Lalolyen d'Eryn Vorn : haha ! C'est pas grave, j'aime autant quand tu fais de longs commentaires. C'est vrai, Sesshômaru aurait besoin d'en apprendre plus, beaucoup plus, sur la psychologie féminine. Mais qu'est-ce qui te fais penser que c'est l'oeuvre de Raziel cette perte de mémoire ? =) Bref, je suis contente que le dernier chapitre t'ai plu. Voici donc maintenant le chapitre 18, je n'ai pas le coeur à te faire attendre aussi longtemps que je l'avais premièrement pensé, puisqu'il est déjà écrit ! =) Bonne lecture !
Edhna : Jer suis contente que tu aimes =) Bonne lecture !
Elwing Carter : Contente que ça t'ai plus, Onee-chan. Je te souhaite donc une bonne lecture et amuses-toi bien avec ce chapitre que je te dédie ! =)
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Chapitre 18
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Chemins de mémoire et de sentiments
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Des semaines. Cela faisait des semaines que Hoshiko tentait de recouvrer sa mémoire, sans y parvenir. L'enfoiré de bâtard qui m'a ensorcelé a été vachement précautionneux ! Kaede lui avait enseigné quelques rudiments de méditations, mais elle n'arrivait pas à se débrouiller. Cependant, si elle ne recouvrait pas sa mémoire... elle pourrait recommencer tout à zéro, non ? Mais ce serait un peu chiant. Elle se demandait même si elle arriverait à recommencer avec Sesshômaru. Non, hors de question ! Je me demande comment j'ai pu tomber amoureuse, selon Kaede et Rin, de cet être infecte !
Miroku vint la sortir de sa frustration, puisqu'elle n'arrivait pas à méditer, pour aller manger avec lui et toute sa famille ainsi qu'Inuyasha, Kagome et leur fils. Rin était également là et vint sauter dans les bras de la jeune femme qui s'était réhabituée au rôle de grande sœur protectrice. L'instinct maternel, ça ne s'oubliait pas.
Kagome confia Akiko à Hoshiko en le lui mettant dans les bras avant de s'absenter un moment. Sango, Miroku et Inuyasha s'amusèrent un peu de l'hésitation de la jeune fille au tout début qui, finalement, reprit confiance en elle et berça doucement le bambin.
- Et quel âge a-t-il ce petit bonhomme ? demanda Hoshiko.
- Il aura un an dans trois jours, répondit Inuyasha en caressant le joue de son fils.
- Il est adorable ! sourit Hoshiko avant de le rendre à son père.
- Un jour tu auras tes propres enfants que tu trouveras plus adorables que tout, déclara Miroku avant d'embrasser Sango tendrement en posant la main sur son ventre légèrement arrondi.
- Et vous comptez repeupler la planète à vous tout seuls ? ricana Hoshiko.
- J'y songeais justement, blagua Miroku, faisant rire tout le monde.
L'ambiance était détendue, chaleureuse. Comme si rien n'avait changé, comme si tout avait toujours été ainsi. Hoshiko avait ce sentiment que ce n'était pas la première fois qu'elle se comportait ainsi avec eux. Même si ses souvenirs lui faisaient défauts, elle sentait qu'ils avaient été très proches tous.
Ranmaru entra à son tour et s'assit à côté de Hoshiko. Durant ces semaines où elle était restée au village, ils avaient recommencer à zéro. Elle ne savait pas trop où cela allait la mener. Elle commençait à se perdre un peu. Parfois, elle avait comme l'impression que sa tête allait exploser. Elle se sentait comme... coupable. Coupable de trahir Sesshômaru. Cela l'avait étonné, mais puisque Kaede affirmait qu'ils étaient tous deux des âmes-sœurs, elle ne s'en étonnait plus. Cependant... Ranmaru était si attirant, si tentant.
Il était le gendre d'homme que Hoshiko aimait beaucoup. Compréhensif, gentil, taquin, protecteur... Cependant... Sesshômaru avait aussi ces qualités là. Bien qu'il ne les montrent pas. Elle se sentait aussi un peu moins tranquille avec Ranmaru. Pourtant, il ne lui voulait aucun mal... sinon la séduire. Pouvait-elle seulement le lui reprocher ?
Kagome revint avec un sourire qui annonçait une bonne nouvelle... ou pas. Tout le monde la fixa, attendant qu'elle parle, qu'elle annonce la nouvelle qui la rendait si joyeuse. Inuyasha lave les yeux au ciel et s'adossa au mur en jouant avec son fils, se désintéressant totalement de la nouvelle puisqu'il venait de sentir l'odeur. Ranmaru devint soudain un peu plus maussade.
