Disclamer : Les personnages appartiennent à SM. Le reste est à moi... Tous humains...

MERCI pour TOUTES vos reviews, elles m'ont fait encore très plaisir!

Surtout que j'avais eu un peu de mal dans l'écriture...

Donc, je suis vraiment contente que vous l'ayez aimé!

Voici la suite: plus légère ;)


Son père se gare. Il n'est pas sûr d'être prêt pour avoir cette discussion avec sa fille. Mais Bella ne l'entend pas de cette oreille:

- Je te l'ai dit: il est important pour moi...

- Ça, j'avais compris... Mais delà à ce qu'il dorme chez nous!

- J'ai conscience que j'ai besoin d'aide... J'ai déjà fait le pas de suivre une thérapie, je vais aussi prendre le médicament que m'a dit Sam... Mais Edward m'apporte plus... Il est, c'est un peu bête à dire, comme ma bouée de sauvetage... Il m'aide à ne pas couler... Aujourd'hui, avec cette crise, je me suis fait très peur...

- Je sais ce que tu as ressenti... Quand ta mère m'a quitté, j'en ai fait une... J'ai cru mourir...

Bella regarde son père, surprise:

- Je n'en savais rien...

- Tu avais à peine douze ans... Tu étais à l'école... Quand je l'ai senti arriver, j'ai appelé les pompiers et Sam... Il a eu vite fait de poser le diagnostique... Je me suis raccroché à toi... Je ne sais pas ce que je serais devenu si tu avais suivi ta mère... Tu étais mon soleil au milieu de cette vie morose... Et tu l'es toujours!

Bella lui sourit. C'est la première fois qu'ils discutent ainsi d'« adulte à adulte ». Et cela leur fait bizarre à tous les deux...

- Je veux ce qu'il y a de mieux pour toi ma chérie...

- Et bien, actuellement, le mieux pour moi, c'est Edward...

- Mais tu ne m'en as jamais parlé!

- Tu sais très bien que chez les Swan, on a du mal à aborder certains sujets...

Il sourit à cette vérité:

- Oui, je te l'accorde... Mais bon... Tu avoueras que c'est quand même un peu rapide... Je le rencontre dans des conditions plus que particulières et le soir même tu me demandes de le laisser partager ton lit, car tu ne comptes pas le faire dormir sur le canapé?

- Heu... Non, en effet...

- Tu m'en demandes trop, Bella... Je suis désolé... Pas après ce que tu as subi...

- Je te rappelles, quand même, que si Edward n'était pas arrivé, j'aurais subi bien plus...

Charlie serre les poings: imaginer que cela aurait pu aller plus loin lui est difficilement tolérable. Et il doit avouer qu'il est redevable à Edward d'être arrivé à tant...

- Oui, je le sais... Mais...

- Papa! J'ai juste besoin de sa présence!

De sa chaleur, des ses lèvres, de ses caresses... Mais ça, elle le garde pour elle... De son coté, Charlie repense à ce que lui a dit sa sœur: « Edward n'est pas comme lui! Regardes-les! Elle à l'air si bien! ». C'est vrai qu'il semble respectueux envers Bella... Mais, de là à lui permettre de « dormir » avec sa fille!

Il la regarde. Il doit admettre que c'est devenu une jolie jeune femme... Se pourrait-il qu'ils L'aient fait?

Il secoue la tête...

- Papa?

- Tu grandis trop vite...

- Je reste quand même ta fille et ça, personne ne pourra le changer...

- C'est sur...

- J'ai besoin de toi...

- Tu sais que je serai toujours là pour toi...

- Oui, je le sais... Mais... J'ai aussi besoin de lui... S'il te plait...

Quand elle est sorti du cabinet de Charlotte, elle était plus sereine et le besoin de la présence d'Edward est apparu comme une évidence. Sans y réfléchir, sa demande est sortie de sa bouche et maintenant elle ne peut plus reculer... Cela dit, elle n'en a pas envie...

