N.A : Attention, petit lemon dans ce chapitre.

Chapitre 2

La chute interminable et le signe dans le ciel

Sesshômaru courrait dans la forêt, suivant la trace de cette odeur d'origine démoniaque. Puis, d'un coup, elle disparut. Il s'arrêta et fronça les sourcils, perplexe. Au loin, Jaken lui criait de l'attendre, comme toujours. Sesshômaru décida de faire une pause. Ça devenait lassant de poursuivre une odeur qui disparaissait à chaque fois qu'on s'en approchait. Comment se pouvait-il que cela soit, d'ailleurs ? Ce plaisantin allait bientôt apprendre qu'on ne se joue pas de Sesshômaru sans en payer le prix !

- Jaken ! appela-t-il.

- Sesshômaru-sama ? croassa-t-il.

- On s'arrête là, déclara Sesshômaru avant de sauter sur un branche haute d'un arbre et de s'y installer afin de réfléchir.

Il ferma les yeux et huma l'air pour s'assurer que l'odeur avait bel et bien disparut. Il leva la tête vers la lune ainsi que les étoiles sans but précis.

[...]

Elle s'apprêta à sortir afin d'aller retrouver des camarades de classe au parc. Elle y arriva en même temps qu'une fille brune aux yeux marrons qui ne la portait pas dans son coeur. Elle n'acceptait pas qu'elle puisse avoir de meilleurs résultats qu'elle. Elle trouvait cela stupide. Si cette fille voulait absolument être la première de la classe, grand bien lui fasse. Elle, elle devait se retenir pour ne pas être non plus excellente, sinon, on aurait eut des doutes et on aurait cru qu'elle trichait. Alors elle glissait habilement une ou deux fautes dans sa copie, ni vu ni connu. Et les professeurs n'y voyait que du feu.

Dans le parc, les dix autres camarades étaient tranquillement assis dans l'herbe. Elle alla les rejoindre mais s'assit un peu plus à l'écart tout de même. « Viens à moi... » lui soufflait cette voix dans sa tête. Comment ? Il était marrant lui ! Parce que c'était bel et bien une voix masculine. Ça, aucun doute.

- Higurashi-san ! s'exclama un des sept garçons.

Elle releva la tête pour croiser le regard de Hendo Yasuaki. C'était l'un des plus beaux garçons du lycée. Il était grand, svelte, des cheveux noirs lui arrivant aux épaules, des yeux de braise, enfin, tout pour plaire dira-t-on.

- Hendo-kun ? lui répondis-je, attendant qu'il continue.

- Je suis content que tu sois venue, déclara-t-il avec un sourire attendrissant.

Alerte, alerte, alerte, se disait-elle dans sa tête. Elle n'avait aucune envie de ce mettre toutes les filles à dos. Pourquoi ne pouvait-il agir normalement et l'éviter, comme tout le monde ? C'était tout de même incroyable ça !

- Merci, Hendo-kun, je suis contente d'être là aussi, sourit-elle.

Il ne remarqua pas son sourire forcé. « Menteuse ! » lui soufflai sa conscience. Et c'était vrai, elle mentait, elle aurait mille fois préféré rester chez elle. Mais elle ne voulait pas le vexer. Ce n'était pas qu'elle ne l'aimait pas, à vrai dire elle n'avait jamais eu aucune expérience au niveau des garçons, mais elle aurait largement préféré qu'il l'ignore. Elle ne voulait pas se retrouvé seule contre une dizaine de filles enragées.

- Bon, aller, qui essaye de monter dans l'arbre ? lança un des autres garçons.

- Moi ! s'exclama Yasuaki.

- Ça ne vous tente pas les filles ? s'enquit l'autre.

- Non merci, répondirent-elles en coeur et en riant.

- Et toi, Higurashi ? s'enquit Yasuaki.

Elle regarda les quatre autres filles la fixèrent d'un regard avertissant. Elle soupira. Et puis quoi encore ! Elle n'allait pas toujours se laisser marcher sur les pieds ! D'un autre côté... Elle ne voulait pas se faire laminer une fois seule. « Vas-y... » lui souffla cette voix. Elle faillit sursauter de surprise. C'était pourtant courant ces temps-ci, pourtant elle ne s'y habituait pas. Elle prit une grande inspiration pour calmer son pou et leva les yeux vers Yasuaki.

- Je relève le défi ! fit-elle en lui offrant son plus beaux sourire... forcé.

