Hello mes girls préférées !

Alors ça fait quoi ? Deux mois que j'ai disparu de la circulation ? Je vous demande pardon. Le soleil me prend beaucoup de temps et j'ai surtout eu un méga problème avec ce chapitre complètement tordu ! Vous verrez.

Bien évidemment, je tiens à m'excuser parce que je n'ai pas eu le temps de répondre à vos reviews. Je suis une vilaine vilaine fille ! Rhéa s'est chargé de ma punition. Lol

Malgré tout, je remercie tout le monde pour votre patience, votre présence et vos encouragements. J'essaie toujours de m'améliorer et je sais que ce ne serait pas pareil sans vous. Donc merci !

Sur ce, je vous laisse avec le chapitre. On se retrouve très vite..

Je pense à vous.

Merci à ma Rhea d'amour pour la correction supra sonic !

Je vous aime. Luna

POVE.

-Edward Cullen tu es le pire des abrutis que je connaisse ! Sors de ma vie !

Mon téléphone vibra au même moment. J'essayais de rattraper Bella qui marchait à quelques mètres de moi, bousculant quelques personnes au passage sans y prêter réellement attention. Il fallait dire que tous les regards dans la rue étaient braqués sur nous. Bella me faisait comme qui dirait une crise de... De quoi d'ailleurs ? Bon, notre rendez-vous ne s'était peut-être pas passé comme prévu mais de là à hurler dans la rue que je n'étais qu'un abruti...

-Bella... Attends... Merde ! Mais calme-toi... Bella ! Elle continuait à marcher tandis que j'attrapai mon téléphone dans la poche de ma veste et le portai à mon oreille.

-Est-ce que j'ai bien vu ce que j'ai vu Edward ?

-Tout dépend de quoi tu veux parler Alice... Soupirai-je en courant toujours pour rattraper Bella.

-Je venais de sortir de la douche avec mon dernier magazine de « Elle » au bout de la main. Honnêtement, je ne pensais pas allumer la télé ce soir, mais j'ai du m'y résoudre quand j'ai remarqué que ce libraire de pacotille m'avait refilé celui du mois dernier ! Non mais t'imagine ! Le mois dernier ! Pff. Enfin bref, j'étais entrain de zapper lorsqu'ils ont montré la redif du match de ce soir et... Bon sang ! J'ai cru vous avoir vu, Bella et toi, entrain de vous faire embarquer par les flics ?

Il y eut un long et douloureux blanc. Je ne répondis pas à ma sœur, ne trouvant pas assez vite les mots pour contredire ces foutues paroles.

-Non ? C'est pas vrai ? T'as pas fais ça quand même ? C'est pas vrai ! Non, tu déconnes ! C'est pas vrai ?

-Tu comptes le répéter encore longtemps ? Autant vous dire que pour le coup, j'étais loin d'être fier de moi. Je fermai brièvement les yeux et soupirai dans le téléphone. J'arrêtai de courir après Bella puisque je remarquais qu'elle commençait à se calmer. Elle était à quelques mètres et je voyais quelques fois son visage tourné dans ma direction. C'était bref, mais cela montrait que nous allions peut-être pouvoir parler.

-Je pensais pas qu'on allait se faire choper putain !Clamai-je autant pour ma sœur que pour Bella. Cette dernière s'arrêta complètement cette fois et se tourna vivement vers moi. Instinctivement, je reculais d'un pas.

-Oh putain Ed ! Bella doit être furax ! Au même moment, Bella s'approcha, un doigt pointé dans ma direction, le visage rouge de colère, les yeux pouvant lancer des flammes. Elle était... Effrayante. Si seulement ma sœur pouvait se rendre compte à quel point elle avait raison. Instinctivement, je reculai d'un pas de plus et plaçai ma main non occupée devant mon corps. Comme si elle pouvait arrêter la colère de ma dulcinée. J'aurais presque pu en rire. Presque. Pour autant, mon corps frissonna alors que je me préparais à l'attaque imminente.

-Pourquoi a-t-il fallu que je me laisse embarquer dans cette histoire moi ! J'aurais du me douter qu'avec toi ça ne pourrait jamais ressembler à un rendez-vous normal. En toute simplicité. Commença-t-elle en crachant ses paroles.

-Oh ça va ! Si tu n'avais pas trébuché sur ce pauvre type on aurait peut-être eu le temps de s'échapper. Après mes paroles, son visage rougit encore plus, comme si c'était possible. J'entendis le rire de ma sœur à travers le téléphone et me retins de lever les yeux au ciel.

-Non mais je rêve là ! Excuse-moi d'avoir mis des chaussures qui n'étaient pas adaptées pour une putain de course poursuite ! Merde Edward, tu m'as dis un rendez-vous pas un marathon ! Hurla-t-elle en levant les bras au ciel. Les passants autour de nous semblaient hilares devant notre scène. Bon, certains nous regardaient comme des extraterrestres, mais les autres retenaient leurs sourires. Pour être honnête, je pense que j'aurais également été amusé si ce n'avait pas été moi entrain de me faire sermonner depuis pas mal de rues déjà.

Elle jeta à son tour un œil autour d'elle et fixa un petit vieux qui passait à côté de nous. Le pauvre la regarda en passant et Bella ne trouva rien d'autre à faire que de se défouler sur ce pauvre homme.- Quoi ? T'as un problème papi ! Parce que là, j'ai vraiment pas envie de faire comme si...

-Excusez-là... J'arrivai vite près de Bella, la bloquant de mon bras droit tenant le téléphone et plaçant ma main gauche sur sa bouche pour l'empêcher de parler. Elle se débattit bien évidemment dans mes bras tandis que son souffle réchauffait ma paume. Même en colère elle m'excitait. Non rectification, elle m'excitait SURTOUT quand elle était en colère. Bordel ! Focus mec ! Ce n'était pas le moment.

Le vieil homme leva les yeux au ciel.-Ah les femmes ! Reprit-il avec véhémence, ce qui augmenta la bougeotte de Bella. Je resserrai ma prise et tentai de ne pas faire tomber mon portable alors que ma sœur piaillait à l'autre bout du fil.

-Je... Vous comprends... Parfaitement. Répondis-je en retenant Bella. Elle se détendit un peu mais continua de fusiller le pauvre vieux.

-Bon courage avec celle là... Elle m'a l'air particulièrement coriace. Rit-il. J'avais envie de lui répondre, mais à la vue de la furie entre mes bras, il ne valait mieux pas que je dise quoique ce soit. Je savais que Bella était coriace. Elle avait toujours eu tendance à en faire des caisses de rien depuis que je la connaissais. Mais, je savais aussi, que j'étais en grande partie responsable de la situation. Je souris vaguement au gars, lui signifiant gentiment de partir avant que je ne retienne plus rien et replaçai comme il le fallait le téléphone à mon oreille.

-Mais il vient de se passer quoi là ? Ça fait cinq minutes que j'essaie d'avoir une réponse bordel !

- Calme-toi Alice ! J'en ai déjà assez avec Xéna qui se débat dans mes bras. Le vieil homme tourna au coin de la rue et je relâchai ma prise sur Bella. Elle se dégagea rapidement et me fusilla, les yeux noirs de colère.

-Alice ton frère est le pire des crétins ! Cria-t-elle près de moi pour que ma sœur puisse entendre.

-Sur ce coup elle a raison.

-Pas la peine d'en rajouter. Je regardai Bella qui croisait les bras sur sa poitrine et tapait du pied par terre.-Bon Alice c'est pas que...

-Oui ça va j'ai compris... Je vous laisse régler vos problèmes. Elle ria légèrement tandis que je levai les yeux au ciel.-Mais Edward ? Par pitié arrête de faire n'importe quoi avec Bella ! Vous ne vous en sortirez jamais sinon. Elle pouffa puis raccrocha avant même que je ne puisse dire quoique ce soit.

Dire que j'étais dépité de la tournure de la soirée était un faible mot. Ce que j'avais imaginé un moment parfait s'était transformé en véritable désastre. Un fiasco comme on en voyait pas souvent. Putain ! Et dire que tout avait si bien commencé.

Quatre heures plutôt.

J'étais décidé à faire enfin les choses bien. Je voulais l'impressionner et lui montrais à quel point je voulais que cela marche entre nous. Je savais que depuis le début, que ce soit elle ou moi, nous n'avions pas vraiment eu les meilleures réactions pour nous aider à communiquer. Mais j'étais décidé à lui montrer qui j'étais. Je devais lui faire confiance et elle devait en faire autant. Le tout était de trouver un nouveau départ. Et j'étais persuadé que c'était ce soir...

Je me regardai une nouvelle fois dans le miroir, satisfait dans un sens de ce que le miroir me renvoyait et sourit à mon reflet. Mes cheveux étaient certes toujours autant en bataille mais une putain de lueur baignait mes yeux et je savais que Bella y était en grande partie pour quelque chose. Merde ! Elle m'acceptait en tant que collègue de travail à part entière. Si cela ce n'était pas un foutu pas en avant ! Le tout était de ne pas en refaire trois en arrière.

Je me passai pour la énième fois la main dans les cheveux. Bon c'était vrai ! J'étais nerveux. Peut-être pas qu'un peu. Mais ce soir c'était quitte ou double. Je voulais vraiment l'impressionner. Donc je sortais le grand jeu. Le tout était d'assurer maintenant.

