Bonsoir tout le monde !

Comme d'hab je suis à la bourre. Mais je pourrais vous donner toutes les excuses du monde, au final on s'en fou ! lol L'importance c'est que le chapitre est là ! Pas vrai ? En retard, mais bien là ! ^^

Bien ! En cette semaine radioactivement belle, j'arrive enfin à poster ! Miracle ! Il semblerait que même Fanfiction ait décidé de m'empêcher de vous dévoiler ce nouveau chapitre ! hihi

Réponse aux reviews anonymes.

Elodie52, si je pouvais me mettre à genoux devant toi, je le ferais volontier. Tes reviews sont juste adorables. Tu es un ange ! Merci beaucoup ! Gros bisous...

Lola, Contente.. Que dis-je ? Plus que contente que tu te sois magnifestée ! lol Je crois que nous serons deux à attendre quelque chose avec impatience maintenant. Je te remercie infiniment. Gros bisous !

Voilà ! Un gros bisous à Rhea (évidemment), à Caro, Delph et Ju.. Vous me manquez toujours autant ! A quand le retour des Volturi&Rob ? lol

Sur ce, on se dit à très vite. Je vous aime !

Luna

POVE.

Une journée sans fin...

J'ouvris péniblement un œil. Bella était encore dans mes bras. Elle était endormie, ses jambes entremêlées aux miennes et sa poitrine collée contre mon torse. Je sentais sa respiration dans mon cou et ses bras m'entouraient. C'était tellement libérateur. Je me sentais bien, à ma place. Je déplaçai ma joue jusqu'à la poser sur le haut de sa tête et resserrai à mon tour ma prise autour de son corps. Elle soupira d'aise alors qu'un sourire niais apparaissait sur mes lèvres.

Mes yeux dérivèrent sur son corps, couvant les petites imperfections résidant sur la peau diaphane de son dos. Quelques petits grains de beauté ne la rendaient que plus belle et désirable. Je descendis une main jusqu'à la cambrure de ses fesses et fermai les yeux, retenant un grognement aux souvenirs de ce que nous venions d'expérimenter. Ma respiration se saccada et mes doigts caressèrent avec légèreté le creux dans le bas de ses reins. Elle gémit imperceptiblement tandis que pour ma part, un sourire triomphal envahit mon visage.

J'étais assez fier de moi en réalité. Je n'étais pas spécialement fier de mes prouesses sexuelles pour ce coup là. C'était à un tout autre niveau que ce justifiait cette suffisance inédite. J'étais heureux de ce que cette expérience impliquait. Je savais que le sexe était en soi une bonne façon de situer notre relation. Enfin si on peut dire. Et ce soir, je venais de franchir un cap. Non, plutôt NOUS venions de franchir un cap. Bella s'était laissée aller... Elle m'avait laissé expérimenter sans rechigner. Bien au contraire, elle s'était perdue elle même dans les méandres du plaisir.

Pour ma part, je n'avais jamais réellement été attiré par la sodomie ou le plaisir anal. Non pas que je trouvais cela sale ou dégradant. J'étais juste satisfait des orgasmes traditionnels. Je n'avais jamais eu l'envie d'essayer la sodomie. Enfin, jusqu'à ce soir. Je savais que notre relation avec Bella était tout ce qu'il y avait de plus complexe, et donc, le seul moyen d'arriver à enfin la toucher, à enfin lui faire comprendre mes intentions envers elle, était de lui redonner confiance. Non seulement en moi mais aussi en elle.

Où était le rapport me direz-vous ? Et bien, quoi de mieux que d'expérimenter une nouvelle facette du sexe pour mesurer le degré de confiance qui s'était établi entre nous. Je ne pensais pas en être arrivé à ce niveau là d'ailleurs. J'avais été agréablement surpris en constatant la facilité à laquelle elle se laissait aller. Elle m'avait fait totalement confiance et j'avais compris que nous venions de franchir un pas. Petit certes, mais il n'en restait pas moins.

Je soupirai en pensant que notre relation était loin d'être évidente. J'étais déterminé à tout faire pour que cela marche, mais j'avais surtout peur qu'elle, de son côté, n'y arrive pas. Elle semblait si braquée sur les relations hommes/femmes. Mais j'étais déterminé à arriver à mes fins. J'arriverais à aimer Bella Swan et à la faire m'aimer en retour. Je savais que cette femme représentait quelques choses de différent pour moi. Elle l'avait toujours été d'ailleurs. Dès le premier regard posé sur elle, elle avait bouleversé mon petit monde. C'était une femme forte, indépendante, foutrement sexy et terriblement belle. Bella était une femme généreuse, intelligente, douce... Je savais que j'avais de la chance qu'elle se soit retournée sur moi et qu'elle daigne pardonner toutes les conneries que je pouvais accumuler. Et je savais qu'elle ne pouvait plus sortir de ma vie comme cela. Je voulais vraiment faire en sorte que ça fonctionne entre nous. Quoiqu'il m'en coute !

-Edward... J'ai froid. Je baissai les yeux sur son visage, pensant l'avoir réveillé mais elle dormait profondément.

Je remontai donc la couverture un peu plus sur elle et m'éloignai pour la laisser dormir tranquillement. C'était notre rituel depuis quelques jours déjà. Je lui laissais son temps et son espace, donc je partais chaque soir. C'était pour elle que je le faisais parce qu'au fond de moi je ne désirais qu'une seule chose. M'endormir dans ses bras.

Elle trembla doucement lorsque je quittais le lit dans des mouvements lents et précautionneux. Une fois debout, je me passai une main devant les yeux en soupirant. Je n'avais pas envie de la quitter. Ma tête pivota pour la regarder encore une fois, puis je me penchai pour poser mes lèvres sur son front. Elle soupira d'aise mais ne dit rien. Sa respiration se calma et je la sentis repartir dans un sommeil profond. Je me reculai finalement après avoir profité de la douceur de sa peau pendant encore quelques secondes.

-Reste. Une main sur la poignée, je me retournai vers la voix encore ensommeillée de Bella. Je pensais pourtant qu'elle dormait profondément mais apparemment non. Elle était sur ses coudes et me regardait à travers ses cils. Le drap était descendu sur son ventre, me laissant une vue parfaite sur sa poitrine dénudée. Je lâchai la poignée et me retournai pour lui faire face, conscient d'être nu comme un ver.

Ses yeux descendirent sur mon corps tandis qu'elle se mordait la lèvre. L'obscurité nous entourait encore mais malgré cela, je pouvais parfaitement imaginer les rougeurs sur ses joues.

-Il ne vaut mieux pas non... Lâchai-je après quelques secondes. Elle se releva un peu plus, m'offrant d'avantage de son corps.

