Chapitre 4
L'enfant des étoiles
Sesshômaru avait attendu que la jeune fille se réveille avant d'annoncer leur départ. Cette femme l'étonna encore plus quand il la vit se lever sans protester ni ronchonner. Elle ne lui adressa pas même un regard. Et rancunière avec ça, pensa-t-il avec un sourire amusé qui fit trembler de peur le pauvre Jaken. Elle monta sur Ah-Un sans un mot et ne laissa apparaître aucune émotion sur son visage lorsqu'ils s'envolèrent. Cette gamine n'avait donc jamais peur ? Où était-elle seulement inconsciente ? Ce n'est que le soir qu'ils atteignirent le village d'Inuyasha. Elle fut heureuse de retrouver la terre ferme et vacilla quelque peux, la tête lui tournant. Une petite fille sortit d'une des petites maisons du village et courut vers eux.
- Sesshômaru-sama ! s'écria-t-elle en courant vers lui.
- Rin, tu vas tomber, fit Sesshômaru d'une voix neutre sans sentiment apparent.
- Rin ? appela la voix d'une vieille dame.
- Kaede-sama ? fit la petite.
La dénommée Kaede arriva accompagnée d'un homme brun portant une tenue de moine bouddhiste ainsi que d'une femme, brune elle aussi, portant dans ses bras un bambin. Kaede arriva au niveau de Sesshômaru et leva la tête vers lui.
- Que nous vaux l'honneur de ta visite, Sesshômaru ? s'enquit la vieille femme.
- Je viens te poser quelques questions, vieille miko, répondit-il sans se formaliser de l'impolitesse dont elle faisait preuve en s'adressant à lui.
- Dans ce cas, suis-moi, dit-elle en se détournant et en se dirigeant vers l'une des maisonnettes du village avec les deux autres personnes.
Sans un mot, elle suivit le groupe en compagnie de Jaken. Quand ils arrivèrent devant cette maison, Inuyasha, ayant sentit la présence de son frère, en sortit. Il détailla l'inconnue qu'il n'avait jamais vu, étonné qu'elle se trouve en compagnie de son frère.
- Inuyasha, peut-on entrer, nous devons tous discuter, fit la vieille miko.
- Bien sûr Kaede-baba, dit-il en s'écartant pour les laisser tous passer.
Quand la jeune fille passa devant lui, elle ne put s'empêcher de détailler ses oreilles de chiens et dû se retenir de les toucher. Quand elle entra, elle s'arrêta comme figée. La jeune miko qui discutait avec Kaede lui était familière.
- Hoshiko ? s'écria Kagome, stupéfaite.
- Ka-Kagome ! s'exclama la jeune fille en lui sautant dans les bras.
- Mais... Mais que fais-tu ici ? s'écria Kagome encore plus surprise.
- Je ne sais pas, fit la jeune fille qui soudain se demanda en effet comment elle avait bien pu se retrouver ici.
- Hoshiko, tu ne te souviens de rien ? demanda la vieille miko.
- Non... souffla-t-elle. Si, se reprit-elle. Je grimpais à un arbre dans mon monde et j'ai entendu cette voix qui m'avais toujours parlé depuis mon enfance dans certaines situations, elle me guidait. J'ai vu un halo de lumière et une main en est sortie, je l'ai prise, puis... plus rien. Quand j'ai ouvert les yeux après une sensation de chute interminable, j'ai vu son visage. Je l'avais déjà vu... souffla-t-elle en pointant Sesshômaru du doigt.
- Tu l'avais déjà vu ? s'étonna Kaede.
- Oui, murmura-t-elle.
- Où ?
- Je l'ignore... dans ma tête, avant de voir ce halo de lumière.
- Oy, Sesshômaru-niisan ! fit Inuyasha d'un ton assez ironique. C'est quoi ta version ?
Sesshômaru ne cilla pas. Il se contenta de regarder Inuyasha avec un air dédaigneux, hautain. Il se tourna vers Kaede et regarda Jaken.