Elle se leva et alla les rejoindre près de l'arbre. Tous les garçons avaient relevé le défi. Ils la laissèrent commencer, galanterie oblige. C'était au premier arrivé le plus haut possible. Mais ça commençait mal. La première branche était trop haute pour qu'elle l'atteigne, même d'un bond. Il n'y avait pas non plus de prise sur le tronc qui était également beaucoup trop large pour qu'elle puisse en faire le tour de ses bras. Elle réfléchit. Elle n'allait quand même pas perdre la fasse devant eux. Elle avait sa fierté tout de même. « Tu sais comment faire... » lui souffla à nouveau cette voix. A son entente, elle se raidit, puis, se rappelant qu'elle n'était pas seule, se força à se détendre. Elle fléchit alors les genoux et bondit de toute ses forces vers la première branche, la plus basse. Mais quand elle bondit, elle eut comme un flash et eut le temps de voir une homme, tourner la tête vers elle. Il avait de cheveux d'une couleur hors-norme, argentée. Un croissant de lune marquait son front ainsi que de traits bordeaux sur ses joues d'une blancheur incroyable. Et des yeux. Des yeux ambres... Elle reprit ses esprit et retourna à la réalité juste à temps pour se cramponner à la branche sur laquelle elle avait glissé en atterrissant à pieds joins. Elle calma sa respiration et eut un soupir de soulagement. Elle y était arrivée. Elle ne regarda pas en bas ce que les garçons faisaient. Sans doute essayaient-ils de grimper eux aussi, maintenant qu'elle avait commencé. « Monte... » l'incita la voix. Ce qu'elle commença à faire. Sans aucune crainte – ce qui l'étonna elle-même d'ailleurs – elle commença son ascension sans jamais chercher un prise particulière. Comme si c'était naturel, elle grimpait. Son instinct lui disait à chaque fois si une branche était bonne ou mauvaise pour s'en aider. Elle arriva bien vite au sommet. Elle regarda en bas et vit quelques garçons – deux à vrai dire – qui avaient réussit à grimper sur la première branche et qui, à présent, progressait lentement. Ils devaient être à plus de huit mètre plus bas qu'elle. Elle sentit alors une vive chaleur dans son coeur, comme si quelque chose faisant partie d'elle était soudain près d'elle. Elle écarta quelques branches et dû se protéger les yeux. Une vive lumière était apparue. Elle tenta alors un coup d'oeil et sentit son coeur battre plus vite. « Maintenant, je te ramènes d'où tu viens... » déclara la voix tandis qu'une main sortait de cette lumière aveuglante. « Prend ma main... » soufflait-elle. Elle approcha sa main de la paume étincelante et faillit la toucher.

- Higurashi ? Tu redescends ? C'est toi qui a gagné ! s'exclama Yasuaki quelques mètres plus bas.

Elle tourna la tête vers lui. Il ne semblait pas voir ce halo de lumière. C'était étrange. Ça ne passait pas inaperçu une telle lumière ! « Viens... » la pressa la voix. Elle tourna de nouveau la tête vers la lumière.

- Higurashi ? s'inquiéta Yasuaki.

Elle lui sourit. Un sourire sincère cette fois qui lui fit chaud au coeur et l'ébloui un moment. Cette fille, il l'avait toujours su particulière. C'est ce qui l'avait envoûté d'ailleurs.

- Gomene, Hendo-kun, lui dit-elle gentiment. Merci pour tout, adieu... conclut-elle à la surprise et la frayeur de Yasuaki qui crut qu'elle allait se jeter du haut de cet arbre pour mettre fin à sa vie.

Lentement, elle glissa sa main dans celle lumineuse. Une immense chaleur traversa son corps et son âme. Elle se sentait bien, à sa place, en sécurité. La main l'attira dans la lumière. Elle y entra et se retrouva contre un corps masculin. Une main se posa sur son front tandis qu'un bras lui enserrait la taille, la gardant collé au corps.

- Bon retour chez toi... murmura tendrement la voix.

Elle ne pu lever la tête pour voir son visage. La dernière chose qu'elle vit avant de sombrer, fut de longues boucles d'un magnifique blond qui dégringolaient le long de son torse et de son dos.

[...]

Le tonnerre grondait près du village. Kaede avait donc ramené Rin à la maison afin qu'elle n'attrape pas froid. De plus, la petite avait peur de l'orage. Inuyasha et Kagome avaient dû reporter leur départ. Le ciel n'étant pas clément. La jeune miko soupirait en regardant le ciel obscurcit par les nuages d'orage. Inuyasha la regardait, ne se lassant pour ainsi dire jamais de sa vue. Il alla la retrouver, passant un bras sur ses épaules pour la ramener contre lui. Kagome se laissa faire. Puis, elle tourna la tête vers lui et posa un tendre baiser dans son cou. Ce qui eut pour effet de faire frissonner Inuyasha de plaisir... et d'envie. Kagome s'en doutait évidemment. Alors, lentement, elle détacha le kimono de son compagnon qui restait figé de surprise.

