Hello Everydoby !
Ok, alors avant toute chose, je tenais à m'excuser pour la non-régularité des postes. Comme vous le savez, du moins pour celles que ça intéresse, je travaille sur la suite de The Wild Boarding school, ce qui fait que mon temps en écriture pour mes différentes fictions a encore été réduit. Je fais au plus vite et au mieux.. J'espère que vous comprendrez.
Pour ce qui est de "désir secret" et de "sexual Holidays" que j'écris en collaboration directe avec Rhea sous le pseudo de chaRneL, non elles ne sont pas abandonnées. On travaille sur la suite. Comme pour mes fics, j'aimerais avoir pas mal de chapitre d'avance pour éviter une longue attente entre les postes. Donc, pour celles qui nous suivent, rassurez-vous. On revient bientôt avec la suite... Promis ! *_*
Je ne le dis pas assez, mais merci pour les mises en alerte et favoris. C'est pas forcément une reivew, mais ça montre l'intérêt que vous portez à cette fiction. Donc voilà ! Merci encore ^^
Je dédie ce chapitre à Bretzel et surtout à Elodie52... Vous n'êtes peut-être pas inscrite mais ça n'empêche que je voulais vous remercier. Alors ce chapitre est pour vous... (PS. Elodie52, à la prochaine review comme ça, je t'épouse ! Bien que je ne sois pas forcément lesbienne, je ferais une exception !^^ J'adore ! Merci)
Voilà, évidement une pensée pour mes V&R. Vous me manquez les filles. Un bisou particulier à ma copilote de tous les jours. Rhea.
Et hop ! J'envoie le chapter ! Let's play !
POVB
Je soupirai tout en posant mon front contre la porte. Cela faisait une semaine que cela durait. Une putain de semaine. Ils ne me lâcheront jamais !
Je veux pas sortir...
Et si ma vieille ! Va falloir que tu sortes de cet endroit !
Non..
Oh que si ! Aller assume, relève la tête, redresse les épaules. Tu es forte et sexy, rien ne peut t'atteindre !
Énième soupire avant de finalement ouvrir ma porte, sacoche en main, et de sortir de mon appartement. J'avançai prudemment jusqu'à l'ascenseur, regardant une dernière fois si je n'avais rien oublié et sourit devant la présence effective de mon pantalon.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent juste avant que je n'entende le bruit d'une porte qui claque. Je soupirai, entrai dans le petit espace feutré non sans faire un signe à ma charmante voisine.
-Bonjour madame Smith...
-Tiens donc Isabella, vous êtes habillée aujourd'hui. Je levai les yeux au ciel, retenant encore un soupire avant que les portes ne se referment. Je me passai une main nerveuse dans les cheveux et me posai au fond de la cabine. Mes yeux fixèrent les étages qui défilaient et je tapai du pied, à la fois impatiente de sortir de cet immeuble et contrariée par ce rituel qu'avait pris mes voisins depuis une semaine. Je regardai finalement ma montre, et grimaçai en voyant l'heure. Comme chaque jour depuis la semaine dernière, arrivé au deuxième étage, l'ascenseur s'arrêta et les portes s'ouvrirent.
Le ventre bedonnant, le pantalon trop court, les dents en avant, les cheveux collants plaqués en une raie sur le côté et ces horribles lunettes sur le bout du nez, mon voisin du dessous faisait comme tous les matins son entrée. Il remit une de ses mèches sales derrière son oreille et se lécha les lèvres tout en me jetant un œil appréciateur.
Je déteste Edward !
Techniquement, ce n'est pas de la faute d'Edward si tu t'es retrouvée le cul à l'air devant toute la population déglinguée de ton immeuble ma vieille !
-Bonjour Isa... Isabella. Murmura-t-il en lorgnant dans mon décolleté. Je grimaçai une nouvelle fois et me passai une main nerveuse dans les cheveux.
-Bonjour Cyprien. Je détournai les yeux, irritée de l'avoir dans le même endroit restreint que moi et tentai de me concentrer de nouveau sur les chiffres qui défilaient. Les étages semblaient passer à une allure beaucoup trop lente à mon goût. Cyprien vint se placer derrière moi, comme à son habitude. Un frisson de dégout me traversa alors que je me décalais sur ma droite, tentant un maximum de cacher mon anatomie. Je sentais malgré tout son regard sur mon postérieur. Cela devenait de plus en plus gênant et je commençais vraiment à en avoir assez.
Je tournai le visage vers lui et levai un sourcil. Ses yeux étaient clairement entrain de mater mon cul. Je voyais ses lèvres trembler et la sueur perler sur son front. C'était plus que dégueulasse et j'en avais la nausée.-J'ai un problème ? Il releva vivement les yeux vers moi, désarçonné par ma question. Il se passa une main sur le front, récoltant la sueur sur ses doigts et la frotta sur son pantalon taché. Je m'écartai de lui et croisai les bras, attendant qu'il me réponde. Ce mec était vraiment répugnant.
-Non, pourquoi ?
-Je ne sais pas... Peut-être parce que tu sembles obnubilé par mes fesses ! Répliquai-je acide. Je le fixai avec mon regard le plus dur et tapai du pied, énervée au plus haut point.
-Je... Non, Isabella... Je tentais de mesurer la surface de ta peau qui s'étale de ta hanche droite à ta hanche gauche, en admettant que tu n'es aucun vêtement autre qu'un petit string en dentelle noire et que tu...
-Oh putain ! Mais c'est pas possible ! Jurai-je en le coupant dans ses réflexions. Il était parti dans son fantasme complètement stupide tandis que je voyais enfin la fin de mon calvaire arriver. Je soupirai de soulagement en voyant les portes s'ouvrirent, me dépêchai de sortir de cet endroit, très vite suivi de Cyprien.