- Il y a eu une grande colonne de lumière dans laquelle cette créature flottait en perdant peu à peu de l'altitude. Sesshômaru-sama l'a rattrapée. Elle a ouvert les yeux puis c'est évanouie, résuma Jaken.
- Quel drôle de nom est-ce là, Hoshiko... murmura Miroku. Si l'on s'en réfère à sa signification... commença-t-il.
- Mais de quoi parlez-vous ? s'étonna Hoshiko.
- De la raison pour laquelle tu as été rappelée ici, répondit Kaede.
- Rappelée ? Vous devez faire erreur, je ne suis jamais venue ici auparavant, précisa-t-elle.
- Si, mais il y a plus d'une centaine d'année, lança Kaede.
- C'est une blague ? demanda Hoshiko qui n'y croyait pas du tout et se demandait si la vieille dame n'était pas un peu folle.
- Non, tu es déjà venue, il y a longtemps, mais ta mémoire fut effacée afin de rester cachée dans le monde de Kagome.
- Vous êtes complètement barjo ! s'exclama Hoshiko avant de sortir de la maison.
- Hoshiko ! la rappela Kagome, sans résultat.
Hoshiko alla s'asseoir dans l'herbe à plus de vingt mètre plus loin, devant la maison. Elle regarda les étoiles et fut soulagée. C'était étrange comme ces simples petits points lumineux pouvaient la réconforter. La petite fille, Rin, semblait-il, vint la rejoindre et s'assit à côté d'elle. Elle regarda elle aussi le ciel étoilé.
- Comment tu t'appelles ? demanda la petite.
- Je m'appelle Hoshiko, sourit la jeune femme.
- Pourquoi es-tu triste grande sœur ? s'enquit la petite.
Elle ne répondit pas. Elle ne savait d'ailleurs même pas pourquoi elle était triste. Alors que répondre à cette petite fille ? Elle se contenta de s'allonger, bras derrière la tête afin de contempler les étoiles. Elle entendit ou plutôt sentit la présence de quelqu'un. Elle se redressa, sur ses gardes. Puis, elle se tourna vers Rin.
- Rin, cours retrouver Sesshômaru, lui dit-elle.
- Pourquoi dois-je aller retrouver Sesshômaru-sama ? s'enquit la petite.
- Ne pose pas de...
Elle fut interrompue par le Youkai qui l'avait attaquée quelques jours plus tôt. Ce dernier fit son apparition dans un tourbillon de feuilles mortes. Hoshiko se releva prestement et mit Rin sur ses pieds et la poussa en direction de la maison.
- Cours ! cria-t-elle.
Son cri dû alerter les autres, ou alors Inuyasha et Sesshômaru avaient eux aussi senti l'arrivée de ce Youkai. Il ne lui laissa pas le temps de courir elle aussi qu'il l'attrapa et l'empêcha de s'éloigner. Un peu plus loin, Inuyasha et Sesshômaru sortaient précipitamment, suivi de tout les autres.
- Lâche-moi sale bouffon ! s'écria Hoshiko.
Le Youkai se contenta de sourire. Mais au moment où il allait disparaître avec elle, quelque chose d'étonnant se produisit. Pendant qu'elle se débattait, sa main arriva devant le front du Youkai et s'illumina. Repoussé par cette lumière qui le blessait, il dû prendre la fuite car Sesshômaru arrivait ainsi qu'Inuyasha. Elle retomba sur le sol, seule et un peu sonnée. La fatigue l'empêchait de bouger.
- Hoshiko, ça va ? demanda Inuyasha en s'agenouillant devant elle.
- Je me sens épuisée... murmura-t-elle.
- C'est normal, petite, fit Kaede qui s'était approchée d'elle. Tu as usé une grande partie de tes ressources en de défendant instinctivement. Tes pouvoirs se débloquent peu à peu... constata-t-elle.
- Kaede-sama, se pourrait-il qu'elle soit l'envoyée ? s'enquit Miroku.
- Cela ne fait aucun doute, regardez son front, répondit Kaede.