Je remontai mon poignet jusqu'à mon visage et regardai l'heure. Parfait ! J'étais dans les temps. Un dernier coup d'œil à ma tenue. Je vérifiais qu'il ne manquait rien. Je réajustai mon col de chemise et soufflai un grand coup avant d'ouvrir la porte.

-Waouh ! Tonton t'as la crasse !

-La classe chérie. La classe ! Je regardai ma nièce et ma sœur installées toutes les deux dans le canapé et souris devant le tableau. J'avais toujours eu beaucoup de respect pour ma sœur. Elle avait réussi à surmonter la peur d'élever son enfant seule après que son connard d'ex-fiancé l'ait quitté. Quand je repensais à cette fois où elle avait débarqué devant ma porte, tremblante, en pleurs, avec cette petite chose dans les bras. C'était une vision tout à fait différente de celle de maintenant. Elle était entrain de peigner les cheveux de sa fille, qui était installée entre ses jambes. Leur regard à toutes les deux était fixé vers la télévision, souriantes comme jamais. Ma sœur était heureuse. Tout du moins je l'espérais.

J'avançai finalement jusqu'à ces deux merveilleuses femmes, et posai un baiser sur les cheveux d'Alice. Ma petite sœur…

Elle releva son visage vers le mien et me sourit.-Qu'est-ce qui te prends ? Sa voix était railleuse, mais j'entendais bien la tendresse qu'elle éprouvait.

-Rien. J'ai pas le droit d'embrasser ma sœur ? Demandai-je en lui souriant tout autant.

-Moi aussi veux câlin tonton ! Ma nièce se leva précipitamment pour se jeter dans mes bras.

-Hey ! J'ai pas fini de te coiffer jeune fille. Je resserrai ma prise autour de ma nièce et fermai brièvement les yeux. Je ne pouvais m'empêcher de me demander ce que je deviendrais sans elles. Elles étaient toute ma vie.

Après quelques secondes, elle se détacha de moi et recula sa frimousse de petite fille pour pouvoir me regarder.-Tu vas voir Bella ce soir ?

-Hun-hun. Répondis-je en dégageant une mèche de ses cheveux. Elle approcha sa bouche de mon oreille, plaçant sa main comme pour me chuchoter un secret.

-Vous allez faire des bisous ? Je ris devant sa question.

-J'en sais rien ma puce. Tout dépendra de Bella...

Alice se leva et me regarda les bras croisés sur la poitrine. Elle me détailla des pieds à la tête avant d'esquisser un petit sourire en coin.

-Est-ce que c'est bon ?

-Hum... Elle reprit son analyse de ma tenue et soupira.-Chemise ok. Pantalon... Ok dirons-nous. Je levai les yeux au ciel. Elle remonta son regard jusqu'à mes cheveux.-Je suppose que les cheveux c'est le mieux que tu puisses faire. Je grimaçai en reposant ma nièce sur le sol et me passai une main dans les cheveux. Elle sourit puis secoua la tête.-Par contre, tu comptes y aller pieds nus ?

Je regardai mes chevilles et effectivement, j'avais omis ce petit détail.-Merde ! Je me dépêchais d'aller enfiler des chaussures.

-Nerveux ? Je ne répondis pas à Alice, préférant vider toute mon armoire à chaussures pour trouver ma paire de basket porte bonheur. Elles m'avaient toujours porté chance depuis que je les avais achetées. Bon, elle n'était plus très jeune mais elle passait plutôt inaperçue. Après tout, ce n'était qu'une paire de chaussures. Enfin, non, ce n'était justement pas une paire de chaussures quelconque. Je savais qu'elle me donnerait la chance pour sortir victorieux de ce rencart. J'en faisais des caisses n'est-ce pas ? Effectivement, d'un point de vue extérieur je pouvais comprendre... L'absurdité de la situation. Mais c'était un moyen certainement de me rassurer. J'étais tellement nerveux que je me raccrochais au moindre prétexte pour m'exorciser de cette foutue appréhension.

Lorsque je ressortis de ma chambre, chaussures aux pieds cette fois, je grimaçai en voyant ma sœur, bras croisés, dos appuyé sur le mur. Elle regarda instinctivement mes pieds et grogna.-J'en étais sûre ! Non Edward ! Elles sont affreuses ces choses ! Elle pointa un doigt mauvais sur mes éternelles ''Nike'' noires indémodables alors que je levai les yeux au ciel.

-Je mets ces chaussures ! Tu ne me feras pas changer d'avis !

-Mais bon sang ! Elles sont plus vielles que ma fille ! Je ne fis pas plus attention à sa remarque. Je me dépêchais plutôt de gagner la porte, non sans avoir attrapé une veste.

-A plus tard Alice.

-Mais attends, tu ne peux pas... Je coupai court à ses supplications et descendis d'un pas rapide les marches. La nuit commençait à sérieusement tomber lorsque j'arrivais sur le parking. Un soir de mois d'octobre tout ce qu'il y avait de plus normal me diriez-vous ? Sauf que ce soir, deux choses étaient différentes. La première était que j'allais sortir avec Bella. Je voulais l'emmener dans un endroit spécial. Je voulais lui faire plaisir et vivre de ses rires toute la soirée. La seconde, et non pas des moindres, c'était le grand retour du match des Yankees contre les Mariners ce soir ! J'étais aux anges depuis que j'avais eu ces foutus billets. Bien que je ne comptais pas rester dans les gradins bien longtemps. J'avais un plan pour rendre la soirée vraiment parfaite et mémorable. En plus d'espérer une belle victoire pour les Mariners.

Tout était prêt. En principe. J'avais un ami qui avait du me rendre un service. J'espérais juste qu'il avait assuré.

Lorsque je me garai devant l'immeuble de Bella, ma main se porta automatiquement à ma poche arrière. Je sentis encore les places dans mon jean et j'étais plus qu'excité de pouvoir assister au match. Surtout de là où nous allions le voir.

Je montai les marches quatre à quatre jusqu'à chez elle et frappai d'un geste sûr. J'avais décidé de séduire Bella Swan ce soir, alors c'était ce que j'allais faire. J'allais me proclamer le mec le plus cool de Seattle et Isabella Swan sera à moi. Je voulais dire... complètement et irrévocablement à moi, ce soir.

La porte s'ouvrit et mon cœur rata un battement. Elle ne pouvait pas être réelle. Ce n'était pas possible. Son jean droit délavé lui donnait un air décontracté alors que son tee-shirt légèrement décolleté relevait le tout d'une note terriblement féminine et excitante. Elle avait lâché ses cheveux et s'était légèrement maquillée. Elle sautillait d'un pied à l'autre, visiblement anxieuse avant de bloquer son regard dans le mien. Des petites sandales au pieds. Elle était parfaite...Ma foutue queue ne demandait qu'à pointer le bout de son nez. Mais ce n'était définitivement pas le moment. Et bien que ce jean lui allait plus qu'à ravir et que j'aurais donné monts et merveilles pour juste glisser mes mains à l'arrière de ses foutues poches. Ce n'était toujours pas le moment. Je voulais l'emmener à ce maudit rencart et ensuite... Peut-être que je pourrais envisager réellement de lui enlever. Et là, vous vous demandez où étaient passées mes bonnes résolutions ? Je ne savais pas en réalité. Peut-être à mi-chemin entre ma bite et mon caleçon.

-Je ne suis pas assez habillée c'est ça ? C'est le jean... Ca fait peut-être trop... Elle grimaça adorablement alors que j'attrapai son poignet pour la faire taire.

-Tu es parfaite. Répliquai-je d'une voix assurée. Elle entrouvrit la bouche tandis que ses yeux plongèrent dans les miens. Ils descendirent ensuite jusqu'à mon torse puis plus bas. Bordel ! Elle était entrain de me tuer avec sa foutue façon de me mater !

Je déglutis ne pouvant m'empêcher d'avancer d'un pas. Puis d'encore un. J'arrivai près de son corps et me mis à sourire bêtement. J'étais conscient de cette proximité et de cette chaleur qui irradiait de son corps. Je ne pouvais que sourire en la sentant. C'était certainement la sensation la plus grisante, la plus vibrante que j'eus connu. Avoir Bella près de moi faisait accélérer les battements de mon cœur et faisait naitre des frissons étranges sur tout mon corps.

-On devrait... Peut-être… Son murmure me fit revenir à la réalité. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du mien. Je n'avais même pas eu conscience de mon approche. Je gardai mes yeux dans les siens avant de me remettre à sourire comme le dernier des andouilles et de me reculer.

-Oui. Tu as raison. Elle relâcha soudainement l'air qu'elle avait retenu dans ses poumons et me sourit à son tour.-Sinon je ne suis pas sûr de sortir de cet appartement. Des rougeurs apparurent sur ses joues. Je posai un doigt sur ces dernières et le fit glisser le long de sa peau, jusqu'à son décolleté. Ses yeux changèrent de couleur et son visage devint sérieux.

-Où est-ce que... Tu... M'emmène ? J'entendais les trémolos dans sa voix, signe qu'elle était perturbée. Était-ce mon toucher qui la chamboulait à ce point. Mon égo se sentit beaucoup plus rassuré.

-Surprise. Glissai-je en mettant quelques mètres de distance entre nous.

-Edward je déteste les surprises. Répliqua-t-elle en levant les yeux au ciel. Je ne répondis pas, préférant l'aider à enfiler sa petite veste. Elle ouvrit la porte et je la suivis de près. Je fermai brièvement les yeux lorsque ses cheveux passèrent juste sous mon visage. Son parfum floral embaumait mes sens et toute ma tête se mit à tourner. Elle était divine. Tellement particulière.

