Pour tous ceux qui aiment cette histoire, je vous poste ce chapitre tout juste fini. J'espère que vous prendrez plaisir à le lire.

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Chapitre 7

Disputes

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- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée... marmonna Inuyasha.

- De toute façon, nous n'avons pas le choix, elle ne peut pas s'éloigner de lui, répondit Kagome.

- Kagome... il ne sera jamais capable de s'occuper d'elle !

- Malheureusement il n'y a que lui ! rétorqua-t-elle. Essaye de lui faire un peu confiance...

- Keh ! Jamais ! fit-il de mauvaise foi.

- Inuyasha ! s'énerva la jeune miko. On ne t'a jamais dis que les femmes enceintes détestaient qu'on les contrarie ?

- Euh... fit-il un peu incertain pour le coup. Non, Kagome, pas ça ! s'écria-t-il.

- Osuwari ! cria-t-elle.

Le pauvre Inuyasha ne put s'en prendre qu'à lui-même. Ce que Kagome pouvait-être susceptible ces temps-ci. Les femmes enceintes étaient invivables ! Pfff... qu'est-ce que ce sera qu'en le gosse sera né... ? Il finit par se relever en se frottant légèrement le menton. Elle n'y avait pas été de main morte. Cependant, elle semblait être un peu plus calme. Alors, tendrement, il l'enlaça, embrassant son cou. Il détestait qu'ils se disputent ainsi, si sérieusement. Ce n'était pas comme leurs petites chamailleries quotidiennes, là, s'était quelque chose d'autrement plus différent. Et ça ne lui plaisait pas. C'était des disputes stupides mais à prendre au sérieux.

- Pardonne-moi Kagome, murmura-t-il avant de l'embrasser tendrement. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point tu es fatiguée à cause de la grossesse. Pardon, souffla-t-il encore une fois avant de l'embrasser de nouveau.

Elle finit pas répondre à ce baiser avec passion, s'accrochant à son cou, refusant de le laisser s'éloigner. Cette nuit là, elle se fichait de tout, il lui suffisait seulement d'avoir le corps d'Inuyasha, chaud et plein de sueur pressé contre le sien, l'emmenant encore plus haut que le septième ciel.

[…]

Sesshômaru avait ramené Rin et Hoshiko à la chaumière de Kaede. Elles y dormiraient cette nuit là avant qu'il ne reparte avec celle dont il ne pouvait malheureusement pas se passer. Il détestait cette situation. Lui qui préférait être indépendant, puissant, il se retrouvait dépendant de cette morveuse, et affaibli quand elle n'était pas tout près de lui. C'est vraiment pathétique ! Rin alla vite se coucher sous les yeux de Kaede. Quant à Sesshômaru et Hoshiko, ils n'osaient se regarder. Ils avaient passé plusieurs heures serrés l'un contre l'autre comme si c'était tout naturel. Et malgré lui, il avait éprouvé du désir pour elle. Je deviens complètement stupide !

Hoshiko lui jeta tout de même discrètement un coup d'œil avant d'aller se coucher à côté de Rin qui alla se blottir dans ses bras. La vision qui s'offrait à lui n'était plus celle d'une gamine avec un jeune femme effrontée, mais plutôt celui d'une mère protégeant sa fille en lui prodiguant chaleur et amour. Kaede sortit de la chaumière et se planta devant lui. Qu'avait-elle encore à lui annoncer cette vieille miko ? Elle le scruta un instant avant de se lancer.

- Sesshômaru, je sais que ça te frustre de te sentir affaibli loin d'elle, mais je peux te dire quelques petite chose au sujet de ce phénomène, lui dit-elle.

- Je t'écoute, répondit-il.

- Cette situation ne durera pas. Une fois que vous vous ferez mutuellement confiance et que vos fiertés respectives ne se mettrons pas sur le chemin de vos véritables sentiments, vous serez plus à même d'accepter une certaine distance spatiale.

- Ce qui signifie ? fit-il en levant un sourcil.

