moi. Quand à elle, elle enleva précipitamment les boutons de ma chemise. Nos bouches ne se quittaient pas, nos respirations s'accéléraient mais ni l'un ni l'autre n'étions plus vraiment maître de la situation. C'était une nouvelle fois hors de contrôle... Et putain que c'était bon !
Elle finit par en avoir marre de batailler avec les boutons de ma chemise. Au moment où je posai pleinement ma main droite sur son sein droit et où le pouce et l'index de ma main libre titillaient son autre sein, elle déchira complètement le reste du vêtement. Le pire dans tout ça, c'était que cela n'avait servi qu'à m'exciter d'avantage. Je renforçai ma prise sur ses seins et lâchai sa bouche d'un geste rageur pour me jeter sur son mamelon. Elle se cambra, m'offrant plus de peau alors que mes lèvres devenaient de plus en plus gourmandes. Mes dents ripaient son épiderme à chaque fois qu'elle griffait mes abdos ou qu'elle mordillait ma clavicule.
-Putain ! Elle commença à onduler des hanches sur mon sexe plus que dur alors que je sentais ses mains partout sur moi.-Putain, j'ai envie... Je poussai mes hanches contre son centre une fois de plus.-J'ai envie de toi Swan...
-Alors enlève-moi ce foutu pantalon Cullen ! Ses mots claquèrent, autoritaires et excités. Lorsque je relevai les yeux vers elle, elle semblait dans un état second. Ses cheveux étaient totalement décoiffés à cause de notre échange plus que sauvage. Ses lèvres étaient gonflées et rougies par mes assauts. Elle avait quelques marques sur son cou, vestige de mes dents, et ses yeux étaient tellement différents de d'habitude. Ils étaient beaucoup plus sombres, plus... bestiaux. Elle respirait fortement. Je fixai ses lèvres quelques secondes avant de l'attraper par les hanches pour la relever et de me débarrasser rapidement de mon pantalon et de mon caleçon dans la volée.
Je me tins face à elle, sexe fièrement érigé devant son regard affamé, et souris face au désir qu'elle éprouvait rien qu'en me regardant. Elle comprenait enfin ce qu'elle m'avait fait endurer en se déshabillant quelques instants plutôt.
Je restai face à elle tandis qu'elle se mordait la lèvre inférieure. Un sourire s'en suivit sur son visage puis elle se mit à se reculer doucement, me laissant pleine vue sur son corps nu et ses seins foutrement bandants.
Je serrai la mâchoire et laissai échapper un son rauque du fin fond de ma gorge. Lorsqu'elle se laissa tomber sur le bord du lit, son visage arriva juste au niveau de mon sexe. Ce dernier palpita rien qu'à cette vision plus que divine de Bella et de ses lèvres si près. Je serrai les poings, restés de chaque côté de mon corps et la regardai avec gourmandise.
Son sourire s'agrandit alors qu'elle avança ses mains jusqu'à mes hanches et qu'elle m'approcha de son visage. Je déglutis plutôt bruyamment lorsque je la vis se lécher les lèvres, et jurai comme un homme des cavernes (j'en avais conscience) dès l'instant où le bout de sa langue se posa sur mon gland. Elle recueillit la petite gouttelette de liquide qui m'échappa, et remonta son regard vers le mien. -Tu as un goût tellement délicieux... A ces mots, et involontairement, mes hanches poussèrent vers sa bouche.
Je n'étais plus du tout maître de mon corps. Ma bite semblait avoir pris complètement le relais et à ce stade, je n'étais plus qu'un corps en attente de sa libération. Elle venait de me rendre à l'état le plus primitif de l'homme et je n'étais pas en mesure de me plaindre de quoique ce soit. Ce truc qui dit qu'un homme ne réagit qu'avec sa bite, pour le coup était beaucoup trop réel. Elle me tenait entre ses mains. Je n'avais plus aucune volonté et mon corps vibrait par lui-même, comme un automate. Mon esprit s'envola déjà dans les prémices du paradis que me prodiguait sa bouche.