Sur le front de Hoshiko luisait à présent faiblement un symbole. Des traits croisés alternés, un grand, un petit, avec au bout de chaque grand trait, un pointe de flèche. Ils formaient ensemble une étoile d'une couleur mauve perdant peu à peu son éclat pour ne plus briller mais rester présente.
- Hoshiko, l'enfant des étoiles, nous a été envoyée pour nous aider à restaurer l'équilibre, déclara Kaede.
- C'est à dire vaincre le maître de Naraku, souffla Kagome qui craignait pour son amie.
- Oui, approuva Kaede. Cependant, elle ne pourra rien faire seule, commença Kaede.
N'en pouvant plus, la fatigue l'emportant, Hoshiko s'évanouit. Deux bras la rattrapèrent avant qu'elle ne heurte le sol. Tous furent subjugué. Elle s'était blottie, instinctivement dans ces bras qui s'étaient refermés sur elle. Personne n'arrivait à mettre ces mots dans la même phrase. Mais c'était pourtant bien réel. Sans connaissance, elle était blottie comme si cela était naturel, dans les bras de Sesshômaru qui avait réagit sans même y penser. Il se releva sans faire attention aux regards qu'ils lui lançaient et, le visage impassible, la ramena dans la maison où vivaient Kaede et Rin. Il l'allongea sur l'un des futon et ressortit pour discuter de ce qui s'était passé avec les autres. Il n'avait pas encore bien comprit qui elle était, mais il avait comprit qu'elle était importante à l'ennemi et que, de par ce fait, l'était également pour eux.
De son côté, Rin était restée auprès de la jeune fille afin de veiller sur elle. Elle semblait soudain si fragile à cet instant. Rin observa alors de plus près le symbole sur son front. Sa couleur était à présent d'un blanc nacré, plus pâle que la peau de la jeune fille. Puis, fatiguée, Rin s'endormit à côté d'elle. Quand Kaede revint dans la maison, elle eut un sourire attendrit devant la scène qu'elle avait sous les yeux : Une jeune fille serrant dans ses bras la plus petite comme une grande sœur protégeant sa propre petite sœur.
Le lendemain, quand Hoshiko se leva, elle se sentit étrangement faible. Elle avait pourtant bien dormi... Elle sortit prendre un peu l'air et tomba sur Kagome et Inuyasha qui se disputaient pour un oui ou pour un non.
- Ano... fit-elle gênée.
Ils arrêtèrent leur dispute et se tournèrent vers elle. Ils furent surpris de la voir levée après tous les efforts qu'elle avait dépensé. Kagome afficha un visage radieux, heureuse de la revoir.
- Où est ce stupide Youkai ? demanda-t-elle.
- Stupide Youkai... répéta Kagome éberluée.
- Je crois qu'elle dois parler de mon frère, répondit Inuyasha amusé qu'une jeune fille de sa trempe parle ainsi de Sesshômaru.
- Oh... il doit être dans la forêt, l'informa Kagome. Mais tu ne devrait pas... y aller seule, termine-t-elle mais Hoshiko était déjà partie en courant.
- Je déteste quand on fait ça ! s'exclama-t-elle.
- Qui donc fait ça ? s'enquit Inuyasha étonné.
- Toi, par exemple ! reprit-elle.
Et leurs chamailleries reprirent de plus belles jusqu'à ce qu'Inuyasha n'en puisse plus et la fit taire en occupant ses lèvres de façons plus... intimes dirons-nous. De son côté, Hoshiko était poussée par un sentiment irrésistible. Un besoin tel qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de se précipiter vers le Daiyoukai. Elle s'arrêta soudain, croyant avoir entendu un bruit. Elle écouta attentivement. Elle se mit à trembler légèrement. Elle avait un très mauvais pressentiment. Elle se remit à courir à en perdre halène. Elle trébucha, puis se releva. Elle entendait derrière elle des bruits de pas. Elle savait qu'elle était suivie. Elle déboucha sur la clairière où se trouvait Sesshômaru. Il avait senti la présence de son poursuiveur. Elle se précipita vers lui. Instinctivement il se plaça devant elle, se faisant rempart pour la protéger. Il ne savait même pas pourquoi il faisait cela. Après tout, ce n'était qu'une humaine... enfin presque, du même genre plutôt.