-Ne commences pas à vouloir contrecarrer mes plans Swan ! Elle me regarda et leva un sourcil alors que je lui offrais un immense sourire, lui montrant que je cherchais bien évidemment à la rassurer sur la suite de la soirée.

-Voyez-vous ça ? Souligna-t-elle le regard moqueur. Je secouai finalement la tête et passai mon bras autour de sa nuque pour la guider vers ma voiture. Une fois arrivé devant, j'ouvris sa portière sans lui laisser le temps de répliquer.

-Votre carrosse est avancé princesse... Elle me regarda d'une étrange façon mais finit par détourner le regard et monta dans la voiture. Je claquai la porte derrière elle et me hâtai de la rejoindre. Non pas que je craignais qu'elle déguerpisse de ma Volvo mais, je préférais être prudent. J'entrai dans la voiture et la regardai avant de démarrer le moteur. Elle suivait mes mouvements à la trace, sa lèvre inférieure coincée entre ses dents. Elle n'était pas réellement consciente de l'effet qu'elle avait sur moi.

-Nerveuse ? Demandai-je après quelques secondes de silence.

-Toujours quand je suis avec toi ! Répondit-elle du tac au tac. Je tournai la tête vers elle, la bouche grande ouverte, surpris au possible de sa révélation. Elle se mit à rire tout en secouant la tête.-Tu verrais ta tête ! C'est juste énorme ! Je fronçai les sourcils. Elle était toujours nerveuse quand j'étais près d'elle ? Pourquoi ?

Oh et bien, peut-être parce qu'à chaque fois tu ne peux pas t'empêcher de lui sauter dessus !

Notre relation plutôt explosive ne devait certainement pas aider à ce qu'elle se sente à l'aise en ma présence. Et j'étais déterminé à remédier à ça.

Toujours conscient de sa présence près de moi, je reportai mon attention sur la route. Un quart d'heure plus tard, et après un trajet dans le silence le plus total, nous approchions de notre destination. Déjà les voitures stationnaient sur le bord des trottoirs alors que d'autres faisaient la queue pour se garer sur le parking. Le Safeco Field était déjà blindé de monde. Les supporters étaient en effervescence, brandissant leurs banderoles, casquettes et chants de soutien. D'ailleurs je constatais que malgré la grande majorité de supporters pour les Mariners, il y en avait pas mal avec des casquettes à l'effigie des Yankees. Tout ça pour rien bien évidemment vu qu'ils allaient se faire laminer !

-Un match de baseball ? Je tournai mon visage vers Bella, un immense sourire aux lèvres.

-Pas n'importe quel match... Commençai-je en me garant à une place libre.

-Au vue de l'étalage jaune et bleue autour de nous, je dirais sans aucun doute d'un côté les Mariners. Souligna-t-elle le sourire aux lèvres. Elle regarda ensuite sur sa droite, là où une petite fille passait avec une casquette noir à l'effigie des Yankees.-Et de l'autre les Yankees ? Waouh ! Le match de l'année.

Je sortis de la voiture et allai lui ouvrir la portière. Je lui tendis la main tandis qu'elle me regardait perplexe. -Tu sais que je pourrais m'habituer à ça ?

-A quoi ? Lui redemandai-je en l'aidant à sortir.

-Ca... Dit-elle en serrant plus fort ma main et en s'approchant de mon corps. Elle était tellement près de moi que mon cœur rata un battement. Je la regardai avec des yeux surpris, me demandant si oui ou non elle allait m'embrasser. Mais elle se recula et souriante, elle commença à faire un pas vers la foule.

-Attends ! J'ai quelque chose pour toi. Je lui attrapai le poignet et la retournai vers moi. Je sortis la casquette de derrière mon dos et la lui présentai tout sourire.

-Une casquette ? Demanda-t-elle en relevant un sourcil.

-Pas une casquette. Soulignai-je en la mettant sur sa tête, LA casquette. Je glissais quelques mèches derrière ses oreilles et souriais devant cet air sexy qu'une simple casquette pouvait lui donner.

-Edward c'est juste une casquette. Rit-elle en l'ajustant sur sa tête.

-Arrête de blasphémer jeune imprudente sinon tu auras à faire à mon châtiment ! Je m'approchai sans m'en rendre compte. Son corps recula contre la portière de ma voiture tandis que je plaçai mes mains de chaque côté de ses épaules. Elle releva les yeux vers moi et je ne m'étais encore une fois pas rendu compte de notre proximité. Mon visage s'approchait invariablement du sien. J'avais envie de gouter ses lèvres, je voulais sentir sa chaleur sous mon toucher. Elle se mordit la lèvre et je sentis mon regard se rétrécir sur son geste. Je la voulais. Je voulais cette femme plus que n'importe quelle autre.

-Ne me regarde pas comme ça. Son souffle flotta contre mes lèvres. Son visage s'approcha du mien à tel point que je pouvais presque sentir ses lèvres.

-Pourquoi ? Demandai-je haletant.

-Parce que je... On va être en retard. Termina-t-elle en posant une main sur mon torse. Je retins un gémissement de frustration et finis par me reculer à contrecœur, sachant que ce n'était que partie remise.

Je lui attrapai la main et la guidai à ma suite. D'un geste, je présentai les places au guichetier et nous frayai un chemin au travers de la foule surchauffée. Mes yeux vagabondèrent dans la foule alors que je nous guidais toujours vers les escaliers derrières les grandes tribunes.

-Où est-ce que tu nous emmènes ? L'accès des tribunes est de l'autre côté.

-Qui a dit qu'on allait dans les tribunes ?

-Heu... Bien... C'est dans la logique de... Je la coupai en l'embrassant par surprise délicatement et me reculai aussitôt.

-Tu devrais savoir que la logique n'est pas mon truc. Lui souris-je en prenant sa main. Elle fronça les sourcils avant de se laisser entraîner à ma suite. Nous montâmes les escaliers assez rapidement. Je devais avouer que je la poussais légèrement parce que je ne voulais pas non plus prendre trop de risques.

-Pourquoi est-ce que tu te dépêches comme ça ?

-Pour que l'on arrive plus vite ? Tentai-je en lui souriant. J'essayais quoi au juste ? L'éblouir ? Autant essayer de se jeter d'une tribune que d'y arriver. Bella était imperturbable. Elle semblait comme immunisée devant mes tentatives. J'étais pitoyable.

Nous arrivâmes à notre destination et je jetai plusieurs regards derrière nous pour être sûr de ne pas avoir été vu.

-On n'a pas le droit d'être là c'est ça ? Je me tournai vers elle et tentai un air dès plus innocent alors que je ne répondais pas.-Mouais. Ecoutes Edward, non pas que je n'aime pas l'aventure mais... J'aimerais ne pas finir ma soirée au poste de police pour notre premier rendez-vous. Son air sérieux me fit sourire d'avantage alors que j'avançai vers elle.

-Ca n'arrivera pas. Tu vas passer la meilleure soirée de ta vie ! Promis ! Je la vis hésiter quelques secondes, alors je décidai de lui faire une petite moue à la Cullen et aussi bizarre que cela l'était, elle finit par me sourire et acquiesça.

-OK Cullen ! Tu gagnes. Elle s'approcha de moi et se posa sur la pointe des pieds.-Ne te rate pas cette fois. Son nez touchait le mien et son souffle touchait mes lèvres. J'avais envie de l'embrasser, je voulais la prendre dans mes bras et lui faire l'amour là tout de suite. Mais la lueur des bougies derrière moi attira mon attention. Je lui souris.

-Ferme les yeux. Elle parut septique mais finit par abdiquer une nouvelle fois. Je n'en revenais pas des progrès que nous faisions depuis ce matin. Incroyable ! -Ne les ouvre pas tout de suite. Laisse-moi te guider d'accord ? Elle hésita encore et toujours puis finit par acquiescer. Je pris ses mains dans les miennes et je nous fis avancer précautionneusement jusqu'à notre table de fortune. Je souriais encore plus lorsque je vis le travail qu'avait réussi à faire Jeffrey alors que j'approchais mon torse du dos de Bella. Alice avait préparé le matériel et c'était Jeffrey qui devait se charger de tout installer.. Sous les indications méticuleuses de ma sœur bien évidemment.

Mes lèvres se posèrent sur l'arrière de son oreille, mes yeux se fermèrent en sentant la chaleur de son corps si près du mien. Son corps s'abandonnait contre moi tandis que je passai mes bras autour de sa taille.-Quand je te le dirais, tu ouvriras les yeux. Soufflai-je doucement au creux de son cou. J'humai un grand coup l'odeur de sa peau avant d'y déposer un léger baiser. Elle frissonna et je raffermis ma prise sur elle.

-Edward... Gémit-elle en laissant tomber l'arrière de sa tête contre mon torse. Je soufflai contre sa peau et passai mes mains sous son tee-shirt.

Je soupirai avant de légèrement me détacher et de frôler une nouvelle fois de mes lèvres son oreille.

-Ouvre les yeux. Je ne voyais pas son visage. Je n'entendis d'ailleurs plus rien pendant plusieurs secondes. Je regardai la couverture rouge et blanche étalée sur le sol. Des bougies étaient éparpillées un peu partout. Un panier était installé au centre de la couverture avec une bouteille de vin accompagnée de deux verres.

-Edward... Elle posa ses mains sur mes bras. J'entendis parfaitement l'émerveillement dans son intonation.