-Putain. Soupirai-je lorsqu'elle se mit à jouer de sa langue sur mon gland. Je me pinçai l'arête du nez, réprimant mon envie de me laisser aller, et me concentrai sur ses doigts qui glissaient jusqu'à mes bourses.
Elle gémit en me prenant totalement dans sa bouche et prit complètement mes testicules dans sa main.-Putain Bella ! Gémis-je en plaçant mes mains dans ses cheveux. Je poussai son visage à me prendre plus en bouche tandis que mes hanches avançaient vers l'avant pour plus de contact. Son nez touchait mon bas ventre et chaque fois sa respiration se répercutait sur ma peau. Toutes ces sensations me brûlaient de l'intérieur. J'étais entrain de me consumer de désir et de plaisir. J'avais l'impression que je pouvais jouir d'un moment à l'autre. Hors ce n'était pas ce que je voulais. Je la voulais elle. Pourtant, tous mes gestes montraient le contraire. Je raffermis ma main dans ses cheveux et accélérai mes mouvements contre sa bouche. Elle gémit de plus en plus fort, agrémentant mon plaisir par les vibrations de sa voix sur ma hampe et par ses dents ripant ma longueur. -Be... Bella... A.. Arrête. A l'entente de ma plainte, je crus qu'elle allait arrêter, pourtant elle fit tout le contraire. Ses lèvres se raffermirent sur mon sexe et sa main palpa complètement mes bourses.-Putain Bella... Arrête... Je... Oh putain ! Je vais jouir... Elle gémit suite à mon aveu et lécha une nouvelle fois mon gland comme une glace qu'elle savourait.
Mon ventre se tordit en sentant les premiers élans de la jouissance arriver dans mon sexe. Je plaçai mes deux mains dans les cheveux de Bella et tentai de lui inculquer un mouvement plus lent, pour retenir ce qui s'apprêtait inévitablement à sortir. Elle releva finalement les yeux vers moi et tout en me regardant par dessus ses cils, elle se lécha les lèvres avant que sa voix rauque ne me fasse perdre totalement pied.-Je veux ton sperme dans ma bouche Edward. Oh putain de Bon Dieu de merde ! Venait-elle vraiment de dire « Sperme » et « ma bouche » dans la même phrase ? Ok; s'il y avait réellement un dieu qui existait sur cette planète, il était indubitablement de mon côté ce soir, et il avait décidé de me faire très très plaisir.
J'entrouvris la bouche lorsqu'elle me reprit dans la sienne jusqu'au fond de la gorge, et fermai les yeux à toutes les sensations que me rendaient complètement ivre. Ivre de plaisir. –Oui... Oui... Putain Bella... Je ne comptais même plus à combien de « putain » j'étais, parce qu'à cet instant, ma collègue de travail, ou accessoirement fantasme vivant depuis quelques années déjà, était entrain de me faire une fellation digne des plus grands films porno et qui plus est, voulait à tout prix que je jouisse dans sa bouche. Lorsque la réalité de la situation heurta mon esprit pervers, un élan de suffisance me submergea. Je m'accrochai à son visage comme un damné et poussai une dernière fois ma bite au fond de sa gorge. Mon jet se propulsa entre ses lèvres pendant que je jurai comme une putain d'enfoiré de chanceux !
Bella s'appliqua à me nettoyer langoureusement, ne me permettant pas de débander une seule seconde. Elle continua de me malaxer les bourses pendant que ma longueur reprenait déjà toute sa vigueur. En voyant ce phénomène plus que surprenant (surtout après l'orgasme que je venais de digérer), je me demandais si j'étais réellement humain.
Sa langue lécha mon gland, récoltant la dernière goutte de mon jus, puis elle recula son visage de quelques centimètres de mes hanches, plaçant sa main droite sur ma longueur pour continuer de me caresser. Son autre main se hissa jusqu'à son visage, elle récolta la salive qu'elle croyait avoir sur le coin des lèvres et me regarda en souriant.-Hummm... Délicieux. Puis elle fourra son doigt dans sa bouche et se mit à le lécher.
