Coucou ! Me revoilà avec le second chapitre ^^ Merci à tout ceux qui ont commentés, mis dans leur favoris, mis une alerte sur cette histoire. Sur ce, j'espère que vous ne saurez pas deçu. Bonne lecture !
Je me réveille en sursaut, quelque minutes avant que le réveil de Remus ne se mette à sonner. Je me retourne dans mon lit, sur le dos, et croise les doigts sous ma tête, en fixant le plafond. Je me sens un peu coupable. J'ai encore rêvé de Lily cette nuit. Des bribes de rêves flottent encore dans mon esprit. Dans ce rêve, on était tout simplement heureux, à Poudlard. Il n'y avait pas de Voldemort, ni de Rogue. On était heureux, et on s'aimait. Mais la dure réalité revient au galop, et la médiocrité de ma vie me frappe. J'aime une fille qui ne m'aime pas. Je vis dans un monde où la magie noire est de plus en plus présente. Et le comble, je commence par DCFM, avec le nouveau prof au regard de limace.
Je souris moi même à ma propre réflexion. Et sans plus attendre, je file dans la douche avant que mes congénères ne prennent les devant.
On se retrouve tous au petit déjeuner. Ma bonne humeur ne se dissipera pas, ce matin. Je trouve même la force de sourire à Leland, le fameux professeur de DCFM. Le fait que Lily et ses copines soient assises à côté de nous n'entrave toujours pas ma bonne humeur, et c'est avec un bonjour à la cantonade que je m'assois, me frottant les mains en contemplant toutes les bonnes choses qui m'étaient présentés sur un plateau. Remus m'informe d'un signe de tête qu'aucun nom n'est venu se rajouter aux victimes de Voldemort. Je soupire, soulagé. Tandis que je mords avec enthousiasme dans un toast à la confiture, j'écoute distraitement la conversation de Remus et June.
- Je me suis toujours demandé d'où venait votre nom.
-Lequel ?
- Les 'Maraudeurs'. D'où avez-vous trouvez ça ?
- Eh bien, c'est tout simple, expliqua Remus. Nous autre passons notre temps dans les couloirs, de préférence la nuit. Ça vient donc de marauder...
- Ah, d'accord. Marauder, ça me fait penser à roder, et aussi aux voleurs ou un truc de ce genre là, sourit June.
- Et les surnoms ? Demande soudain Lily, prenant part à la conversation.
- Les surnoms ?
- Oui, Patmol, Lunard, Queudver...
Je remarque qu'elle omet volontairement le mien, mais je ne relève pas. J'attends la réaction de Remus.
- Euh. Eh bien... C'était un délire, ça nous a prit comme ça, d'un coup.
- Ne nous prend pas pour des idiotes, menace joyeusement Lily. Tu sais de quoi nous sommes capables...
- Je ne peux pas vous le dire parce que...
- C'est un secret de Maraudeurs ! Intervint-je, en souriant.
Lily, prise au dépourvue, reste muette pendant quelques secondes. Je ne lui ai jamais parler en souriant pour de vrai, juste des sourires charmeurs pour la séduire. Je ne sais pas comment elle va réagir. Je sais qu'avec Lily, c'est donnant-donnant. On la traite bien, elle vous traite bien. Parlez-lui avec hauteur et vanité et elle ne sera pas très tendre. Elle semble surprise, mais me lance un regard mi-courroucé mi-amusé.
- Je sais à quoi m'en tenir, déclare t-elle, tout en piquant la tartine beurrée de Sirius qui ne réplique pas, mais se met à bouder.
Je ris légèrement. Je ne pensais pas qu'elle serait si rapide à s'adapter. Mon cœur cogne encore dans ma poitrine. Je ne pourrai décidément jamais cesser de l'aimer.