-Serait-on impressionnée Swan ? C'était plus fort que moi. Je voulais la provoquer. Gentiment peut-être, mais je voulais tellement la voir réagir. Elle se tourna et ses yeux rencontrèrent les miens.

-Comment... ? Tu as vraiment préparé tout ça ? Mais quand ? Elle releva un sourcil et je me sentis quelque peu mal à l'aise. Elle savait parfaitement que j'étais incapable de faire un truc pareil... Mais c'était l'intention qui comptait non ?

-Alice a préparé les affaires et.. j'ai un vieil ami qui me devait un service Abdiquai-je sous son sourire amusé. Elle passa ses mains derrière ma nuque et s'approcha encore de moi.

-Un service ? Elle arqua un sourcil.

-J'ai heu.. Donné des cours à sa fille de seize ans pendant deux ans.. Et sachant le caractère insupportable de cette gamine et comment j'en ai chié, il me devait bien ça. Elle resserra sa prise autour de ma nuque.-Mais si tu.. n'aimes pas.. Je peux toujours l'appeler pour...

-C'est parfait Cullen. Ses lèvres s'approchèrent des miennes alors qu'elle se mordait la lèvre inférieure. J'avais envie de l'embrasser. Putain ! Je voulais prendre ses lèvres mais... Pas tout de suite. J'avais l'impression qu'un baiser pourrait gâcher cette atmosphère autour de nous. Je voulais la faire désirer.

-Aller vient. Me repris-je en m'éloignant subitement et en prenant une de ses mains dans la mienne. Je la menai jusqu'à notre ''table'' et lui indiquai de s'assoir. On pouvait entendre la foule juste en dessous de nous. Je tournai le regard vers le terrain et m'extasiai devant la vue imprenable que nous avions de là où nous étions. Toute la foule scandait le nom des deux équipes, le sol vibrait presque en dessous de nous, mais tout ne servait à rendre les choses que plus réelles et vivaces.

Bella sembla constater la même chose car elle posa ses deux mains sur le sol et se pencha en avant pour voir les supporters juste en dessous de nous. -Ils ont l'air en forme.

-Evidemment qu'ils le sont. Ce n'est pas n'importe quel match ce soir.

-C'est LE match... Reprit-elle presque solennellement d'une voix amusée.

-Exactement. Je m'assis comme il fallait. Le match n'était pas encore près de commencer. Les deux équipes s'échauffaient en se lançant quelques balles.-Tu veux du vin ?

-Avec plaisir. Ses yeux semblaient comme illuminés. Les bougies se reflétaient dans ses prunelles profondes et envoutantes. Elle souriait comme jamais et elle semblait vraiment contente d'être là. Je n'avais pas envie de me jeter des fleurs mais... Putain ce que j'étais bon d'avoir pensé à ça ! J'étais un putain d'enfoiré de lover à cause d'elle, mais j'aimais foutrement ça.

Alors que je remplissais nos deux verres de vin, je souris bêtement au souvenir de notre rencontre et retins difficilement un éclat de rire.-A quoi tu penses ? La voix curieuse de Bella me fit relever les yeux.

-A rien... C'est idiot !

-Non... Non vas-y. Dis-moi. Reprit-elle le sourire aux lèvres. Je secouai la tête, chassant les images d'elle et moi dans cet ascenseur et lui tendis son verre. Elle le prit précautionneusement alors que ses yeux curieux continuaient d'attendre que je lui dise le fond de ma pensée.

-C'est rien en fait. Je pensais juste à notre première rencontre. Qui aurait cru que ma première femme qui représente aussi mon premier divorce serait devant moi ce soir à boire un verre de vin...

Elle baissa le regard et rougit légèrement. Je la vis brièvement froncer les sourcils avant de se reprendre.

-Ton premier divorce ? Demanda-t-elle en se mordant la lèvre.

-Mon unique divorce. Repris-je.-Tu es probablement la seule femme qui ait réussi à me passer la corde au cou. Continuai-je en riant pour désamorcer cette nouvelle tension.

-Techniquement, ce n'était pas voulu. Je n'y étais pour rien... Elle rougit une nouvelle fois et je ne pus m'empêcher de me pencher en avant pour juste... Effleurer ses joues surchauffées de mes lèvres.

-C'était la meilleure chose qu'il pouvait m'arriver. Le destin t'a remise sur mon chemin. J'avais conscience de ma putain de voix suave et rauque près de son oreille. Je savais que je jouais les putains de mecs amoureux... Mais merde ! C'était elle qui me rendait comme ça. Ouais, j'étais probablement amoureux et j'avais envie de clamer au monde entier combien j'étais heureux.

Elle rougit et baissa les yeux sur son verre qu'elle n'avait pas encore touché.-Je... Je ne te savais pas si... Cliché Cullen. Dit-elle d'une voix étrange. Je la sentis soupirer, puis doucement elle porta le verre à ses lèvres, me rendant à la fois fébrile de la voir si belle, et complètement con devant autant de sensualité.

Je m'éloignai un peu de son corps beaucoup trop tentant et repris une gorgée de vin.

-Il y a plein de choses que tu ignores sur moi Swan. Elle sembla peser le sens de mes paroles avant de sourire et de reprendre une gorgée de sa boisson.

-Je pense en connaître déjà pas mal... Son expression espiègle me donna le vertige. Je la regardai perplexe avant de froncer les sourcils.

-Je ne crois pas mademoiselle Swan... Son expression s'intensifia puis son regard changea. Elle se passa une main dans les cheveux d'un geste lascif avant de se mettre sur ses genoux et de poser son verre un peu plus loin. Je la regardai faire sans comprendre, complètement ébloui par ses actions.-Tu.. Tu ne sais pas tout... Elle leva un de ses magnifiques sourcils..-Tu ne savais pas que je jouais au piano. Dis-je rapidement en sentant des picotements partout sur mon corps. C'était sa proximité, son corps m'était toxique... Mais d'une très bonne façon.

Elle s'approcha un peu plus de moi, posant une main sur mon torse tandis que son visage s'approchait dangereusement du mien. -Faux. Alice me l'a dit. J'attendais juste le bon moment pour te surprendre me jouer une de tes compositions. Sa voix était douce et chaude près de mon visage.

-Elle t'a dit que je composais ?

-Parce que ce n'est pas le cas ? Demanda t-elle en reculant juste de quelques centimètres son visage.

-Et bien.. Si.. Mais, c'est pas.. Je me sentais con. Merde ! Elle ne pouvait pas connaître autant de choses que ça ? Comment ?-ça ne veut pas dire que tu connais tout de moi. Repris-je avec un peu trop de conviction.

-Je ne connais peut-être pas tout.. Mais pas mal de choses déjà. Elle recommença à sourire et glissa ses mains dans une caresse un peu trop tentante sur mon torse.

-Je ne crois pas. Je bégayais ! Putain je bégayais comme un puceau !

-Tu es sûr ? Je déglutis pour simple réponse. Profondément et douloureusement.

Elle posa sa deuxième main sur l'arrière de ma nuque et frôla mon nez du sien.-Parce qu'il me semble connaître parfaitement certaines choses sur toi. Toute sa chaleur m'entourait. Tout son esprit et son corps semblaient se connecter à ma foutue bite. J'avais une érection du tonnerre juste avec deux mots. Putain !

Je déglutis une seconde fois. Encore plus profondément que la fois précédente et plongeai mes yeux dans les siens.-Lesquelles ? Haletai-je misérablement. Elle eut un léger rictus et descendit sa main de mon torse à une de mes cuisses. Elle l'écarta pour se placer entre mes jambes, toujours sur ses genoux. Sa poitrine était près de moi, tellement que j'avais juste à bouger d'un petit centimètre pour pouvoir frôler son adorable téton. Focus mec ! Merde ! Te laisse pas embobiner mon con !

-Et bien… Son souffle était toujours sur mon visage. Son nez traça le contour de ma mâchoire alors que cette fois je fermai les yeux.-Par exemple, la façon que tu as de me tenir les cheveux lorsque j'ai ta majestueuse bite dans ma bouche...

-Putain... C'était sorti tout seul. Je pouvais vous le jurer ! Elle allait me faire jouir comme un puceau à peine sortit des couches de sa mère. Merde ! Comment faisait-elle ?

-Et je sais aussi que tu adores lorsque tu glisses si facilement en moi. À cet instant, sa langue lécha subtilement le dessous de mon oreille. Je fermai brutalement mes poings contre la couverture, m'empêchant toutes actions. En réalité, je voulais voir jusqu'où elle pouvait aller. J'avais du faire ressortir ma partie masochiste pour juste la laisser faire sans pouvoir la toucher.

Le combat faisait rage en moi. Ma bite me criait de lui arracher ses vêtements pour juste la prendre sur cette foutue couverture et faire redescendre la pression. Mais ma tête voulait entendre encore des trucs cochons sortir de la bouche de Bella. J'aimais plus que de raison de l'entendre me dire toutes ces putains de merdes!

-Bella... Je gémis. Je gémissais comme une fille. J'avais complètement perdu les pédales et la couverture craquait presque sous la pression de mes poings.