-Attends, Isabella... Il accrocha sa main gluante à mon épaule. Son corps puant s'approcha du mien alors que je me stoppais net et me tournais vers lui. Je voulais te demander si, par le plus grand des miracles intergalactiques... Chacun de ses mots étaient ponctués par un postillon qui se répercutait directement dans mes cheveux.- Tu ne serais pas libre ce soir pour m'accompagner à la trente-neuvième édition des aventures du capitaine Kurk. Ils ont prévu une immersion totale dans mon monde.
-Qui est ? Ne pus-je m'empêcher de lui demander. Il ouvrit grand la bouche et resta bloqué pendant quelques secondes.
-Ne me dis pas que tu ne connais pas le dieu de tout les galactico-maniaco-Kurk-Captain ?
-Heu... Je devrais ? Repris-je, cette fois quelque peu amusée. Il était vraiment d'un autre univers.
-Star treck ! Les aventures du capitaine Kurk et de monsieur Spock…
-Oh oui ! Spock, c'est l'espèce de type avec cet affreux tee-shirt jaune et les oreilles plus grandes que les pieds de shrek ! Souris-je. J'avais toujours détesté cette série. Je n'arrivais pas à comprendre qu'il y ait des personnes fascinées par cette série. Bien qu'en regardant l'exemplaire type du fana de star treck devant moi, tout devenait plus clair. Je me retins de rire devant son regard outré.
-Ne me dis pas que tu es entrain de comparer Mon Seigneur Spock avec un ogre tout vert et dégoutant. Bien que Shrek ne sois pas plus dégoutant que lui, je pinçai mes lèvres, retenant mon envie de rire et repris ma respiration doucement.
-Ecoute, je vais être en retard. Il faut que j'y aille... Je m'apprêtai à me retourner, mais il me retint une nouvelle fois. J'avais les nerfs en pelote et commençai réellement à m'agacer.
-Alors ça veut dire que tu ne veux pas ? Il insistait en plus. Son corps s'était une nouvelle fois approché du mien. Il me regardait de son regard perçant et étrange. Le dégout fut soudainement relégué au second plan après la peur. J'avoue qu'il me faisait flipper à me regarder comme ça. Il était tellement étrange. Son front suintait la sueur tandis que ses mains moites inondaient mes avant bras. Beurk ! Rectification, le dégout était toujours bien présent.
-Je ne préfère pas non. Je reculai d'un pas, essayant de me libérer de son emprise.
-Mais pourquoi ?
-Ecoute, t'es sympa mais...
-Bella ? Sauvée. Je me tournai vers la personne qui m'appelait et ouvris des yeux ronds comme des soucoupes en reconnaissant la personne face à moi.
-C'est une blague c'est ça... C'est la journée de merde dans toute sa splendeur ou quoi ? Je me parlai à moi même alors que ce connard avançait vers moi.-On peut savoir ce que tu fais là ?
-Ok... Content de te revoir aussi ma belle...
-Je ne suis pas ta belle. Grognai-je.
-Isabella... Tu n'as pas répondu à ma question... Je me retournais ver Cyprien que j'avais totalement oublié et allais répondre lorsque..
-Salut je suis Jake et tu es... Mon ex-petit ami s'approcha de Cyprien, main tendue devant lui, s'apprêtant à lui serrer la main lorsqu'il se rendit compte de la sueur sur le front de mon voisin. Il grimaça et baissa subitement la main en me regardant le sourire aux lèvres.-Je suppose que ce n'est pas mon remplaçant n'est-ce pas... ? Rit-il alors que je bouillonnais intérieurement. J'ouvris une nouvelle fois la bouche pour répliquer.
-Cyprien... Voulut répondre mon voisin mais une nouvelle fois Jacob reprit la parole, souriant de toutes ses dents.
-Alors ma belle, qu'est-ce que tu deviens ? Cette fois je m'approchai de lui et lui claquai ma main sur la joue. Il me regarda complètement surpris tandis que je le contournai pour sortir de mon immeuble.-Je suppose que ça voulait dire oui.
-Qu'est-ce que tu veux ? Grognai-je, irritée de l'avoir dans les jambes.
-Pourquoi tout de suite aurai-je besoin de quelque chose ? Je me retournai vers lui, levant un sourcil et croisant mes bras sur ma poitrine.-Quoi ? Insista-t-il.
-S'il te plait Jake, la dernière fois que je t'ai vu tu étais entrain de te taper ma voisine ! Fulminai-je. J'étais d'ailleurs très heureuse qu'elle ait déménagé après mes menaces. Je crus qu'il allait baisser le regard où tout du moins tenter de paraître ne serait-ce qu'un peu gêné par ce qu'il avait fait, mais au lieu de cela, un immense sourire se peignit sur les lèvres et il s'avança vers moi, le regard innocent.
-Aller Bell's... Je ne suis qu'un homme. Et puis on savait très bien toi et moi que ça ne pouvait pas marcher entre nous. Sourit-il les mains en l'air, signe d'innocence.
-Ne m'appelle plus Bell's. Tu as perdu ce droit dès que tu as foutu ce qui te sert de cerveau dans le garage de l'autre guenon. D'ailleurs, tu la remercieras pour ça. Elle m'aura au moins permis de me rendre compte de l'espèce de boulet vide et insipide que tu es ! Je le contournai de nouveau pour pouvoir fuir cet endroit maudit et soupirai de lassitude lorsqu'il se remit devant moi, m'empêchant de sortir.
-Oh aller Bella... Ne le prends pas comme ça. Je tentai de l'ignorer en essayant de passer à ses côtés mais il était vraiment trop... Trop lui pour me laisser passer.
-Je le prends comme je veux et... Je le poussai avec mes coudes, mais il semblait plus s'en amuser qu'autre chose.-Et tu vas me laisser passer oui !