- Quand vous aurez enfin accepté la vérité tous les deux, vous serez plus puissants ! conclut-elle sans pour autant donner plus d'explications.

Elle retourna dans la chaumière, laissant Sesshômaru réfléchir à ce qu'elle venait de lui dire. Mais bon sang ! Que suggérait-elle à la fin ? Il n'arrivait pas à tout comprendre. Si elle s'attend à ce que je tombe amoureux de cette morveuse... ! Mais il devait avouer qu'elle l'attirait, du moins physiquement. Vraiment navrant ! Comme si ils s'aimaient tous les deux ! Elle rêvait tout éveillée cette vieille miko. Elle commençait à perdre la raison. Jamais le grand Sesshômaru ne tomberait amoureux. Et certainement pas de ce genre de femme. Il n'aimait pas qu'on lui tienne tête, ça lui tapait sur les nerfs. Pour lui, une bonne femme, était une femme docile et obéissante. Hoshiko n'était ni docile, ni obéissante, elle était tout le contraire !

Un peu plus tard, Sesshômaru alla se balader un peu, tentant de ne plus penser aux absurdités dites par la vieille miko. Et pendant ce temps, Rin se réveilla pour remarquer que Hoshiko ne dormait pas non plus. Cette dernière sentait ses forces s'affaiblirent et en déduisait donc que Sesshômaru s'éloignait. Et avec cet affaiblissement venait le froid. Elle était plus frileuse et remonta un peu plus la couverture sur elle.

- Dit, grande sœur, chuchota la petite pour ne pas réveiller Kaede.

- Hum ?

- Est-ce que tu aimes Sesshômaru-sama ? s'enquit la petite, innocemment.

La première réponse qui lui passa par la tête était quelque chose d'emporté niant tout en bloque. Mais elle se retint en se mordant la langue. Cette première réaction était une réaction défensive pour cacher la terrible vérité. Elle en était consciente. Seulement, elle ne pouvait mentir à Rin. Elle ne le voulait pas. Cette petite fille lui avait accordé sa confiance et l'aimait comme une sœur. Elle la prenait pour son modèle. Alors elle ne pouvait lui mentir, c'était au-dessus de ses forces. Mais devait-elle pour autant dire toute la vérité ? Pourquoi ne pas dire qu'une seule partie de la vérité ? L'autre n'est pas essentiel, hein ?

- Je l'ignore Rin, mais sans doute, murmura franchement la jeune fille.

- Vous allez vous marier ? sourit-elle.

- Je ne le pense pas Rin, soupira la jeune fille.

- Pourtant, tout à l'heure, vous vous êtes fait un long câlin, reprit Rin.

- Mais cela ne suffit pas à prouver quoi que ce soit , Rin, rigola légèrement Hoshiko, bien que le cœur n'y soit pas. Rendors-toi, lui souffla-t-elle enfin en l'embrassant sur le front.

La petite se blottit de nouveau contre elle avant de s'endormit du sommeil du juste. Hoshiko sourit mais ne pu s'endormir. Elle ressentait ce vide quand il n'était pas là. Elle n'avait pas passé une seule nuit sans s'endormir tout près de lui depuis un certain temps. Elle n'était plus habituée à une grande distance les séparant. Et elle se sentait comme faible, dans l'insécurité. Elle détestait cette faiblesse. Elle détestait le fait de ne pas pouvoir se passer de lui. Elle détestait le fait qu'il... lui manquait. Je perds complètement la tête !