-Pourquoi ? Sa voix était encore enrouée dû au sommeil et j'avoue que je trouvais cela très sexy. Je me passai une main dans les cheveux, encore une fois, parfaitement conscient de ma nouvelle érection et je m'avançai jusqu'à elle. Ses yeux fixaient avec gourmandise mon sexe et bien que j'avais une extrême envie de satisfaire ses moindres désirs -qui restaient soit dit en passant les miens également- je ne pouvais rester. Je voulais faire les choses bien. Je m'assis donc à ses côtés, sur le bord du lit, cachant mon anatomie surexposée.

-Bella... Murmurai-je près d'elle. Ses yeux continuaient à fixer à la fois mes lèvres et mes cuisses.-Ok, d'abord tu vas arrêter de me regarder comme cela parce que je sens que je ne vais plus répondre de rien... Mon regard voyagea malgré moi vers sa poitrine tout près de mon visage. Après avoir rougi, je vis son visage se baisser sur son corps tandis qu'elle comprenait ce que j'étais entrain de regarder.

-Je trouve au contraire que tu te contrôles un peu trop à mon goût... Voulait-elle ma mort ? Elle se recula, se rallongeant sur le matelas et tourna le visage dans ma direction. Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration accélérée. Elle remonta une de ses mains jusqu'à son sein gauche et commença à se caresser.

-Qu'est-ce que tu fais ? Lui demandai-je à la fois surpris et foutrement excité. Elle voulait définitivement ma mort.

-Je te montre ce que je veux réellement. Souffla-t-elle tout en fermant les yeux. Ma main s'abattit sur le lit dans un geste instinctif. J'ouvris la bouche pour expirer l'air trop longtemps retenu et détournai le regard tout en essayant de penser à autre chose. Je retins un grognement en sentant sa chaleur si près de moi. Je sentis ses cheveux toucher ma poitrine et son souffle dans mon cou. Elle s'était apparemment relevée et prenait un malin plaisir à embrasser ma mâchoire et mon cou. Je sentis ses doigts se poser sur ma mâchoire pour que je tourne mon visage vers elle. Je m'obstinais à garder les yeux fermés, retenant un maximum la tentation incarnée à quelques millimètres de ma pauvre petite personne. Ses seins frôlèrent mon bras et ma bite tressaillit, me rappelant par la même l'état dans lequel j'étais.

-Tu veux ma mort... Chuchotai-je difficilement.

-Shuttt... Siffla-t-elle en posant délicatement ses lèvres sur les miennes. Ce fut bref et j'en voulus tout de suite plus, mais encore une fois je m'obstinais à garder les yeux fermés pour éviter la tentation. Pourquoi je faisais cela déjà ? Je ne m'en souvenais même plus.-Pourquoi me résistes-tu Edward ? Sa voix n'était qu'un murmure de désir et d'envie. Je tressaillis en sentant sa main se poser sur mon sexe érigé.-Regarde dans quel état tu nous mets ? Elle descendit ses doigts sur toute ma longueur alors que ses lèvres s'entêtaient à picorer mon cou.-Je sais que tu en meurs d'envie... Une espèce de sonnette d'alarme retentit dans mon cerveau. J'allais encore céder. J'étais venu hier soir à la base pour discuter, pourtant je lui avais sauté dessus. Et je ne voulais pas que ce soit notre seul moyen de communication. Il fallait qu'on arrive à se gérer niveau sexe. Je savais pertinemment n'être qu'un mec dont le deuxième cerveau primait sur le reste, mais avec Isabella je voulais que cela change. Je devais le faire pour nous. Pas de sexe ! Plus de sexe ! Du moins, pas avant le troisième rendez-vous. Il fallait que l'on fasse les choses bien. Ouais, c'était décidé ! Pas de sexe. Avant le troisième rendez-vous. Pas de sexe avant le troisième. Quoi déjà ? Humpf ! J'étais mal barré !

-Arrête. Dis-je en lui prenant doucement la main. Malgré mon envie de libération et la foutue frustration bien trop présente, je rouvris les yeux et fixai son regard chocolat. Elle était surprise par mon refus. Je pouvais voir combien elle s'inquiétait de ma soudaine réaction et je m'en voulus aussitôt. Mais il fallait que je lui fasse comprendre qu'elle était différente.

-Bella, écoute, je...

-Te fatigue pas ! Elle m'avait coupé la parole et s'était éloignée de moi si rapidement que je ne l'avais pas vu venir.-J'ai compris ! Cracha-t-elle en agrippant le drap et en le remontant sur sa poitrine.

-Je ne crois pas que...

-Ha oui ? Me coupa-t-elle de nouveau.-Tu ne vas pas me dire que tu veux rentrer chez toi ? Tu ne vas peut-être pas me dire qu'il faut qu'on arrête ça ? Je restai bloqué quelques secondes. Ma bouche s'ouvrit et se ferma plusieurs fois sans que je n'arrive à articuler le moindre mot. Je ressemblais probablement à un poisson hors de l'eau mais j'avoue qu'elle m'avait soufflé. Je déglutis avant de me reprendre et de tenter d'enfin lui expliquer la situation.

-Non... Enfin si mais pas pour...

-J'en étais sûre ! Reprit-elle hargneuse. Cette fois je m'énervai à mon tour. Je montai sur le lit et passai rapidement mes jambes par dessus sa taille. Une de mes mains emprisonna les siennes pour les placer au dessus de sa tête tandis que l'autre se posa sur sa bouche.

-Arrête de me couper et laisse-moi parler tu veux ? Ma voix avait claqué dans la chambre où j'aurais pu jurer entendre de l'écho. -Je ne veux pas rester dormir avec toi ce soir parce que je ne veux pas perdre une nouvelle fois le contrôle. Je veux faire les choses bien.

Elle releva un sourcil et tenta de parler. Je frissonnai en sentant son souffle contre la paume de ma main mais refusai de la libérer tant que je ne lui aurais pas tout expliqué. Je commençais à connaître le fonctionnement de Bella et je savais obstinément qu'elle allait chercher à enflammer la situation.

-Laisse-moi finir ! Continuai-je plus fortement, mes mains raffermissant leurs prises.-Je ne veux plus qu'on couche ensemble avant d'avoir validé notre troisième rendez-vous. Elle allait encore essayer de dire quelques choses mais je la coupai.-Parce que je veux qu'on arrive à quelque chose tous les deux et ce n'est pas en nous sautant dessus à longueur de temps qu'on va réussir à construire quelque chose.

Elle releva cette fois les deux sourcils et me regarda surprise. Je devais vraiment être stupide pour refuser de m'envoyer en l'air avec cette femme. Le pire des sadomasochistes n'aurait pas été plus débile. Je n'en revenais pas de ce que j'étais entrain de faire, mais je savais que le résultat en valait la peine.