-Je sais que tu as aimé me soulever ce jour là pour me plaquer contre les parois de l'ascenseur...Tes mains sur mon cul pendant que tu te déversais en moi... Sa langue remonta dangereusement vers ma bouche. Elle traça le contour de mes lèvres.- Tout ton corps qui se tend lorsque tu jouis au fond de mon corps. Que ta semence coule en moi comme une source chaude et agréable... Humm… A l'instant même où elle prononça la fin de sa phrase, ma raison avait foutu le camp. Je rouvris vivement les yeux et la regardai directement dans ses yeux assombris. Je ne sus pas exactement ce qu'elle y vit, mais elle se mordit la lèvre et se fut la fin de tout. Je me jetai sur elle...

Mes mains attrapèrent directement ses fesses pour l'approcher de moi. Elle gémit lorsqu'elle sentit ma langue s'immiscer dans sa bouche. J'écartai un peu plus les jambes et elle déplia ses genoux pour placer ses chevilles dans mon dos. Son intimité couverte rencontra mon véritable chapiteau et je grognai en replongeant plus vivement ma langue dans sa bouche.

-Bella... Grognai-je en mordillant sa lèvre. -Putain Bella... Continuai-je, totalement dépendant de ses mouvements. Ses mains grattaient mon cuir chevelu et son centre frottait contre mon sexe. A cet instant, un orage, une météorite ou une planète aurait pu se cracher à nos côtés, plus rien n'avait d'importance.

Je descendis mes lèvres dans son cou jusqu'à hauteur de sa poitrine. Une de mes mains descendit sur son sein. Je léchai sa clavicule et écartai son tee-shirt de deux doigts me permettant un meilleur accès à sa poitrine. Je me jetai avidement dessus et jubilai de l'entendre gémir de plus en plus fort. Ses doigts se contractaient dans mes cheveux et tout son corps semblait vouloir se fondre dans le mien. J'avais envie d'elle... Plus qu'envie pour être totalement honnête.

-J'ai... Putain ! J'ai tellement envie de toi. Dis-je brutalement avant de reprendre ses lèvres comme un dément. Elle gémit plus fort, s'accrochant à mes épaules sous l'assaut de ma bouche. Son bassin reprit des mouvements de haut en bas le long de ma bite et j'aurais presque jouis. Je décidai d'agir. Je savais que ce n'était pas dans nos projets de la soirée, et je m'étais promis de faire les choses comme il fallait... Mais, en la voyant si envieuse et désirable... Je supposais qu'assouvir nos envies à tous les deux était justement une chose acceptable. Faire jouir Bella et pouvoir enfin nous libérer de cette frustration omniprésente depuis deux jours que nous n'avions rien fait était devenu une chose à faire dans la liste des trucs logiques de couple.

Je comprimai ses fesses contre mon bassin et mordillai sa lèvre avec mes dents, alors que je me relevai sur mes genoux emportant Bella avec moi, pour échanger nos positions. Sans réfléchir, je dégageai d'un bras les verres de vin vides qui se fracassèrent sur le sol et j'écartai vivement le panier encore rempli. J'allongeai Bella sur le dos et me mis à me frotter contre son centre comme un putain d'animal en rut.

-Edward... Sa supplique ne fit que renforcer mon besoin d'elle. Je passai une main jusqu'à son bouton de jean et me mis à tirer brusquement dessus. Bella hoqueta lorsqu'elle me sentit brutalement tirer sur sa braguette, puis souleva ses fesses, me permettant de le lui enlever prestement.

-Tu me rends dingue. Elle se cambra subitement lorsque je pénétrai deux doigts dans son string pour frotter ses lèvres déjà gonflées. Elle était littéralement trempée.-Merde ! Mais t'es dans le même état que moi ma parole !

-Edward... Elle serra le poing dans mes cheveux et me fit relever mon visage de ses seins. Ses yeux sombres se plantèrent dans les miens et un sourire... Vicieux... Naquit sur son visage. Je déglutis tandis qu'elle approchait son visage du mien.-Ferme la Cullen et fais ce que tu as à faire ! Sa voix claqua dans l'air comme un ordre. Sa voix à la fois rauque et suave m'envoya des milliers de décharges électriques le long de la colonne vertébrale jusqu'à ma bite plus que dure.

Je fermai brièvement les yeux, tentant de reprendre un minimum le contrôle sur mon pauvre corps de mec en manque et replongeai mon regard dans le sien. J'étais déterminé à assouvir ses désirs. J'étais déterminé à obéir à ses moindres demandes pour vu qu'elle me supplie de le faire. Encore et toujours ce truc de provocation ? Sûrement. Dans tous les cas, ce fut à mon tour de sourire tandis que je me retenais d'un bras à côté de son visage et que je glissais ma main qui était à l'origine sur son centre chaud jusqu'à mon pantalon. Je le détachai sans la quitter des yeux et sifflai en sentant mes doigts toucher le bout de mon gland dépassant un peu trop de mon caleçon. Bella s'en rendit compte et décida visiblement de prendre les choses en main. Ses doigts descendirent sensuellement le long de mon corps tandis que je fermais les yeux. Mon bras me maintenant trembla légèrement lorsque je sentis sa main glisser le long de ma bite à travers mon jean.

-Humm... Il semblerait que tu sois dans le même état que moi Cullen. Miaula-t-elle. J'allais jouir. Ce n'était plus possible. J'allais pratiquement jouir dans mon foutu calbar si elle continuait comme ça. Je grognai et repris ses lèvres avec urgence. Étouffant un gémissement profond venant de sa gorge, je descendis mon pantalon sur mes cuisses et présentai mon gland à son entrée.

-Je ne vais pas être doux Swan... Soufflai-je sur ses lèvres.-Je... Ne me demande pas de l'être s'il te plaît... Repris-je désespérément en sentant le besoin affluer de plus en plus autant dans ma tête que dans mon corps, que dans ma bite. -Je... Je ne suis pas sûr d'y arriver... J'ai trop besoin de toi. Terminai-je en posant une main sur sa hanche et en contractant déjà les doigts dessus. Mon gland était à son entrée et ne demandait qu'à pousser en elle brutalement. Juste un hochement, n'importe quoi. Et j'étais cuit.

-Qui a demandé à ce que ce soit doux ? Tu penses et parles trop Cullen. Et elle poussa brutalement ses hanches vers moi me faisant m'enfoncer jusqu'à la garde. J'ouvris de grand yeux, retenant de justesse le 'crachat' express de purée et mordis son cou pour m'empêcher de grogner comme un homme des cavernes. Bien que c'était tout à fait le qualificatif approprié pour justifier mon comportement envers Bella.

Je me reculai, pour revenir d'un geste au fond d'elle. Bella s'arqua plus encore et planta ses putains d'ongles dans mon dos, mais je n'en avais rien à foutre. À cet instant, seule elle comptait et j'allais tout faire pour assouvir ma putain de mission. Bella Swan allait avoir un orgasme. Oh que oui ! Et elle n'allait certainement pas être la seule.

-Oui Edward ! Elle commença à s'agiter sous moi mais cela ne fit que renforcer mon envie d'elle. La foule s'exclama subitement en dessous de nous alors que nous entendions d'une oreille distraite les premiers accords de l'hymne américaine. Je regardai Bella le sourire aux lèvres et refis un geste en elle. Elle ferma les yeux et je m'approchai de son oreille.

-On dirait que le match va commencer... Elle rouvrit les yeux et se mordit la lèvre inférieure. Je reculai mon bassin pour revenir butter contre le fond de son vagin.

-Humm... Je recommençai de nouveau.

-Que le meilleur gagne dans ce cas. Soufflai-je près de son oreille. Elle mordit délicatement la peau de ma mâchoire et je grognai en réponse, recommençant à me mouvoir entre ses chaires.

Je me mouvais en elle de plus en plus vite et de plus en plus durement, si c'était possible. Bella était complètement trempée. Son jus lubrifiait admirablement ma longueur et ses seins pointaient religieusement vers moi dans un appel à la luxure. Je n'y résistai d'ailleurs aucunement. Je me jetai dessus, suçotant ses pointes qui se foncèrent et mordillant sa peau. Elle criait de plus en plus, s'accordant parfaitement à la foule qui en faisait de même en dessous de nous.

Au fin fond de mon esprit, je ne pouvais ignorer cette petite voix emmerdante me rappelant invariablement que nous étions dans un endroit public et que j'étais entrain de baiser la plus parfaite des femmes sur une couverture supposée au pique nique romantique et tout le tralala... Mais je l'envoyais malgré tout valser. Voir Bella perdre le sens de sa pudeur me rendait dingue de désir et au lieu de me freiner... Savoir que nous faisions ça dans un lieu public avec des milliers de personnes juste en dessous de nous me rendait complètement dingue.

Je voulais la faire hurler. Lui faire perdre la raison. J'attrapai ses mains à l'aide d'une des miennes et les étirai au dessus de sa tête. Mes mouvements devenaient frénétiques. Je jurai contre sa peau et me délectai du claquement de ses seins contre mon torse.

Ma tête qui s'était naturellement nichée dans son cou remonta jusqu'à son visage et je pris d'un geste brusque ses lèvres. Elle aspira ma langue et releva le bassin pour le faire claquer contre le mien. Je reculai mon visage pour reprendre mon souffle qui s'était carrément fait la malle depuis que j'étais entré dans sa merveilleuse petite chatte.

-Putain ! T'as décidé de me rendre barge.

-Et toi t'as décidé de t'endormir ? ! Plus fort Cullen ! Sa voix était fébrile. Je me jetai avidement sur ses lèvres, voulant la faire taire et me retirai complètement d'elle.