Au milieu de la nuit, elle ne pouvait plus le supporter. Alors, doucement, sans faire de bruit, elle sortit de la maisonnette et prit un grand bol d'air. Elle sentit une présence étrange. Elle ne se sentait pas rassurée. Elle s'éloigna un peu, pensant s'éloigner également de cette présence, mais elle ne fit que se rapprocher au contraire. Elle commença à avoir un peu peur. Elle n'aimait pas ça. Un tourbillon de feuilles mortes se forma devant elle et elle comprit. Elle fit demi-tour et courut vers la forêt. Elle sentait que Sesshômaru était dans cette direction. Quelle idiote je fais ! Pourquoi suis-je sortie ? Elle courait à en perdre haleine, mais pas assez vite apparemment. Le Youkai la rattrapa et l'emprisonna dans ses bras. Non ! Certainement pas mon gars ! Elle se servit des bonnes vieilles méthodes. Elle lui écrasa le pied, ce qui eut pour effet de le distraire, lui envoya un violent coup de coude dans le ventre, le faisant se plier en deux, et lui asséna un coup du tranchant de la main sur la nuque. Et sans demander son reste, reprit sa course, espérant avoir gagné un peu de temps. Sesshômaru... où es-tu stupide Youkai... Elle avait peur, elle ne savait pas comment échapper à son ennemi.

Plus loin, Sesshômaru sentit la frayeur de Hoshiko en lui. Il sentait que quelque chose n'allait pas. Il releva la tête, alerte et se servit de son odorat. Il découvrit alors ce qui n'allait pas. Il était tombé dans le piège. Il avait suivit cette odeur semblable à celle de Naraku alors qu'en vérité, l'ennemi était ailleurs et tentait d'enlever la seule personne qui ne fallait pas. Il sentit la colère s'emparer de lui. Tu es mort, qui que tu sois ! Il s'élança à travers le bois à une vitesse de plus en plus rapide au fur et à mesure qu'il se rapprochait d'elle, au fur et à mesure qu'il sentait sa force et sa puissance se décupler. Il s'arrêta de courir quand il la vit, haletante, courir dans sa direction. Quand elle le vit, les larmes débordèrent de ses yeux et elle se réfugia dans ses bras, sanglotant en silence suite à la peur qui s'était emparée d'elle. Au moins, elle connaît la peur... Il se rendit alors compte que ses bras s'étaient refermés sur elle, la serrant contre lui et desserra légèrement l'étreinte. Il regarda au loin, mais le Youkai avait malheureusement disparu. Il avait sans doute senti sa présence et n'avait pas voulu risquer sa vie. Ce n'est qu'une question de temps... tu vas crever pour l'avoir ne serait-ce que touchée !

- Retourne dormir, dit-il enfin.

Elle leva les yeux vers lui. Les larmes s'étaient un peu attardées sur ses joues mais elle ne pleurait plus. Elle lui semblait à cet instant si fragile, si différente de la morveuse inconsciente et énervante qu'il connaissait. Et dans ses yeux il pouvait lire clairement qu'elle était encore terrifiée. Elle avait peur que ce Youkai ne revienne. Ses yeux semblaient lui dire "ne me laisse pas toute seule", telle une supplication. Elle enfouie de nouveau sa tête dans son torse, se sentant un peu mieux. Non, elle ne voulait pas être loin de lui, pas alors qu'elle venait d'échapper à une tentative d'enlèvement. Pas alors qu'elle avait faillit être séparée de lui... Chier... je me comporte comme une gamine amoureuse...

- Je ne veux pas, murmura-t-elle. Je ne peux pas dormir quand tu es loin de moi...

- Cesse de faire l'enfant ! fit-il, sec.

Il ne s'attendait pas à ce qui allait suivre. La main de la jeune fille avait été très rapide sur ce coup, et lui avait asséné une gifle mémorable. Il la regarda avec colère mais se calma tout de suite lorsqu'il vit son visage ravagé par les larmes. Il sentit alors comme une blessure en lui, une fissure. Elle partit en courant, se sentant si mal et fragile. Plus fragile encore que jamais. Tandis que Sesshômaru sentit soudain toutes ses forces lui être arrachées au fur et à mesure que la distance entre eux grandissait. Il commençait seulement à se rendre compte combien ils avaient besoin l'un de l'autre. Il se lança à sa poursuite et la rattrapa par le bras. Elle se débattit telle une furie, mais il ne la lâcha pas pour autant.