-Donc, plus de sexe avant notre troisième rendez-vous Isabella. Nous repartons à zéro. Je ne dormirai pas chez toi, je te laisserai ton espace et on apprendra à se connaître comme toutes personnes normalement constituées. On a tout fait à l'envers toi et moi, alors laisse-moi tenter de me racheter. Je vais enlever ma main de ta bouche, je vais récupérer mes affaires, m'habiller et partir sans te regarder ni te parler... Elle allait encore répliquer mais je la coupai.-Mais pas parce que je veux t'ignorer. C'est juste que je ne suis pas sûr d'avoir assez de volonté pour te résister ce soir. Mes yeux descendirent sur son corps, le drap était descendu pendant que je lui montais dessus.

-Et que je ne veux pas tout gâcher. Donc pas la peine de t'imaginer le pire. Je compte investir ta vie un peu plus chaque jour et je compte t'inviter à dîner en bonne et due forme. Je n'ai pas l'intention d'être le pauvre abruti que tu as malheureusement eu l'occasion de côtoyer.

Elle grimaça alors que je relâchai quelque peu ma prise. Inconsciemment, mon érection toujours bien présente frotta son bas ventre par dessus le drap. Je fermai les yeux et retins une nouvelle fois un grondement alors que je l'entendis gémir contre ma peau. Putain ! Foutrement mal barré !

J'approchai mes lèvres de son oreille et retins un léger coup de rein.-Trois rendez-vous Isabella... Trois. Puis je la lâchai et descendit du lit sans même me retourner pour voir sa réaction. J'allais sortir de la chambre lorsque je me stoppai la poignée à la main.-Au fait, ce soir, 20h15 en bas de chez toi... Habille-toi décontractée. Je regardai obstinément la porte, ne voulant pas renoncer à mes bonnes volontés et l'ouvris finalement.

-Edward ? Je me stoppai mais ne me retournai pas pour autant.-Est-ce... Est-ce que c'est un rendez-vous ? Je tournai légèrement le visage, me permettant juste de la voir du coin de l'œil et souris. Sans plus un mot, je sortis et me dépêchai de récupérer mes affaires. Je m'habillai en quatrième vitesse et sortis comme le plus fou des hommes juste pour éviter de me jeter sur cette déesse encore nue et totalement consentante, allongée, poitrine à l'air, dans la chambre de cette appartement.

La lumière m'aveuglait depuis un bon quart d'heure déjà lorsque je me décidai à enfin sortir du lit. Ma sœur faisait un vacarme pas possible depuis la cuisine. J'entendais la musique vibrer à travers le mur pourtant épais et soupirai en me tournant sur mon flan gauche. Mes yeux s'attardèrent sur mon réveil qui affichait à peine six heure du mat'. Merde ! Comment se faisait-il qu'aucun habitant normalement constitué de cet immeuble n'était déjà descendu pour pester contre la lilliputienne qui me servait de sœur ?

Je me remis sur le dos, plaçant un bras paresseux sur les yeux. Le visage de Bella refit surface me faisant soupirer de nouveau. Je regrettais déjà amèrement la décision que je venais de lui imposer. Malgré la certitude de la bienséance de cet acte, je ne pouvais m'empêcher de me haïr d'être si pathétique. Dès lors où son corps m'avait été exposé, mes résolutions avaient déjà commencé à flancher. Elle était foutrement nue sous ce drap et j'avais du faire appel à tout mon self contrôle pour ne pas le lui arracher et encore faire d'elle ma source de délivrance. Non ! Putain Ed ressaisis-toi mec !

Je ne devais plus penser comme ça. Du moins pour le moment. J'avais décidé d'être correct avec elle et ce n'était pas en lui sautant dessus que j'allais le lui montrer. Il fallait que j'arrête de faire passer ma bite avant mon cerveau-Bien que je doutais fortement de ses capacités lorsque Bella était près de moi. A part, ''prend la'' et ''putain cette bouche'' c'était tout ce qu'il était capable de me faire passer comme message. A croire que la connexion entre mes synapses et mes neurones étaient quelque peu perturbée en sa présence. Elle devait exercer une sorte de chant magnétique ou une connerie dans ce genre. C'était à la fois horriblement effrayant de savoir quel effet avait cette femme sur moi mais c'était aussi, et là était tout le problème, fascinant. J'étais fasciné par cette attraction entre nous. Une sorte de force invisible à la Star trek qui m'amenait irrémédiablement à elle.

Quoiqu'il en soit, j'étais dans l'incertitude la plus totale. Je n'avais jamais été un grand génie niveau relation, mais j'avais vu mes parents. C'était un bon exemple non ? Quarante ans de mariage, heureux et amoureux comme jamais. Mon père offrait souvent des fleurs à ma mère et ma mère s'occupait admirablement de mon père en lui préparant des petits plats et autre fioriture dont eux seuls avaient le secret.

Je secouai la tête. Soyons réaliste ! Bella n'était pas comme ça. Je ne la voyais pas du tout dans une cuisine, un tablier autour de la taille et la coupe à la Samantha Stevens dans ma sorcière bien aimée ! Rien que cette idée me faisait sourire. Bella était plutôt du genre têtue et solitaire. Le genre de femme des années quatre vingt en pleine révolution avec son temps. Aucun mec ne semblait pouvoir la dompter et je crois qu'aucun ne le voulait vraiment. Je la voyais plutôt comme un diamant à l'état pur. Une sorte de déesse de l'amour et en même temps de la guerre. Un trop grand torrent d'incertitude et d'anormalité à mon goût. Mais c'était captivant.

Et Pour ce qui était de l'idée de lui offrir des fleurs, cette fois c'était à ma petite personne d'être remise en question. Je ne m'imaginais pas franchement me pointer chez elle avec une énorme gerbe de lilas. Bien que mes parents, et surtout ma mère, m'avaient inculqué en bonne et due forme la façon de se comporter devant une femme, de se comporter en gentleman, je ne pouvais pas dire que ces clichés étaient réellement applicables sur Bella. Je lui ouvrais la porte, elle me grognait dessus. Je la faisais passer devant, elle me marchait sur le pied. Je lui tenais sa chaise, elle grognait de nouveau, et enfin, je lui servais du vin, elle me prenait la bouteille des mains, tentait dans mettre dans nos verres, mais en renversait les trois quarts du contenu sur ma chemise.

Je secouai la tête, expirant encore une fois. C'était bien ce que je pensais. Bella était une femme indomptable. Surprenante, insouciante et complètement imprévisible.

Le crissement léger de ma porte qui s'ouvrait me fit relever la tête. Le petit corps de ma nièce arriva jusqu'à moi en trottinant. Elle se jeta sur le lit et m'entoura de ses bras menus.

-Tonton tu te lèves. Chuchota-t-elle près de mon oreille. Je souris en lui rendant mon étreinte.