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La réaction de James m'a laissé coite une seconde, mais j'ai repris rapidement le dessus. J'ai décidé de le traiter comme le commun des mortels, et je ne craquerai pas. Rapidement, nous montons en DCFM. Le nouveau prof, Leland, me semble bien inexpressif. On dirait qu'il n'a pas dormi de la nuit ou un truc comme ça. Malgré tout, il réussit à nous décrire le sortilège de Patronus que nous devons réaliser. Toute la classe est surexcité. Ce fameux Patronus, qu'est-ce qu'on l'aura attendu ! Chacun notre tour, nous répétons la formule et Leland nous donne le feu vert. Immédiatement, c'est un boucan comme tous les diables qui éclate dans la classe, mais Leland semble déjà ailleurs, les yeux plongés dans le vide et le dos calé contre sa chaise, ne se préoccupant pas le moins du monde de ses élèves.
Alice, June et moi sommes assises au deuxième rang, et juste derrière nous, les quatre garçons. Je suis pressée de savoir en quel animal mon Patronus se changera, ainsi je me concentre au maximum. Je me focalise sur le souvenir le plus heureux que j'ai, lorsque j'ai ouvert la lettre de Poudlard. Et presque aussitôt, un filet de lumière argenté sort de ma baguette. Je suis une des premières. Ma fierté est immense. Je me concentre à nouveau. Au bout d'une bonne heure d'essais, je suis la première à réussir un Patronus corporel. C'est une biche, une magnifique biche aux yeux en amande qui se met à gambader dans la classe. Elle est très belle, et je suis vraiment très fière.
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Elle n'y arrive toujours pas. Voilà une heure que je la vois essayer, recommencer, sans abandonner une seule fois. Elle est tellement belle, lorsqu'elle ferme les yeux et se concentre. Ses gestes sont gracieux et précis, et je sens qu'elle arrivera à maîtriser le sortilège avant la fin des deux heures de cours.
Les Maraudeurs et moi, avons bien entendu essayer et réussi à créer des Patronus. Ils ont la forme animal de nos animagis respectifs, et cela n'a pas été une très grande surprise. Mais je suis pressé de savoir quel sera l'animal de Lily. Je suis excité, mais un drôle de pressentiment reste présent en moi. Comme si quelque chose de très important allait être révélé devant mes yeux.
C'est alors que le Patronus de Lily prend forme. C'est une masse importante, mais il se transforme rapidement. L'émotion me sert la gorge. C'est une biche.
Une biche. Une biche et un cerf. Je n'en reviens pas. Je met ma tête entre mes mains. Je sais ce que cela signifie. Nos destins sont liés. Nous sommes destinés. Et, et moi j'ai tout fait raté. Je l'ai harcelé, pendant trois ans, la détruisant et faisant de sa vie un enfer. Elle m'était destiné ! Et j'ai tout foutu en l'air. Elle me déteste, maintenant. Mon petit monde s'écroule.
Sirius me secoue le bras.
_ James, James ! Cornedrue, mon pote tu as vu ?
Je ne veux pas répondre. Je ne peux pas. Oui, Patmol, j'ai vu. J'ai vu les conséquences de toutes mes bêtises, de tous mes ratés. J'entends Lily rire avec ses amies. Son rire me serre le cœur, encore. Je n'en peux plus. Je relève la tête, soudainement. Il faut se battre, James, bat-toi. Rien n'arrive sans qu'on ne le mérite. Oui. Je dois me battre.
Leland félicite Lily. Elle rosit de plaisir, puis pose sa baguette pour aider une Alice exaspérée. Oh dieu, je l'aime.
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_ Laaah, une rotation... Légère, comme un nuage de fumée. Hé, ferme quand même, ne lâche pas ta baguette !
Je ris, toute en aidant Alice. Elle est rouge de concentration et l'effort se lit sur son visage rond. Elle ferme les yeux à nouveau, inspire longuement et lance :
_ Spero Patronum !
Le résultat ne se fait pas attendre. Un mince filet de fumée argenté sort de sa baguette. Elle pousse un glapissement de joie.
_ Gagné ! Ça marche !
Les volutes de fumée demeurent devant elle pendant encore quelques instants avant de se dissiper dans l'air. Ivre de succès, Alice me prend dans ses bras en sautillant.
_ Hiii, Merci merci merci merci Lily !
Je ris à mon tour et scande en même temps qu'elle.
_ De rien de rien de rien Aliiice !