-Bell's. J'ai vraiment besoin de toi. Souviens toi de notre amitié. Je suis vraiment dans la merde et si je trouve pas un job...
-Quoi Jake ? Tu ne peux pas aller travailler dans un garage avec ton cambouis et tes belles voitures comme avant.
-Non je peux pas... Il faut que tu m'aides. Sa main attrapa mon poignet de nouveau. Il m'approcha de lui et planta son regard dans le mien. Étrangement, il me paraissait honnête. Il était vrai que je connaissais Jake, enfin je veux dire Jacob, depuis que j'étais toute petite. Nous étions sortis ensemble il y avait quelques temps de cela et je m'étais rendue compte que nous n'étions pas du tout sur la même longueur d'onde en ce qui concerne le terme « être un couple fidèle ».
-Je...
-Bella ? Je me stoppai radicalement en entendant la voix rocailleuse d'Edward venant de l'entrée et grimaçai légèrement en sentant la gêne s'infiltrer par tous les pores de ma peau. Je ne savais pas trop ce que nous étions Edward et moi. Notre relation restait pour le moins ambiguë et je ne savais pas trop la réaction qu'il pourrait avoir en rapport à l'autre abruti à mes côtés.
-Edward... Soufflai-je finalement en fermant une seconde les yeux.
-Qui c'est lui ? Jacob s'était placé à mes côtés et avait posé son bras sur mes épaules. Je le regardai stupéfaite avant de reporter mon attention sur Edward. Effectivement, ce dernier n'avait pas l'air très heureux. Il nous regardait la mâchoire serrée et les poings blanchis à force de les tenir fermés.
-Jake, je te présente ton remplaçant, Edward. Murmurai-je avant de me dérober de son étreinte pour m'avancer vers ce dernier. Les rougeurs sur mes joues apparaissaient vivement et je tentai un léger sourire dans sa direction. Sourire auquel il ne répondit pas.
-Bonjour. Lui dis-je.
-Bonjour. S'adoucit-il légèrement avant d'avancer vers moi pour prendre ma sacoche.-Tu es prête ? On peut y aller ? J'avais oublié de préciser que depuis cette fameuse soirée, Edward s'obstinait à venir me chercher chaque matin pour aller travailler. Il m'attendait en général dans sa voiture, voulant me laisser un minimum de liberté avant de partir travailler. Mais moi je savais qu'il voulait surtout éviter de croiser les délurés de mon immeuble.
Au final, nous étions arrivés à une espèce d'entente. Je ne serais dire si nous étions un couple ou pas exactement, mais ce que je savais c'était que nos rapports étaient de plus en plus forts, et je commençais réellement à y prendre goût. En clair, pour le moment, j'avais décidé de me laisser aller. Je jouais de cette relation assez facilement et je me posais le moins de questions possible.
-Mais Bella, pour ce soir... Cyprien s'était placé à côté de Jacob. Il avait bombé le torse et il semblait fusiller Edward des yeux. J'avais envie d'éclater de rire. Voulait-il réellement tenir la comparaison ? Je portai mon attention sur Edward, qui lui regardait les deux hommes non loin de nous, puis reportai mon attention sur eux à mon tour, avant de revenir sur Edward. Effectivement, la comparaison n'avait pas sa place ici. Les cheveux décoiffés d'Edward et ce regard viril et incroyablement sexy eurent vite fait de me convaincre de ce que j'allais faire de ma soirée. Je posai une main sur le bras d'Edward, lui indiquant de me suivre.
-Heu... Ouais... Allons-y. Terminai-je en baissant la tête.
Il me prit la main et regarda une dernière fois Jacob avant de nous entraîner vers sa voiture. Je jetai un coup d'œil vers mon ex-meilleur ami/petit ami infidèle et lui fis un petit signe de tête avant de me faufiler dans l'air extérieur. J'allais arriver à la voiture lorsque la voix de Jacob retentit derrière.
-Bella, pense s'y s'il te plait. Je ne comprenais pas cette détresse qui semblait l'habiter. Jacob avait toujours eu tendance à se mettre quelques personnes à dos mais de la à me faire le coup du désespoir. S'était-il vraiment mit dans le pétrin ? Cela ne m'étonnerait pas de ce crétin. Et puis, est-ce que je voulais l'aider ? Là était tout là question. Bien que finalement, une idée germa dans ma tête... Oui, j'allais l'aider et il allait le regretter... Amèrement !
Edward me ramena à la réalité en faisant claquer sa portière. Il ne me regarda pas une seule fois à partir du moment où il mit le moteur en route. La circulation était un peu plus dense que d'habitude mais cela ne l'empêchait pas de rouler à cette allure complètement folle. Je fermai les yeux et m'accrochai à ma poignée de portière, mais ne dis rien. Je ne savais que trop bien à quoi nous mènerait une discussion maintenant. Edward était contrarié et cela ne pouvait aboutir qu'à une dispute. Chose que j'essayais d'éviter depuis une semaine.
Nous arrivions enfin devant notre lieu de travail. Je devais avouer que la campagne avançait plutôt bien. Bien que nous passions beaucoup de temps à peaufiner « les détails » allongés sur le divan de mon bureau, nous prenions, peut-être, de plus en plus de plaisir à travailler ensemble. Parce que aussi cruelles soient mes pensées et malgré que cela me tuait de le dire, Edward était un partenaire doué en son genre. Il pouvait vraiment faire marcher son cerveau quand il le voulait et, aujourd'hui, je n'étais plus sûre du temps que nous prendrait cette campagne. Parce qu'au final, ça allait faire trois semaines que nous travaillons ensemble et nous avancions bien. Le travail qui devait se terminer en un mois aller certainement être conclut dans les temps. Ce qui signifiait que nous n'avions plus beaucoup de temps pour comprendre ce que nous étions exactement.