- Qu'est-ce qui se passe ? s'enquit Hoshiko.
- Sesshômaru est de retour, sourit Kagome.
- Ce qui explique pourquoi Inuyasha semble si désintéressé, ricana Hoshiko.
- Et ça explique aussi pourquoi Ranmaru est devenu d'un coup si maussade, ajouta Miroku, très observateur.
Hoshiko se tut et détourna le regard. Si avant sa perte de mémoire, elle n'avait pas été très attentive aux sentiments de Ranmaru à son égard, à présent, elle savait. Et elle se sentait de plus en plus gênée. Pour elle, Ranmaru était un bon ami, certes très attirant, mais il n'y avait pas cette étincelle pour animer le brasier.
- Qu'est-ce que t'attends ? s'écria Kagome à Hoshiko.
- Quoi ? fit Hoshiko.
- Bah va le voir !
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il est pour moi ?
- Bon sang, Sango, aide-moi où je l'assomme ! marmonna-t-elle.
- Tu devrais peut-être aller le voir, conseilla Sango.
- Et pourquoi ça ? C'est lui qui m'a abandonné ! se récria Hoshiko.
- Ah... parce que tu t'es vraiment sentie abandonnée ? Ou soulagée ? fit Miroku de manière assez taquine.
- Inuyasha, aide-moi pour une fois, supplia sa femme.
- Très bien, soupira le Hanyo en se levant, mettant Akiko dans les bras de Kagome avant de l'embrasser tendrement.
Il se tourna enfin vers Hoshiko et l'attrapa pour la balancer sur son épaule. Hoshiko lâcha un cri de surprise et eut le réflexe de lui tambouriner le dos. Un flash lui revint soudainement. Elle se trouvait sur l'épaule de Sesshômaru, de la même manière, et elle lui tambourinait le dos en l'injuriant. Puis, de retour à l'instant présent, Inuyasha la laissa tomber à terre, juste devant Sesshômaru qui la regarda de haut, plutôt étonné.
- Toi je t'interdis de me regarder de haut comme ça ! fulmina-t-elle.
Sesshômaru soupira et décroisa les bras pour la relever avant de s'éloigner vers les bois. Quoi ? C'est tout ? Pas de réponse cinglante ? Elle était déçue. Si bien qu'elle partit d'un pas rageur à la suite de Sesshômaru.
- Tu crois que ça va mettre encore longtemps avant qu'elle ne retrouve la mémoire ? s'enquit Inuyasha quand Kagome arriva à côté de lui, leur fils dans les bras.
- Kaede a dit que si elle pouvait méditer un peu, ça deviendrait plus rapide, mais elle n'y arrive pas, soupira Kagome.
- Je pense que l'idiot qui vient de revenir pourra l'aider, répondit Inuyasha avant de se détourner pour retourner auprès de leurs amis et finir son repas.
Kagome regarda encore un peu au loin, là où Sesshômaru, puis Hoshiko, venaient de disparaître, avant de rejoindre Inuyasha. Ce dernier soupira. Mais que pouvait bien trouver Hoshiko à cet abruti ? Kagome s'assit à côté de lui et l'embrassa tendrement.
- Qu'est-ce qui te tracasse ? demanda-t-elle.
- Lui... bougonna-t-il. Il a vraiment besoin d'apprendre la psychologie féminine !
- Parce que tu crois que toi tu la connais peut-être, la psychologie féminine ? s'étonna-t-elle, faisant rire leurs amis.
- Oh toi ! grogna-t-il avant de l'attirer vers lui par la nuque et de l'embrasser avec passion.
Un peu plus loin, Shippo et Rin jouaient ensembles. Shippo voulait que Rin oublie un peu tout les problèmes du moment, à savoir la perte de mémoire de sa grande sœur et l'éloignement entre son héros et Hoshiko. Même si lui aussi s'inquiétait. Alors il faisait tout pour la persuader, et se persuader lui-même par la même occasion, que tout rentrerait dans l'ordre et que Hoshiko et Sesshômaru finiraient par mettre leur fierté de côté et s'avouer l'un à l'autre et de fonder leur propre famille.
- Comme ça je pourrais avoir un petit frère, sourit Rin.
- Pourquoi pas une petite sœur ? s'enquit-il.
- Parce que je veux un petit frère ! répondit Rin tout simplement, faisant sourire Shippo.