Nous nous relâchons, mortes de rire, pendant que June rigole à nos pitreries.
_ N'importe quoi, les filles.
Elle sourit, avant de déclarer, non sans fierté :
_ Moi aussi je viens d'y arriver. Pas un corporel comme toi Lily, mais un gros écran de fumée blanche.
_ Un écran de fumée ? Tu rigoles, c'était plus des petits volutes.
Nous nous retournons vers un Sirius souriant de toutes ses dents.
_ Nous, on y arrive déjà à en faire des corporels, n'est-ce pas Lunard ?
Le Maraudeur se tourne vers son ami qui nous adresse un sourire doux.
_ Oui Patmol. Mais ce n'est pas la peine de nous vanter auprès de ses dames.
Il rit, ses fossettes se creusant dans ses joues. June intervient, visiblement vexée par la remarque de Sirius.
_ En quoi se transforme ton corporel, Sisi ? Demande – t – elle.
_ Sisi ? Répète Sirius. C'est pas si mal. Je t'appelle Juju, alors.
Il rit avant de prendre une voix espiègle.
_ A ton avis, le plus beau des quatre Maraudeurs aurait quel Patronus ?
_ Comment pourrai-je le deviner ? En dragon, peut être ? Ou en cafard ?
Je ris avec June et Alice tandis que Remus sourit à un Sirius outré.
_ Un cafard ? Tu me prends pour qui ? Non. Moi, je suis un chien.
James se retourne brusquement. Jusqu'alors, il était perdu dans ses pensées, fixant un point imaginaire dans mon dos. Je sens immédiatement ses prunelles sur mon visage avant qu'elles ne se tournent vers Sirius.
_ Tu es un chien, Patmol ?
Son ton est léger mais je décèle un certain reproche dans sa voix.
_ Heeu, je veux dire que mon Patronus est un chien.
Il sourit doucement, gêné, avant de désigner James à sa droite.
_ Lui, c'est un cerf, Remus est un loup et Peter un rat.
Le pauvre garçon assis à l'extrémité de la table relève faiblement la tête, puis retourne bien vite à ses exercices. Il me fait un peu pitié. Je n'ai jamais su comment prendre Peter. Il me semble toujours craintif, sur le qui-vive. Je ne sais jamais quoi faire pour le mettre à l'aise.
Je tourne alors mon regard pour croiser celui de James. Encore une fois, j'ai l'impression que le temps s'arrête tandis que je fixe ses pupilles. Je ne retiens de ce qu'a dit Sirius. Je ne semble plus appartenir à ce monde, tout est figé. Je ne sens ni ne ressens rien. Il n'y a que ses pupilles, ses prunelles noisettes et cet instant qui me semble merveilleux. Un battement de cils de sa part brise ce moment. Je retombe brutalement, croyant être montée au ciel.
Se ressaisir. Urgent. Très urgent. Je ne maîtrise plus rien. Depuis que les cours ont commencés, il y a quelques semaines, je ne contrôle plus rien de mes sentiments. Les maraudeurs ne traînent pas avec nous, mais plus le temps passe, plus le manque se fait sentir. Je ne peux pas m'empêcher de chercher son regard dans la grande salle, de fixer son dos en cours. Il est tellement proche, mais tellement loin à la fois !
Mes propres pensées m'horrifient. Je ne le détestais pas, il y a encore quelques semaines ? Je ne me comprends plus, et son indifférence me donne encore plus envie de le voir, de le sentir à mes côtés. Suis-je donc devenue folle ? Même mes amies ont remarqué que quelque chose ne tournait pas très rond. C'était encore le sujet de conversation au déjeuner, un jeudi maussade du mois d'octobre.
_ Qu'est-ce qu'il t'arrive Lily ? Commence June. On ne te reconnais plus. Depuis la rentrée, c'est crescendo, ton moral descend de plus en plus bas.
_ Tu n'as envie de rien, en cours tu n'écoutes plus et tu délaisses même Amos !
Je soupire, sachant parfaitement qu'elles ont raison.
_ Je sais les filles, mais c'est en ce moment c'est bof. Mais ne vous inquiétez pas, je vais me reprendre. D'ailleurs, une soirée entre filles ce soir, ça vous dit ?