- K-Kagome... que... qu'est-ce que tu fais ? s'écria-t-il.

- Quelque chose dont tu as envie depuis sans doute plus longtemps que moi, lui répondit-elle en fichant ses grands yeux dans les siens avant de lui sourire amoureusement.

Séduit par se sourire aguicheur, il se pencha, souriant lui aussi et emprisonna ces jolies lèvres qui ne devaient à présent plus dire un mot si ce n'est crier son nom. Le désir l'emportant sur la raison, il allongea Kagome sur le futon tout en la débarrassant avec tendresse et sensualité de ses affaires. Il ne laissa paraître aucune trace d'impatience dans ses gestes afin de ne pas l'effrayer. Cette expérience n'était pas toujours facile la première fois. Il fallait oser se lancer. Caressant avec sensualité ses courbes généreuses, il explora plus méticuleusement l'endroit défendu du corps de sa compagne. Elle se crispa aussitôt. Inuyasha abandonna cet endroit et, tendrement, l'embrassa dans le cou jusqu'à remonter vers ses lèvres pour la rassurer. Cela marcha, elle se détendit presque aussitôt. Ses mains repartirent à l'assaut de son corps tout en courbes douces et ses lèvres commencèrent à explorer le galbe de sa poitrine, la faisant se cambrer légèrement, à la recherche d'un contact plus marqué. Sans prévenir, il entra un doigt en elle, ce qui eut pour résulta un cambrage plus marqué et un petit cris de surprise. Il attendit qu'elle s'y habitue un peu avant de le bouger légèrement. Le résultat fut des gémissements assez encouragent. Prenant tout son temps, il remonta ses lèvres dans son cou puis les plaqua sur les siennes, sans pour autant arrêter ce qu'il faisait. Il ajouta alors un deuxième doigt, prenant garde à ne pas lui faire mal avec ses griffes. Elle soupira de plaisir et, plaçant sa main sur la sienne, lui imprima un geste plus énergique. Il comprit alors qu'elle était prête. Il se releva et enleva ses affaires avant de se rallonger sur elle, lui écartant doucement les jambes afin de se positionner le mieux possible. Lentement, il poussa en elle et s'arrêta devant une mince résistance.

- Pardon Kagome... lui murmura-t-il à l'oreille avant de l'embrasser d'un baiser passionner et de forcer la poussée.

Elle se cambra sous la douleur, sans détacher ses lèvres de celles d'Inuyasha. Quelques larmes perlèrent à ses yeux. Inuyasha se redressa un peu pour essuyer tendrement ses perles. Il en prit une sur son doigt et la porta à ses lèvres. Kagome lui sourit, d'un sourire tendre dont les femmes ont le secret. Puis, il se jugea qu'il pouvait commencer à se mouvoir. Il commença lentement, Kagome se cramponnant à ses épaules, griffant sa peau sous la sensation de chaleur et de plaisir. Il y vit là un encouragement et se laissa aller au plaisir, tout en veillant à celui de celle qu'il aimait plus que tout. Kagome, sa Kagome...

[...]

Elle ouvrit les yeux. Elle flottait avec les nuages. « Ferme les yeux... » lui souffla tout doucement la voix. D'une façon si douce qu'elle ne put que l'écouter et se laisser aller à la douce torpeur de celle qui se manifeste avant un long sommeil. Elle se sentit alors tomber, mais elle n'avait pas peur. Elle se laissa sombrer dans le sommeil. « C'est bien... » approuva la voix. Et ce fut la dernière chose qu'elle entendit.

[...]

Sesshômaru marchait dans la forêt, suivit de Jaken, comme toujours ainsi que de Ah-Un. Il s'arrêta d'un coup. Jaken lui rentra dedans, ne l'ayant pas vu s'arrêter.

- Aaaaah ! Gomene Sesshômaru-sama ! Honto gomene ! Sesshômaru-sama ! paniqua Jaken.

Mais Sesshômaru ne l'écoutait pas. Il se déplaça alors si vite que Jaken le crut s'être volatilisé. Sesshômaru fondit sur leur suiveur à sa plus grande surprise. Il l'attrapa à la gorge et le souleva à bout de bras, de sorte à bien voir son visage. C'était un Youkai, de plus basse catégorie que lui, beaucoup plus basse. Il avait les cheveux mi-longs et de longues mèches cachant ses yeux.