Enfin, ce que je voulais dire, où plutôt penser, c'était qu'en gros, ni Edward, ni moi n'étions capable de définir ce que nous représentions l'un pour l'autre depuis l'autre soir. La situation était on ne peut plus compliquée entre lui et moi. Personne n'en parlait, mais c'était là. Je ne savais pas ce que je représentais pour Edward et j'en étais arrivée à la conclusion qu'il allait me quitter juste après notre travail terminé. C'était légitime cela dit. Il s'était assez joué de moi pour que je reste sur mes gardes. Je me préparais à cette éventualité. Je profitais du moment. Tout du moins, c'était ce que je laissais paraître devant lui. Mais intérieurement... C'était tout à fait différent.
Nous étions dans l'ascenseur, chacun d'un côté de la cabine, moi, les mains sur le rebord de la glace derrière moi, lui les bras croisés sur sa poitrine. Il regardait dans le vide et semblait pris dans ses réflexions. Je restai muette et attendis qu'il se décide enfin à me regarder.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Je regardai subitement Edward et constatai qu'il sortait, toujours sans daigner me jeter un regard. Ok il me faisait quoi là ?
Je me dépêchais de le rattraper et passai devant Tanya. -Bella qu'est-ce...
-Pas maintenant Tanya ! La coupai-je avant de claquer la porte de mon bureau et de croiser les bras sur ma poitrine. Edward était au milieu du bureau et me tournait le dos. Il avait les bras le long de son corps et la tête baissée.
-Bon maintenant ça suffit... Qu'est-ce que tu as ? Il se tourna finalement vers moi tandis que je restais hébétée. Ok, il me faisait quoi là ?
Edward me souriait doucement, m'éblouissant de nouveau alors qu'il remontait ses mains sur son col de chemise et commençait à défaire le nœud de sa cravate.-Qu'est-ce que... Il ne me laissa pas finir qu'il franchissait les quelques pas qui me séparaient de lui et me plaqua contre le mur derrière moi. Sa bouche envahit rapidement la mienne et tout son corps se pressa contre le mien. Je perdais déjà pied et je ne savais même plus ce que je voulais lui dire.
-Bella... Grogna-t-il en enlevant mon chemisier de mon pantalon.
-Oui... Gémis-je alors que je laissais aller ma tête en arrière. Il en profita pour lécher mon cou et glisser sa langue le long de ma clavicule. -On ne devrait pas... Tentai-je lamentablement. Mes gestes contredisaient déjà mes paroles en se faufilant jusqu'à sa nuque pour remonter dans ses cheveux. Sa langue remonta jusqu'à ma bouche et il reprit mes lèvres dans un grognement presque animal. Sa bouche dévorait la mienne alors que ses mains devenaient de plus en plus impatientes.
-Oh que si on devrait. J'ai envie de toi. Dit-il lorsqu'il nous fallut reprendre notre respiration. Il détacha ma chemise et commença à enlever le bouton de mon pantalon. Ce dernier, étant assez fluide, ne tarda pas à tomber sur le sol. Je me décalai d'un pas pour m'en débarrasser complètement et gémis plus fort lorsqu'il revint brutalement sur ma bouche. Ma tête frappa le mur derrière moi mais je l'oubliais très vite. Je préférais fermer les yeux et me laisser, totalement enivrée par les sensations qu'il me procurait. C'était réellement le seul à réussir à m'envoyer au septième ciel rien qu'en m'embrassant. Il avait cette faculté à me faire perdre pied. Je me détestais pour ça, quant à lui, je l'adorais.
-La... La porte. Gémis-je difficilement, pendant un court moment de lucidité, alors qu'il avait sa langue dans mon décolleté. Je le sentis sourire contre ma peau puis discernai un courant d'air suivi d'un petit clique et de nouveau la brûlure de la peau de mon amant contre la mienne.
Edward plaça ses mains sous mes fesses et me souleva du sol. J'entourai sa taille de mes chevilles et commençai à me frotter contre lui. Il me posa sur mon bureau sans relâcher mes lèvres et remonta ses mains jusqu'à mes cheveux. Sa langue se fit plus douce contre mon palais, puis il se recula de quelques millimètres et posa son front contre le mien.-Tu te rends compte que nous sommes loin d'être seuls. Murmurai-je après un second égarement de lucidité. Ses yeux plongèrent dans les miens et son sourire se fit amusé.
-Il va falloir que tu sois silencieuse dans ce cas... Je refermai les yeux sous la chaleur qui se dégagea instantanément de mes joues suite à ses paroles et souris à mon tour.
-Ne t'inquiète pas pour moi. Soufflai-je en recommençant à me frotter contre son sexe recouvert. Il se rua de nouveau sur ma bouche alors que ses mains cajolaient mon corps sur toutes les zones qui lui étaient accessibles.
-Bella... Sa voix était plus que rauque. Il souffla mon nom dans le cou pendant que ses dents mordillaient ma clavicule.
-Oui ? Je continuai d'onduler contre cette énorme bosse alors que la température de la pièce semblait avoir pris trop de degrés.
-Tu me rends dingue. Répondit-il, la mâchoire serrée. Je relevai la tête et plongeai dans ses yeux verts incroyablement sombres.
-Et c'est une mauvaise chose ? Murmurai-je d'une voix que je ne me connaissais pas. Nous restions tous les deux pantelants, l'un en face de l'autre, jusqu'à ce que son sourire réapparaisse une nouvelle fois. Il se recula et d'une main fit descendre les stores de mon bureau. Je levai un sourcil, alors que son sourire s'agrandissait.