J'essaye de reprendre un peu d'enthousiasme, juste pour faire plaisir à mes meilleures amies.
_ Lily, ce soir tu as rendez-vous avec Amos, ton copain, tu te rappelle ? Il t'as donné rendez vous autour du lac.
_ Ah, oui c'est vrai.
Je soupire, maussade. Amos ne me plaît plus depuis longtemps. Mais je ne veux pas rompre avec lui, il est si gentil ! Il est toujours très attentionné avec moi, plein de tendresse. Je crois que ça lui briserait le cœur si je rompais avec lui.
_ Cette perspective n'a pas l'air de t'emballer. Ce cher Diggory ne te plaît plus ?
_ C'est un peu ça. A vrai dire, il m'ennuie. C'est un peu tous les jours la même chose. Il n'est pas très surprenant, comme garçon.
Elles se regardent, puis Alice dit avec prudence.
_ Nous te l'avions dit, au début. Je sais que tu étais très heureuse à cette époque, mais...
_ En plus c'est à ce moment là que James a – un peu – arrêté de te harceler, interrompt June.
_ Mais, tu sais ce que je pense de ce Poufsouffle... C'est sûr qu'il est gentil, mais cette façon qu'il a de te regarder, on dirait que tu es son nouveau jouet.
_ Je t'assure, c'est flippant, observe June, qui n'arrête pas d'interrompre Alice.
_ Hé, June. C'était moi qui parlait là !
_ Désolée.
Je les regarde fixement, l'esprit bien loin de cette conversation. Je me demande si la vie ne serait pas meilleure sans Amos... Avec quelqu'un d'autre... De plus fougueux, téméraire... Plus drôle... Quelqu'un comme...
_ James ?
Je sursaute, rougissante, pendant que mes amies fixent un point derrière moi. Je me retourne vivement, pour faire face aux quatre maraudeurs assis quelques mètres plus loin. C'est Sandy Miller, une des filles les plus pitoyables des Gryffondors. Elle papillonne autour de James, me cachant sa vue. Je ne comprends pas ce qui la met dans cet état là. C'est à ce moment là que Potter-James choisit de se débarrasser d'elle. Je comprends. Il a le bras en écharpe !
Sans plus attendre, je me précipite, suivie de près par Alice et June.
_ Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Je frise l'arrêt cardiaque, là. Il lève des yeux surpris vers moi, puis répond d'un ton coupable.
_ Un entraînement qui finit mal.
_ QUOI ? je hurle. Comment ça, qui finit mal ? Tu ne peux pas, Ja-Potter ! Tu es capitaine, capitaine ! Si tu ne peux pas jouer dans deux semaines, qu'est-ce qu'on va faire ? Je ne suis pas prête, je ne connais pas les tactiques, je ne sais rien !
Je martèle la table de mon poing, sous les yeux blasés de mes amies, surpris du reste des Maraudeurs.
_ Je t'apprendrai. Tu es attrapeuse remplaçante, tu sais ce que tu fais, non ?
Sa vois est terne, morne. Son indifférence me blesse et je me laisse tomber sur le banc en face de lui.
_ Merde, tiens.
_ Lily, commence Sirius. Je lui lance un regard noir mais il continue. Tu sais très bien voler, on s'en sortira. Cornedrue t'aidera. Un bras cassé n'est pas si long à réparer.
_ Je ne doute pas de cela, Sirius. Mais comment vais-je tout assimiler en si peu de temps ? Les remplaçants ne sont jamais au courant de rien, dans cette équipe !
Je grommelle dans ma barbe, furieuse et angoissée. Potter qui ne réagit toujours pas m'énerve encore plus. Quel abruti ! Se casser le bras à une semaine de la rencontre Serdaigle – Gryffondor. Je lui lance un regard froid tandis qu'il darde son regard sur ses pieds.
_ Alors, quand commence t-on ?