-Pourquoi tu chuchotes ? Lui demandai-je tout bas moi aussi, la bouche près de son oreille. Elle allait répondre mais resta la bouche ouverte sans dire quoique ce soit. Finalement, un léger regard prit possession de ses yeux verts avant qu'elle ne lève les épaules nonchalamment, feignant l'innocence. Je fronçai les sourcils alors que mes mains se posaient sur ses côtes. -Oh toi tu caches quelque chose... Mes doigts commençaient déjà à s'activer sur ses flans la faisant rire. Je l'allongeai à ma place et continuai ma séance de torture tandis qu'elle se débattait entre mes bras. Elle riait et criait presque en même temps, quelques larmes coulaient sur ses joues rougies. Elle était adorable. Je finis par la relâcher après encore quelques secondes de chatouilles et me redressai. Elle sauta du lit et courut jusqu'à la porte un grand sourire aux lèvres.

-C'est bon tonton ? T'es réveillé ? Je la regardai souriant alors qu'elle tenait la poignée encore dans sa main.

-Chipie ! Attends que je me lève... Je vais... Elle ouvrit brusquement la porte avant de partir en courant dans le couloir. Je la suivis de près, riant à mon tour. Sa bonne humeur était communicative.

-Mamaannn ! Tonton il veut m'attraper ! Cria-t-elle en courant vers sa mère. J'arrivai presque dans la cuisine et manquai de me rétamer sur le sol lorsque mon pied dérapa. Je me rattrapai de justesse.

-Dis donc Alice, tu aurais pu... Je me stoppai radicalement en constatant les personnes présentes dans la cuisine.-Bella ? Elle était là ? Apparemment. -Tu es là ? Demandai-je malgré tout en clignant des yeux.

-Heu... Apparemment. Qu'est-ce que je disais ! Je pris, une fois la surprise passée, le temps de la regarder. J'avais l'impression de ne pas l'avoir vu depuis des jours entiers alors que ça n'avait duré que quelques heures. Et encore je dormais, donc on ne pouvait pas réellement dire que ça comptait.

-Pourquoi ? Demandai-je sans y faire attention, mes yeux étant trop occupés à la regarder. Elle portait un jean droit serré et brut. Sa poitrine était recouverte d'une chemise blanche dont les deux premiers boutons étaient ouverts. Elle portait des talons d'une bonne dizaine de centimètres, ses cheveux attachés dans une queue de cheval à moitié fixé, ses mains entouraient une tasse de café. Magnifique. Magnifique et indomptable... Imprévisible... Encore une fois, qu'est-ce que je disais !

-Bella est venue nous apporter le petit déjeuner. Alice me fit revenir à la réalité. Je détournai une seconde les yeux vers ma sœur pour revenir sur les lèvres rosées de Bella. Elle venait de porter le bol de café à ses lèvres et se léchait le surplus de mousse. Je déglutis, laissant une de mes mains glisser dans mes cheveux.-Tu devrais aller t'habiller. J'entendais un espèce de bourdonnement venant de ma droite mais j'étais beaucoup trop focalisé sur les yeux de Bella fixant mes lèvres.-Edward tu m'écoutes ? Edward ? Un coup derrière ma tête me ramena une nouvelle fois à la réalité.

-Hein ? Quoi ? Tu disais ?

-Je disais que tu devrais aller t'habiller tu ne crois pas ? Non pas que tu ais grand chose à cacher à Bella mais je préfèrerai que tu m'épargnes ça ! Je suivis l'index de ma sœur pointant ma... Oh putain de merde ! Je me détournai rapidement, rougissant - je devais l'avouer - et partis presque en courant dans ma chambre sous les rires des filles.

-Putain t'aurais pu me prévenir avant ! Dégainai-je en poussant d'un geste mal assuré ma porte. Je fonçai droit vers mon armoire et en sortis un pantalon et un tee-shirt. Je grognai devant mon manque total de self contrôle et pestai en repensant à cette saleté d'érection matinale qui n'était en rien arrangée par la présence d'Isabella dans ma cuisine, la bouche en cœur et ce foutu regard sur moi. Putain de merde ! Trois rendez-vous Cullen ! Trois putains de rendez-vous !

-Edward est-ce que tout va bien ? Je me tendis brusquement en entendant la voix de Bella derrière moi. Je fermai les yeux une seconde, grimaçant à la seule perspective de me retrouver encore dans une situation compromettante. Je me répétais mon mantra encore et encore dans mon esprit, espérant que ma bite comprenne enfin le message et après avoir soufflé un bon coup, je me retournai enfin vers elle. Mon regard fut happé immédiatement par la naissance de ses seins tandis que ma bouche s'entrouvrit. Rho merde !

-Edward ? Reprit-elle. Je relevai fébrilement le regard vers elle, conscient de la forte possibilité d'avoir mon tee-shirt complètement froissé tellement je le serrai entre mes doigts. Évidemment, le sourire qu'elle montrait m'indiquait parfaitement son amusement face à la situation.

-Arrête ça Swan ! Grognai-je. Je ne contrôlais plus trop tout ce qui me passait par la tête. Frustration, surprise, envie, colère, et encore envie.

-Arrêter quoi ? Je suis venue en paix, petit déjeuner en main. Je voyais son sourire s'agrandir alors qu'elle tentait un pas dans ma direction.

-Pas bouger Swan ! Reste à ta place. J'ai besoin d'une douche ! Pour une fois que c'était elle qui arrivait à me déstabiliser. Elle ne s'était jamais invitée chez moi.

-Et bien vas-y Mister Jekyl ! Je t'attends dans la cuisine... Elle allait sortir mais je l'arrêtai.

-Attends... Je m'approchai rapidement jusqu'à elle et posai mes lèvres sur les siennes. C'était peut-être chaste, mais c'était la seule chose que je pouvais lui donner en ce matin plutôt fiévreux.-Bonjour. Soufflai-je près de son visage. Elle sourit et s'apprêtait à reprendre notre baiser mais je me reculai rapidement, posant mes mains sur ses épaules à bonne distance.-Non ! Heu… Douche. Tu te souviens ? Elle se mit à rire alors que ses yeux descendaient sur mon érection encore bien présente. Et re-merde !

-C'était ton idée...

-Merci de me le rappeler. Grommelai-je en la relâchant. Elle continua à rire tandis que je me contentais de continuer de grogner tout en allant rapidement vers ma salle de bain. Une bonne douche... Bien froide ! Et vite !

Un quart d'heure et une branlette plus tard - je n'avais trouvé que ça pour calmer mes ardeurs - je sortis enfin de la douche. J'étais plus détendu, plus tranquille. J'entendais toujours la musique dans la cuisine mais ne m'en formalisais plus. Elle avait du payer les habitants de l'immeuble pour que personne ne fasse une réflexion.