- Lâche-moi espèce de stupide Youkai ! Imbécile ! Triple idiot ! Tu te crois plus fort et plus noble que les hommes mais tu n'es pas mieux qu'eux ! Tu n'es qu'un idiot, un imbécile ! Je te déteste ! cria-t-elle, lâchant toute la rage et la douleur contenues jusqu'à maintenant.

Il la laissa déverser tout ce qu'elle avait sur le cœur, sentant à peine le tambourinement de ses petits poings sur son torse. Il ne s'en sentait pas même offusqué, plutôt... comme s'il venait de retrouver des forces. Alors, aussi soudainement que cela puisse-t-être, il l'emprisonna dans ses bras. Si elle s'attendait à des excuses formulées à haute voix, elle ne les aurait certainement pas. Mais elle pouvait comprendre à travers cette soudaine étreinte qu'il s'en voulait de ce qui s'était passé. Espèce d'idiot... Les larmes roulaient le long de ses joues lorsqu'elle s'accrocha à son vêtement en enfouissant son visage dans son torse. Espèce d'idiote... Il ferma les yeux en posant sa joue sur le haut de sa tête.

Un peu plus loin, Inuyasha, qui était allé faire un tour, venait, subjugué, d'assister à cette réconciliation. Il n'en revenait pas. Était-ce bien son frère qui agissait si... tendrement ? Pas moyen ! Mais il ne pouvait pas nier ce que ses yeux voyaient. Mais ça tombait sous le sens. Il perdait la tête ! Il posa sa main sur son front, mais il n'avait pas de fièvre. Peut-il changer aussi radicalement ? Il était sortit faire un tour parce qu'il avait sentit la présence d'une odeur bien connue et qui ne présageait rien de bon. Sans doute ce Youkai avait tenté d'enlever Hoshiko. Inuyasha, soulagé de voir que tout allait bien, retourna auprès de Kagome pour se recoucher et ne pas l'alerter. Le stress n'était pas bon pour elle et le bébé. Elle est déjà invivable avec ses sauts d'humeur, alors avec le stress...

Sesshômaru sentit la jeune fille faiblir. Elle avait encore besoin de sommeil. Mais puisqu'elle ne pouvait dormir avec lui au loin, il se décida à rester près d'elle. Il la souleva dans ses bras et retourna s'asseoir contre le mur de la maison de la vieille miko. Il la garda tout contre lui, lui prodiguant de la chaleur et observa son visage endormi, calme mais avec quelques traces dues aux larmes versées plus tôt. Il essuya ses joues doucement de son pouce et ne put s'empêcher de laisser un sourire se dessiner sur ses lèvres. Un très léger sourire, mais un sourire tout de même. Si Jaken avait été là, il en aurait eut une crise cardiaque... ou il serait mort de peur !

La jeune fille dormit alors paisiblement jusqu'au levé du jour. Elle se réveilla surprise de voir que Sesshômaru l'avait installée confortablement sur ses genoux. D'habitude, il l'aurait laissée assise à côté de lui, la tête sur son épaule, mais là non. Là, il l'avait au contraire gardée tout contre lui. Mais que nous arrive-t-il... Elle se leva précipitamment, surprenant Sesshômaru qui tourna la tête vers elle. Elle ne lui accorda aucun regard, ne sachant trop quoi faire. Elle se sentait confuse et... Elle décida d'aller voir Kagome, peut-être pourrait-elle lui expliquer ce qui lui arrivait...

La jeune miko était déjà debout, ce qui n'aurait pas dû l'étonner, Kagome ayant toujours ses nausées matinales. Elle se tourna vers elle avec un sourire amical et s'approcha. Hoshiko ne savait pas quoi faire ? Par où devait-elle commencer ? Devait-elle pleurer de rage ou de peur ? Elle ne savait plus. Kagome remarqua ce trouble et la fit asseoir sur le sol avec elle.

- Qu'y a-t-il, Hoshiko ? demanda-t-elle gentiment, avec un air maternel – elle ferait une bonne mère, pas de doute! – ses yeux plongés dans les siens.

