Je suis sincèrement désolée pour le retard. Bon, d'accord, je n'avais pas prévu d'être toujours à l'heure, semaine par semaine, mais je n'ai pas vraiment eu le temps. Et cela risque de se reproduire (de plus que j'ai une autre fiction en cours de route).

Sinon, je tenais à féliciter Getalo. Et oui, tu as gagné ton pari. Malheureusement, je n'ai aucune prix à te donner, mise à part le droit de choisir le sujet de mon prochain one-shot.

Sur ce, bonne lecture.

Fatals picards Time :

Les princes du parc

Usopp monta sur scène, en tremblant légèrement. Non, il n'avait pas peur. Le grand capitaine Usopp ne craignait rien ! Il tremblait juste d'excitation. Il savait que son public allait l'adorer, l'ovationner comme il se doit. Il avait hâte. Oui, c'était ça. Du moins, il essayait de s'en persuader. Ses compagnons n'étaient pourtant pas dupes. Ils savaient tous, à part Chopper et Luffy, trop naif et trop stupide, que le tireur stressait plus que nécessaire. En un mot, il avait le tract.

Mais notre « héros » n'allait pas se laisser abattre pour si peu ! Il avait un honneur et une image à garder. De ce fait, il alla à la rencontre des musiciens pour tout mettre en place, de même que le micro. Un nouvel instrument fut installé : les castagnettes. En effet, les genoux du pauvre fabuleur tremblaient tellement qu'ils faisaient d'eux même de la musique. Il s'écria une nouvelle fois que c'était l'excitation pour les musiciens, afin de ne pas perdre de sa superbe. Puis, il leva les yeux vers les paroles sur le promonteurs et inspira profondement. Une fois calme, il pouvait être redoutable. Dès qu'il le fut, les premières notes retentirent, suivi de sa voix.

Vous vous étiez donné rendez-vous dans dix litres
Même jour, même heure, même place et surtout même équipe
Les copains sont tous là, à beugler comme des truffes
Des chants dont les paroles feraient peur à Superbus

Le plus souvent, on qualifiait la voix de Usopp plutôt marrante, assez charmante mais sans plus. Cette chanson le faisait s'égosiller, et il lui conférait une certaine force dont on ne se serait jamais douté. L'équipage fut bluffé. Tout le monde le fut d'ailleurs, pour les paroles un peu spéciales de la chanson. Cela créa un malaise chez le tireur qu'il dissipa vite. Ce n'était que le début et notre homme était courageux et teigneux, enfin selon les circonstances.

Tes potes c'est ton armure, la bière ton carburant
T'es un peu à l'amour ce que la paix est au Liban

A partir de ces quelques vers, le public se réveilla et commença à sourire. Premier stade avant qu'un imbécile lance un applaudissement qui lancera tous les autres. Cet être stupide s'appelle Luffy pour cette fois-ci et est le capitaine du chanteur ici présent. L'équipage le suivit, puis la salle entière. Ce type avait un charisme digne des dieux, et même peut-être plus. Enfin, Usopp se trouvait dans son élément. Il se sentait bien et c'est avec un immense sourire qu'il entama le refrain.

Supporter, supporter!
Moitié homme, moitié Kanter
Supporter, supporter!
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu descends une pinte

Au moment même où le tireur d'élite chantait ce dernier vers si mélodieux et raffiné, Zoro, pour ponctuer sa phrase, frappait sa chope de bière vide contre la table. La salle s'arrêta un instant et ria ensuite, par la jutesse des événements qui s'étaient déroulés. Puis, les applaudissements reprirent de plus belle et Usopp entama le second couplet avec entrain.

Pendant les mois d'hiver, tu tricotes dans ton coin
Des banderoles en point de croix contre les consanguins
Les chômeurs pédophiles, les supporters d'en face
Avec toi, la finesse voyage toujours en première classe
Le stock de haine est là et il n'en manque aucune
Dans cette enclave du Reich que vous appelez tribune

Alors que le jeune homme aux cheveux frisés déclamait son texte si finement écrit, un certain blondinet fit remarquer que quelqu'un ressemblait étrangement à la personne décrite dans la chanson, surtout sur un point. Le concerné, qui possédait des cheveux d'une teinte étrange, se leva et une joute verbale s'en suivit, qui muta en un véritable combat. Une jeune fille aux cheveux roux flamboyants les arrêta d'un coup de poing bien placé. Décidement, la finesse n'était le fort de personne, car deux autres membres de l'équipage finirent eux aussi avec une jolie bosse au dessus du crâne. Le tireur n'y fit pas attention, du moins il essayait d'en faire abstraction pour son public et chanta pour la deuxième fois son refrain.

Supporter, supporter!
Moitié autiste, moitié huit six
Supporter, supporter!
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu descends deux pintes

Comme pour le premier refrain, Zoro termina le refrain de son ami en vidant une autre chope de bière. Il voulait faire passer la douleur de la bosse, car si un officier de la marine ne lui faisait pas une égratinure même en lui coupant un bras, le poing de la navigatrice était ravageur. Les autres s'étaient plus ou moins repris et continuaient d'applaudir chaudement leur compagnon.