Une fois la surprise et l'énervement passé, je me demandais enfin pourquoi Bella était là si tôt ? Elle s'était arrangée avec ma sœur pour ne pas me faciliter les choses ou quoi ? Habituellement, c'était plutôt moi qui passais la prendre pour aller travailler. Hors ce n'était pas le cas ce matin. Surprenante et indomptable... Ces mots résonnaient dans ma tête.

Je m'habillai rapidement, constatant que ma tenue n'était certainement pas adapté à notre dernière journée de travail, mais je ne me sentais pas de sortir avec une serviette autour de la taille et de tomber sur Isabella. Quoique cela aurait pu être amusant. Sauf si ma serviette tombait sur le sol et ne me trahissait. Non ! Non ! Ne tentons pas le diable !

Je sortis finalement avec mon jean délavé et mon tee-shirt gris, une main dans les cheveux essayant de les modeler un minimum et m'avançai pieds nus dans la cuisine. Sans un mot, j'avançai vers les croissants posés sur la table et me servis un café.

-T'en as mis un temps ! Surtout pour ça ! Cracha ma sœur alors qu'elle me regardait me poser contre le bar. Je m'appuyai négligemment, ignorant royalement sa remarque et croquai dans un morceau de viennoiserie. Un silence s'installa... Enfin, silence oui, si on omettait le bourdonnement répétitif de la voix de ma sœur. Je regardai Bella, alors que je portai la tasse à ma bouche. Elle me fixait de sa place. La bouche entrouverte et les yeux plus sombres qu'à l'habitude. Je levai un sourcil, elle baissa les yeux, rougissante. Toucher !

-Vous allez arrêter ça tous les deux ! Je souris en continuant de regarder Bella. Elle tortillait ses doigts sur la table et levait ses yeux discrètement dans ma direction. Je voyais bien son regard voyager sur mon corps.-Hey ! Arrêtez de vous baver dessus ! On dirait deux ados pré-pubères. C'est vraiment navrant. Mon sourire s'agrandit. Elle y répondit à son tour et je reportai ma tasse fumante à mes lèvres.

-Surtout ne m'écoutez pas ! J'ai l'habitude. Même pas capable de penser aux pauvres âmes sensibles et célibataires de cette maison. Bella dégagea une mèche de cheveux derrière son oreille. Ses rougeurs étaient toujours présentes.

-Maman c'est quoi prou-pabère ? Je me mis à rire bêtement en entendant d'une oreille distraite ma nièce, tandis que mon regard restait sur Bella. Elle pouffa à son tour et secoua la tête.

-Pré-pubère ma fille. Pré-pubère ! Je me passai une main dans les cheveux et changeai de pied d'appui, alors que je continuais de savourer à la fois mon café et la présence de Bella dans ma cuisine. Toujours en silence.

-Ouais mais c'est quoi ?

-Et bien, tu as l'exemple type devant tes yeux Chloé ! Regarde juste la tête que fait tonton Edward et tu auras ta réponse ! J'entendis pouffer et je détournai les yeux vers ma sœur et ma nièce. Ma nièce parlait dans l'oreille de sa mère alors qu'Alice avait un énorme sourire sur le visage.-C'est à peu près ça. Finit par dire ma sœur. Chloé leva les yeux au ciel.-Aller, va finir de t'habiller sinon on va encore être en retard. Elle se releva tandis que ma nièce se dirigeait déjà vers sa chambre.-J'arrive dans cinq minutes.

Lorsque Chloé passa à côté de Bella, elle lui claqua un bisou sur la joue avant de s'enfuir dans sa chambre. Alice sourit tout en secouant la tête, amusée, puis reporta son attention sur moi. -Tu comptes aller travailler comme ça ? Je regardai mon jean et m'apprêtai à répondre.

-Moi j'aime bien. La voix de Bella me fit relever vivement la tête. Je croisai son regard gêné.

-Alors je resterais comme ça. Répondis-je en la fixant.

-Mets au moins des chaussures Don Juan ! Grogna ma sœur en partant vers la chambre de sa fille, dépitée par notre comportement.

Le silence régnait en maître dans la cuisine. On entendait juste ma sœur pester contre la folie de sa fille depuis la chambre de Chloé mais ni elle ni moi ne bougeâmes. Après ce qui me sembla plusieurs minutes, elle détourna le regard et soupira en voyant l'heure.

-On devrait peut-être y aller.

-C'est notre dernière journée de travail. Répliquai-je sans même penser à ce que j'étais entrain de dire.

-Je sais... Souffla-t-elle. Elle se leva et se posa devant moi. Elle s'essuya les mains sur son jean et soupira.-Tu regrettes ? Me demanda-t-elle après un petit moment. J'avançai jusqu'à elle et plaçai doucement mes mains autour de sa taille. Je l'approchai de mon corps et plantai mes yeux dans les siens.

-La seule chose que je regrette c'est de ne plus pouvoir travailler avec toi. Elle rougit, puis plaça ses mains sur mon torse, ses paumes à plat sur mes pectoraux. Je ne sentais que leur chaleur, le regard de Bella hypnotisant totalement le mien.-Tu es plutôt douée dans ton domaine. Je tentais de donner le change, évitant de penser à cette proximité dangereuse mais pourtant trop irrésistible.

-Toi aussi. Répondit-elle en levant un sourcil.

-J'ai vraiment une mauvaise influence sur vos pensées mademoiselle Swan. Ma bouche s'approcha de la sienne inexplicablement. Mes mains se resserrèrent sur ses hanches.

-Vous n'avez même pas idée monsieur Cullen. Sa bouche n'était plus qu'à quelques millimètres de la mienne. Je pouvais sentir l'humidité de ses lèvres et la chaleur de son haleine.

-Tu comptes m'embrasser un jour ? Contra-t-elle alors que je conservais une légère distance entre nos visages. L'entendre me demander cela annihila mes bonnes résolutions et je fondis sur ses lèvres. L'urgence et l'envie d'elle reprirent le dessus. Je crochetai une de mes mains dans ses cheveux, inclinant le visage pour approfondir le baiser. Nos bouches se mouvaient dans une urgence étrange. Je grognai lorsque sa langue frotta contre mes lèvres. J'entrouvris la bouche et lui permis un accès sans limite à mon palais. Ses mains remontèrent rapidement jusqu'à ma nuque. Elle se mit sur la pointe des pieds et agrippa mes cheveux dans un gémissement profond.