- Je ne sais plus où j'en suis ! s'écria alors Hoshiko en cédant aux larmes, laissant ses faiblesses se montrer tandis qu'elle se jetait dans les bras de son amie.

- Hola hola... raconte-moi tout, sinon je ne pourrais pas t'aider.

- C'est... je... Sesshômaru... perdue... fit-elle complètement paniquée.

- Du calme, respire et fait des phrases complètes...

- C'est que... Je me sens bizarre quand je suis avec Sesshômaru... Je me sens totalement perdue, Kagome...

- Que s'est-il passé ?

- Je... un Youkai a tenté de m'enlever et je me suis enfuie, j'ai couru droit devant moi et Sesshômaru est arrivé, il courrait lui aussi. Je me suis jetée dans ses bras et il m'a serrée contre lui comme s'il avait eu peur. Puis, on s'est disputé et je l'ai giflé...

- Tu l'as giflé ? s'étonna Kagome, totalement incrédule. Sesshômaru s'est laissé gifler ? Incroyable !

- Oui, et je suis partie en courant. Il m'a rattrapé et je me suis mis à tambouriner son torse. Il m'a laissé faire un moment, puis il ma serrée contre lui. Je ne comprends plus rien Kagome ! Et ce vide que j'ai ressenti en moi, cette déchirure, après l'avoir giflé, c'était pire que la mort ! s'écria-t-elle, encore paniquée.

- Chuut... du calme Hoshiko... du calme, souffla-t-elle en la berçant gentiment. N'as-tu pas envisagé le fait que... peut-être... tu sois amoureuse ? murmura Kagome.

- Uh ? Moi ? Amoureuse ? répétait-elle tandis que Kagome hochait la tête à chaque mots. De Sesshômaru ? Ce stupide Youkai ? C'est pas possible ! nia-t-elle vigoureusement.

- Ça m'en a tout l'air pourtant !

- Et comment expliques-tu son comportement, détourna-t-elle le sujet.

Kagome accusa le coup, mais ne fit aucune remarque et se mit à réfléchir. En effet, pourquoi Sesshômaru aurait-il agit de la sorte... ? Bizarre... Inuyasha, quand il était rentré cette nuit, lui avait expliqué l'étrange scène qu'il avait vu entre Sesshômaru et Hoshiko et tout concordait dans les deux versions. Inuyasha avait ensuite vu son frère soulever Hoshiko dans ses bras et aller s'asseoir contre le mur de la maisonnette de Kaede pour ensuite installer Hoshiko sur ses genoux afin de la laisser dormir dans ses bras, au chaud. Serait-il possible que Sesshômaru... ?

- Peut-être t'aime-t-il, au plus profond de lui mais qu'il est trop réservé pour le laisser paraître... ou bien trop fière... avança Kagome.

- Pfff... cet imbécile a une fierté aussi immense que la distance entre nous et les étoiles ! marmonna Hoshiko, faisant éclater de rire Kagome.

- Oui, sans doute... s'esclaffa-t-elle. Mais crois-moi, il tient à toi, c'est sûr, conclut la miko en se levant pour retourner à ses occupations, la laissant seule, assise par terre.

Hoshiko se leva lentement pour sortir de la chaumière et marcha un peu à l'air libre. Dans son esprit, les mots avaient du mal à s'aligner. J'aime... Sesshômaru... ? Elle n'en revenait pas que cela puisse-t-être ne serait-ce qu'envisageable. Il était si sûr de lui, si fière, si arrogant ! Tout ce qu'elle pouvait détester. Cependant, il avait su se montrer gentil avec elle, parfois même tendre... Est-ce qu'il était vraiment réservé, timide ? Avait-il peur de montrer ce qu'il ressentait ? Peur que ça le rende faible ? Ou bien il avait peur que l'on s'attaque à ceux qu'il affectionnait alors il cachait ses émotions ? Sesshômaru... mais qu'endures-tu, ainsi, tout seul... ? Alors elle comprit. Oui, Sesshômaru avait dressé une barrière entre lui et les autres afin de ne pas s'attacher. De ne pas laisser les autres êtres pris comme appât pour l'atteindre. Mais avec elle... la barrière n'était pas assez puissante, et elle s'était fissurée... Et plus le temps passait, plus la fissure grandissait et un jour... peut-être cette barrière volerait-elle en morceau et s'autoriserait-il à montrer ce qu'il ressentait... Il endurait toute cette solitude pour se protéger et protéger les autres par la même occasion.

