Lalolyen d'Eryn Vorn : Je suis d'accord avec toi, moi aussi j'aime bien leurs petites boutades et rebufades. Ça fait un couple vraiment explosif et j'aime beaucoup. C'est amusant leur jeu de chat et de la souris. Je pense que, même une fois leur amour avoué, ils continueront quand même à se chamailler. Que veux-tu, ils sont comme ça. ^^ Bref, j'espère que ce 17ème chapitre te plaira, n'hésite pas à commenter, j'aime beaucoup tes impressions ! =)
Okawa : Je te remercie. Je suis contente que cette histoire te plaise. Et je te promets de faire de mon mieux pour la continuer jusqu'au bout ! =) Bonne lecture !
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Chapitre 17
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La Perte
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Hoshiko se réveilla lorsqu'un léger rayon de soleil vint caresser son visage. Elle bougea légèrement et ouvrit les yeux. Elle se sentait bien. Elle avait bien dormi, pour la première fois depuis un bon moment. Puis elle constata que sa tête était sur les cuisses de Sesshômaru. Elle se releva d'un coup, gênée. Il la fixa sans dire un mot ni même ciller.
- Euh... je... désolée, fit-elle penaude.
- Mais de quoi ? fit-il toujours aussi impassible en se levant pour aller réveiller Jaken du bout du pied.
Elle baissa les yeux au sol, ne sachant pas trop quoi lui répondre. De quoi était-elle désolée ? D'avoir dormi la tête sur ses cuisses ? Pff, idiote, s'il t'a laissé faire, c'est qu'il le voulait bien. Jaken commença à remballer un peu tout et à attacher les divers équipements à la selle de Ah-Un. Hoshiko jugea préférable de ne pas trop faire attendre le seigneur Youkai et se leva. Elle replia la couverture quand elle se figea. Là, juste à côté d'elle, il y avait une plume. Une belle plume blanche. Elle la ramassa avec précaution et l'observa comme si elle avait déjà vu ce genre de plume quelque part. Mais où ?
Sesshômaru, la remarquant immobile, sans doute pensive, se rapprocha d'elle pour lui dire de se dépêcher. Cependant, lorsqu'il vit qu'elle tenait dans sa main une des plumes de Raziel, il ne sut pas trop quoi faire. Raziel a-t-il laissé cette plume intentionnellement ? Il vint se positionner face à elle. Elle leva les yeux qui semblaient voilés, comme si elle n'était plus en contact avec la réalité.
- Cette plume... d'où vient-elle ? murmura-t-elle.
"Dis-lui la vérité..."
- Cette plume appartient à ton père, soupira Sesshômaru, suivant la demande de l'archange.
- Mon père ? Il est venu ? demanda-t-elle en levant vivement la tête pour plonger ses yeux dans ceux du Youkai.
- Oui, répondit-il.
- Pourquoi ne m'as-tu pas réveillée ? s'enquit-elle l'air un peu triste.
- Raziel est venu me parler, s'il avait voulu te parler, il t'aurait réveillé lui-même... fit-il sans émotions.
Malheureusement pour lui, il avait manqué de tact et avait blessé la jeune femme. Elle baissa la tête, ne pouvant empêcher quelques larmes de couler le long de ses joues. Elle se sentait comme... trahie, abandonnée. Pourquoi son père n'aurait-il pas voulu lui parler ? Pourquoi... ?
- Nous devons y aller, lâcha Sesshômaru.
- Pourquoi... ? murmura-t-elle.
Surpris, Sesshômaru se retourna vers elle. Lui demandait-elle pourquoi ils devaient partir, ou était-ce autre chose ? Il la scruta un moment jusqu'à ce qu'il voit quelques larmes tomber au sol. Pourquoi pleure-t-elle ? Elle releva la tête et plongea ses yeux dans les siens.
- Pourquoi mon père ne voudrait-il pas me voir ? Il a honte de moi, c'est ça ? Honte d'avoir pour fille un gamine peste, grincheuse, ne possédant aucune grâce ? Ou bien c'est toi qui ne veux pas que je le rencontre ? cria-t-elle avant de s'enfuir en courant, gardant tout de même précieusement la plume avec elle, seul souvenir de son père.