- Bella! Non... Tu ne peux pas me faire ça...

- Te faire quoi?

- Ça!

Il désigne une larme qui roule sur sa joue. Elle l'essuie d'un revers de la main...

- Je... Je ne m'en étais pas rendu compte...

- Dis-lui de passer cette après midi... Je dois aller au boulot pour signer des papiers... Je serai de retour vers dix-sept heures... Je pourrai parler un peu avec lui... Pour le reste, on verra...

Elle se rend compte de l'effort que son père fait:

- Merci papa...

- Je t'aime, Bella...

C'est la première fois que son père se met autant à nu... Elle en est très émue:

- Je t'aime aussi, papa... Merci...

Elle l'observe... Il a les yeux humides... Il redémarre la voiture:

- Bon, j'ai commandé des pizzas...

- Ok...

Pendant que son père les récupère, elle appelle Edward:

- Edward?

- Salut ma Belle... Comment ça s'est passé?

- Bien... J'ai eu un bon contact... Elle veut me revoir mardi...

- C'est une bonne chose...

- Est-ce que tu peux passer à la maison cet après-midi?

- A quelle heure?

- Dans une heure?

- D'accord... A tout à l'heure...

Une fois les pizzas avalées, Charlie part à son boulot, non sans avoir demandé à Bella si elle était sûre que ça ne la dérange pas de rester un peu seule. Elle file à sa chambre pour se changer. Elle opte pour un pantacourt anthracite et un top noir. Elle attache ses cheveux, laissant quelques mèches libres... Puis elle redescend. Il ne devrait pas tarder. Elle allume la radio. Elle reconnaît La Claque d'Axelle Red:

La fête peut bien continuer
Je ne serai plus là pour la regarder
La fête peut bien continuer
Je ne serai plus là pour te contempler
Comment j'ai pu tout encaisser
Toutes ces années
Ces années

Mais c'est fini et bien fini, je ne serai plus jamais ta petite fille
Mais c'est fini et bien fini plus de coups plus de claques dans la nuit
Na nanana na nanana
Je me suis noyée dans tes sourires
Je me suis coulée dans tant de larmes
J'ai même pris peur de tes rires
Qui tombaient comme tombe parfois l'orage
L'orage
Comment avons nous fait pour tomber
Si bas
Comment ai-je pu me relever
Comment ai-je pu tout endurer
Tous ces coups tous ces coups
Mais j'ai toute la vie devant moi

Ces paroles la ramène à son histoire. Jacob... C'est si douloureux de penser à lui... Certes, ceux ne sont pas de vrais coups mais ces même questions résonnent en elle... Et une et même réponse lui apparaît: Edward... Elle entend une voiture. Cela doit-être lui. Elle se précipite pour l'accueillir.

Quand il se gare devant chez les Swan, Edward est soulagé de ne pas y voir la voiture de Charlie. Il n'a pas le temps de sonner que la porte s'ouvre sur sa Belle. Elle affiche un timide sourire:

- Hey!

- Hey! Tu as l'air d'aller mieux...

Elle rougit. En fait, elle est simplement heureuse qu'il soit là... Il est vêtu d'un simple jean et d'un tee-shirt gris mais elle le trouve à chaque fois plus beau... Son cœur se met à battre la chamade, elle se mord la lèvre inférieure. Il l'observe aussi: Dieu que cette fille est sexy! Tout son corps réagit... Pour se redonner une contenance, il lui demande:

- Tu me laisses rentrer? Ou je t'embrasse sauvagement sur le pas de la porte?

Le sourire de la jeune fille s'épanouit et ses rougeurs aussi...

- Heu... Bien-sûr... Entres...