[…]

- Attention à ta gauche ! s'écria Sango.

Hoshiko n'eut que le temps d'esquiver l'attaque de Kohaku en faisant un bon de côté. Depuis quelques jours, ils s'étaient mis en tête de faire d'elle une guerrière redoutable. Ce qu'elle était loin, très loin d'être. Et au grand désespoir de ses amis, elle avait choisi de se battre avec son nunchaku. Elle avait réussi, aussi étonnant que cela puisse paraître, à toucher Kohaku assez fort pour le sonner pendant quelques secondes. Elle savait manier cette arme semblant si inoffensif et pourtant, manié avec une telle fluidité, une telle dextérité, elle devenait redoutable.

Kohaku chargea de nouveau. De face ? Ses yeux s'agrandirent. C'était un piège, il s'attendait à ce qu'elle recule et se retrouve bloquée contre l'arbre. Elle prit appuie sur l'arbre dans son dos pour faire un saut périlleux au dessus de la tête de son adversaire, surprenant tout le monde. Elle retomba plutôt bien, si ce n'est le fait qu'elle se retrouva un genoux à terre et n'eut le temps que de rouler sur le côté pour esquiver l'attaque de Kohaku. L'effet de surprise ne l'avait que peu déconcentré. Elle emprisonna ses jambes dans les siennes et le fit tomber à côté. Alors, elle se dépêcha, tandis qu'il était étendu de tout son long face contre terre, de monter sur son dos et de passer son nunchaku sous sa gorge afin de l'empêcher de bouger. Game over mon gars !

- Bien joué Hoshiko-chan ! applaudit Sango.

- Merci Sango, répondit la jeune fille en se relevant avant de tendre la main à son partenaire pour l'aider à se relever.

- Tu apprends vite, souffla-t-il. Mais tu manques encore de stabilité et d'équilibre... surtout d'équilibre, précisa-t-il.

- Je sais... marmonna-t-elle, faisant rire tout le monde devant son expression renfrognée.

Sesshômaru avait observé le combat du haut de son perchoir, trouvant les progrès de sa compagne de voyage plutôt encourageants. Elle semblait apprendre très vite. Mais il était vrai qu'elle n'était pas stable sur ses appuis. Et manquait énormément d'équilibre, ce qui expliquait le mauvais atterrissage de son saut périlleux. De plus, elle était légère, ce qui ajoutait à son manque de stabilité. Si un adversaire la poussait, elle se retrouverait par-terre sans qu'elle ne puisse rien y faire.

En fin d'après-midi, Hoshiko était épuisée et n'avait plus de force. Sesshômaru ressentit sa soudaine faiblesse et su qu'il allait devoir faire ce qu'il n'avait absolument pas envie de faire. Cela n'aurait pas pu arriver plus tard ? Hoshiko se laissa aller contre le tronc d'un arbre sous les yeux d'Inuyasha et de ses amis.

- Tu vas bien ? s'enquit-il.

- Huhum... acquiesça-t-elle.

- Tu n'en as pas l'aire, tu es toute pâle, ajouta Miroku.

- Ce n'est rien... c'est juste que...

- Hoshiko, l'appela la voix de Sesshômaru.