- Pourquoi faut-il toujours que ce soit si compliqué... murmura Sesshômaru, seul.
"Tu manques juste de tact."
- Pourquoi n'apparaissez-vous tout simplement devant elle ? marmonna le lord. Au moins la question serait réglée !
Il n'eut aucune réponse. Cette mystérieuse raison pour laquelle Raziel n'apparaissait pas devant sa fille ne semblait pas vouloir être révélée par ce dernier. Sesshômaru regarda à l'extérieur, il pleuvait des cordes. Ce n'était peut-être pas le moment de reprendre la route finalement. Il ordonna à Jaken de rallumer le feu, lui annonçant qu'ils allaient attendre encore un peu avant de partir. Jaken ouvrit grand le bouche. Après tout le mal qu'il s'était donner à remballer leurs affaires en si peu de temps, son maître lui annonçait que finalement, il pouvait tout redéfaire ! Sesshômaru-sama... c'est cruel...
Sesshômaru s'assit, réfléchissant à la façon dont il avait bien pu blesser Hoshiko. Décidément, il ne savait pas comment se comporter avec elle. Devait-il être plus sévère ? Moins conciliant, afin de l'endurcir un peu ? Non, Hoshiko et sa fragilité étaient quelque chose qu'il chérissait bien malgré lui. Il aimait qu'elle se repose sur lui, qu'elle puisse compter sur lui sans aucune hésitation, aucune. Mais il ne savait comment réagir parfois. Et il la blessait comme il venait de le faire à l'instant. Peut-être ai-je été trop directe et un peu cru... J'aurais dû être plus fin.
- Sesshômaru-sama... commença Jaken, s'attirent ainsi l'attention un peu ennuyée de son maître qui venait d'être interrompu dans ses pensées. Je pensais juste que... Hoshiko-sama n'a prit aucune arme et qu'il fait mauvais... elle pourrait se perdre, tomber sur de mauvaises personnes... continua le petit être vert.
Sesshômaru regarda à côté de lui. Oui, elle avait oublié de prendre Mistborn avec elle dans sa précipitation. Elle n'avait pas non plus son Nunchaku avec elle. Sesshômaru ne pouvait s'empêcher d'être un peu inquiet. Mais lui courir après... était-ce la bonne chose à faire ? N'avait-elle pas voulu qu'elle le laisse seule en s'enfuyant comme elle l'avait fait ? Ou bien voulait-elle qu'au contraire il la rattrape ? Il avait un mauvais pressentiment. Tant pis si ce n'était pas ce qu'elle voulait. Il se leva et sortit sous la pluie battante pour partir à sa recherche, maudissant le mauvais temps qui l'empêchait d'utiliser son odorat.
[…]
Surprise par l'orage qui venait d'éclater, Hoshiko se réfugia sous un arbre. Elle était complètement trempée et avait froid. Décidément, la journée avait mal commencée. Soudain, elle se figea. Elle avait un mauvais, très mauvais pré-sentiment. Quelque chose était sur le point de se produire, et se n'était pas du tout de bon augure. La peur commençait à prendre possession d'elle. a ce moment, elle aurait tout donné pour être ailleurs, tout...
La foudre tomba un peu plus loin, illuminant quelque peu l'endroit assombrit par les nuages. Une silhouette s'approcha. Hoshiko était figée, comme paralysée. Malgré toute sa volonté, elle ne parvenait pas à bouger. Un sourire malveillant se dessina sur les lèvres de l'inconnu. Il tendit une main vers elle et elle perdit connaissance dans un flash lumineux. Était-ce encore la foudre... ?
[…]
Sesshômaru bondit sur le Youkai se tenant devant Hoshiko. Ce dernier, prit la fuite sans un seul mot. Il se tourna vers la jeune fille, inconsciente et trempée jusqu'aux os. Il la souleva dans ses bras et la ramena dans la grotte. Il devait lui faire enfiler des vêtements chauds et secs avant qu'elle ne tombe malade. Il était cependant soulagé de l'avoir retrouvée. Un peu plus et ce Youkai l'aurait enlevée. Où n'était-ce pas son but... ? C'est bizarre. Il aurait eut largement le temps de le faire... Alors pourquoi ne l'avait-il pas fait ? L'inquiétude s'insinua dans l'esprit du seigneur Youkai. Quelque chose s'était passé, il en était sûr.