Elle le laisse passer, ferme la porte et donne un tour de clé. Il lui sourit. Elle se suspend à son cou... Il lui encercle la taille et se penche pour capturer ses lèvres dans un tendre baiser. Mais, rapidement, elle demande l'accès à sa bouche qu'il lui accorde sans hésiter, trop heureux de retrouver ce contact si intime... Tous les souvenirs de leur première nuit lui reviennent en mémoire. Ses images font durcir, un peu plus, son membre. Se rappelant où ils sont et ne sachant pas où Charlie se trouve, il se détache d'elle, haletant:

- Bella... Je t'ai déjà dit que tu me rends fou?

Elle rougit de plus belle. Elle a bien senti le désir d'Edward avant qu'il ne s'éloigne... Chaleur et humidité ont vite pris possession de son intimité... Elle a envie de lui...

- Ton père n'est pas là?

- Il avait des choses à gérer au niveau de son boulot. Il en a, encore, pour une heure... Je dois te dire...

Elle baisse les yeux et fixe ses pieds.

- Bella?

- Je lui ai demandé si tu pouvais dormir là ce soir...

- Waouw... Et?

- Et bien il n'est pas très chaud... Il trouve que c'est un peu tôt...

- Tu lui en demandes peut-être beaucoup...

Elle ancre son regard dans celui d'Edward. Elle lui sourit:

- C'est ce qu'il a dit... Il me voit toujours comme sa petite fille... Mais quand je suis sortie de chez la psy, ça m'est apparu comme une évidence... J'ai besoin de toi Edward... Tu m'aides à aller mieux...

Elle s'empourpre et baisse les yeux, confuse de sa « déclaration ». Il saisit son visage entre ses deux mains et lui relève.

- Je suis désolée...

- De quoi?

- Tu dois trouver que je vais trop vite...

- Est-ce que je me plains?

- Non... Mais...

- Bella, tout va bien! Je suis heureux de la tournure de notre relation... Mais pour ton père, c'est une autre histoire...

- Il aimerait bien discuter avec toi, à son retour...

Nerveux, Edward passe sa main dans ses cheveux.

- Je n'ai jamais eu de relation sérieuse... Et donc jamais rencontré de « beaux-parents »...

- Je n'ai jamais présenté de petit-ami à mon père... Mais tu pars avec un avantage: il t'est reconnaissant d'être arriver à temps...

- Me voilà rassuré...

- Maintenant, je ne lui ai pas dit que tu venais... Donc si tu veux t'échapper avant qu'il ne rentre... Je lui dirai que tu avais autre chose de prévu...

- Et loupé mes chances de dormir avec toi ce soir? Il a une arme de service?

- Elle est rangé dans son bureau, sous clé...

- Bien! C'est une bonne chose...

Et ils éclatent de rire...

- Tu veux un café?

- Je veux bien... Bien que pour affronter ton père, j'aurais plus besoin d'un remontant... Mais ça fait un peu tôt pour prendre un whisky...

- Il vaut mieux que tu prennes un café, en effet... Car si tu as une haleine « alcoolisée », ça ne va pas jouer en ta faveur...

Il la suit à la cuisine en détaillant sa silhouette:

- Tu sais que ce pantacourt te va à ravir...

Elle se retourne un air sévère sur le visage:

- Edward Cullen, arrêtes de mater mon cul!

- Quoi! Je suis désolé mais quand je te suis, j'ai du mal à voir tes magnifiques yeux...

- Pffff!

Elle se retourne et s'affaire à préparer les cafés. Deux bras viennent encercler sa taille et elle sent un souffle chaud dans son cou avant qu'il n'y dépose ses lèvres. Elle jète un coup d'œil à l'horloge du four: il n'est pas encore seize heures, son père lui a dit qu'il ne serait pas de retour avant dix-sept heures... La tentation est trop grande... Elle se laisse aller contre son torse. Sans rompre le contact de sa bouche sur sa peau si douce, il se dirige lentement, vers son oreille. Elle penche, légèrement, la tête pour lui facilité l'accès. Il saisit son lobe entre ses dents lui arrachant ainsi un long gémissement. Il ne lui faut pas plus d'encouragements: ses mains remontent vers la poitrine de son amante. Il commence à lui pétrir doucement. Il sent ses pointes durcies à travers le tissu. Elle ondule son bassin, créant ainsi une délicieuse friction entre leurs sexes. Il lui susurre d'un voix rauque:

- Bella... Tu me rends dingue...