Un peu plus loin, dans la forêt, un Youkai essayait d'oublier qu'il était poursuivi par une véritable peste. Elle ne cessait de lui dire de s'arrêter, non, de lui ordonner de s'arrêter. Il finit par en avoir assez et la plaqua contre un arbre. Mais il ne le fit pas aussi brutalement qu'il ne l'avait souhaiter. Évidemment, il ne pouvait se résoudre à lui faire du mal. Franchement ! De mieux en mieux !
- Quand vas-tu cesser de me suivre ? fit-il irrité. Je croyais que je n'étais qu'un pervers et un imbécile.
- En effet, répondit-elle tout aussi sec.
- Et bien tu ne devrais pas être effrayée et m'éviter plutôt que de me suivre comme un chien ? asséna-t-il en la lâchant et en s'éloignant de nouveau sans un regard pour elle.
- Tiens, quelle étrange comparaison, lança-t-elle. Le chien, n'est-ce pas plutôt toi ?
Il s'arrêta et grogna. Comment cette petite peste osait-elle lui parler de la sorte ? Pourquoi n'avait-elle pas peur ? Ah oui, j'oubliais, elle n'a jamais eu peur de moi. Elle est bien trop imprudente pour ça ! Il se retourna et revint vers elle. Lui coller une bonne dose de frousse serait sans doute un excellent remède à son imprudence et aussi son insolence envers lui. Alors il l'attrapa à la gorge et se pencha lentement vers elle, ses yeux fixés dans les siens.
- Tu n'as donc pas peur que mon côté pervers resurgisse et que je me montre incorrecte avec toi ? fit-il en allant embrasser la base de son cou et en descendant un peu.
- Arrête ! se débattit-elle. Stop ! s'écria-t-elle en le repoussant finalement.
Il fut satisfait de la petite mais néanmoins présente lueur de peur qu'il voyait dans son regard. Il n'avait pas résisté et l'avait laissée le repousser. Bien évidemment, il ne lui aurait jamais fait de mal, mais au moins, elle avait eu une bonne leçon. Ce qu'il ne voulait pas admettre, c'est qu'en agissant ainsi, il se blessait lui-même et se renfermait chaque jour un peu plus. Bientôt, il redeviendrait le Taiyoukai qu'il avait été avant de sauver Rin. S'il était vrai que l'amour pouvait changer quelqu'un en bien... une blessure causée par lui pouvait également changer quelqu'un... mais en mal.
Il se détourna d'elle en fuyant son regard et s'éloigna, cette fois, sans qu'elle n'ose le retenir. Elle avait eu peur, c'était la pure vérité. Cependant, elle avait ressenti autre chose que de la peur. Son ventre jouait encore les montagnes russes suite aux actions du Youkai. Elle avait eu envie de lui. Même si elle ne savait pas pourquoi, son corps réagissait avec lui. Il réagissait tout seul à son contact. Est-ce que nous avons été plus proche encore que ce que pense Kaede ? Avons-nous été à ce point... fusionnels ?
Hoshiko retourna au village. Il fallait qu'elle en ait le cœur net. Mais... qui pourrait lui répondre ? Surtout à ce sujet... Il ne devait pas y avoir grand monde pour savoir s'ils avaient franchi ce pas là. Peut-être que Jaken... Elle eut un sourire sournois. Oui, lui, il saurait sans doute lui répondre. Elle trouva Jaken avec Rin et Shippo et se dirigea vers le petit groupe.
- Hey, crapaud, suis-moi, lança-t-elle au concerné.
- Hoshiko-sama ? s'étonna-t-il.
- Aller ! s'impatienta-t-elle.
Il la suivit donc, un peu étonné... et un peu énervé également. Si elle n'avait pas été aussi proche de Sesshômaru, jamais il n'aurait accepté qu'elle ne lui parle de la sorte et ne l'insulte de crapaud. Il la suivit tout de même et attendit qu'elle lui explique pourquoi elle voulait lui parler. La jeune femme s'assit dans l'herbe et prit une grande inspiration.
- Voilà Jaken... pourquoi, tout d'abord, tu m'appelles Hoshiko-sama ? se lança-t-elle.
- Parce que Sesshômaru-sama vous considère comme son égale... ou presque, ajouta-t-il.
Hoshiko leva un sourcil. Juste pour ça ? Non, ça, c'était pas possible. Il y avait forcément quelque chose d'autre derrière cette marque de respect. Jaken commençait à transpirer. Aha... c'est donc qu'il me cache quelque chose ! Hoshiko le regarda encore plus intensément.
- Jaken ? fit-elle sur un ton plus qu'évident.
- Très bien, très bien ! s'agita-t-il. C'est parce que vous vous êtes donnée à Sesshômaru-sama, lâcha Jaken en s'en voulant juste après.