Hoshiko bougea légèrement et ouvrit les yeux. Où-suis-je ? Elle regarda autour d'elle. Elle ne reconnaissait pas l'endroit. Elle portait des vêtements étranges qu'elle ne se souvenait même jamais avoir vu. Elle se releva et tourna sur elle-même pour tenter de se repérer. Une grotte ? Il n'y a pas de grotte dans le parc, si ? Une silhouette s'approcha d'elle. C'était un homme grand, avec de longs cheveux argentés et des yeux d'ambres. Ce qui la frappa, c'était les traits sur son visage et la lune sur son front.
- Hoshiko ?
Elle fronça les sourcils. D'où connaissait-il son nom ? Elle le connaissait ? Pourtant, elle ne se souvenait pas l'avoir déjà vu. L'homme s'approcha. Elle remarqua alors les oreilles pointues. Ça, c'est pas banal non plus ! Elle scruta, tentant de se rappeler où elle avait bien pu voir pareil personnage. Elle se serait souvenu de lui, à coup sûr, un excentrique pareil, ça ne s'oubliait pas.
- Tu n'as rien, soupira-t-il de soulagement en la prenant dans ses bras.
Que... ? Elle le repoussa d'un coup, méfiante. Il est cinglé ou quoi ? Je le connais même pas ! Elle garda une position défensive. Qu'il essaye encore de la toucher et il allait goûter son direct de droit. L'homme n'en fit rien, l'observant minutieusement, quoi que un peu surpris.
- Qui es-tu ? demanda-t-elle méfiante.
- Est-ce encore un de tes jeux idiots pour tester mes nerfs ? fit-il las.
- Je te connais ? demanda-t-elle.
- Hoshiko, ce n'est vraiment ni le lieu, ni le moment pour tes enfantillages ! soupira son interlocuteur.
- Je te dis que je te connais pas ! Abruti ! s'écria-t-elle.
Sesshômaru se figea. Ça, c'était... surprenant. Il n'avait vraiment pas la patience pour jouer à ce jeu avec elle. Ce n'était vraiment pas le moment. Pourtant, quelque chose dans son regard lui fit comprendre qu'elle était sérieuse. Elle avait cette lueur farouche qu'elle avait eut lors de leur première rencontre lors de son retour.
- Où sommes-nous ? On est toujours dans le parc ? s'enquit-elle.
- Je ne sais pas de quoi tu parles, répondit-il.
- Oh, il doit être tard, maman doit s'inquiéter, il faut que je rentre ! fit-elle un peu paniquée. Ah j'ai oublié d'aller chercher Isaak à l'école ! s'écria-t-elle.
- Hoshiko ! fit Sesshômaru en la prenant pas les épaules et en la secouant un peu. Nous sommes dans les montagnes de l'ouest, tu t'en souviens ?
- C'est quoi cette histoire ? fit-elle en écarquillant les yeux.
- Sais-tu qui je suis ? demanda-t-il, commençant à vraiment s'inquiéter.
- Je crois t'avoir déjà dit que je te connaissais pas, t'es bouché ?
L'estomac de la jeune fille protesta. Depuis quand n'avait-elle pas mangé ? Sesshômaru se rapprocha d'elle et se pencha pour poser ses lèvres sur les siennes. Elle ouvrit de grands yeux, complètement surprise avant de le repousser en colère.
- Hey ! Mais pour qui tu te prends ! Ça va pas la tête ? Qui t'as permis de m'embrasser ! Même Hendo-kun n'a pas essayé ! fit-elle furieuse.
- Qui est Hendo-kun ? demanda Sesshômaru perplexe, commençant à comprendre.
- Un de mes admirateurs ! railla-t-elle.
- Tu te souviens de Kagome ? s'enquit-il.
- Tu connais ma cousine ? fit-elle surprise.