-Je ne voudrais pas que tout le monde voit ce que je vais te faire... Maintenant. Je fermai les yeux et soupirai d'anticipation tandis que déjà ses mains revenaient sur mes cuisses. J'écartai les jambes lui permettant de se faufiler entre et basculai ma poitrine en arrière. Ses doigts jouèrent avec l'élastique de mon string. Il glissa son nez le long de ma féminité détrempée malgré le fin tissu de ma lingerie et souffla dessus. Je me cambrai d'avantage et réprimai un couinement.
-Il va falloir que tu sois discrète chérie... Tu ne voudrais pas ameuter tout l'immeuble avec tes cris n'est-ce pas ? Sa voix était foutrement sexy. Je le regardai et me mordis la lèvre en le voyant tirer sur mon string. Ses yeux étaient sombres et terriblement envoûtants.
Il libéra ma féminité de mon sous-vêtement et remonta son regard vers le mien. Son sourire en coin ne le quittait plus, ses mains remontèrent le long de mes chevilles jusqu'à mes cuisses. Il me malaxa légèrement l'intérieur des cuisses avant de s'accroupir devant moi et de placer sa bouche près de mon sexe. Son souffle frappa contre cette partie plus que brûlante de mon anatomie et je me pinçai les lèvres pour m'empêcher de lui hurler combien j'avais besoin de le sentir. Je plaçai mes mains vers l'arrière sur le bureau pour prendre un meilleur appui et le sentis remonter mes chevilles pour poser mes pieds sur ses épaules. Il me donna un coup de langue qui se répercuta dans tout mon corps et glissa son index entre mes lèvres intimes.
-Tu es si trempée... Est-ce moi qui te fait cet effet ? Je gémis pour toute réponse et poussai mes fesses sur le bord du bureau, aspirant à plus de toucher.-Que veux-tu Bella ? Ok, il était en mode dominateur. J'aimais beaucoup trop quand il se comportait ainsi, mais pour le coup, j'avoue que j'avais surtout envie qu'il me prenne vite et que la délivrance vienne rapidement. Je devais être honnête, j'étais déjà au point de non retour.
-Touche moi Edward.
-Te toucher ? Comment ? Il plaça ses mains sur mes seins dont les pointes se dressèrent rapidement et je me cambrai sous son toucher.-Comme ça ? Je me mordis la lèvre de plus en plus fort, acquiesçant de la tête alors que je poussai encore mes fesses vers sa bouche.-Ou peut-être comme ça ? Il attrapa mon clitoris entre ses lèvres et mordilla doucement mon petit paquet de nerf. Je me cambrai brutalement, ne retenant pas le petit cri qui surgit et reculai mes mains sur le bureau jusqu'au bord de l'autre côté de mes fesses. M'offrant toujours plus à lui.-J'aime quand tu te laisses aller comme ça. Susurra-t-il. Sa bouche revint contre mon centre irradiant et il se mit à le maltraiter dans les règles de l'art. L'air commençait à me manquer, je sentais le sang couler dans ma bouche tellement je me mordais mais je n'arrivais pas à m'empêcher d'en demander toujours plus. Le feu dans mon ventre grossissait à vu d'œil, mon orgasme se construisait à la vitesse de la lumière et je savais que je n'allais pas tarder à exploser. Il entra un doigt en moi, grognant face à la facilité qu'il avait pour l'entrer et le ressortit pour le gouter. Je le regardais pendant tout ce temps, mes yeux se rétrécissant devant le plaisir de le voir me gouter.
-Oui Edward... Encore. Il entra alors un deuxième doigt et commença un mouvement rapide et profond de va et vient.
-Tu aimerais que ce soit ma bite au fond de toi n'est-ce pas Isabella ? J'étais tellement prise dans ce qu'il était entrain de me faire que j'étais incapable de répondre. Il réitéra ses gestes et accéléra encore le mouvement.-Avoue le !
-Edward oui. Oui j'aimerais que ce soit ta putain de bite au fond de moi. Il arrêta tous ses gestes alors que j'allais jouir et se releva. Il enleva l'attache de son pantalon et le laissa tomber sur ses chevilles. Il attrapa mes chevilles et les attacha dans son dos. Son sexe s'approcha du mien et il commença à le frotter contre mon centre.
-Bien. Souffla t-il.-C'est ce que je voulais entendre. Puis il entra en moi d'un geste vif. Son gland frappa directement au fond de mon ventre et je me redressai pour qu'il puisse me prendre toujours plus loin. Mes chevilles se resserrèrent dans son dos alors qu'il passa ses mains derrière moi pour les entrelacer avec les miennes. Je soupirai de plus en plus fort, ma tête basculant en arrière faisant tomber mes cheveux dans le vide. Ses lèvres se baladèrent sur ma poitrine recouverte, sa longueur entrant et sortant de mon antre avec vigueur et passion. Plusieurs objets tombèrent pendant ses coups de reins mais j'avais la certitude que c'était la dernière de nos préoccupations.
-Plus fort Edward. Gémis-je. Il grogna sur ma poitrine et suçota mon téton durement. Je sentais son sexe augmenter de vigueur et sa cadence en moi. Ma tête bourdonnait et tout mon corps semblait bouillonner de désir.
Sans un mot, il détacha mes mains et me releva en se retirant de moi. Je soupirai de frustration alors qu'il m'empêchait de penser d'avantage. -Retourne toi. Sa voix était rauque et toujours aussi suave et sexy. Il se décala et passa sa main sur le bureau faisant tomber tout ce qu'il y avait dessus cette fois. Finalement, je m'exécutai dans un gémissement et me penchai sur la surface de mon bureau. J'agrippai mes mains au rebord et relevai les fesses. Il glissa sa main sur ma croupe et claqua mes fesses d'un geste vif avant de revenir brutalement au fond de moi.
-Oh putain Edward !
-Bordel ! T'es encore plus serrée ! Je me cambrai, lui permettant de m'emplir complètement et poussai mes fesses vers son sexe.