Hoshiko ferma les yeux, encaissant la nouvelle. J'en étais sûre ! Cela expliquait maintenant pourquoi son corps réagissait à ce point au contact de Sesshômaru. Donc, elle avait belle et bien été amoureuse de ce Youkai. Cela paraissait difficile à croire vu à quel point il était infecte. Puis, elle comprit. Il se montre ainsi pour m'éloigner de lui ! C'est une façade ! Elle se leva et se mit en tête de le retrouver. Elle allait lui dire sa façon de penser à cet abruti !
[…]
Sesshômaru avait décidé de se baigner dans la rivière. Il avait besoin de se refroidir un peu. La proximité avec Hoshiko n'avait pas été une si bonne idée que ça. Bien qu'il ait eu la satisfaction de voir la peur dans ses yeux. Au moins une chose positive. Elle sera plus prudente à l'avenir... C'est pourquoi il se déshabilla et entra dans l'eau froide.
"T'éloigner d'elle n'est pas la meilleure solution que tu ais trouvé..."
Sesshômaru ne se donna même pas la peine de répondre. Si Raziel avait une meilleure solution, il avait qu'à la lui dire. Il n'aimait pas tourner autour du pot ou jouer à la devinette. Et il en avait plus que marre que le Seigneur des anges le fasse tourner en rond.
"Aide-la à méditer..."
Sesshômaru se figea. C'était bien la première fois que Raziel lui donnait clairement la solution. Il hocha donc la tête. Acquiesçant ainsi à cette solution. Si elle avait besoin d'aide pour méditer, il pouvait sans doute l'aider. A condition qu'elle arrête d'être aussi têtue. Mais ça, il pouvait toujours rêver. Et il le savait parfaitement. Le chemin de la mémoire n'était pas le plus évident, c'était bien l'un des plus difficiles. Mais pourtant, il n'était pas aussi difficile que celui des sentiments.
Il se retourna en entendant un bruissement de feuille. Hoshiko venait d'arriver avec une serviette et des vêtements. Apparemment, elle venait se laver dans la rivière. Elle ouvrit des yeux ronds en le voyant et rougit légèrement avant de lui tourner le dos. Son cœur battait la chamade et il l'entendait très bien.
- Mais... qu... qu'est-ce que tu fous là ? demanda-t-elle.
- Ce n'est pas évident ? fit-il en levant un sourcil.
- Si, enfin... je... je reviendrais plus tard... marmonna-t-elle.
- Pourquoi ne pas venir méditer toi aussi ? la retint-il.
- Méditer ? répéta-t-elle en se retournant pour le fixer. Tu pourrais m'apprendre ?
- Aller, déshabille-toi et vient me rejoindre.
- Me déshabiller ? Hors de question ! s'écria-t-elle.
- Je te tournerai le dos le temps que tu puisse entrer dans l'eau, soupira-t-il en joignant le geste à la parole.
Hoshiko hésita, mais voyant qu'il tenait parole, se dévêtit et entra dans l'eau pour avancer jusqu'à n'avoir plus que les épaules et la tête de visible. Sesshômaru se retourna pour lui faire face et observa son visage légèrement rosi. Elle était gênée et évitait son regard. Cela la rendait encore plus vulnérable et... désirable. Il prit une longue respiration pour se calmer, fit quelques pas en arrière pour s'éloigner un peu d'elle.
- Bien... commence par fermer les yeux.
Elle le fixa avec méfiance. Apparemment, elle n'est pas prête de me faire confiance. Il soupira et chercha comment l'amener à lui faire un tant soi peu confiance. Il posa doucement ses mains sur ses épaules et lui tourna la tête pour plonger ses yeux dans les siens.
- Écoute. Je sais que tu ne me fais pas confiance, mais essaye. Je ne peux pas te faire de mal, je suis sûr que tu le sens au fond de toi.
Elle continua de le fixer dans les yeux avant de finalement fermer les yeux, décidant de suivre ce sentiment de confiance qu'elle avait, enfoui là, tout au fond d'elle. Sesshômaru sourit légèrement avant de s'écarter de nouveau. Mieux valait ne pas trop tenter le diable.
- Maintenant, essaie de faire le vide en toi. Oublie tous tes problèmes, jusqu'à ce qui t'entoure, la guida-t-il tout en continuant de la fixer.
- Je n'arrive pas à oublier tout... souffla-t-elle.
- Cette clochette attachée dans tes cheveux, je ne te l'ai pas mise pour rien, dit-il.
- C'est toi qui me l'a donnée ? s'étonna-t-elle en ouvrant les yeux.