-C'était quoi ça ? Soupirai-je en m'avançant vers elle. Elle me regarda droit dans les yeux et commença à se reculer à l'aide de ses coudes. Je plaçai mes genoux sur le bord du lit et m'avançai en même temps qu'elle, me glissant entre ses jambes qu'elle écarta habilement en soupirant de désir.
-Je voulais me rappeler quel goût tu avais... Murmura-t-elle tandis que j'arrivais jusqu'à son visage. Je plaçai mes mains de chaque côté de sa tête et approchai mon érection de son centre bouillant.
-Bonne suggestion. Lui dis-je sur le même ton langoureux qu'elle. Ma langue lécha son oreille avant que je ne descende sur sa poitrine. Lorsque ma bouche toucha son sein droit, elle s'arqua à la sensation. Tous ce qui se passait depuis que nous perdions ''le contrôle'' l'excitait au plus haut point, je le savais. Son corps était bouillant, il n'attendait qu'à être soulagé. Ses gestes étaient calqués aux miens, si bien que lorsqu'un soupir m'échappait, elle aussi ne pouvait retenir le sien. Je sentais cette même envie d'assouvissement des deux côtés. Nous étions complètement entrain de perdre pied. Ne réfléchissant même pas aux conséquences. Mais honnêtement, à ce moment précis, alors que ma langue traçait le contour de son string, qui s'en souciait ? Pas moi en tout cas.
Je descendis mes doigts le long de son ventre et les glissai sur le coton de son string.-Tu sais quel est l'avantage d'être un pianiste ? Elle rouvrit les yeux et se leva légèrement, me regardant glisser mon index tout le long de son sexe plus que trempé au travers de son sous-vêtement.
-Ils... Ils ont... De long... Doigts... Mon index bascula son string sur le côté et s'infiltra sous le petit morceau de tissu. J'effleurai sa toison humide et frémissante, récoltant son nectar sur le bout de mon doigt et le ressortis aussitôt pour le porter à mes lèvres.
-Exactement. Grognai-je en ressentant pleinement son goût sur mon palais. Cette femme avait non seulement la capacité de me rendre complètement fou et hors de contrôle, mais en plus, le goût de sa peau et l'odeur de son sexe n'était qu'un véritable appel à l'amour. Je voulais la vénérer, je voulais lui donner autant de plaisir que je venais d'en recevoir. Alors, bien que mon sexe tressaute en entendant le son du tissu s'arracher sous mes mains impatientes, j'abaissai mon visage jusqu'à ses lèvres brûlantes et passai ma langue sur toute sa fente. Elle se cambra violemment à la sensation et s'agrippa au drap.
-Edward ! Cette fois, ce n'était plus un gémissement mais mon prénom qui emplissait la pièce.-Edward... Oui... Ma langue titilla les replis de sa féminité. Je jouai avec son clitoris qui se gonflait de plus en plus à mesure que son excitation la submergeait, et plaçai mes mains sur ses hanches. -Oui... Ho... OUI... Lorsque je relevai le regard vers son visage, je raffermis encore ma prise sur elle et augmentai ma caresse en grognant de plaisir. Elle se tenait les cheveux et secouait la tête. Ses lèvres étaient entrouvertes et ses seins se soulevaient rapidement. Elle était prise d'une sorte de frénésie, elle était si bandante de cette façon. Je fermai les yeux un instant et entrai deux doigts en elle, imaginant ma bite à la place de mes foutus doigts. Sa chaleur humide me submergea de plein fouet. Je réalisai à quel point mes doigts glissaient dans son antre. Mon érection s'agita une fois de plus en l'entendant gémir mon prénom. Je commençai un va et vient soutenu, laissant mon visage près de son sexe, soufflant contre son clitoris.
Ses gémissements devinrent de plus en plus forts, de plus en plus aigus.-Tu as envie de jouir n'est-ce pas ? J'entendais sa voix dérailler. J'augmentai encore la cadence de mes doigts et mordis brusquement son clitoris en même temps.
-Oh putain bordel Ouiiii ! Son jus se fit plus abondant sur mes doigts et je récoltai tout ce qu'elle me donnait dans un plaisir implacable.