Instinctivement, je la soulevai du sol et la bloquai entre la table et mon corps. Je plaçai mon autre main qui n'était pas dans ses cheveux, sur l'arrière de son genou et l'aidai à s'assoir sur la table. J'entendis le bruit d'une tasse qui tombait mais mon esprit était déjà trop embrumé pour y faire totalement attention. Mes lèvres devenaient toujours plus envieuses des siennes. Je l'entendais gémir plus fort alors que je me posai entre ses cuisses écartées. Ses ongles grattèrent mon cuir chevelu et ses chevilles poussèrent sur mes fesses pour m'approcher encore plus de son corps. Je grognai et commençai déjà à guider mes mains vers sa chemise. Je voulais la toucher, je voulais la retrouver... J'avais envie et besoin d'elle. C'était soudain et inconscient. Mais c'était là...

-Ok Stop ! La voix de ma sœur n'était encore qu'un murmure dans la pièce. L'odeur de Bella m'intoxiquait et je sentais ma virilité palpiter dans mon jean.-Au risque d'interrompre un moment, qui je présume, semble très passionnant, je vous rappelle que de un vous n'êtes pas seuls ! Et de deux, une gamine d'à peine cinq ans vit dans cet appartement ! Si vous ne voulez pas que j'appelle les flics pour exhibitionnisme devant mineur- et vous savez pertinemment que je le ferais - je vous conseille de mettre au minimum deux mètres entre vous avant que ma fille ne débarque de sa chambre ! Je m'écartai brusquement de Bella. J'avais encore le souffle complètement chamboulé et la tête qui bourdonnait. Je repris petit à petit conscience de la situation et me passai une main nerveuse dans les cheveux. Bella rougit alors qu'elle plaçait une main sur sa poitrine. Elle regarda ma sœur, la lèvre coincée entre ses lèvres et grimaça.

-Excuse-nous Alice.

-La situation nous a échappé. Terminai-je pour elle.

Ma sœur leva les yeux au ciel, signe qu'elle ne nous en voulait pas et soupira.-Et dire qu'il va falloir subir ça encore pendant quelques temps... Oh seigneur !

Je croisai à nouveau le regard de Bella alors qu'elle se mordillait la lèvre. La première chose à laquelle j'avais pensé était que pour une fois, j'étais d'accord avec ma sœur ! Et comme elle le disait si bien, oh seigneur !

-Bella dans mon bureau tout de suite ! Nous venions à peine de traverser le couloir menant au bureau d'Isabella qu'Eleazar s'était déjà pointé. Bella me jeta un regard inquiet.

-Qu'est-ce que j'ai encore fait ? Demanda-t-elle en regardant la porte de son patron fermé.

-Si tu n'y vas pas, tu ne le sauras jamais ! Rétorquai-je amusé. D'un côté, j'étais énervé par le fait qu'il m'empêchait de passer un maximum de temps avec elle alors que c'était supposé être notre dernier jour de travail ensemble, mais d'un autre, la présence de Bella était encore difficile à gérer pour mes pauvres instincts primitifs. J'aurais pu avoir honte mais encore une fois. Je n'étais qu'un homme.

-Très drôle Cullen ! Ses yeux croisèrent les miens. Je souris plus grandement en constatant notre possible entente. Peut-être arriverions-nous à discuter comme des personnes civilisées.

Elle me regarda encore pendant quelques minutes avant de reporter son attention sur le bureau de son patron. Elle se passa une main dans les cheveux et finit par s'avancer lentement vers ce dernier. Pour ma part, je n'étais pas inquiet. Bella semblait être l'une des préférés de son patron donc je savais que ce n'était pas grand chose... Malgré tout, ma curiosité maladive prit le dessus et je me dépêchai d'approcher alors qu'elle refermait la porte derrière elle.

L'oreille collée à la porte, je jetai un coup d'œil alentour pour constater que personne ne faisait vraiment attention à moi. Pas de Jacob, ni de Tanya. Aux dernières nouvelles elle ne devait rentrer que la semaine prochaine... mais j'avoue que je me foutais un peu de son sort à celle là.

La voix de Bella m'obligea à revenir à la situation actuelle. J'avançai ma joue jusqu'à ce qu'elle touche la porte et écoutai impatient la conversation.

-Eleazar ? Tu veux me voir ?

-Oui. Assieds-toi. J'entendis le bruit d'une chaise puis plus rien pendant plusieurs minutes. J'approchai encore mon oreille, tentant de faire le moins de bruit et geste brusque possible.

-Qu'est-ce qui se passe ? La voix de Bella était de plus en plus inquiète. Je la voyais trépigner d'attente, balançant sa jambe nerveusement. Eleazar semblait prendre un malin plaisir à la faire attendre en plus de cela.

-Comment ça se passe avec Edward Cullen ? Instinctivement mon oreille s'approcha encore.

-Je dirais plutôt bien... Mais où veux-tu en venir ?

-Et bien, vu que tu me poses la question, j'étais entrain de réfléchir sur la suite des évènements. Je sais que ça n'a pas toujours été facile entre vous, mais j'ai vu votre travail et le résultat est vraiment appréciable. Vous avez fait un super boulot.

-Eleazar vient en aux faits s'il te plait. J'entendais l'impatience dans la voix d'Isabella. Moi même je ne voyais pas où il voulait en venir.

-Et bien, j'aimerais proposer un nouveau contrat à Edward.

-Quel genre de contrat ?

-Le genre de contrat à durée indéterminée.

-Et... En quoi cela me concerne ?

-J'aimerais que vous formiez ma nouvelle équipe de choc sur les futurs campagnes.

-Quoi ? Non ! E... Eleazar, tu ne peux pas faire ça ? J'entendais Bella s'emporter. J'étais blessé par sa réaction mais ce n'était pas juste ça. Étais-je si insupportable ?-Je suis ton équipe de choc ! Moi ! Juste Isabella... Pas Isabella et Edward ! Eleazar, juste Isabella !

-Arrête de dire n'importe quoi ! Bella, tu ne peux pas simplement réagir comme ça. Le travail que vous avez accompli en si peu de temps est juste énorme. Je sais que vous avez eu quelques divergences au début, mais aujourd'hui... Je l'entendis souffler fortement.-J'avoue que je ne comprends pas ta réaction. Il n'entravera en rien ta place.

-Je...

-Je crois que tu n'as plus rien à dire Isabella. Au son de la voix d'Eleazar, on pouvait parfaitement entendre l'agacement. Agacement qui n'était rien comparé à ce que je ressentais à cet instant. Je remettais tout mes efforts en question. Il me semblait que l'on s'entendait de mieux en mieux. Notre situation était toujours volcanique mais c'était gérable. Je croyais qu'on avançait vraiment et je pensais qu'elle était suffisamment à l'aise en ma présence pour me laisser l'être un peu plus. Je pouvais à la rigueur comprendre la crainte de nous faire travailler à plein temps ensemble, mais de la à avoir cette réaction. J'étais en colère. Contre elle, contre cette stupide proposition et contre moi... Parce que maintenant je remettais tout en question.

-Eleazar non je... Enfin, il faut vraiment que...