- Pourquoi me suis-tu ? asséna froidement le grand Youkai.

Le prisonnier se contenta de sourire. Un sourire en coin à vous en faire des sueurs froides. Seulement, n'intimide pas le grand Sesshômaru qui veut. Une odeur attira l'attention de Sesshômaru, le désintéressant de son prisonnier. Il ferma les yeux et huma l'air, le nez en l'air. Il rouvrit les yeux d'un coup, mais le Youkai avait profité de cette diversion pour préparer son échappatoire. Se défaisant avec fluidité de la poigne de Sesshômaru, il disparut dans un nuages de feuilles. Un Youkai des forêts. Sesshômaru ne s'intéressa pas plus à lui, mais il huma de nouveau l'odeur. Elle était encore présente, mais dés qu'il l'eut remarquée, elle disparut. Perplexe, il resta figé sur place un moment, avant de reprendre son chemin, sans attendre ce pauvre Jaken qui continuait à s'excuser à côté d'Ah-Un.

- Sessh... Sesshômaru-samaaaaaa ! Attendez-moi ! cria le pauvre Jaken avant de courir en tirant Ah-Un afin de le rattraper.

Sesshômaru ne l'écoutait même pas, perturbé par cette odeur qui apparaissait et disparaissait en un instant. Puis il se rappela de la façon dont Naraku communiquait avec lui. Par moyen de statuètes ou de sortilège. Il serra les poings. Il s'était fait avoir comme un débutant. Bon sang ! Si Naraku utilisait ce moyen, il était bien évident que son maître n'en utiliserait pas de moins sûrs ! Il décida de retourner au village afin de voir Rin et de s'assurer que ce nouvel ennemi – il semblait – ne connaissait rien de son attachement pour cette petite fille.

[...]

L'orage s'était calmé. Kagome et Inuyasha, eux, dormaient paisiblement après cette nuit de passion. Elle s'était blottie là, juste contre lui, encerclée par ses bras recelant une force qu'ils semblaient ne pas avoir à première vue.

De son côté, Kaede avait eu du mal à calmer Rin. Cette petite devrait un jour affronter sa peur de l'orage. Elle sortit alors au grand air et observa le ciel. Elle écarquilla les yeux. Ce signe dans le ciel... Elle pensait ne jamais le voir. Cela lui apporta également un profond tracas. Si c'était bien ce qu'elle croyait, ils allaient avoir de sérieux problèmes et des épreuves difficiles à traverser. Elle tourna la tête vers la petite maisonnette où Rin dormait à poings fermés. Sesshômaru, s'il était au courant, allait revenir ici pour la reprendre à ses côtés. C'était le seul endroit où elle serait le plus en sécurité étant donné ce qui allait se préparer. Elle décida tout de même d'aller voir Miroku, pour savoir ce que ce dernier en pensait.

- Vous dîtes avoir vu ce signe là ? demanda-t-il un expression sérieuse sur le visage – chose rare qui n'arrivait que lorsque quelque chose était vraiment très sérieux.

- Oui, au levé du soleil, il y avait cette marque. Une étoile – pas le dessin, mais plutôt comme les vraies étoiles – scintillante entourée de spirales. Juste au dessus du soleil.

- Hum... fit-il pensif. Je pense qu'il s'agit bien de ce fameux signe. Nous devrons êtres vigilants. Quelque part, il se produira un miracle qui déclenchera un rude combat.

Kaede retourna auprès de Rin après cette conversation, pas plus rassurée qu'avant. Miroku, lui, alla retrouver Sango. Elle dormait à poing fermés elle aussi, entourée de leurs enfants. Il eut un sourire tendre. Oui, il les protégeraient quoi qu'il arrive. Eux, sa précieuse famille.

[...]

« J'ai froid... », pensait-elle alors que cette sensation de chute interminable ne cessait pas. « Ne t'inquiète pas, ça va s'arrêter bientôt... » lui répondait la voix. Oui, mais quand ? Elle n'en pouvait plus. Un larme lui échappa sans qu'elle ne puisse la retenir. Puis, la chute pris fin. Des bras l'attrapèrent si doucement qu'elle en venait à se demander si elle ne tombait pas finalement. Lentement, elle ouvrit les yeux...

Patience ! La rencontre arrive. Quelques commentaires ne sont pas de refus !

J'espère que vous avez aimé ce deuxième chapitre presque autant que j'ai eu de plaisir à l'écrire (je ne parle pas forcément du lemon ! Bande de pervers ! ùù)

Le Chapitre 3 suivra aussi tôt que possible laissez-moi le temps de l'écrire bande d'impatients !