Je continuai de la lécher plus doucement cette fois, remontant lentement sur son ventre, reprenant le bout de ses seins entre mes dents. Elle se remit à gémir alors que son corps commença à onduler sous le mien. Ma bite hurlait encore à sa libération et tout mon corps transpirait d'envie.
-Tu n'en as pas eu assez ? Soufflai-je sur sa peau. Mes dents grattaient la surface de ses seins et ma langue récoltait les gouttes de sueur qui coulaient.
-Il semblerait que toi non plus. Soupira-t-elle en sentant mon sexe tendu frotter contre son centre. Elle se mordit la lèvre et augmenta la friction de nos corps. Pour toute réponse, je grognai contre ses seins et remontai rapidement jusqu'à ses lèvres. Je me jetai sur sa bouche et léchai sa lèvre inférieure dans un geste plus qu'appuyé.
Cette fois, je plaçai mon sexe devant son entrée et la regardai droit dans les yeux. Elle suspendit tous ses gestes, rivant son regard au mien.-On est plus entrain de jouer n'est-ce pas ? Ne pus-je m'empêcher de demander avant d'entrer le bout de mon gland en elle. Elle ouvrit la bouche et s'accrocha à mes avant bras. Sa respiration se coupa tandis qu'elle remonta ses jambes jusqu'à mes hanches.
-Y a t-il... Réellement eu... Je m'enfonçai encore un peu plus en elle.-Un jeu... Entre... Putain Edward...
-Continue. Murmurai-je difficilement. Mon gland toucha enfin le fond de son antre et ma respiration se coupa à mon tour, me faisant fermer les yeux sous les sensations. C'était grisant...
-Entre nous... Finit-elle en libérant toute sa respiration. Je reculai d'un coup et revins brusquement sur elle, entamant des mouvements forts.
-Parce que... Maintenant, il y a un nous... Grognai-je en continuant de la marteler. Je savais que c'était ridicule de parler comme ça pendant ce que nous étions entrain de faire, mais je ne voulais pas céder aussi rapidement que mon corps semblait le vouloir. Alors, je tentais par tous les moyens de garder le contrôle. D'ailleurs, elle était dans le même état que moi apparemment. Elle répondait chaque fois à mes questions entrecoupées de nos gémissements.
Je butai contre son point G une fois. Elle crocheta ses mains sur mes épaules et raffermit sa prise autour de ma taille.-Oui... Là… Juste là. Cria-t-elle alors que je réitérais ma pénétration.
-Comme ça. Repris-je en poussant en elle. Elle se cambra, avançant ses hanches dans ma direction tandis qu'elle acquiesçait vivement de la tête. Je souris malgré les sentiments plus que contradictoires qui m'assaillaient et ne pus m'empêcher de la taquiner un peu. Même en plein plaisir à l'état pur, au beau milieu d'un de nos moments sexuels rares et désespérés, j'arrivais à vouloir la chercher pour la mettre en boule. Ou peut-être était-ce juste pou la pousser dans ses retranchements.
-Tu as... Je m'enfonçai une nouvelle fois en elle.-Perdu ta langue Swan. Terminai-je haletant. Nous transpirions tout les deux. Nos corps semblaient se consumer comme dans une sorte de dévouement l'un à l'autre. J'avais l'impression que je ne serais jamais rassasié d'elle. À mes pensées, mon sexe tressaillit en elle et j'augmentai encore, comme si c'était possible, mes mouvements en elle.
Ses ongles se plantèrent dans mes épaules, me faisant gémir à la fois de douleur et de plaisir. Je mordis son cou pour lui donner le change et descendis une de mes mains sur sa cuisse pour la palper durement.-Tu es si étroite... Grinçai-je. Je relevai sa jambe gauche sur mon épaule et embrassai sa cheville avant de reprendre ma cadence effrénée.
Ses gémissements se transformèrent en cris. Elle chercha quelque chose à quoi s'accrocher et pleura presque sa délivrance. Je n'en menais pas large non plus je devais avouer. Mon nouvel angle de pénétration était tout simplement une torture pour mon propre contrôle et je me perdais petit à petit dans l'ivresse de l'assouvissement. Mais... Pas encore. Je la voulais encore à moi.