Il se tenait à quelques mètres d'eux, fixant la jeune fille. Cette dernière leva lentement les yeux vers lui. L'avait-il vraiment appelée ou avait-elle rêvé ? Il la fixait de ses yeux d'ambre, à ce moment liquides. Elle avait l-impression que son âme, tout son être, fondait sous la puissance et l'intensité de ce regard. Que veut-il ? A-t-il ressenti mon malaise ? Il fit quelques pas et se retrouva juste devant elle. Elle ne savait que faire. Mais elle n'eut absolument rien à faire, si ce n'est rester adosser contre le tronc de l'arbre, ses mains dans son dos.

Sesshômaru se pencha sur elle et posa ses lèvres sur les siennes, lui prodiguant force et énergie. Mais rien de plus. Après quelques secondes, la pression de ses lèvres sur les siennes cessa et il s'éloigna, sans lui accorder un seul regard. La lune sur son front continuait de luire un peu, à l'instar de l'étoile sur le front de Hoshiko maintenant pleine d'énergie. Elle s'éloigna de l'arbre et vint se placer devant Inuyasha et Kagome.

- Et maintenant, qu'y a-t-il au programme ? fit-elle enthousiaste.

Le sourire qui se dessina sur les lèvres de Kohaku lui enleva tout de suite son enthousiasma et son sourire s'affaissa. Le garçon se leva et alla chercher quelque chose caché derrière le tronc avec toutes les armes. Il en sortit la faux à chaîne et Hoshiko crut qu'elle allait hurler et s'enfuir à toutes jambes. Courageuse, oui, suicidaire, pas le moins du monde ! C'est pourquoi, sans qu'elle n'y réfléchisse, ses pieds firent quelques pas en arrière d'eux-même.

- Ah non ! Non, hors de question ! fit-elle en secouant la tête avec vigueur faisant rire toute la bande.

Au loin, Sesshômaru ne put s'empêcher de sourire. Cette fille... C'est quelque chose. Il tourna le dos, histoire de ne plus la regarder. Il ne devait pas s'intéresser trop à elle. Elle était déjà assez présente dans sa mémoire. Peut-être même trop présente. Il secoua la tête. Cela prenait des proportions trop grandes. La situation commençait à lui échapper, si ce n'était même pas déjà fait. Pourquoi avait-il fallut que cette gamine écervelée apparaisse dans sa vie sans même lui donner le choix ? Ce doit être le mauvais Karma...

- Aller, Hoshiko-chan, tu vas y arriver, tentait de la convaincre Kohaku avec son grand sourire.

- Non, mille fois non ! refusa-t-elle, bras croisés.

Elle est têtue... Sesshômaru se serait foutu de baffes ne serait-ce que pour penser à elle de façon si attendrie. Mais bon sang ! Il devait vraiment se ressaisir, ça devenait urgent. Très urgent ! Mais quand il la voyait, là, rigoler avec les autres, que ce soit pour de simples blagues, de simples paroles déplacées ou encore pour une maladresse, cela faisait battre un peu plus vite son cœur. Pourquoi elle ? De toutes les créatures, Youkai, Hanyo ou humain, pourquoi elle ? Elle dont la nature restait un mystère. Une Tenshi. Mais on ignorait tout de ces créatures là. Jusqu'à leur espérance de vie. Si cette gamine n'était pas immortelles, comme les Youkai... il ne devait pas s'attacher à elle. Si elle avait l'espérance de vie des humains... Après tout, Kaede pouvait se tromper en affirmant qu'elle était revenue. Elle pouvait très bien la confondre avec une autre créature. Ce qui signifierai qu'elle venait seulement d'arriver parmi eux. Misère, que vais-je bien pouvoir faire...

Hoshiko rigolait d'une blague qu'Inuyasha venait de faire à Shippo, quand elle sentit soudain le trouble de Sesshômaru à travers leur lien. Elle le sentit aussi s'éloigner, mettant un peu de distance entre eux. Mais où va-t-il ? Elle sentait déjà la faiblesse et le vide la submerger. Elle en déduisit donc que cela en allait de même du côté de Sesshômaru. Elle s'arrêta de rire avec les autres qui le remarquèrent. Elle était soucieuse et l'inquiétude se lisait sur son visage.