- Hmm... fit Sesshômaru. Je croyais t'avoir dit qu'elle m'appartenait, continua-t-il.
Hoshiko se raidit. Toutefois, jugeant le moment inapproprié pour une dispute puéril, elle prit sur elle. Mais ça lui en coûtait. Ça se voyait. Après avoir jaugé Sesshômaru, le Youkai qu'ils n'avaient à présent jamais rencontré, se volatilisa dans un nuage de poussière et de cendres. Hoshiko n'y tint plus, elle se planta devant son protecteur.
- Je vous appartiens, hein ? fit-elle mauvaise.
Sesshômaru la regarda de haut. Non seulement parce qu'il était grand et qu'elle ne lui arrivait qu'à l'épaule mais aussi parce qu'il se croyait supérieur à elle.
- C'est le cas, dit-il enfin, voyant qu'elle ne cillait pas.
- Non, ça ne l'est pas ! rétorqua-t-elle.
- Si, ça l'est.
- Non, pas du tout ! fulmina-t-elle.
Sesshômaru se mit à gronder légèrement, agacé par le comportement de cette gamine. Elle leva un sourcil, nullement impressionnée, et, sans détourner le regard qu'elle gardait rivé au sien, elle lui écrasa le pied magistralement. Il fronça les sourcils. Elle osait remettre ça ? Très bien, à manières puérils... manière puérils ! Il lui rendit la monnaie de sa pièce. Et démarra ainsi ce combat puéril sans fin. Aucun des deux ne voulait s'avouer vaincu, leur fierté ne leur permettant pas.
Quand Shippo, Miroku, Sango, Inuyasha et Kagome arrivèrent, alertés par le miasme qu'ils avaient perçu, ils se stoppèrent complètement éberlués de ce qui se déroulait sous leurs yeux. Ils se regardèrent, n'y croyant pas leurs yeux.
- C'est assez... commença Sango.
- Surprenant, compléta Shippo.
- Inattendu, fit Miroku au même moment.
- C'est tout de même incroyable... Sesshômaru... fit Kagome, les yeux ronds. Et Hoshiko... se chamaillant...
- C'est étrange, ça me rappelle certaines personnes, fit Miroku en lançant un regard taquin à Sango qui hocha la tête.
- Oui, moi aussi, sourit-elle.
- Bien sûr, ça nous rappelle à tous Inuyasha et Kagome, répondit Shippo sans se douter qu'Inuyasha se trouvait derrière lui, le point au dessus de sa tête.
Le pauvre Shippo n'eut même pas le temps de se retourner qu'il se prenait un coup sur la tête. Ils repportèrent leur attention sur les deux improbables chamailleurs.
- Vous vous avouez vaincus ? s'écria Hoshiko.
- Jamais, répondit Sesshômaru avec un de ses sourires à faire trembler de peur.
Seulement, la jeune femme n'était nullement impressionnée par ce sourire. Elle lui écrasa brutalement le pied, ce à quoi il répondit de même, encore une fois.
- Tu es tenace, pour une gamine, dit alors le Daiyoukai.
- Vous êtes joueur pour votre âge, répondit Hoshiko, ce à quoi il ne comprit rien du tout. Hé, papy ! fit-elle avec un sourire suffisant.
- Papy ? répéta-t-il surpris.
- Oh, pardon, l'ancêtre vous conviendrait peut-être mieux, se reprit-elle.
Au loin, les cinq amis ouvrirent des yeux ronds... avant d'éclater de rire. Sesshômaru ne réagissant plus, surpris, Hoshiko lui écrasa le pied d'un geste fluide et pourtant puissant et s'éloigna. Elle fit un grand sourire aux arrivants. Elle avait gagné cette manche là. Elle repartit vers le village avec Inuyasha et toute la bande, laissant Sesshômaru seul.