Je stoppai brutalement mes gestes, la faisant frémir de frustration. Elle grimaça lorsque je sortis d'elle, bougeant les hanches pour rechercher mon sexe alors qu'elle ouvrait les yeux.-Retourne-toi. Quémandai-je d'une voix autoritaire. Elle feula tandis que je voyais des frissons envahirent tout son être. Docilement, elle se retourna et se mit à quatre pattes. Son petit cul tendu vers moi, elle recommença à onduler des hanches, cherchant un quelconque moyen de se soulager.
Je claquai ma main sur sa fesse et grognai en l'entendant gémir sous la sensation. J'approchai mes hanches et portai mon gland pour le glisser sur sa fente, la faisant languir encore un peu.-Putain Edward... S'il te plait. Je souris et continuai de la caresser à l'aide de toute ma longueur. Je serrai la mâchoire pour ne pas céder si rapidement et tentai par tous les moyens de garder le contrôle.
Elle tourna le visage vers moi. Ses lèvres gonflées se tordaient en une grimace de plaisir et d'impatience alors que ses yeux désireux et fous me regardaient par dessus ses cils. Sans que je le réalise, elle glissa sa main jusqu'à son centre et commença à se caresser rudement le clitoris, tout en se tenant de son autre main. Je posai mes mains sur ses hanches puis dans un geste possessif, la pénétrai de nouveau, entrant directement au fond d'elle et butant son point G.-Tu es contente ? Articulai-je durement.
-Oui... Gémit-elle en remettant sa main sur l'oreiller pour finalement se tenir à la tête de lit. Son cul était cambré devant moi, et elle poussait ses fesses contre mes hanches, les faisant claquer à chacune de mes pénétrations. Cette fois, tout devenait trop fort. Je poussai en elle frénétiquement, ne voyant plus que notre délivrance tandis que ma mâchoire devenait douloureuse à force de la contracter.
-Putain, faut que tu jouisses... Bella... Humm... Merde. Bon certes, mes paroles n'étaient pas des plus cohérentes mais je ne contrôlais plus rien du tout.
-Edward... Oh... Son visage se crispa et tout son corps sembla commencer à trembler. Nos respirations erratiques devenaient de plus en plus saccadées. Je n'en pouvais plus, j'étais au point de non retour et mes dernières barrières à ce que je ressentais pour cette femme tombaient les unes après les autres. J'eus envie de lui hurler combien j'étais bien elle, combien je voulais la chérir, combien je pouvais l'aimer. Mais tout ce qui sortit fut un long râle de plaisir tandis que ma main descendait jusqu'à sa féminité et que mon pouce titillait son clitoris.
-Oh merde ! Edward je vais...
-Oui moi aussi... Vas-y... Oui putain vas-y... Mon pouce trembla contre sa chair brûlante et ultra sensible. Elle se cambra brutalement, relevant ses seins jusqu'à mon visage et hurla mon prénom dans un cri extatique. J'entrai une nouvelle fois en elle et à mon tour, en sentant ses parois me comprimer la longueur, je me déversai en elle, plantant mes mains dans le matelas près de son visage.
Mon corps s'écroula sur le sien et je posai mon front sur sa poitrine. J'avais du mal à reprendre ma respiration, mais vraiment du mal. Mon corps était comme du coton, j'avais la sensation d'avoir couru un marathon et la fatigue m'assaillit brutalement. Je me décalai sur son côté pour ne pas trop peser sur elle et me mis sur mon flan.
Elle souffla puis laissa échapper un petit rire tandis qu'à son tour, elle se mit sur son flan pour me regarder. Une main dessous sa joue, l'autre sur son ventre nu, elle me regardait avec un sourire discret et des yeux fatigués.-Pourquoi tu souris comme ça ?
-Ce doit être l'après orgasme qui me rends comme ça... Répondit-elle du tac au tac, me prenant au dépourvu. Je souris à mon tour.
-Tu admets donc avoir eu un orgasme. Mon sourire s'agrandit alors qu'elle se mettait à rougir.
-C'était... Commença-t-elle en reprenant subitement son sérieux.