-Vas-y. Et il revint en moi. Il toucha mon point G à plusieurs reprises et je l'accueillis comme une délivrance à chaque fois. Je sentais cette chaleur dans mon bas ventre devenir un véritable brasier. Les flammes irradiaient dans tout mon corps. J'avais la tête qui bourdonnait et j'avais la sensation d'être totalement et pleinement remplie. C'était grisant. Définitivement. Je jubilais d'avoir trouvé un amant si passionné et passionnant. Puis finalement, je me dis que c'était surement cette façon que nous avions de toujours nous disputer qui nous rendait si passionné pendant nos rapports. Comme maintenant... Bien que nous ne nous étions pas réellement disputés, j'avais senti le trouble en Edward. Et le voir si envieux et téméraire ne faisait que me confirmer ce que j'avais senti.
-Je... Je vais jouir. Rugit-il subitement. Je tournai le visage vers lui, tendant les lèvres vers son visage. Il attaqua ma bouche, tandis que son gland frappait en moi une nouvelle fois. Je mordillai sa lèvre, suçotai sa langue alors que les sons rauques de son plaisir se répercutaient dans ma gorge. Nos dents s'entrechoquaient dans la sauvagerie de notre moment et le bourdonnement dans ma tête s'était transformé en véritable raz-de-marée.
Il libéra mes lèvres juste le temps de glisser son index dans ma bouche tandis que son sexe faisait toujours des merveilles en moi. Je suçai le bout de son doigt en laissant un sourire espiègle me gagnait et l'entrai entièrement dans ma bouche. Il entrouvrit les lèvres alors que sa respiration se coupa. Je continuai quant à moi de le rendre fou, bougeant mes fesses pour lui montrer que j'en voulais toujours plus. Je le fixai par dessous mes cils tandis qu'il fermait les yeux et contractait la mâchoire. Il grogna et posa ses mains sur mes hanches. Il sortit totalement de mon antre et revint d'un seul coup.-Oui. Gémis-je contre sa peau alors que la chaleur montait encore. Il recommença une nouvelle fois.-Oui.. O..oUi.. Ma voix chevrotant à chacune de ses pénétrations. Ses yeux scannèrent mon corps soumis à sa volonté et son visage plongea dans mon cou. Ses lèvres embrassèrent ma peau et ses mains serrèrent mes hanches.
-Je vais..
-Moi aussi... Le coupai-je. Il recommença à accélérer le cadence et descendit son doigt humide de ma salive jusqu'à mon clitoris. Il me malaxa quelques secondes avant de venir étouffer mon cri de jouissance sur ses lèvres. Tout mon corps trembla et se resserra autour de sa longueur, le faisant grogner de plus en plus. Il fit encore quelques vas et viens, puis je le sentis tressauter au fond de moi lorsqu'il se libéra en de longs jets. -Bellaaa... Rugit-il sur mes lèvres alors que ses doigts marquaient la peau de mes hanches.
…
Le calme revint petit à petit. Je sentis son torse caresser le mien alors qu'une sorte de félicité nous engloba. Je m'écroulai sur le bureau, essoufflée mais surtout épuisée alors qu'il fit doucement glisser ses mains sur mon dos.
Pendant plusieurs secondes, ni lui ni moi ne gâchions ce moment avec des paroles inutiles. Mais la réalité reprit petit à petit ses droits et fébrilement je me relevai pour me rhabiller. En me sentant me lever, Edward s'éloigna et remit son pantalon. Inutile de préciser l'horrible moment où je le sentis me quitter. J'avais chaque fois l'impression de perdre cette connexion entre nous. Je savais que cela pouvait paraître stupide mais j'avais l'impression que c'était peut-être l'une de nos façons de communiquer. Et quelle façon me direz-vous.. Ne m'en parlez pas !
Une fois debout, je cherchai mes vêtements des yeux et jetai un coup d'œil vers Edward pour le voir encore les yeux dans le vide. Je soupirai avant de m'avancer vers ma chemise et mon pantalon. Il avança vers moi à son tour et me tendit mon string, son éternel sourire en coin accroché au visage. J'étais en quelque sorte soulagée de le voir sourire, pourtant je sentais que le malaise était toujours là.
-J'aurais pu le garder mais je me suis dit que tu serais plus à l'aise avec... Tout du moins pour le moment. Dit-il dans un murmure. Je souris légèrement mais mon sourire se fana alors que son visage redevenait sérieux.
-Vas-tu me dire ce que tu as ? Je finis d'attacher mon pantalon et lui fit face. Il était assis sur le bord de mon bureau et me regardait de sa place, les bras croisés sur sa poitrine.
-Tu es très belle... Dit-il simplement. Bon certes, je m'étais mise à rougir après ses paroles, mais cela n'empêchait rien au fait que j'étais convaincue que quelque chose n'allait pas.
-Edward. Repris-je, d'une voix sévère afin de lui faire comprendre de ne pas dévier ma question. Il soupira et se passa une main dans les cheveux. Main qui finit sur son visage. Il se pinça l'arête du nez et détourna finalement le regard.-Qu'est-ce que tu as ?
-Qui c'était ? Me dit-il soudainement de but en blanc. Je le regardai sans réellement comprendre et croisai moi aussi mes bras sur ma poitrine.
-Explique toi ?
-Ne fais pas celle qui ne comprends pas veux-tu. Il se leva et se plaça de l'autre côté du bureau comme pour se protéger par rapport à ce que j'allais lui dire.
-Et bien je ne ferais pas celle qui ne comprend pas si tu t'expliquais un peu mieux. Répondis-je, plus durement cette fois. Il commençait à m'énerver. Comment voulait-il que cela fonctionne entre nous s'il ne me parlait pas. C'était déstabilisant et énervant.