Le corps de la jeune fille est parcouru par une multitude de frissons... D'un mouvement rapide, il lui ôte son haut et son soutien-gorge, puis il descend vers sa ceinture qu'il défait tout aussi habilement. En quelques secondes, la voilà nue et offerte. D'une main, il l'a fait pencher et prendre appui sur le plan de travail, pendant que, de l'autre, il défait son pantalon qu'il fait glisser en même temps que son boxer, libérant ainsi sa verge trop à l'étroit... Ses longs doigts repartent s'occuper d'un des seins pendant qu'il guide son sexe à l'entrée plus qu'humide de sa belle:

- Apparemment, tu n'attends plus que moi...

En réponse, elle se cambre. Il frotte son gland contre sa fente trempée...

- Edward... S'il te plait...

- Oui, Bella?

Elle halete:

- Arrêtes... de jouer!

- Ma belle serait-elle impatiente?

- Putain!... Edward... J'ai besoin... De toi... En moi... Maintenant!

Il la pénètre d'un violent coup de rein qui la fait crier...

- C'est ça que tu veux?

Disant cela, il ressort pour mieux le revenir en elle.

- Ouuuuiiii!

Et il débute de longs et profonds va et vient. A chaque butée, il pousse un râle de plaisir. En elle, il se sent à sa place... L'extase les guète... Sa main part à la recherche du bouton du plaisir de sa compagne. Au contact de ces doigts, elle sent cette décharge de plaisir, prémices de l'orgasme, la parcourir:

- Edward! Oh Oui! C'est bon!

Il titille son clitoris tout en continuant, de plus belle, ses allées et venues... Quand les parois de Bella se resserrent autour de lui, il s'abandonne à son plaisir et la rejoint ainsi dans la jouissance... Elle se laisse aller sur le plan de travail. Il se colle à elle... Quand elle le sent rire contre son dos, elle lui demande:

- On peut savoir ce qui te fait rire?

- En fait, je me disais que si ton père était arrivé...

Elle éclate de rire à son tour...

- Effectivement, te voir me prendre sauvagement dans SA cuisine, ça n'aurait pas arrangé tes papiers...

- En tout cas, toi, ça n'a pas l'air de t'avoir déranger...

- Non... C'était très bien...

- Juste très bien?

Il l'aide à se redresser et la fait se retourner pour lui faire face. Elle rougit:

- Quoi, Monsieur Cullen? Qu'est ce que tu veux m'entendre dire?

- Que tu as pris ton pied, que je suis un amant formidable, que tu en veux encore...

- Mais c'est pas vrai, tu es insatiable!

- Je te l'ai déjà dit: ton corps est, pour moi, un véritable appel à la luxure!

- Bon, je crois que nos cafés vont être froids...

- Tu éludes la question...

- Oui, j'ai pris un pied intégral! Oui, tu es un amant exceptionnel! Et oui j'en veux encore mais pas là, tout de suite! Ça te va?

- Mouais, c'est mieux...

Et il l'embrasse chastement...

Ils se rhabillent et s'installent confortablement dans le canapé du salon... Après avoir bu leurs cafés, juste tièdes, Bella va se nicher dans les bras d'Edward... Une nuit courte, une matinée et un début d'après-midi riches en émotion, une préparation de café « perturbée »... Tout ça a raison d'elle... Elle se laisse bercer par la douce voix de son homme qui chante sur Angels de Robbie Williams...


Bon, voilà...

Charlie ne va pas tarder...

La suite au prochain chapitre!