-Grandiose. Terminai-je pour elle. Elle me sourit de nouveau et déplaça doucement ses lèvres, frôlant le bas de mon ventre dans la manœuvre. Je soupirai sous l'effet tandis qu'elle replaça comme il le fallait sa main sous sa joue.
-J'aurais plutôt dit fatiguant mais... Si tu préfères grandiose dans ce cas, j'accepte le compliment. Rit-elle alors que j'affichai une mine moitié surpris moitié atterré. Elle me sortit un sourire tout ce qu'il y avait de plus innocent tandis que je me mis à rire moi aussi. Pourquoi exactement ? Aucune raison surement. Ce devait-être ''l'après orgasme''.
Soudain elle bailla, me rappelant qu'il était peut-être temps que je parte. Je ne voulais pas gâcher ce que je supposais commencer entre nous. Nous venions de faire l'amour comme jamais, et je crois que je n'avais pas envie de tout faire rater maintenant.
-Je vais y aller je crois. Je commençai déjà à me lever lorsqu'elle m'attrapa le poignet et plongea ses yeux dans les miens.
-Tu… T'es pas obligé de faire ça... Tu... Tu peux rester. Je ne sus quoi répondre. Est-ce que je voulais rester et m'endormir contre elle ? Évidemment que oui ! Était-ce une bonne idée ? Je ne crois pas non. Mais après ce que nous venions de faire, je ne pouvais pas partir comme ça.
-Est-ce que tu as envie que je reste ? Lui demandai-je, la voix empreinte d'incertitude.
-Est-ce que tu as envie de rester ? Me demanda-t-elle sans répondre à ma question. Pourtant sa main sur mon poignet se raffermit et elle m'attira doucement vers elle. Pour toute réponse, j'avançai à mon tour, me replaçant dans le lit et remontai drap et couverture sur nous. Je restais sur le dos, ne sachant pas réellement si je devais ou non la prendre dans mes bras. Mais une nouvelle fois elle me surprit. Elle se glissa jusqu'à moi, entremêlant ses jambes aux miennes posa sa tête contre ma poitrine.-Voilà c'est mieux... Souffla-t-elle dans mon cou.
J'eus une seconde d'hésitation avant de finalement placer une main dans ses cheveux tandis que l'autre entourait sa taille. Je posai ma joue sur le haut de sa tête et fermai enfin les yeux. Nous soupirions une dernière fois avant que le calme de la nuit de nous entoure et que nous ne sombrions dans le sommeil.
…
POVB.
Courbaturée, pâteuse et engourdie, j'ouvris les yeux et souris néanmoins de bien être. La nuit dernière revint dans mon esprit et mes rougeurs habituelles se joignirent à mes souvenirs. Je m'étirai comme un chat dans mon lit, cherchant d'une main le corps d'Edward avant de relever la tête vers sa place... Vide.
Quelle conne, quelle conne, quelle conne ! Non mais à quoi je pensais ? Qu'il allait rester et me réveillait par un câlin ? Non mais il fallait vraiment que je me réveille ! Je me doutais qu'il allait encore se moquer de moi et que j'allais une nouvelle fois en faire les frais.
Je tapai ma tête contre l'oreiller en pestant contre la terre entière quand soudain j'entendis la porte de l'appartement claquer. Ni une ni deux, je me levai et attrapai la première guenille qui trainait. Je courus rapidement jusqu'à l'entrée et ouvris la porte d'un coup sec.
Je sortis dans le couloir, regardant rapidement sur ma droite, pour le voir entrain de descendre les escaliers. Il ne m'avait pas vu et affichait un espèce de sourire merdique sur le visage que je lui aurais bien fait ravaler !
-Hey ! Hurlai-je de ma porte. Je savais que j'allais réveiller mes voisins mais je n'en avais rien à faire. Je voulais lui faire regretter ce qu'il venait de me faire. J'avançai jusqu'au milieu du couloir et le toisai d'un regard mauvais.
-Bella ? Qu'est-ce que...
-Tu n'es qu'un sale con Cullen ! Qu'un putain de sale connard ! Le coupai-je en le pointant de mon index.