- Qu'est-ce qui m'arrive... murmura-t-il pour lui même.
Pourquoi cette gamine arrivait-il à lui tenir tête sans toutefois qu'il n'est envie de la tuer pour cette insolence ? Et pourquoi ne voulait-il pas qu'un autre Youkai ne l'ai à ses côtés ? Question stupide pour cette dernière puisqu'il savait très bien pourquoi il ne fallait pas qu'elle aille à l'ennemi. Mais cependant, il y avait autre chose. Quelque chose qu'il n'arrivait pas à identifier. Il avait ce même désir de la protéger que de protéger Rin. Mais ce désir semblait grandir de minutes en minutes.
- Pourquoi... souffla-t-il.
- Sesshômaru-sama ! criait une voix au loin.
- Jaken, fit Sesshômaru une fois que la créature verte fut près de lui.
- Sesshômaru-sama ?
- Nous partons demain, veille à ce que tout soit près, dit-il en tournant les talons et en s'enfonçant dans les profondeurs de la forêt.
- Rin et Hoshiko viennent-elles avec nous ? s'enquit Jaken qui commençait à apprécier Hoshiko au même titre que Rin. Sesshômaru-sama ? appela-t-il, se rendant compte qu'il était seul. Sesshômaru-sama ! cria-t-il.
Sesshômaru cherchait seulement un peu de tranquillité pour réfléchir à tout ce qui se passait en ce moment. Il entendit alors du bruit. Il regarda en bas, puisqu'il était assis sur l'une des branches les plus hautes d'un arbre. Il y vit Sango, Kohaku et... Hoshiko.
- Je ne suis pas... fit la jeune fille incertaine.
- Mais si, Hoshiko-chan, tu dois apprendre à te défendre seule, lui dit Sango.
Seul, hein ? Comme si lui, Sesshômaru ne pouvait pas assurer sa protection ! Néanmoins, il se retint de répondre à l'insulte indirecte et regarda plus attentivement ce qui allait se passer. Kohaku remit une arme à Hoshiko et lui désigna un tronc d'arbre un peu plus loin.
- Regarde, Hoshiko-chan, il te suffie juste de l'envoyer au loin et ensuite de tirer sur la chaîne lorsque la faux a atteint la cible.
- Je... tu es sûr ? fit-elle hésitante.
- Vas-y, lui dit-il, confiant.
Elle prit une grande inspiration, puis, se focalisa sur le tronc d'arbre, une dizaine de mètres plus loin. Elle envoya alors la faux vers l'arbre. Elle tira ensuite d'un coup sec sur la chaîne. L'arme revint vers elle. Elle se baissa avec un cri d'effroi qui fit presque sourire Sesshômaru. Kohaku se rapprocha d'elle et lui tendit la main avec un sourire compatissant.
- Ça fait toujours ça au début, ne t'inquiète pas, moi aussi je suis passé par là.
- A bon ? Je te croyais plus intelligent pour éviter de te faire trucidé par ce stupide machin ! s'exclama-t-elle, se remettant un peu de sa frayeur.
- Il faut de l'entraînement, Hoshiko-chan, intervint Sango en lui remettant l'arme dans la main. Réessaye, lui fit-elle avec un sourire amical.
- Non, sans façon, non ! répéta-t-elle.
- Il ne t'arrivera rien, la rassura Sango. On est avec toi, lui dit Sango.
- Bon... d'accord, fit-elle à contre coeur.
Elle se remit en position d'attaque et envoya la faux. Cette fois, elle tira plus doucement sur la chaîne. Le résultat fut un peu mieux, mais la faux faillit encore le tuer. Heureusement, elle avait le bon réflexe de se mettre à terre. Elle se retourna sur le dos, appuyée sur ses coudes.
- Je ne suis pas faite pour ça ! marmonna-t-elle;
- Il y a plein d'autres armes, expliqua Sango. Tiens, essaye ça, lui dit-elle en lui tendant un nunchaku.