Sesshômaru resta muet. Alors, elle avait tout oublié concernant cette époque ? Peut-être Kaede aurait-elle une réponse. Il lui fallait pour cela l'amener à la vieille miko. La jeune fille l'observait, attendant toujours sa réponse. Mais il lui tourna le dos pour prendre quelque chose dans un des sacs de Ah-Un. Il lui lança l'objet qu'elle rattrapa par pur réflexe. C'était une pomme. Elle le regarda, méfiante. Il essaye de m'empoisonner ?
- C'est ton fruit préféré, non ? fit-il en levant un sourcil.
- Comment tu... ? Bah, peu importe, marmonna-t-elle en croquant dedans.
Cela confirma à Sesshômaru ce qu'il redoutait. Hoshiko avait perdu de nouveau sa mémoire de cette époque. Il vint se placer derrière elle et lui releva le haut de sa tunique.
- Hey ! Mais tu te crois où ? s'écria-t-elle.
- La ferme ! lâcha-t-il, irrité.
Il constata que le début de tatouage qu'elle avait dans le dos avait disparu. Tout comme l'étoile sur son front. Elle était comme tous les humains. Excepté ses oreilles qui demeuraient pointues. De quel maléfice s'agissait-il ?
- D'où te permets-tu de me parler comme ça ! s'insurgea-t-elle.
Il soupira. Une chose était sûre, elle n'avait pas oublié son sale caractère. Dommage... Elle le repoussa, s'éloignant de lui, mauvaise, quoi que les joues un peu rougies. Je lui fais toujours de l'effet apparemment... Il allait falloir qu'ils retournent au village pour voir Kaede. Peut-être cette vieille miko pourrait répondre à ses questions et expliquer ce qui se passait.
- Sesshômaru-sama, s'écria Jaken, la pluie s'est arrêtée !
- Bien, alors nous partons, fit le seigneur Youkai en soulevant Hoshiko pour la mettre sur le dos de Ah-Un.
- Hey ! Mais il est hors de question que je te suive ! Laisse-moi descendre ! s'insurgea Hoshiko.
- Qu'arrive-t-il à Hoshiko-sama, Sesshômaru-sama ? demanda Jaken, étonné.
- Jaken !
Jaken se tut et se dépêcha de s'accrocher à la fourrure de Sesshômaru, comprenant bien que son maître était dans une mauvaise, très mauvaise humeur. Ils s'envolèrent dans le ciel et Hoshiko s'agrippa à Ah-Un. Mais où suis-je tombée ? C'est un rêve, hein ? Elle ferma les yeux et les rouvrit, elle était toujours dans les airs. Elle se pinça le bras et fit une grimace de douleur. Non, elle ne rêvait pas. Mais comment avait-elle bien pu atterrir ici ?
[…]
Il leur fallut plusieurs jours pour revenir au village. Hoshiko était toujours aussi farouche et ne cessait de lui mener la vie dure, comme dans les premières semaines où il l'avait connue. Elle avait encore trouvé une raison pour lui marcher sur les pieds en plus de ça ! Il s'en prenait plein la figure le Youkai si fière et arrogant. Le pire c'est qu'il ne pouvait même pas lever la main sur elle, c'était un geste impossible pour lui. Franchement... Dés fois, il aurait bien aimé lui mettre une bonne paire de claques. Elle ne l'aurait pas volée. Elle en aurait grandement besoin...
De retour au village, le Youkai la fit aimablement descendre de Ah-Un... en la laissant tomber sur les fesses. Il ne prêta pas attention au regard meurtrier qu'elle lui lança. Après tout, il pouvait bien lui rendre un peu de la monnaie de sa pièce, n'est-ce pas ? A ce moment, il avait presque envi de lui tirer la langue de manière très puéril. Mais il se contint. Plus tard, peut-être...
- Stupide mec abruti et pas galant, marmonna-t-elle tout bas, bien qu'il l'entendit.
Une petite fille courut vers eux et vint se jeter sur Hoshiko qui en tomba à la renverse. Elle se redressa légèrement sur ses coudes, surprise, ne comprenant pas du tout pourquoi cette gamine avait agit ainsi. Elle avait des yeux si chauds et chaleureux. Je me souviendrais de ces yeux là si je les avais déjà vu, non ?