-Bella écoute tu...
-Non c'est toi qui va m'écouter ! Je m'approchai jusqu'à lui et le giflai de toute la force dont j'étais capable.-Je te déteste tu entends ? Je te déteste ! Tu m'as... On a... On a couché ensemble hier soir, tu me sors tes phrases mièvres sur le fait que c'était 'grandiose' et toutes tes conneries pour te barrer comme un voleur le matin même ! Non mais tu m'as prise pour qui enfoiré ?
-Bella arrête je... Il porta une main à joue qui commençait à rougir tandis que je voyais une lueur de tristesse traverser son regard. Mais j'étais trop lancée pour m'en rendre compte. Je voulais lui faire payer toute ma colère et ma frustration. Colère, parce qu'il venait clairement de se jouer de moi encore une fois. Frustration, parce que malgré toute la haine que j'éprouvais envers lui, sa proximité et son regard me déstabilisaient. J'avais envie de le toucher et de le prendre dans mes bras. C'était ridicule et sadomasochiste certainement mais...
-Putain mais qu'est-ce que j'ai pu être conne ! ! Comment j'ai pu me laisser embobiner encore une fois par toi ! J'aurais du me douter que tu allais me décevoir et que j'allais encore une fois me prendre une belle claque en pleine figure ! Pourquoi hein ? Pourquoi tu fais ça ? Lui hurlai-je dessus en tapant des poings contre son torse. Bon j'admets que j'y étais peut-être allée fort, mais avec la nuit que nous venions de passer, je venais vraiment de me prendre une claque monumentale.
-OK ça suffit maintenant ! Il attrapa mes poignets et me bloqua. Il me regarda droit dans les yeux. Son regard était empli de colère et de déception. Je me sentis soudain comme une petite fille capricieuse et un élan de remord me submergea.-Déjà, de un, tu arrêtes de te donner en spectacle s'il te plait. Regarde autour de toi bon sang ! Je jetai un œil sur ma droite et ma gauche pour constater que tous mes voisins de palier étaient sortis, même ceux de l'étage du dessous, qui semblaient avoir été avertis par le vacarme que je venais de provoquer. Je rougis jusqu'à la racine des cheveux et reportai mon regard sur Edward.-En plus, est-ce que tu t'es regardée ? Putain Bella ! Tu aurais pu mettre un bas de pyjama ou un truc dans le genre. La panique me gagna alors que je baissai les yeux sur ma taille. Mon tee-shirt arrivait juste au niveau de mon ventre et ne cachait donc rien à ma nudité devant toutes les personnes de l'immeuble. Heureusement, Edward était suffisamment près de moi pour cacher l'essentiel de ce que je voulais vraiment cacher.
Si je pensais rougir quelques secondes plus tôt, ce n'était rien en comparaison de maintenant. Je baissai les yeux, totalement honteuse de ce qui venait de se passer. Edward souffla avant d'enlever sa chemise, se mettant torse nu et de la placer autour de mes épaules. -Mets ça. Tu vas avoir froid.
-Je... Tentai-je alors qu'il refermait les boutons de son vêtement. Je constatai alors qu'il n'avait pas de veste, ni ses affaires. Mais avant que je ne lui demande quoique ce soit, il me coupa une nouvelle fois la parole, ne laissant que transparaitre sa voix froide et colérique.
-J'ai pas fini. Me gronda-t-il. J'avais vraiment l'impression d'être une gamine qui venait de faire un caprice et la culpabilité grandissait en moi, à la même allure que la honte aussi. -Je ne sais pas ce qui vient de te passer par la tête mais il faut qu'on parle ! Il m'attrapa ensuite le bras et avant que je ne puisse dire quoique ce soit, il claqua la porte de mon appartement pour me faire face. Son regard était déterminé et dur, je me sentis tremblée et grimaçai devant ce qu'il m'attendait.
-Ecoute Edward...