-OK, puisque c'est ainsi. Retourne-toi Swan. Elle trembla en entendant l'intonation de ma voix changer. Elle s'exécuta rapidement et laissa ses bras tendus au dessus de sa tête. Je souris en voyant son dos rougi par les frottements de la couverture et profitai juste quelques secondes de la vue de son petit cul. Je fis glisser une main sur sa fesse et claquai rudement dessus. Elle clapit en sentant l'impact mais bizarrement resserra les fesses comme pour retenir son jus de couler. Mon sourire s'agrandit en constatant qu'Isabella était réellement la femme parfaite.

Je m'allongeai sur elle et glissai mes doigts sur son entrée toujours autant trempée.-Tu es consciente d'être réellement trempée ? Je me penchai et grignotai son oreille tout en frottant ma longueur contre ses fesses. -Tu bousilles la couverture. C'est mal. Très mal. Continuai-je en jubilant de voir tous ses frissons se répandre partout sur son corps. Je replaçai langoureusement une main sur sa taille et m'abaissai jusqu'à ce que mon gland soit de nouveau à son entrée. Elle releva juste un peu les hanches et se cambra pour me faciliter l'accès.-Parfaite. Ne pus-je m'empêcher de souffler.

-Viens... S'il te plaît... Viens... Elle poussa son corps vers le mien et je ne la fis pas languir plus longtemps. Je m'enfonçai en elle d'un mouvement et me délectai de sa chaleur autour de moi. La foule hurlait dessous, j'entendais vaguement la voix des commentateurs mais j'étais déjà déconnecté de ce qu'il se passait autour. Seule Bella revenait dans mes pensées et mes besoins. Je recommençai à me mouvoir en elle rapidement, frénétiquement et brutalement. C'était devenu presque vital de nous soulager tous les deux. Je nous sentais au bord du précipice. Nous avions autant besoin l'un de l'autre, de nous sentir libérer.

-Tu as envie de jouir pas vrai ? Pourquoi est-ce que bordel de merde je me mettais à piailler ! Bordel Cullen ! Tu bavarderas plus tard !

-Et... Et toi ? Demanda-t-elle à bout de souffle. Je décalai ma main de sa hanche jusqu'à son clitoris et me mis à le triturer d'une manière soutenue.

-Putain ouais... Ouais j'ai envie de jouir. Grognai-je en sentant ses parois se resserrer sur ma longueur. Elle était foutrement serrée et chaque fois que j'étais en elle, j'avais l'impression d'être chez moi. Je me sentais comme un toxico ou une merde dans le genre. J'étais un putain d'accro au sexe avec elle...

J'étais un putain d'accro à elle tout court.

Ce fut sur cette constatation que je jouis au fond de son ventre alors qu'elle hurlait à son tour complètement transcendée par notre baise improvisée. La foule hurlant également dans un dernier élan improvisé. Je n'avais pas pu me retenir. La violence de ma jouissance était partie toute seule et je m'étais laissé aller en la sentant si serrée autour de moi. Elle était une muse. Une réelle fée du sexe. Et j'étais un idiot heureux rien qu'en me disant que j'avais réussi à la faire mienne. Du moins pour le moment.

Je posai mon front sur le milieu de son dos et tentai du mieux que je pouvais de ne pas peser sur elle. J'avais juste besoin de quelques minutes pour me remettre. Je repris petit à petit mon souffle et me délectai de sa peau contre la mienne. Bella était encore à moitié habillée, mais ses vêtements étaient remontés dans son dos me permettant d'admirer la naissance de ses fesses et sa divine chute de reins. Elle était vraiment magnifique.

Après quelques secondes à reprendre mes esprits, je plaçai mes deux mains de chaque côté de son corps et relevai mon torse.-Je... Je suis désolé. Tentai-je piteusement. Un élan d'inquiétude m'envahissait. Je n'avais pas imaginé la soirée comme ça. C'était tout autre chose que j'avais vu et... Il semblerait que rien ne se soit passé comme c'était prévu. Chaque fois que Bella était dans l'équation. C'était comme si mon cerveau se mettait en pause et... J'avais l'impression de tout faire de travers. -C'était pas... Vraiment prévu dans la soirée. Continuai-je voyant qu'elle ne répondait pas. Les secondes passèrent sans qu'elle ne dise quoique ce soit et je crus réellement qu'elle allait m'en vouloir et partir en courant. Mais c'était encore une fois mal la connaître.

Bella était une femme singulière et j'aurais du me douter qu'elle ne ferait jamais les choses comme elle devrait les faire. Et là au lieu de m'en vouloir, elle s'était brusquement mise à rire. Pas genre un petit rire ridicule et sans saveur. Non, elle riait franchement. Pleurant presque tellement elle forçait. Ses mains tapaient le sol alors que son rire s'intensifiait.

Je devais avouer que sur le coup j'avais cru qu'elle devenait vraiment folle. Mais aussi bizarrement que cela, je finis par sourire à mon tour, et la suivis dans son hilarité. La situation était réellement comique en fait. Je nous revoyais s'installer sur cette couverture de pique nique. Je me revoyais déterminer à faire les choses bien. Je la revoyais prendre les devants et me faire admirablement du rentre dedans. Et je me revoyais me comporter comme un homme amoureux en manque total de sexe avec la plus parfaite des femmes. Forcément de ce point de vue là, c'était vraiment comique.

-On... On ne... Oh putain Edward... Elle n'arrivait même pas à parler. Elle se tourna dans ma direction, les larmes aux yeux tellement elle riait. Son visage était rougi et son cou marqué ça et là par mes assauts. J'avais toujours mes mains de chaque côté de son visage et je tenais mes hanches pour ne pas l'écraser. Mais je riais moi aussi donc la tâche n'était pas évidente.-On... On ne fera jamais... Les choses comme il faut...

Et finalement, elle avait raison. Non on ne ferait jamais les choses comme il fallait parce que je ne voulais pas le faire. Nous étions tels que nous étions n'est-ce pas ? Notre couple n'était certainement pas commun et je crois que ça me plaisait. J'aimais justement l'imprévu de nos moments et je me disais que ça ne pouvait que rendre les choses moins fades, plus complexes et définitivement plus importantes à mes yeux. J'aimais les risques. J'aimais l'aventure... Et Bella était l'aventure. Elle représentait une sorte de défi interminable dans lequel je voulais me jeter à corps perdu. Je voulais qu'on essaie vraiment de former un couple. Aussi atypique soit-il. Mais il resterait nous.

Alors, je recommençai à rire en oubliant mes interrogations et mes doutes sur la perfection de nos moments. J'avais juste envie de profiter sans me poser de questions. Parce que oui, peut-être que l'on venait de s'envoyer en l'air sur le toit d'un stade de baseball blindé, et peut-être que ce n'était pas judicieux de sauter la nana que l'on voulait vraiment charmer... Mais Bella n'était pas commune à toutes les autres. Et j'aimais ça. J'aimais notre rendez-vous avec ses qualités et ses défauts. Bien que je n'en trouvais pas vraiment.

Son rire s'éteignit petit à petit. Elle respira fortement et je sentais son cœur s'emballer souvent. Je me calmai à mon tour et plongeai mon regard dans le sien. J'avais l'impression que les bruits en dessous de nous s'éloignaient. C'était comme s'il ne restait plus que nous. J'avais l'impression que nous étions seuls au monde.

Machinalement, je posai une main sur sa joue, souriant toujours de la voir si belle. Les joues rougies, les yeux pétillants, et les lèvres gonflées. J'approchai mon visage du sien, jusqu'à toucher son nez du mien. Je glissai ma joue contre la sienne, raclant ma barbe de quelques jours sur sa peau si douce. J'aimais la sentir frissonner chaque fois que je la touchais. -Bella... Je... J'avais envie de lui dire tellement de choses, j'avais envie de lui crier tellement de mots... Mais une seule phrase jonglait dans ma tête depuis un petit moment. Je me retenais mais les sentiments étaient de plus en plus forts. Je les sentais m'envahir par vague et... Bien que je fusse terrifié, je voulais lui dire. J'avais comme besoin de lui dire.-Je... Ma voix mourrait chaque fois. Était-ce le bon moment ? Me rejetterait-elle ? Étais-je même réellement sûr de ce que je ressentais ? Parce que soyons honnête, je n'avais aucune comparaison. Et c'était justement ça qui me faisait penser que peut-être je...

-Hey vous deux ! Qu'est-ce que vous foutez là ? Je relevai vivement la tête et la tournai vers les escaliers à quelques mètres de nous. Un vigile nous regardait les sourcils froncés. Merde ! Merde ! Merde !

-Putain merde ! Dis-je brutalement en me dégageant de Bella. Je me retirai de ses chaires, me rendant compte maintenant que pendant tout ce temps je ne m'étais pas encore retiré. Seul l'inconfort de ne plus me sentir chez moi me fit comprendre la situation. Je me rhabillai prestement avant que le vigile ne soit trop près pour voir ce que nous avions fait.-Bella habille-toi ! Répliquai-je rapidement en regardant Bella perdue dans ses pensées. Elle cligna des yeux et sembla se réveiller brutalement. Le rouge sur ses joues devint cramoisi et elle se remit sur ses pieds aussi vite qu'elle le pouvait. Elle remonta son pantalon et tenta de remettre comme elle le pouvait son tee-shirt.

-Ne me dis pas... J'en étais sûre. Putain Edward ! Elle grogna à mes côtés mais j'étais beaucoup trop occupé à rassembler promptement nos affaires pour foutre le camp avant que le type de la sécurité ne nous rattrape. Nous n'avions pas le droit d'être là, je le savais. Et nous risquions quelques ennuis s'ils arrivaient à nous mettre la main dessus. J'aurais du me douter qu'une merde dans ce genre allait nous arriver.