- Grande sœur ? s'inquiéta la petite.
- Rin, l'appela Sesshômaru.
- Sesshômaru-sama, qu'arrive-t-il à grande sœur ? fit Rin.
- Je l'ignore, mais il semblerait, qu'elle ait perdu la mémoire concernant sa vie ici, déclara le Youkai, informant également Kaede qui venait de les rejoindre.
- La mémoire dis-tu ? répéta Kaede. Hum... et comment ?
- Je l'ignore, répondit la Youkai qui détestait ne pas savoir.
- Hum... Hoshiko, suis-moi je te prie, demanda la vieille miko.
- Je peux savoir qui vous êtes ? Et aussi, où je suis ? Suis-je loin du japon ?
- Hoshiko ! Mais que faites-vous ici tous ? N'étiez-vous pas censé pourchasser notre ennemi ? s'enquit Kagome en arrivant.
- Kagome ! s'écria Hoshiko en venant se jeter dans les bras de la jeune femme.
- Qu'est-ce que tu lui as encore fait ? s'écria Inuyasha en attrapant Sesshômaru au col.
- Je n'ai rien fait du tout, siffla-t-il en envoyant balader ce gêneur.
Kagome, elle, ne comprenait pas tout. Ce ne fut que quand Kaede lui expliqua la situation qu'elle comprit. Ainsi, Hoshiko avait perdu la mémoire ? Elle leva les yeux vers Sesshômaru. Avant qu'il ne puisse dresser son masque d'impassibilité, elle vit dans ses yeux de la douleur et de la tristesse. Il se sentait abandonné. Kagome eut la discrétion nécessaire de ne pas lui poser de questions et aida Kaede à entraîner Hoshiko vers la chaumière de cette dernière, suivit de Rin et de Sesshômaru.
Une fois à l'intérieur, ils s'assirent tous et un long silence s'installa. Kagome était toute retournée par la situation, Kaede tentait de comprendre, Rin s'inquiétait de l'état de celle qui était pour elle sa grande sœur, et Sesshômaru camouflait sa douleur ainsi que sa colère contre lui-même de n'avoir pas été capable de la protéger. Inuyasha entra finalement. Il avait une petite coupure sur la joue, dû à sa chute dans les buissons épineux où son grand frère l'avait expédié à bout de patience. Il s'installa à côté de Kagome, posant sa main sur la sienne pour la réconforter un peu.
- J'ai laissé Akiko avec Sango et Miroku, je leur ai expliqué la situation, lui dit Inuyasha.
- C'est qui Akiko ? s'enquit Hoshiko en écarquillant les yeux.
- Tu ne te souviens vraiment de rien ? demanda Kagome en perdant la dernière lueur d'espoir qu'elle avait.
- Je suis désolée mais... de quoi devrai-je me souvenir ? Et comment ça se fait que j'ai atterri dans le monde où tu vis à présent. Je voulais te rejoindre, mais grand-père m'avait dit qu'il n'y avait plus de passage, fit Hoshiko.
- Très bien, soupira Kagome. En ce qui concerne ta première question, Akiko est mon fils et celui d'Inuyasha dont tu es la marraine, expliqua Kagome. Et pour la deuxième question... commença Kagome en se tournant vers Kaede pour trouver de l'aide.
- En ce qui concerne ta venue ici, c'est l'œuvre de ton père, termina Kaede.
- Pff... pouffa Hoshiko. Je suis orpheline, j'ai été adopté par la tante de Kagome qui a perdu son mari juste après la naissance de son fils. Alors excusez-moi, mais je n'aime pas trop votre blague, marmonna-t-elle.
- Ton père se nomme Raziel, intervint la voix de Sesshômaru, surprenant tout le monde. Il est le seigneur de tous les anges. Et tu es sa seule et unique fille, déclara-t-il.
- De quoi je me mêle espèce de pervers ! s'écria la jeune fille qui n'oubliait pas le comportement odieux qu'il avait eu envers elle quelques jours plus tôt.
- Pervers ? releva Inuyasha en levant un sourcil.
- Oui, parfaitement ! s'écria la jeune fille en fusillant toujours Sesshômaru.