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Comment résister à l'envie permanente de l'embrasser, de la prendre dans mes bras, de la protéger ? Ses cheveux flamboyants attirent mon regard comme un aimant. Voilà un mois que je ne lui parlais plus. Lily hantait mes nuits et mes jours. Je la voyais partout alors que je ne devais pas céder à ce que je ressentais. Je devais faire mon deuil. Passer à autre chose. Sirius m'avait même proposer de sortir avec une autre fille. J'en étais évidemment incapable, bien que de très jolies jeunes femmes me tournaient autour. Je ne pouvais pas. Je n'avais d'yeux pour qu'une seule, et celle-ci ne voulait pas me voir. J'avais été très soulagé que Lily ne fasse pas le lien entre nos Patronus respectifs. Il ne lui aurait pas été difficile de comprendre notre lien spécial. Mais elle semblait tellement ailleurs cette fois là qu'elle n'a sans doute pas compris ce que disait Sirius.
C'est d'ailleurs en pensant à elle que je me cassais le bras. Je rêvais encore à ses yeux envoutants, perché sur mon balai. Je n'avais pas vu arriver vers moi le cognard. Dans l'urgence de la situation, j'avais bondit sur le côté, évitant la balle grise mais percutant violemment un des buts. Le choc avait cassé net mon bras, et j'avais tout de suite été porté à l'infirmerie.
J'avoue que je n'étais pas fier, lorsque j'en étais sorti pour me rendre dans la grande salle. Sandy Miller s'était tout de suite approchée de moi, décidée à jouer les infirmières. D'ailleurs, mon handicap n'avait pas passé inaperçu, car les Serpentards se moquèrent de moi joyeusement tandis que la plupart des filles soupirèrent. Une vague d'exaspération me saisit lorsque j'envoyais Sandy paître. Je me laissais tomber sur un banc, lorsque j'entendis la voix qui m'avait hanté pendant toutes ces semaines. Un frisson remonta le long de ma colonne vertébrale. Je dois, je dois, je dois rester calme. Sa voix me faisait tant d'effets que j'inspirais longuement avant de répondre, essayant de paraître le plus neutre possible.
Je ne fais même plus attention à ce qu'elle me répond. Son odeur m'envoûte de toute part. J'ai l'esprit tellement ailleurs que je dois fixer ses chaussures pour ne pas lui sauter dessus. Je ne me concentre que sur la mélodie de sa voix. Je ne peux pas la regarder. Elle n'est que plus belle lorsqu'elle est en colère.
_ Alors, quand commence t-on ?
Je relève la tête, fixant ses yeux qui fulminent. Vide ton esprit James. Ne te laisses pas aller.
_ Quand tu veux. Ce soir, huit heures ? On mangera en chemin. Je te rejoins au terrain. Ça te va ?
Elle est toujours en colère, mais elle accepte de sourire faiblement.
_ Bien. Je te rejoindrai là-bas. Tu pourras voler ?
_ Oui, ne t'inquiètes pas.
Je lui souris à mon tour, émerveillé comme toujours devant elle. Elle se détourne bien vite.
_ Oh oh, ça ressemble à un rencard ! Déclare Sirius. Je suis sûr que tout ceci n'est qu'un prétexte pour vous retrouver seul à seul.
Je rougis, faisant une grimace à Sirius qui ne rit que plus fort. Je n'ose pas regarder Lily. Remus tente une diversion, comprenant mon malheur.
_ En parlant de rencard, tu n'en as pas un ce soir Patmol ?
_ Si. Avec Sandy, déclare t-il, sûr de lui.
_ Vraiment ? Tu ne lui as pourtant jamais adressé la parole, intervint-je.
_ Ah vraiment ? Bon. Je vais y remédier.
Il se lève alors, époussette son uniforme, pour se diriger vers le coin de la table où sont assises Sandy et ses copines. Il leur adresse un de ses sourires charmeurs puis déclare à Sandy :
_ Je te vois ce soir, baby ?
Elle sourit puis répond en battant des cils.
_ Bien sur Sirius. Sept heures devant le lac.
Il ne répond pas, mais lui fait un clin d'œil en sortant de la grande salle. Nous explosons de rire tous les six.
Alors, qu'en pensez-vous ? Votre avis compte beaucoup !