-Tais-toi et dépêche-toi. Claquai-je un peu trop vivement je l'avoue. Mais le vigile commençait à avancer vers nous, son talkie-walkie à la main. J'attrapai la main de Bella, laissant tomber l'idée de ramasser le panier à nos côtés et m'avançai rapidement vers l'escalier de secours de l'autre côté du toit. Le type nous vit prendre la fuite et commença à nous courser.

-Hey ! Ne partez pas ! Restez ici ! Vous n'avez pas le droit d'être là ! Hey ! Je l'entendais vaguement mais je préférais courir plutôt que de me faire pincer. Bella tentait de me suivre le mieux qu'elle pouvait.

-Edward… Il va nous… Va nous rattraper. Clama-t-elle derrière, mais je l'ignorai également et commençai à nous faire descendre les escaliers. La foule était entrain de se lever suite à un home-run de Jack Cust. Je savais que ce type pouvait faire des miracles. Je souris distraitement mais continuai de courir en nous faufilant à travers les rangées. C'était de plus en plus difficile d'esquiver à la fois les personnes autour et d'arriver à garder Bella en main. Nous arrivâmes presque au niveau des escaliers lorsque la foule se leva de nouveau pour hurler.

-Ils sont là ! Dépêchez-vous !

-Edward... Je... Doucement.

-On ne peut pas Bella... Il faut courir. Je ne regardai pas derrière. Je me contentais de la tirer à ma suite et de nous emmener très vite en dehors du stade. Mais quelque chose se passa. J'entendis à la fois la foule hurler, puis Bella hurler et ensuite, je sentis sa main me lâcher. Je me tournai rapidement pour voir Bella, le visage au sol et le corps étalé sur les marches. Elle avait de la glace dans les cheveux et c'était visiblement pris les pieds dans le type assis au bord de la rangée.

-Merde Bella ! Tu vas bien ? Je me précipitai vers elle. Son visage se releva vers moi et je vis clairement la colère pointer par tous les pores de sa peau. Si les yeux pouvaient tuer, je serais probablement mort et enterré. Elle dégagea ma main et se releva comme elle le put. Ses cheveux étaient pleins de glace à la pistache et tout son corps était tendu à l'extrême.

-J'espère que vous avez de quoi rembourser ma glace ma jeune dame parce que...

-Oh vous la ferme ! Cracha-t-elle au visage du type. Il parut décontenancé avant de se reprendre et de tenter de parler, mais visiblement Bella était vraiment en colère. -Non ! Elle plaça une main devant son visage et le regarda sévèrement.-Taisez-vous ! Je... Je ne veux rien entendre c'est clair ? Le type ouvrit la bouche, clairement effrayé par la fumée sortant des oreilles de Bella et se rassis docilement.

-Ecoute, je...

-Non c'est toi qui va m'écouter ! OK quand elle me coupait dans ces moments là je savais que j'étais mal barré. Putain de merde ! Tout était si bien parti ! -Merde Edward ! Je croyais qu'on devait passer une bonne soirée ? J'entendais la déception dans sa voix. Je savais que j'avais merdé. -Et est-ce que tu m'as regardé ? Je suis débraillée, en sueur, totalement couverte de glace et... Deux types nous courent...

-Ne bougez plus ! Le vigile avait eu le temps de nous rattraper et n'était plus qu'à un pas de nous. Bella regarda dans sa direction et soupira. Je voyais bien qu'elle abandonnait la fuite. Nous allions devoir assumer les conséquences de mes actes et... Je me trouvais subitement stupide. Je voulais juste que tout soit parfait.

Lorsque le gars arriva jusqu'à nous, il attrapa Bella par le bras tandis que je m'approchai vivement pour m'interposer. Mais je n'avais pas vu son collègue qui arrivait juste après. Il m'attrapa avant que je ne puisse faire un geste et me bloqua de ses gros bras bodybuildé. -Bella...

-Non Edward ! Tu en as assez fait. Claqua-t-elle. Je la regardai avant de voir nos visages s'afficher sur le grand écran du stade. Toute la foule assistait à notre arrestation et je ne pouvais pas me sentir plus mal. Bella était recroquevillée sur elle-même et son regard était dans le vide. Ce n'était pas ce que je voulais. Je voulais l'embrasser devant cet écran. Je voulais qu'on nous voie comme un couple amoureux. Pas comme un mouvement de foire. Je venais d'agir comme le pire des crétins à avoir voulu trop en faire.

Je me tournai vers le gars qui faisait je ne savais quoi dans mon dos et le suppliai du regard.-S'il vous plaît... Laissez-moi juste faire une chose...

-Tu crois pas que t'en as assez fait ? Sourit-il visiblement amusé. Je tentai de le faire me prendre en pitié.

-Oui, mais je voulais juste l'impressionner... Laissez-moi au moins faire une chose. Juste une chose...

-Et qu'est-ce que tu vas faire ? Le gars avait l'air plutôt sympa. Un gros tas de muscle brun aux yeux basanés. Je lui montrai d'un signe de tête l'immense écran nous montrant toujours et il sembla comprendre. Il détacha mes mains et me laissa aller juste Bella. La caméra était toujours braquée sur nous et je me tournai pour que la foule puisse nous voir. J'entendais les hurlements et les sifflements autour de nous. Je souris en songeant combien j'étais taré de faire ça. J'allais me prendre une claque majestueuse. Mais Bella m'avait dit un jour que cela faisait partie de sa liste. Et je n'avais pas oublié. C'était important pour moi. Alors qu'importe de la façon dont c'était fait.

Je m'approchai et sans un mot, plaçai deux doigts sous son menton. -Qu'est-ce que... Le vigile commençait à s'agiter mais il regarda derrière moi. Son pote avait du lui faire passer le message parce qu'il lâcha juste Bella. Je fis remonter son visage vers le mien et me plaçai de sorte à ce que tout le monde puisse voir comment je la regardais. J'avais toujours eu envie d'être affiché sur cet écran. J'avais toujours rêvé être quelques secondes sur ce truc pour que tout le monde puisse me voir aimer une autre femme que ma sœur ou encore ma mère. Et aujourd'hui, cette femme était devant moi. Bon, c'est vrai, elle était en colère, mais elle était là. Je savais que la soirée avait été encore une fois différente de ce que j'avais imaginé. Mais je pouvais au moins faire en sorte, que ce moment là... Soit, à nous. Normal et intense. Je me penchai et posai juste mes lèvres contre les siennes. Sa bouche rencontra la mienne une fraction de seconde avant qu'elle ne s'éloigne. Son regard était surpris et je voyais bien qu'elle se retenait de me gifler.

Pourtant, elle me regarda dans les yeux et se mordit la lèvre. Elle luttait contre quelque chose, mais une nouvelle fois, tout sembla s'effacer autour de nous. Le son de la foule était loin et les vigiles avaient disparu. Il n'y avait plus qu'elle et moi. Je posai mes mains sur ses hanches et m'approchai encore de son visage.

-Edward... Souffla-t-elle sur les lèvres.

- Montrons-leur... Dis-je à mon tour avant de prendre vraiment ses lèvres. Elle glissa ses mains derrière ma nuque et se mit sur la pointe des pieds pour approfondir le baiser. Nos langues se trouvèrent rapidement et nos gémissements ne purent être retenus plus longtemps. Les secondes s'écoulèrent et le souffle vint à nous manquer. Je me détachai lentement d'elle et la regardai. Elle avait gardé les yeux fermés, un léger sourire aux lèvres. On aurait presque dit qu'elle ne m'en voulait plus. Pourtant le son de la foule nous acclamant la fit revenir à la réalité. Elle rouvrit les yeux et plissa le front. Son visage regarda autour et elle constata comme tout le monde était debout, les regards rivés vers nous. Elle rougit et se dandina d'un pied à l'autre.

-OK les amoureux, ça suffit le spectacle. Maintenant, va falloir nous suivre. Ok ! Dur retour à la réalité ! Bella recommença à me fusiller du regard avant de passer devant moi, le menton bien haut et de suivre le vigile. Je ne pouvais penser qu'à une chose. Comment j'allais faire pour me sortir de cette merde !

….

Et voilà comment j'en étais arrivé là. A lui courir après dans les rues de Seattle. Nous venions de sortir du commissariat. Les types nous y avaient emmenés par pur nécessité. Je trouvais la réaction excessive mais je n'avais pas vraiment pu dire quelque chose. J'avais juste expliqué le pourquoi de notre présence là haut. Ils m'avaient bien évidemment sermonné. Ils avaient vérifié nos identités et si nous étions sobres avant de finalement nous laissé repartir.

Bella avait fulminé tout le temps du trajet jusqu'au commissariat. Elle avait fini par se terrer dans un silence pesant et je la sentais bouillir. Bien qu'elle se retenait devant les vigiles. Je savais que j'allais en faire les frais, mais je n'imaginais pas qu'elle serait autant en colère. Elle avait des larmes de rage qui coulaient sur les jours alors qu'elle me regardait durement. Elle croisait toujours les bras alors que je me contentais de la regarder.

-Tu vas me regarder comme ça encore longtemps ? Sa voix colérique me fit sourire. Je m'approchai d'elle et m'apprêtai à la prendre dans mes bras mais elle se recula.