- Qu'est-ce que tu lui as fait ? rugit Inuyasha en se levant d'un coup.
- Osuwari ! intervint Kagome.
Inuyasha s'étala au sol comme une crêpe sous les yeux incrédules de Hoshiko. Elle regarda ensuite Kagome qui soupira de découragement. Eh bah, c'est pas demain la veille qu'Inuyasha réagira avec un peu plus d'intelligence et de sang froid... Sesshômaru, lui, peinait à cacher son amusement. Rin, elle, secouait la tête complètement désabusée tandis que Kaede buvait tranquillement son infusion.
Hoshiko l'imita avant de grimacer légèrement. C'était infâme. Pourtant, Kagome et Kaede la buvait sans problème. Elle reposa son infusion devant elle avant de reporter son attention sur la petite fille qui ne la quittait pas des yeux. Cette dernière se leva pour venir toucher ses cheveux.
- Grande sœur, tes cheveux sont tout emmêlés, commenta la petite avant de commencer à les lui brosser doucement.
- Pourquoi m'appelles-tu grande sœur ? s'enquit tout doucement la jeune fille, sans prêter attention aux autres.
- Parce que tu m'as promis que tu serais toujours ma grande sœur, répondit-elle.
- Comment t'appelles-tu ? demanda Hoshiko, la gorge serrée. Si seulement je me souvenais...
- Rin, répondit la petite tout en attachant les longs cheveux de Hoshiko en queue de cheval haute à l'aide du ruban rouge d'où pendait une clochette avant de commencer à la tresser.
- Je suis désolée, Rin, murmura la jeune fille, les larmes aux yeux. Je ne me souviens de rien...
- En vérité, tu n'as pas perdu ta mémoire, elle est juste cachée au plus profond de toi, intervint la voix de Kaede.
Tous regardèrent la vieille miko qui était toujours aussi calme. Rin termina la tresse et l'attacha avec un petit cordon en cuir noir avant de s'asseoir à côté de Hoshiko. Sesshômaru ne faisait qu'observer à présent. La jeune femme semblait perdue. Cela le blessa un peu plus encore.
- Que voulez-vous dire ? s'enquit la concernée.
- Tu es victime d'un étrange maléfice. Mais tu pourras le briser, tu en as la force mentale suffisante. Seulement, seul toi peux en trouver le remède.
- Et qu'en est-il de ses capacités ? s'enquit Sesshômaru.
- Elle les retrouvera lorsqu'elle réussira à surmonter le sortilège, répondit Kaede. Il nous faut juste attendre...
- Attendre ? releva Inuyasha. Combien de temps ?
Son impatience reflétait également celle de son grand frère qui ne le montra bien évidemment pas. Kaede fixa Hoshiko qui ne se déroba pas à son inspection, fichant ses yeux bleus profonds dans ceux de la miko. Cette force de caractère, cette fougue dont faisait preuve la jeune femme étaient remarquables. C'était ce qui la définissait le mieux. Elle était insoumise, indomptable par nature. Elle doit vraiment donner du fil à retordre à Sesshômaru...
- Je ne saurais le dire. Une semaine... un mois... peut-être plus... ajouta la vieille miko.
- Un mois ? releva Inuyasha. Le danger est à nos portes, il devient de plus en plus pesant...
- S'il lui faut du temps, je le lui donnerai, intervint Sesshômaru en se levant.
- Où vas-tu ? s'enquit Kaede.
- Trouver l'auteur de ce maléfice, je vous confie Hoshiko, répondit le seigneur Youkai.
- Quoi ? Tu l'abandonnes ici ? s'écria Kagome.
- Le lien qui nous unissait elle et moi a disparu, rétorqua Sesshômaru. Je n'ai plus l'utilité de cette petite peste, d'ailleurs, c'est un soulagement ! conclut-il en sortant comme un coup de vent.
Il s'arrêta à l'extérieur, prenant une longue inspiration. Il espérait la blesser suffisamment pour qu'elle ne s'approche plus de lui et que leur relation reste ainsi. Elle serait plus en sécurité sans lui. Il retrouva Jaken un peu plus loin et s'apprêtait à lui dire qu'ils partaient quand il entendit des bruits de pas venir vers lui. Il se retourna pour voir Rin courir vers lui.