-Bella, ce type dans ton hall ce matin. Il semblait bien te connaître et …
-Qui ? Cyprien ?
-Cyprien ? Alors c'est comme ça qu'il s'appelle ? Étrange comme nom pour un espèce de peau rouge. Grogna-t-il pour lui-même, la mâchoire serrée.
-Alors c'est ça ? Tu es jaloux ? Le coupai-je. Les pièces du puzzle s'emboitaient dans mon cerveau et j'avais la tête qui allait exploser à force de réfléchir au pourquoi du comment. Aujourd'hui n'était pas un bon jour. Je m'en doutais depuis le départ et j'aurais du écouter ma conscience qui me disait de rester dans ce putain de lit !
-Non, je ne suis pas... Il ne finit pas sa phrase. Il se contenta de se pincer de nouveau l'arête du nez et se tourna vers les fenêtres. Sa main rouvrit les stores et ses yeux vagabondèrent sur la population à l'extérieur.
-Ecoute Edward... Tentai-je doucement. Je m'avançai vers lui d'un pas incertain. Il regardait toujours droit devant lui et soupirait. Souvent.-Tu n'as pas à t'inquiéter pour Jacob. Je repris une inspiration et me passai une main nerveuse dans les cheveux.
-Jacob... Souffla t-il pour lui même, comme s'il venait de comprendre lui même le prénom de mon ex-meilleur ami.
-Ah oui ? Pourtant vous aviez l'air bien proches toute à l'heure. Dit-il en se tournant vivement vers moi. Je voyais la jalousie dilater ses iris mais aussi étrange que cela puisse paraître, je voyais de la tristesse aussi. Pourquoi doutait-il autant de moi ? Je ne comprenais pas sa réaction.. Elle était tellement abusive.
-Non... Enfin, oui, à une époque Jake était...
-Alors tu lui donnes un surnom en plus ? Pour une personne qui n'est pas censée être proche de toi. Continua-t-il hargneux. Cette fois je m'énervais à mon tour et le pointais du doigt comme chaque fois que j'étais énervée envers lui.
-Ecoute moi bien toi ! Jake a été mon petit ami à une époque mais maintenant c'est terminé. Il est sorti de ma vie en même temps qu'il a baisé ma voisine et je n'ai plus rien avoir avec ce mec ! Alors si toi et ton égo voulaient toujours chercher le conflit là où il n'a pas raison d'être, tu le feras tout seul ! C'est hors de question que je me justifie pour une chose sans importance comme celle là !
-Pourtant ça avait l'air d'en avoir ce matin ? Répondit-il sur le même ton que le mien.
-Mais n'importe quoi ! M'insurgeai-je en tapant du pied.-Il n'est rien !
-Pourtant il était assez pour que tu ne me remarques même pas entrer ! Rugit-il. Je tapai du pied une nouvelle fois sur le sol et lui tournai le dos.
-J'en ai assez ! Tu veux jouer au mec jaloux alors que je ne sais même pas ce qui nous définit tous les deux aujourd'hui.. Soit ! Moi aussi je vais te mettre au pied du mur dans ce cas !Sans lui laisser le temps de répondre, je me plaçai devant la porte et le regardai les larmes aux yeux. Larmes que je ne pouvais pas retenir. J'étais trop fatiguée de tout ça.-Je suis quoi pour toi Edward ? Un espèce de passe temps ? Une passade ? Une aventure ? Je me passai une main rageuse sur la joue et serrais mes bras autour de ma poitrine comme pour me protéger. Je le regardai faire un pas mais déjà l'arrêtai.-Non ! Ne m'approche pas ! Pas tant que tu ne pourras pas répondre à ma question ! J'ai besoin d'avoir des réponses moi aussi ! Clamai-je.
-Bella... Non.. Ne pleure pas. Sa voix trahissait une détresse. Comment pouvait-il être si affecté par mon état ? Je n'avais pas l'habitude de voir Edward dans cet état. Je fus une seconde décontenancée mais me repris bien vite. Je redressai la tête et retins de nouveau les larmes.
-Je ne pleure pas. Ma voix trembla à ce moment précis. Il fronça les sourcils et tenta encore un pas alors que je reculai.-J'en ai marre c'est tout ! Et je le plantai là. Je sortis rapidement de mon bureau et tombai directement sur Tanya.
-Je te le laisse ! Grognai-je.-Contente ? J'essuyai une larme lâche qui me coulait sur la joue et m'éclipsai rapidement jusqu'aux toilettes.
Arrivée sur place, je me plaçai devant le miroir et soupirai devant les souvenirs que j'avais dans ces lieux. Les minutes passèrent sans que je ne trouve la volonté d'aller l'affronter. Je regardai, désespérée, le reflet que me renvoyait le miroir et me passai un peu d'eau sur le visage.
Tout était tellement compliqué entre lui et moi. Je ne savais plus trop où l'on en était et cette ambiguïté entre nous avait tendance à me frustrer plus que de raison. Le plus étrange était que cela semblait nous dépasser tous les deux. Nous avions une espèce d'attraction entre nous, quelque chose contre laquelle nous ne pouvions pas lutter.
La porte s'ouvrit doucement. Je vis la tête d'Edward passer par la petite ouverture et je soupirai en me passant une main dans les cheveux. -Je suis là. Ses yeux accrochèrent les miens alors que je le vis hésiter avant d'entrer.
-Tu n'étais pas si gêné la dernière fois. Soufflai-je, malgré tout amusée.
-Les choses étaient différentes. Dit-il en venant se poser à mes côtés. Je voyais son reflet dans le miroir et ses yeux me regardaient inquiets. -Je suis désolé. Finit-il par murmurer. Je fronçai les sourcils et posai mes mains à plat sur la surface des lavabos.