On t'appelle hooligan mais tu sais bien que c'est pas vrai
Si t'étais hooligan, eh bien, tu parlerais en anglais

On entendit dans toute la salle une exclamation. Un « Ouaiiis » un peu barbare, qui approuvait visiblement les paroles de la chanson. Il eut le droit à un regard de la navigatrice, désespéré par le niveau intellectuel de la salle, que ce soit son équipage ou le reste. Mais lorsqu'elle vit le sourire de son compagnon, elle sentit que le tout était ironique et que finalement, le tireur n'était pas si stupide qu'il donnait l'air d'être. Elle se mit donc à l'applaudir car au fond, il le méritait bien.

Toi, tu es supporter du neurone au maillot
Avec une belle écharpe pour les rhumes de cerveau
Black, blanc, beur, ton équipe ce soir crache ses poumons
Le racisme est un luxe en première division

Il ne s'était pas manifesté jusque là, et il n'avait pas tenu. Luffy, ce héros au sourire stupide, choisit ce moment pour crier une énorme bêtise, pour être poli. Il s'écria qu'il voulait lui aussi une écharpe pour éviter le rhume. Alors que Chopper approuvait cette idée, la rousse les fit taire car elle n'avait pas envie de tricoter pour cet imbécile qui souffrait d'une absence de cerveau. Sanji la soutenut en répétant que ce même énergumène ne remarquait jamais qu'il avait froid, ou alors bien trop tard. Il eut aussi le droit de retrouver le plancher mais par erreur cette fois. Mais comme il avait l'air d'aimer ça, Nami ne prit pas la peine de s'excuser, du moins pas sincèrement, et reporta son attention sur le chanteur qui entamait de nouveau le refrain.

Supporter, supporter!
Moitié bourrin, moitié Jenlain
Supporter, supporter!
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu descends trois pintes

Si je vous dis que Zoro vide encore une chope de bière, vous me croyez ? Il était tellement dans la musique qu'il suivait le rythme pour son concours de beuverie avec lui-même. La musique s'adoucit soudainement. Sanji proposa à sa navigatrice de danser mais celle-ci refusa tout net. Chopper par contre se dirigea vers son cuisinier et ils commencèrent une petite valse ensemble. D'autres personnes du public firent de même mais voir le coq et le petit renne danser était plus que mignon. Le médecin riait même s'il ne savait pas effectuer un pas correct. Il s'amusai, c'était l'essentiel. Et le cuisinier aussi. Les autres levèrent les bras et les faisaient balancer au rythme de la musique devenue douce.

Et pour le match retour, tu descendras en quart
En descendant des demis pour arriver plein le soir
Et pour la gloire du sport, d' la bière et d' la baston
Tu reprendras en chœur cette si jolie chanson

Faute de briquet, mise à par le Love cook, le public levèrent leur portable allumé en guise de flammes. Sanji grilla quelques bougies pour ses camarades qui voulaient en faire de même. Luffy dut faire éteindre la sienne une bonne dizaine de fois. Trop enthousiaste, il ne suivait pas le rythme et allait trop vite. Usopp, quant à lui, était fier de lui. Il sourit, un sourire qui irradiait de bonheur, et reprit sa chanson. La musique s'accéléra et reprit le tempo du début, notamenet celui du refrain.

Supporter, supporter!
Moitié connard, moitié Ricard
Supporter, supporter!
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu descends quatre pintes

Le public avait arrêté leur vague de bras et s'était levé pour sauter sur place, en jubilant. Ils reprirent tous le refrain, même l'équipage, que Zoro ponctua d'une autre chope de bière. La chanson touchait à sa fin et le tireur tenait à faire un beau final. Il reprit alors une dernière fois le refrain.

Supporter, supporter!
Moitié homme, moitié Kanter
Supporter, supporter!
Quand l'homme descend du singe
Toi, tu rebois une pinte.

La musique s'arrêta d'un coup. Il y eut un silence suivi d'un tonnerre d'applaudissements. Usopp salua une dernière fois sur scène en remerciant son public avant de descendre, le sourire aux lèvres. Il avait bien réussi son coup, il est vrai. Son équipage le félicita. Personne ne se doutait qu'il allait faire un tel effet. Bien sur, le tireur en prit la grosse tête et commença une histoire grotesque sur une prestation qu'il aurait soi-disant faite avant mais il fut interrompu par son capitaine qui lui tint à peu près ce language :

-T'as chanté une chanson avec du fooot ! Si je l'avais compris, je l'aurais prise moi !

Usoppp se recula mais Luffy ne comprit pas pourquoi. Nami n'avait pas apprécié cette dernière phrase et l'assoma tout aussi sec. Personne ne savait pourquoi le brun faisait une fixation sur le foot mais il était clair qu'il était stupide et suicidaire. Ou alors il n'en faisait vraiment pas exprès, ce qui l'enfonçai dans la débilité. Enfin, tout le monde lui pardonnait et il se releva bien vite, en criant qu'il voulait la suite. La personne suivante se leva donc et s'avança vers la scène...