- Que fais-tu dehors, Rin ? demanda-t-il.
- Sesshômaru-sama... pourquoi abandonnez-vous grande sœur, fit la petite les larmes aux yeux.
Sesshômaru détourna la tête en soupirant. Pourquoi Rin lui posait-elle toujours des questions auxquelles il ne voulait pas répondre ? Cependant, il n'avait jamais été capable de lui mentir. Et garder le silence comme cela... ce n'était pas très juste. Il s'accroupit et plongea ses yeux ambrés dans ceux de Rin.
- Je l'abandonne ici car c'est ici qu'est sa place, plus avec moi désormais... Elle sera plus heureuse et en sécurité ici, expliqua-t-il.
- C'est faux ! Sa place est à vos côtés Sesshômaru-sama. Et elle n'est en sécurité qu'avec vous !
- Plus maintenant, répondit le Youkai. Je ne ferais que la mettre en danger si je l'emmène avec moi...
Il se tut un moment. Rin ne pouvait pas comprendre, c'était normal. Pour elle, Hoshiko et lui formaient un couple de compte de fée. La Princesse et son Prince. Mais ce n'était pas la réalité. Elle était encore innocente. Elle ne pouvait pas comprendre que la vie était cruelle et que rien ne se passait vraiment comme on l'avait prévu. Sesshômaru s'en voulait énormément. Il était en colère contre lui-même. En colère pour avoir blessé Hoshiko à de multiples reprises, en colère pour être responsable de son état présent, en colère de n'avoir pas su la protéger...
- J'ai failli à ma promesse Rin, je t'avais promis de la protéger, et j'en ai été incapable, souffla-t-il avant de se relever et de partir avec Jaken et Ah-Un.
Rin ne put retenir ses larmes. Son héros s'en allait, et il abandonnait derrière lui la personne qui lui était destinée. Elle retourna chez Hoshiko qui s'inquiéta de la voir ainsi en pleur. Elle prit la petite dans ses bras, instinctivement. Kaede, Kagome et Inuyasha regardèrent en silence, sans vraiment comprendre la cause de l'état de Rin.
- Rin... qu'est-ce qui ne va pas ? s'inquiéta Hoshiko.
- Sesshômaru-sama... il... il... renifla-t-elle.
- Il quoi, Rin ?
- Il est parti, pleurnicha la petite dans les bras de la jeune fille.
- Pourquoi... ? murmura Hoshiko en état de choc.
- Il a dit... il a dit que ta place n'était plus à ses côtés... qu'il avait failli à sa promesse... qu'il n'avait pas su te protéger... hoqueta la petite.
Hoshiko caressa doucement les cheveux de la petite fille. Était-ce si important pour elle qu'elle soit avec Sesshômaru ? Pour elle, je suis l'héroïne et lui le héros... Sans bien comprendre pourquoi, une larme roula le long de sa joue sans qu'elle ne puisse savoir pourquoi. La scène étonna Kagome et Inuyasha, mais pas Kaede. Tes réactions ne changent pas. On ne peux manipuler les sentiments des personnes... Et elle avait raison. Même sans ses souvenirs, Hoshiko avait mal et se sentait abandonnée. Elle ne savait pas pourquoi, mais c'était pourtant ce qu'elle ressentait.
- Kaede, j'ai besoin de savoir... commença Hoshiko.
Kaede hocha la tête, attendant la question de la jeune fille. Cette dernière chercha la meilleure façon de tourner sa phrase, ne trouvant jamais la formulation correcte. Puis, elle abandonna et se lança pour en avoir le cœur net.
- Quel est ce lien dont tout le monde parle ? Quel est ce lien que je partageais avec lui ?
- Ce lien que tu partages avec lui, corrigea la vieille miko.
- N'est-il pas brisé ? s'étonna la jeune fille.
- Non, seulement... endormi, répondit Kaede. Ce lien ne peut être brisé... car on ne peut séparer deux âmes-sœurs.
- Âmes-sœurs ? répétèrent Inuyasha et Hoshiko, étonnés.