- Oh ! Je connais ça, murmura Hoshiko en admirant l'arme, la caressant avec un respect non feint.
- Ah bon ? fit Sango surprise.
- Oui...
- Tu sais t'en servir ? demanda Kohaku.
- Oui, j'ai appris à m'en servir quand j'étais petite, sourit Hoshiko.
- C'est pas possible, murmura Sango.
- Et pourquoi ça ne le serait pas , s'enquit Hoshiko, surprise.
- Et bien... D'après ce que Kaede nous a dit... Et si tu es bien celle que l'on croit... tu n'as jamais été une enfant... fit Kohaku.
- C'est impossible, murmura Hoshiko.
- Quoi qu'il en soit, montre nous comment tu te débrouilles, changea de sujet Sango.
Hoshiko se mit à enchaîner plusieurs mouvement avec une fluidité étonnante, une grâce et une souplesse prouvant qu'elle n'avait pas mentit sur le fait qu'elle savait s'en servir. Sango lui reprit l'arme et lui en passa une autre, puisqu'elle maîtrisait déjà le nunchaku qu'elle jugeait un peu trop inoffensif dans un combat. Elle lui remit une épée, mais pas n'importe quelle épée. Une épée à double lame. Elle était presque aussi grande qu'elle.
- Pour manipuler cette épée, Hoshiko-chan, tu dois faire extrêmement attention à chacune des deux extrémités. Tu risquerais de te tuer si tu te focalise seulement sur l'une d'entre elle.
- Très rassurant Sango, vraiment, marmonna Hoshiko.
- Aies un peu confiance en toi, Hoshiko-chan, l'encouragea Kohaku. Commence par dessiner des arc s-de-cercle.
- Hein ? Mais je vais me blesser avant d'avoir pu en faire un ! s'écria Hoshiko.
- Mais non, vas-y ! dit Kohaku en se plaçant derrière elle en en posant ses mains sur le manche de l'épée avec les siennes. Fais-moi confiance et essaie de retenir les mouvements.
Hoshiko resta muette et le laissa faire, incapable du moindre geste. Il se rendit sans doute compte de sa gêne mais décida de l'ignorer.
- Ferme les yeux, ça t'aidera à mieux sentir les mouvements, lui conseilla-t-il.
Elle obéit et ressentit chaque mouvement qu'il inculquait à l'armer, chaque déchirement de l'air autour d'elle. Puis, il s'éloigna, la laissant essayer seule. Elle fut d'abord un peu hésitante, puis elle ouvrit les yeux et prit peur. Elle lâcha l'épée et tomba en arrière, elle venait de s'entailler le mollet.
- Je vous l'avait bien dit ! s'exclama-t-elle sans se plaindre de la douleur qui la faisait serrer les dents.
- C'est parce que tu as paniqué, expliqua Kohaku. Si tu avais gardé les yeux fermés, tu n'aurais pas pris peur, tu sais, dit-il en s'agenouillant pour voir les dégâts.
- On devrait la ramener au village, Kaede-sama pourra s'occuper d'elle, fit Sango.
- Tu as raison, répondit Kohaku. Cependant, Hoshiko-chan, tu préfères l'épée double ou la faux à chaîne ? s'enquit-il.
- L'épée double, sans hésiter, elle n'a pas essayé de me tuer celle-là au moins ! marmonna-t-elle.
- Ce n'est pas elle qui a faillit te tuer, c'est ta maladresse rectifia Kohaku en rigolant.
- Mouais... bougonna Hoshiko tandis qu'il la hissait sur son dos et prenait la direction du village avec Sango.
Du haut de sa branche, Sesshômaru ne pouvait s'empêcher de trouver cette gamine spéciale. Elle avait un comportement très orgueilleux et avait une fierté sur-dimensionnée. Un peu comme lui en vérité. Cependant, il ne l'avouerai jamais. Et elle non plus.
0o0
Le chapitre suivant est déjà près, je n'ai plus qu'à le poster.
Cependant, j'aimerais bien quelques Reviews s'il vous plaît !
A très bientôt !