-Non c'est toi qui va m'écouter maintenant ! J'ai au moins le droit à ça au vue du petit numéro que tu viens de me faire ! Rétorqua-t-il sévèrement. Je relevai les yeux vers lui et tressaillis devant la fureur que j'y lisais. Il se pinça l'arête du nez tandis que je me dandinais d'un pied à l'autre. Puis, il disparut une seconde pour aller dans la chambre et revint avec un papier.-Lis ça ! Dit-il froidement en me tendant le papier.
-Qu'est-ce que... Tentai-je, mais il me toisa et avança le papier jusqu'à sous mon nez. Je finis par le prendre et lus ce qu'il y avait d'écrit.
Bonjour ma Bella, Je suis parti chercher le petit déjeuner, je reviens dans très peu de temps. Profites-en pour reprendre des forces.
E
Je restais scotchée devant son mot. Non pas parce que je venais de me conduire comme la pire des garces et de lui hurler dessus alors qu'il n'avait absolument rien fait de mal. Mais parce qu'il avait écrit ''ma Bella''... Ma Bella... Bon sang, je ressentais un truc étrange dans mon ventre. Une espèce de chaleur diffuse et éparse. Elle grandissait chaque fois que je revoyais ses mots sur le papier.
Je relevai les yeux vers lui et me passai une main dans les cheveux.-Je suis désolée Edward. Soupirai-je en lui montrant toute ma sincérité. Il secoua la tête toujours en colère et ramassa sa veste sur le canapé.-Où est-ce que tu vas ?
-Je crois qu'il vaut mieux que je parte. Contra-t-il sans un regard pour moi. Mais je ne voulais pas. Je voulais m'excuser, je voulais qu'on oublie ce que je venais de faire et qu'il me rappelle encore sa Bella...
-Non ne pars pas ! Dis-je en le rattrapant et en me postant devant la porte pour lui barrer le passage.
-Et pourquoi je resterais ? Tu viens de me faire passer pour le pire des connards devant tous les habitants de ton immeuble. Et même si je m'en fous comme d'une guigne de ce qu'ils peuvent penser de moi… Merde Bella ! Tu n'as pas confiance en moi à ce point ?
-Je suis désolée... J'ai... Non... Finis-je par avouer.-Non je n'ai pas confiance en toi. Comme je n'ai pas confiance en toute la gente masculine de la terre entière pour être plus précise. Je repris ma respiration et posai ma main sur son torse tout en plongeant mes yeux dans les siens.-Ca n'a rien avoir avec toi Edward... Enfin si... Mais ce que je veux dire c'est que... Je ne peux pas avoir confiance après tout ce qu'il s'est passé entre nous. Soupirai-je. Bizarrement, il s'approcha de moi et me bloqua entre son corps et la porte. Ses yeux ne quittaient pas les miens alors qu'il plaçait ses deux mains contre la porte de chaque côté de mon visage.
-Laisse-moi une chance. Souffla-t-il. Je posai mon front contre le sien et souris légèrement.
-Tu me détestes à quel point ? Lui demandai-je plus légère, lui montrant ainsi que je voulais essayer. Il ferma les yeux et toucha mon nez du sien.
-Tu m'as blessé Bella... Murmura-t-il contre mes lèvres.
-Bien. Chuchotai-je à mon tour contre sa bouche. Nos nez se frottaient sensuellement. Des mèches de ses cheveux caressaient mon front et son corps se rapprocha encore de moi. Je posai mes deux mains sur son torse, entrouvrant les lèvres pour recueillir son haleine contre ma bouche et fermai moi aussi les yeux. Mes mains remontèrent jusqu'à ses cheveux. Je les pris dans mes mains, et terminai sur ses lèvres.-Dans ce cas, laisse-moi me faire pardonner. Puis je posai mes lèvres sur les siennes.
Alors ?
Je sais pas pour vous, mais moi j'ai eu très chaud en le lisant.
Ma Luna, tu t'améliores de jour en jour.
Si jamais un jour Bella décide de se mettre en grève, penses à nous. Je suis sûre que comme moi beaucoup de personnes seraient prêtes à prendre sa place !
Qu'est ce que tu as prévu pour la suite ? Je veux savoir moi ! Pas vous ?
Allez, on se revoit au prochain chapitre.
Bisous.
Luna et Rhea.