-Ecoute Bella, je suis le patron, tu es l'employée ! Tu es peut-être têtue mais moi aussi, alors toi et tes petites fesses allaient sortir de ce bureau et m'appeler Edward pour que je lui fasse part de ma décision.

-Je ne te ferais pas changer d'avis. Je soupirai devant son entêtement. Elle continuait d'enfoncer le couteau dans la plaie malgré tout et ça me bouffait littéralement.

-Bella ! Ma décision est prise ! Si Edward accepte, il aura un bureau à côté du tien et vous travaillerez ensemble, point final ! Maintenant hors de ma vue !

-Tu écoutes aux portes maintenant ? Je me tendis brusquement en entendant la voix de Jacob dans mon dos. Je me relevai avec le peu de dignité qu'il me restait et lui fis face.

-Je ne vois pas de quoi tu parles ! Je regardai distraitement le bureau derrière lui.-T'as pas des chiottes à nettoyer ?

-Ouais c'est ça ! T'avais la gueule posée sur la porte. Continua-t-il, sans relever ma remarque. Il fronça les sourcils et se mit à sourire.-Putain quand Bella va savoir ça !

-Bella ne va rien savoir du tout, parce que tu vas la fermer Black ! Je m'approchai rapidement de sa sale gueule de chien et le toisai de toute ma hauteur.

-Sinon quoi ? Il s'approcha lui aussi en me toisant à son tour. Je n'avais pas peur des clébards, encore moins dans son genre. Je me contentais de lui sourire et de serrer les poings.

-Tu en as déjà eu un aperçu il me semble. Bella ne sera pas toujours là pour te sauver la mise. Sa mâchoire se contracta et son corps se tendit. J'aurais presque pu dire qu'il était effrayant. Mais seulement dans une dimension parallèle où je n'aurais pas été Edward Cullen et où il n'aurait pas été le chien galeux qu'il était. Mais ce n'était pas le cas, donc il ne me faisait pas peur. Bien au contraire. La colère qui bouillonnait en moi ne demandait qu'à trouver un exutoire. Juste un geste et je le pulvérisais.

-Edward ? Jacob ? Qu'est-ce que vous faites ? Je me retournai vers Bella, j'étais toujours autant énervé mais sur le moment, lorsque mes yeux croisèrent les siens désolés, je ne savais plus trop contre qui et contre quoi. Je reportai mon attention sur Jacob et soupirai.

-Rien. Jacob me disait juste bonjour. Eleazar choisit ce moment là pour sortir à son tour.

-Vous n'avez pas des toilettes à nettoyer monsieur Black. Qu'est-ce que je disais ? Je souris au chien galeux satisfait et m'apprêtai à continuer ma route vers le bureau de Bella.

-Edward ? Faut que je vous voie. Venez dans mon bureau. Je jetai un coup d'œil à Bella avant de prendre la suite d'Eleazar.

Lorsque j'entrai dans le bureau, je m'avançai rapidement jusqu'à la chaise face à lui. Je me concentrai pour paraître le plus neutre possible alors que j'entendais encore les protestations de Bella quand à notre possible association. Pourquoi s'acharnait-elle à me repousser ?

-Bien Edward. Je ne vais pas passer par quatre chemins. Je vous veux ici dans cette entreprise. Alors oui, je sais pertinemment que vous vous êtes mis à votre compte il y a peu mais j'ai vraiment la sensation que nous pourrions accomplir de grande chose. Il me faisait face, dans sa chaise de ministre, les mains croisées sur le bureau, son regard braqué sur moi. J'aurais pu être intimidé mais je n'étais pas comme cela. Je relevai le menton et attendis qu'il finisse.

-Je suis conscient que ce que je vous demande peut-être un chamboulement dans vos projets mais pensez aux avantages que cette coopération à long terme pourrait vous apportez. Vous allez pouvoir enrichir considérablement votre carnet d'adresses. Je vais vous donner les moyens pour avancer dans votre travail et développer vos idées. Vous aurez un salaire convenable et un bureau. Mais surtout, vous allez pouvoir travailler avec Isabella. Termina-t-il dans un sourire. Je fronçai les sourcils après sa dernière remarque et m'appuyai sur mes coudes posés sur mes cuisses.

-Comment l'a-t-elle pris ? Lui demandai-je sachant parfaitement quelle avait été sa réaction.

-Et bien, Bella a une façon particulière de prendre les choses... Mais elle finit toujours par s'habituer.

-Je ne veux pas être une source de mésentente. Et c'était vrai. Je ne voulais pas être à l'origine d'une guerre nucléaire déclarée entre un patron et son employée juste parce que ce dernier pensait bien faire. J'avais conscience que ce qu'il m'offrait était avantageux et fichtrement tentant. Mais Bella ne voulait pas de moi et... Avant la colère j'avais surtout la tristesse de sa réaction. Si elle ne voulait pas de moi alors c'était peut-être la solution. Il fallait peut-être que je parte.

-Ne soyez pas stupide Edward. Bella est une pierre volcanique. Elle s'embrase pour un rien. Ça lui passera. Croyez-moi !

-J'ai besoin d'un petit temps de réflexion.

-Très bien. Vous avez jusqu'à ce soir...

-Merci. Je me levai et m'avançai vers la porte.

-Edward ? Je tournai le visage vers Eleazar. Ce dernier avait la tête plongé dans un dossier, un stylo à la main et griffonnait je ne savais quoi sur sa feuille. -Ne vous posez pas trop de question et acceptez d'accord ? Je vous assure que cela en vaudra la peine. Il ne me regardait pas en disant tout ça, mais aussi bizarre qu'il était, j'avais l'impression d'entendre un deuxième sens à sa phrase. Je ne répondis rien et franchis la porte. Lorsque je me retrouvais dans le hall de notre étage je ne savais plus quoi faire. Étais-je prêt à affronter Bella ? Je n'étais sûr de rien, mais je devais y aller. Je devais faire mon travail.

Lorsque j'entrai dans le bureau, Bella était de dos et regardait la vue par la fenêtre. Sans un bruit je m'avançai dans la pièce et posai mes affaires que je n'avais pas encore eu le temps de poser sur le petit fauteuil. Comme à mon habitude depuis plus d'un mois. Au départ, je le faisais surtout pour la mettre en rogne, mais au fur et à mesure, nous avions pris nos petites habitudes et... Ca me plaisait moi ses habitudes. Pourquoi pas elle ? Où était le problème ?

-Tu ne viendras pas à n'importe quel moment dans mon bureau. Tu ne poseras plus tes affaires partout dans mon espace. Tu arriveras et rentreras le soir seul. Ne m'attends pas. Sa voix froide claqua dans le bureau. Je la regardai, plaçant mes mains dans mes poches alors que j'attendais qu'elle finisse. Elle ne me faisait toujours pas face, ses bras étaient apparemment croisés sur sa poitrine. -Je veux que l'on travaille chacun de notre côté pour les futures campagnes dans lesquelles nous serons impliqués. Nous rassemblerons nos idées et nos travaux une fois par semaine. Je préfèrerais que cela se fasse dans mon bureau en sachant que j'aurais plus de matériel ici.