-Pourquoi ?
-Parce que je viens une nouvelle fois d'agir comme le pire des idiots. Répondit-il. Je lui souris timidement et baissai finalement les yeux.
-Je crois qu'on a un peu notre part de bêtises dans cette histoire.
-Je ne comprends pas.
-J'ai mal réagi moi aussi. Je n'aurais pas du t'agresser comme ça. Bien que je ne sache pas réellement ce qu'on est aujourd'hui, tu avais le droit de savoir qui était Jacob. C'était légitime. J'aurais aimé le savoir si j'avais été à ta place. Il sourit à son tour et se tourna finalement vers moi.
-Ecoute Bella... Je ne veux pas que tu crois que je suis quelqu'un de jaloux et possessif. En réalité, habituellement je ne suis pas comme ça. C'est toi qui me rends comme ça. M'avoua-t-il.
-Pourquoi ?
-J'en sais rien.. Je crois que... Il se stoppa, semblant chercher les bons mots, puis reprit d'une voix un peu plus sûre.-Entre nous c'est toujours très.. Passionnel dirais-je. Et, j'aime ça. J'aime cette façon que nous avons d'apprendre à nous connaître. Il fit une grimace tout à fait mignonne.-Bien que j'avoue que certaine fois c'est pas forcément facile. J'ai compris que c'était notre façon d'avancer et je suis prêt à le faire. Mais, cette passion a ces revers et je crains que la jalousie en face partie. Soupira-t-il. Il baissa la tête, appréhendant certainement ma réaction. Pourtant, je ne pus m'empêcher de sourire d'avantage. S'il était jaloux cela voulait peut-être dire qu'il tenait un peu à moi et que... Qu'il pourrait se passer quelque chose entre nous.
Je m'approchai finalement de lui et relevai les yeux pour pouvoir le regarder.-Je ne t'en veux pas. J'avoue que je suis moi-même assez... Jalouse. Chaque fois qu'une femme t'approche j'ai cette impression d'avoir envie de meurtre. Clamais-je en serrant les poings au souvenir de Tanya. Il sourit à son tour et s'approcha de moi. Quelques mèches de cheveux lui tombaient devant les yeux, il était beau. Réellement beau et foutrement sexy. L'une de ses mains remonta jusqu'à mon visage. Il la posa sur ma joue et approcha ses lèvres des miennes.
-Alors ne dis plus jamais à Tanya que je suis à elle ok ? Sourit-il en glissant son doigt sur ma joue.
-Tu as entendu ? Grimaçai-je. Quelle idiote j'étais !
-Tanya elle a entendu en tout cas. Éluda-t-il. Je serrai les poings et détournai le regard.
-Je la hais. Crachai-je malgré moi. Je ne voulais pas lui montrer ma jalousie, mais elle était là. Et de revoir cette pétasse de Tanya s'agglutiner autour d'Edward ça avait légèrement tendance à m'énerver.
-Tu sais que tu es foutrement sexy en disant cela mademoiselle Swan. Je rougis en entendant ses paroles alors qu'il s'approchait encore. Il posa un doigt sous mon menton, m'obligeant à relever le regard vers lui. Son sourire était toujours aussi craquant.
-Ah bon ? Demandai-je en levant un sourcil.
-Hein hein. Murmura-t-il sur mes lèvres. Je me reculai jusqu'à coller mes fesses au marbre derrière moi tandis qu'il plaçait ses mains de chaque côté de mes hanches.
-Et là ? Est-ce le Edward passionné qui prend le dessus où le Edward jaloux ?
-C'est le Edward tout court. Je me levai sur la pointe des pieds, m'approchant encore de son visage et plaçai mes mains dans sa nuque.
-Et bien, qu'attends le Edward tout court pour m'embrasser ? Souris-je. Il me répondit par son sourire en coin et finit par poser ses lèvres sur les miennes dans une infinie douceur. Douceur qui contrastait tellement avec ses paroles de toute à l'heure. C'était différent, c'était sensuel, lent, doux et toujours aussi bon. J'avais l'impression de le découvrir chaque fois et je me sentais presque pousser des ailes pour chacun de nos pas accomplis.
Lorsqu'il fallut que nous reprenions notre respiration, il posa son front contre le mien alors que ses lèvres picoraient de temps à autre ma bouche.-Bella. Il posa un autre baiser.-Pour répondre à ta question, je ne sais pas non plus où on en est tous les deux. Je me pose les même questions que toi. Je crois qu'il faudrait qu'on se laisse aller et qu'on voit où cela nous mène. Il posa une main sur ma joue et planta ses yeux dans les miens.-J'aimerai te dire que nous sommes ensemble, mais j'ai peur que cela gâche tout. Nous ne sommes peut-être pas fait pour se l'avouer... Je fermai les yeux au son feutré de sa voix et acquiesçai finalement. Il avait raison. J'étais sûre qu'en entendant que nous étions ensemble j'allais fuir. Cette relation avec lui m'effrayait plus qu'il ne le fallait parce que... J'avais peur que cela ne marche pas. Oui je l'avouais aujourd'hui.. J'avais vraiment peur que cela ne fonctionne pas. Alors je ne pouvais qu'approuver.
-Enfin pour l'instant. Souris-je. Car après tout, notre relation finira bien évoluer et tôt ou tard il faudra affronter ce que nous sommes. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, nous étions juste Edward et Bella, deux personnes incroyablement maladroites en ce qui concerne les relations humaines. Demain ? Je ne savais pas... Mais je comptais bien tout faire pour le découvrir.
...
C'est pas comme si ils n'avançaient pas du tout.. Si ? ^^
Bon et bien, il est temps pour moi de m'éclipser, j'ai des chapitres à écrire à ce qu'il parait ! LOL
A très vite, je vous aime !
Luna