- Oui, c'est bien cela. Tu étais destinée dés le début à Sesshômaru. C'est pourquoi, lorsque tu servais son père, tu t'es entichée de lui et réciproquement, commença Kaede.
- Pardon ? intervint Inuyasha. Cet idiot est incapable d'aimer ! rétorqua-t-il.
La gifle fusa. Hoshiko et Inuyasha étaient subjugués. Hoshiko avait le bras levé, en prolongation de la gifle qu'elle venait de donner au Hanyo. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait fait cela. C'était une réaction qu'elle n'avait pas vu venir et n'avait pas pu contrôler. Kaede, elle, n'en sembla pas vraiment surprise. Kagome était au contraire plus que surprise.
- Je... commença Hoshiko. Je suis vraiment désolée, s'excusa-t-elle en baissant la tête. Je ne sais pas ce qui m'a pris...
- C'est un réflexe, commenta Kaede. Tu as ce réflexe de protéger Sesshômaru, c'est tout naturel.
- Pourquoi ? C'est un arrogant, pervers, prétentieux ! Je le déteste ! se récria Hoshiko.
Rin leva les yeux vers elle, triste. Hoshiko s'en voulu automatiquement. Elle venait de blesser cette petite fille sans vergogne. Elle s'excusa auprès d'elle avant de l'embrasser sur le front. La petite ne protesta pas et se laissa faire, pardonnant volontiers à sa grande sœur.
- Tu ne le détestes pas. Mais vous êtes si semblables tous deux que vous ne pouvez pas vous empêcher de nier l'évidence, répondit Kaede.
A cette remarque, Hoshiko n'eut rien à répondre. Elle resta sans voix. Elle ne comprenait plus rien. Bon sang ! Où me suis-je encore fourrée ? Elle berça Rin un moment, s'efforçant de comprendre. Mais rien. Elle n'arrivait pas à trouver la clé de ce labyrinthe.
- Hoshiko. Essaye de méditer, et cherche dans ton âme et dans ton cœur... c'est là que tu trouveras le remède, conclut Kaede en se levant. Rin ? appela-t-elle.
- Je veux rester avec grande sœur ! protesta la petite.
Kaede jeta un coup d'œil à la jeune fille pour savoir ce qu'elle en pensait. Hoshiko avait du mal à comprendre cet attachement qu'avait la petite pour elle. Et encore plus de mal à comprendre pourquoi elle avait ce besoin de la materner ainsi. Elle leva la tête vers Kaede, Rin toujours dans ses bras et sourit.
- Ça va aller, ne vous en faite pas, déclara Hoshiko.
- Très bien, à demain, répondit Kaede avant de leur souhaiter bonne nuit et de partir avec Inuyasha et Kagome.
Hoshiko ne bougea pas, tentant de remettre de l'ordre dans ses pensées. Il allait falloir qu'elle apprenne à méditer. Et ça, elle ne pouvait pas le faire seul. Elle demanderait le lendemain à Kaede de l'aider. C'était la seule solution. Rin la sortit de ses pensées.
- Grande sœur... c'est vrai que tu n'aimes plus Sesshômaru-sama ? s'enquit Rin.
- Rin... est-ce que nous nous aimions vraiment ? demanda-t-elle.
- Vous ne vous l'êtes jamais dit parce que vous n'arrêtiez pas de vous chercher, répondit franchement la petite.
Hoshiko lui sourit gentiment en lui ébouriffant les cheveux avant de la mettre au lit et de se coucher à son tour. Rin disait vrai, elle n'en doutait pas. Cela expliquerait encore mieux le fait qu'elle ait réagit instinctivement à l'insulte d'Inuyasha. J'ai honte... le pauvre... en plus il était de mon côté... Hoshiko s'endormit ainsi, plongeant dans un sommeil plutôt agité, Rin dans ses bras.
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A Suivre...
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J'espère que ce chapitre vous a plu autant que les précédents.
N'hésitez pas à me laisser vos impressions, elles m'aident à avancer et à m'améliorer ! =)
Sur ce, je vous dis à bientôt,
Rendez-Vous au prochain chapitre ! =)