-Tu as fini ? Demandai-je plus sèchement que je ne l'aurais voulu. Mes poings étaient serrés dans mes poches alors que je tentais de contenir ma colère. Je passais par trop d'émotion depuis cette nuit avec si peu d'heures de sommeil.

-Oui... Finit-elle en soupirant. Ses épaules s'affaissèrent et ses bras se décroisèrent. Elle se retourna lentement, s'empêchant chaque fois de croiser mon regard.

-Ca tombe bien parce que pas moi ! J'ai deux trois requêtes à faire aussi. Répliquai-je froidement. Je détachai mes mains de mes poches et croisai mes bras à mon tour sur mon torse.-Je viens de me rendre compte de ma stupidité. Elle leva les sourcils surprise par ma phrase.-Je viens de réaliser combien je me trompais à ton sujet. Je pensais te connaître un minimum mais apparemment je me suis grandement trompé. Tu n'es qu'une manipulatrice doublé d'une hypocrite ! Je décroisai les bras et croisai les poings. Toute ma colère explosait. Putain je voulais qu'on avance et elle, elle me balançait toutes ses merdes à la figure.

-Comment ?... Je... Elle ne trouva pas ses mots. Elle fronça les sourcils et sembla soudain comprendre.-Tu as écouté notre conversation ? Une colère sourde s'insinua dans sa voix mais j'étais bien trop pris dans la mienne pour y faire attention.

-Et pourquoi ne l'aurais-je pas fait ? Craquai-je.-Je ne croyais pas que tu me détestais à ce point Isabella. Clamai-je en accentuant bien sur son prénom en entier. Elle venait de briser quelque chose à cet instant. C'était peut-être cette chose qui commençait entre nous, c'était peut-être moi tout simplement.

-Edward, tu ne sais pas...

-Oh si ! Figure-toi qu'au contraire, j'ai l'impression de vraiment savoir quelque chose aujourd'hui. Je sais que toutes tes petites requêtes de femme frigide et désespérée vont être admirablement respectées ! Encore une fois elle leva les sourcils surprise.-Je refuse de continuer à travailler avec toi ne serait-ce qu'une minute. Je savais que j'allais me brûler les ailes en m'entichant d'une nana comme toi, mais il fallut que...

-Que quoi ? Hurla-t-elle en s'approchant.

-Que tu te comportes comme la pire des garces ! Criai-je à mon tour avec toute la hargne dont j'étais capable.-Je te rends ta liberté et ton précieux bureau ! Satisfaite ? J'attrapai mes affaires sans même prendre le temps de remettre mon manteau.-Et pour ton information, oublie nos rendez-vous futurs. Je ne voudrais pas que tu perdes ton temps avec un boulet ! Et je claquai la porte sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit. Je longeai le couloir et passai à côté de Jacob. Il souriait, ayant probablement entendu la dispute que nous venions d'avoir.

-Je te la laisse ! Vous allez tellement bien ensemble ! Crachai-je en passant sans me retourner.

Je sortis rapidement de cet immeuble maudit et parcourus les rues, encore enivré par la colère et la déception. Évidemment j'étais déçu de ce qu'elle m'avait fait. J'avais envie de tout claquer, de tout casser et de hurler sur le monde entier. Je voulais la détester pour tout ce qu'elle m'avait fait. Pourtant... Une part de moi s'en voulait. Je m'en voulais de lui avoir si mal parlé. Je ne voulais pas en arriver là... Mais, encore une fois, nos échanges étaient chaque fois des épreuves dignes des J.O.

J'aurais du me douter que celle-ci ferait partie d'un véritable parcours du combattant. Le problème était que j'étais réellement fatigué. Chaque fois, elle s'était amusée avec mes sentiments. Indomptable et surprenante... Encore et toujours ces mots.

Je marchais depuis une bonne heure lorsque je décidai de rentrer. Autant me morfondre devant un navet à la télé, une bonne bière à la main. J'arrivai jusqu'à la porte de mon appartement, cherchai mes clés dans mes poches et ouvris la porte. J'entrai dans l'appartement. Je jetai mes clés au passage sur la table, enlevai mes chaussures, ma veste - que j'avais remis en constatant la température extérieure - et marchai jusqu'à la cuisine. Je sortis une bière et repartis jusqu'au canapé. La boule dans mon estomac ne s'était pas calmée. Ce n'était plus la colère mais bel et bien les regrets qui me tiraillaient.

J'avalai une grosse gorgée de ma bière pour oublier toute cette connerie et allumai ma télé. Les images défilaient devant moi mais je n'y faisais pas vraiment attention. Le visage de Bella me revenait constamment en tête. J'aurais du me douter que toute cette merde ne serait pas facile à oublier. J'aurais du me douter qu'elle allait continuer à m'obséder malgré tout.

Je laissai ma tête aller sur le dossier du canapé et passai un bras sur mes yeux. Les femmes étaient tellement compliquées ! Comment réussir quelques choses lorsqu'elles s'obstinaient à tout gâcher. Pourtant j'avais essayé... Vraiment essayé ! Mais rien. J'avais toujours l'impression de me battre contre une force invisible. Bella n'était peut-être pas faite pour moi. Je m'étais convaincu moi même que je voulais être avec elle, mais...

La sonnette retentit me faisant sursauter. Je regardai l'heure avant de me lever. Ce n'était pas ma sœur. Elle ne devait rentrer que ce soir vers les cinq heures, hors il était à peine dix heures. Je posai ma bière sur la table basse et défroissai mon tee-shirt avant d'avancer vers la porte. Je regardai dans le judas. Dire que j'étais surpris était un faible mot. Comment était-ce possible ? Était-elle venue pour enfoncer le couteau dans la plaie ?

J'ouvris finalement la porte et restai planté devant elle. Je la regardais attendant qu'elle prenne la parole mais sa bouche semblait s'ouvrir et se fermait sans qu'aucun mot n'en sorte.

-Qu'est-ce que tu veux Bella ? Ça ne t'as pas suffit tout à l'heure ?

Elle parut reprendre contenance. Son visage se baissa pour regarder ses pieds. Elle soupira puis releva les yeux vers moi.

-Je suis désolée. Avais-je réellement bien entendu ? La partie n'était peut-être pas totalement 'out' finalement.

...

Mouhahaha ! Vous commencez à me connaitre ! mdr Sadique jusqu'au bout de ses ongles manucurés ! ^^

Aller, à vous de jouer ! Encore merci à tous !

Luna