- Hoshiko-chan ? l'appela Sango.

- Ce n'est rien, souffla Hoshiko, avant de se mettre à courir dans la direction que Sesshômaru avait prise un peu plus tôt tandis que les autres l'appelaient.

Elle courut sans se préoccuper de l'inquiétude des autres. Seul comptait l'étrange pressentiment qu'elle avait. Sesshômaru avait l'intention de faire quelque chose et elle sentait que ce n'était pas l'une des meilleurs décisions qu'il prendrait. Triple imbécile ! Mais qu'as-tu en tête ? Elle se retrouva bien vite entourée d'arbres et de buissons, ne sachant plus dans quelle direction aller.

Plus loin, Sesshômaru s'apprêtait à partir avec Jaken à la poursuite de leur ennemi. Ils avaient assez attendu pour attaquer, il fallait en finir et vite ! Il n'avait pas encore de plan bien précis mais il le trouverait sur le chemin. Mais il devait se dépêcher de partir avant que les autres ne rappliquent, surtout une... Seulement, il sentait déjà qu'il était plus faible et moins vivace. Il fronça les sourcils. Même maintenant, il ne pouvait pas s'en aller, s'éloigner d'elle, sans en ressentir la faiblesse, la fatigue et l'impuissance.

- Sesshômaru ! s'écria une voix derrière lui.

Il se retourna pour voir le visage de Hoshiko. Elle semblait en colère. On aurait dit un chaton courroucé. Cette idée manqua de le faire sourire. Elle avait mis ses poings sur ses hanches, bien campée sur ses deux fine jambes, la tête haute. Elle semblait déterminée. Il devina tout de suite qu'elle n'allait pas tarder à lui dire le fond de sa pensée sans retenue. Cette fille ne le craignait pas assez à son goût. Pas du tout même. Comment pouvait-elle être si inconsciente. Ou alors savait-elle qu'il était incapable de lui faire du mal, ce qu'il ne s'expliquait pas lui-même.

- Aurais-tu l'obligeance de me dire où tu comptes aller sans moi ? lança-t-elle énervée.

- Cela na te regardes pas, répondit-il, sans la moindre émotion.

- Bien sûr que si espèce de stupide Youkai démentiel ! s'exclama-t-elle en venant le prendre par le devant de son vêtement. Si tu meures, je meure, compris dans ta petite tête d'imbécile ?

Sesshômaru tiqua sur les insultes mais ne se permit aucun mouvement de colère. Il ne s'agissait pas de la blesser tout de... Mais pourquoi je penses à son bien être bon sang ! Il décrocha sa main de son vêtement sans ménagement et se détourna d'elle pour s'envoler mais elle ne l'entendait pas de cette manière. Si bien qu'elle lui sauta sur le dos, refermant ses deux parfaites jambes autour de sa taille, ses bras autour de son cou.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? fit-il un peu énervé pour le coup.

- Tu ne croyais pas partir sans moi quand même ! fit-elle en levant un sourcil.

Sans ménagement il détacha ses prises, la laissant tomber sans ménagement. Elle se retrouva sur les fesses en grimaçant. Elle se massa un peu pour atténuer la douleur de la chute et se remit sur pied. Elle lui fit face, se rapprochant de lui jusqu'à ce que son visage soit à quelques centimètres du sien. Il avait légèrement baissé la tête pour la regarder dans les yeux.

- Tu n'iras nul part sans moi, le prévint-elle.

- Et pourquoi ça ?

- Parce que sans moi près de toi, tu seras faible et tu n'auras même pas la force de soulever ton arme, répondit-elle, les yeux ancrés dans les siens, déterminée.

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Bon, d'accord, ce chapitre vous laisse un peu sur votre faim, je l'admet. Le chapitre 8 suivra dés que possible.

J'espère néanmoins que vous avez aimé celui-ci. Dites-moi donc ce que vous en pensez.