-Restes loin de moi Cullen ! Je suis beaucoup trop énervée contre toi pour que tu penses un temps soit peu à t'approcher !

-Oh aller Bella ! Je ne voulais pas que la soirée se termine comme ça. Je t'assure que je voulais que tout soit parfait mais...

-Mais quoi ? Tu t'es senti obligé d'en faire des tonnes comme d'habitude. Putain Edward, c'était supposé être notre premier rendez-vous ?

-Techniquement c'était le deuxième.

-Mais regarde-moi bon sang ! Elle claqua son pied sur le sol et se pointa du doigt.-Je suis affreuse ! J'ai de la glace partout et je me sens ... Si nulle. Je la regardai et ne la trouvais que plus belle. Elle n'était certainement pas nulle. Elle était magnifique. Et en colère aussi.

-Tu n'es certainement pas nulle... Et même si tu es couverte de glace, je te trouve toujours aussi belle. Je m'avançai vers elle dans l'espoir de pouvoir juste me faire pardonner. Je profitai de sa surprise devant ma révélation pour glisser mes mains autour de sa taille.

-Tu dis ça parce que tu es le plus sombre des crétins. Soupira-t-elle. Mais elle ne me repoussait pas. J'avais beau être le pire des crétins comme elle le disait, elle ne pouvait s'empêcher de se laisser aller dans mes bras. J'avais conscience de l'apaiser légèrement et je m'en sentais rassuré. Toutes mes chances n'étaient pas déchues.

-La soirée n'est pas finie. Laisse-moi te montrer le contraire. Elle releva les yeux vers moi et sourit légèrement.

-Tu es un idiot. Je savais que j'avais gagné. J'en étais convaincu.

-Je sais.

-Et tu es certainement le mec le plus maladroit que j'ai connu je crois.

-J'imagine. Pouffai-je. -On y va ? Je lui tendis la main. Elle se mordit la lèvre, hésitant quelques secondes, avant de tendre la sienne pour que je puisse lier nos mains ensemble.

L'air s'était rafraichit et je la sentais frissonner à mes côtés. Je défis ma veste que j'avais eue le temps de récupérer et lui tendis. -Tiens. Je la plaçai sur ses épaules et lui souris.

-Merci. Ses yeux reprirent ce petit pétillement et je ne pus m'empêcher de sourire un peu plus. Elle avait peut-être de la glace dans les cheveux mais elle n'en était pas moins la plus belle.

-Je voulais te remercier pour tout à l'heure. Souffla-t-elle après quelques minutes de silence.

-Pourquoi ?

-L'écran… Le... Baiser... Tu savais que...

-C'était inscrit sur ta liste. Oui... Je pouvais au moins faire ça. Je reportai mon attention devant moi. Je me sentais crétin. J'avais gâché ce qui aurait du être la meilleure soirée de sa vie. Je n'avais vraiment pas fait les choses comme il fallait. Encore une fois, c'était chaque fois comme un parcours du combattant lorsque Bella était dans l'équation. Était-ce mes sentiments qui me rendaient maladroit ?

-Ecoute Bella... Je suis désolé pour la soirée désastreuse. Je voulais... Je voulais vraiment que tout soit parfait et...

-Edward c'est bon. J'ai aimé la soirée. En fait... C'était... Drôle.

-Drôle ?

-Heu... Ouais. Je crois... Elle secoua la tête alors que mon sourire se renforçait. Je la regardai du coin de l'œil tandis que nous marchions jusqu'à ma voiture. Je l'avais laissé aux abords du stade et heureusement que nous n'étions pas très loin. Le silence reprit tandis que nous marchions main dans la main. C'était paisible. Bizarre, surtout après cette soirée, mais tellement apaisant.

Le ventre de Bella se manifesta bruyamment lorsque l'odeur du hot-dog parvint jusqu'à nous. Elle rougit en baissant la tête.

-Qu'est-ce que tu en penses ? Ça te dit un hot-dog ?

-J'osais pas te le proposer. Sourit-elle. Je lui rendis son sourire et nous menai jusqu'à un petit restaurant encore ouvert. Quelques clients mangeaient encore sur les tables extérieures mais je ne m'attardai pas. Je guidai Bella jusqu'à une table un peu plus reculée et l'invitai à s'assoir.

Elle s'assit et se passa une main dans les cheveux. Elle grimaça en retirant sa main et me regarda gênée.-Je suis toute poisseuse.

-Tu es très belle. Lui redis-je. Elle rougit et tortilla ses mains sur la table.

-Tu aurais du faire ça dès le départ. Je la regardai surpris et l'interrogeai silencieusement.-M'inviter dans un petit resto pour manger un hot-dog. Je préfère mille fois à tous ces trucs romantiques. Elle se mordit la lèvre et détourna le regard.

-Je retiens l'information. Finis-je par dire, sans la quitter des yeux. Une serveuse vint prendre nos commandes et malgré quelques regards aguicheurs de sa part, tout se passa plutôt bien. Bella et moi nous étions mis à discuter. Et tout le long de notre conversation je l'observais. Je la regardais se mordre la lèvre, je regardais comme ses joues devenaient rouge chaque fois qu'elle parlait d'une chose qui la gênait. J'observais ce froncement de sourcils dès qu'elle n'était pas d'accord. Je voyais combien elle m'était devenue indispensable et combien je me sentais bien avec elle.

Nos hot-dog étaient engloutis, nos coca vidés. Je payai l'addition et je l'incitai à me suivre jusqu'à la voiture. Un silence apaisant se réinstalla jusqu'aux abords du stade. Il n'y avait plus personne autour. On entendait juste le bruit de nos pas.

Je lui ouvris la portière et l'aidai à monter dans la voiture. Elle s'installa sur le siège alors que j'allais m'installer sur le mien. Je démarrai la voiture et allumai l'autoradio qui passait des vieux tubes. Bella bailla une première fois et je ralentis l'allure pour ne pas la brusquer. Elle posa sa tête contre l'appuie et me regarda. Encore ce sourire aux lèvres.

-Tu as passé une bonne soirée ? Ma main droite se posa sur sa joue.

-Humm... Fut tout ce qu'elle dit. Ses yeux se fermèrent et elle finit par s'endormir. Je la regardais plusieurs fois, perdu dans sa splendeur. Si fragile et si forte à la fois.

La voiture se gara devant son immeuble. Je réfléchis à ce que je devais faire maintenant. Soit je la montais jusqu'à chez elle, soit je la réveillais. Je ne me torturai pas plus et descendis de la voiture. Je détachai sa ceinture et la pris précautionneusement dans mes bras. Elle entoura les siens autour de mon cou et nicha sa tête contre mon torse. Mon cœur ne fit qu'un tour et je fermai brièvement les yeux. Heureux d'être si près d'elle.

Mon nez se nicha inconsciemment dans ses cheveux et je respirai leur odeur mêlée à celle de la pistache. Je soupirai de bien être et nous montai jusqu'à chez elle. Je cherchai les clés d'une main dans sa poche et ouvris avec difficulté la porte de son appartement. Je ne pris pas le temps d'allumer la lumière et nous dirigeai vers sa chambre.

Je la posai délicatement et regardai comme son visage était paisible. Elle dormait profondément et l'espace d'un instant je me demandais ce que je devais faire. Mais encore une fois Bella prit les devants. J'allais me reculer mais elle agrippa mon tee-shirt et ouvrit légèrement les yeux.

-Reste... Je ne voulais pas lui refuser. En réalité, c'était purement égoïste parce que je ne voulais pas m'éloigner. J'avais besoin de l'avoir près de moi. C'était une force vitale.. Indépendante de toute volonté..

Alors je retirai mes vêtements et l'aidai à retirer son jean et son tee-shirt. Je ne pouvais pas m'empêcher de la regarder.. Si belle et innocente. Je regardais comme mes mains l'aidaient à se dévêtir. Elle me semblait si vulnérable.. Magnifique. Ses yeux plongèrent dans les miens et pendant une seconde quelque chose se passa. Quelque chose de différent. De profond et de presque trop fort pour être exprimé. Fébrilement, j'approchais mon visage du sien et posais délicatement mes lèvres sur son front. Elle soupira d'aise alors qu'elle laissa tomber son dernier vêtement sur le sol. Elle se retrouva en sous-vêtements tandis que je me reculais pour faire le tour de son lit et prendre place à ses côtés. Je m'allongeai près d'elle. Bella se glissa rapidement jusqu'à moi, m'entourant de ses jambes nus et de ses bras. Elle soupira de bien être et repartit finalement dans son sommeil.

Quand à moi, je me contentais de regarder le plafond. Une main dans ses cheveux -poisseux certes, mais néanmoins encore doux- l'autre main autour de sa taille. Je repensais à cette soirée.

Elle avait été plus que surprenante. Mais, comme je le pensais, elle n'avait été que différente.

J'avais compris une chose. Entre Bella et moi, rien ne serait jamais comme pour les autres couples normaux. Nous avions besoin de nous apprivoiser. Nous étions deux têtes de mules n'ayant aucune idée de l'avenir. Et je ne savais probablement pas dans quoi je m'embarquais, mais finalement, qui s'en souciait. Parce que l'important était que j'étais bien. Ici. Maintenant. Avec elle...

Et bien, et bien.. On avance...

Bon.. Je sais pas trop quoi penser. A vous de me le dire.. Les tomates c'est à droite, pastèque à gauche.. Au milieu c'est les bisous.. A vous de voir.

Encore une fois, je vous aime.

Luna