- Concentres-toi sur le son de cette clochette, chaque fois que le vent la fait bouger, chaque fois qu'un mouvement de ta tête la fait bouger, déclara-t-il.
- Tu n'as pas répondu à ma question, fit-elle remarquer en le fixant.
- Pourquoi veux-tu que j'y réponde, cela ne t'apportera rien, éluda-t-il. Essaye, lui demanda-t-il de nouveau.
Il la fixa avec intensité, jusqu'à ce qu'elle finisse par fermer les yeux. Elle tenta de nouveau de faire le vide. Le vent secoua les feuilles ainsi que l'herbe. Le vent secoua également la clochette accrochée à ses cheveux. Cela lui permit de faire le vide. Sesshômaru la sentit se détendre doucement.
- Maintenant, essaye de plonger au plus profond de toi, c'est là que tu pourras trouver les réponses que tu cherches, termina-t-il avant de se diriger vers la rive pour la laisser seule.
- Sessh... gémit-elle, en proie à des tremblements.
Il se stoppa et se tourna pour l'observer. Elle semblait absente, comme déconnectée. Cependant, elle avait peur. Il vit une larme tomber dans l'eau calme de la rivière. Cela l'alarma. Il revint vers elle et caressa doucement ses épaules. Elle ouvrit les yeux, se retourna et se blottit dans ses bras avant de refermer les yeux, retournant à sa méditation.
- Merci... je me sens tellement en sécurité dans tes bras... murmura-t-elle avant de refaire le vide.
Sesshômaru ne répondit rien. Il ne savait plus trop quoi penser. Où en était-il ? Quels sentiments éprouvait-il ? Il était totalement perdu. Il se perdait constamment sur ce chemin complètement sinueux qu'était l'amour. Mais pourtant, il finirait par l'arpenter avec plus de confiance et sans se perdre, tant qu'il aurait Hoshiko à ses côtés. Mais il ne pouvait pas le lui dire. Pas pour le moment. Il se contentait juste de l'aider à retrouver sa mémoire, après... il improviserait.
Il dut faire preuve d'un immense contrôle sur lui-même durant le temps de la méditation de sa protégée. Elle était si désirable, sa peau était si douce et chaude, elle était si belle. Et de plus, collée ainsi à lui... Ne pense pas à ça abruti ! Il se força à faire le vide lui aussi, à méditer pour ne plus penser à son corps physique qui commençait à s'enflammer. Non, qui était déjà un immense brasier. Surtout à un certain endroit...
Hoshiko, elle, était complètement déconnectée, son esprit fouillant au fin fond d'elle-même. Ce qui expliquait pourquoi elle ne ressentait pas la torture qu'elle imposait au Taiyoukai. Mais Sesshômaru n'était pas du genre à céder aussi facilement à ses impulsions. Il l'avait fait une fois, il ne le referait pas une deuxième fois. Il en était complètement hors de question. Il ne devait pas la corrompre, elle, si pure et douce... Cette petite peste a bien des facettes... Peste en apparence tout comme lui semblait intouchable et impassible, mais à l'intérieur... C'était tout autre chose qu'ils cachaient tous deux...
Un peu plus loin, quelqu'un les observait dans l'obscurité de la nuit tombante. Il avait de longs cheveux de nuit et se sentait blessé dans son cœur. Oui, Ranmaru observait de sa cachette, se faisant mal volontairement afin qu'il puisse oublier Hoshiko. Mais hélas, il n'y arrivait pas. Même privée de ta mémoire Hoshiko, tu es attirée vers lui... Je ne peux pas vous séparer... Alors, comme une ombre, il partit, les laissant seuls, sachant bien que, si quelqu'un pouvait l'aider à retrouver la mémoire, ce n'était certainement pas lui, mais Sesshômaru.
Dans son esprit, Hoshiko visualisa quelque chose. Cela appartenait-il au passé, elle l'ignorait. Et puis... si cela appartenait au passé, était-ce le passé proche, ou le plus lointain ? Toujours est-il qu'elle y voyait Sesshômaru, collé contre elle, dans une rivière en pleine nuit. Elle était adossée à un rocher, ou plutôt, il la maintenait contre un rocher, embrassant chaque parcelle de la peau de son cou et de ses épaules, allant même jusqu'à sa poitrine. Est-ce que ça s'est vraiment passé ?
"Oui..."
Papa ?
"C'est moi, Hoshiko..."
Ce que j'ai vu s'est réellement passé ?
"Oui"
Elle rouvrit soudainement les yeux et s'éloigna un peu de son protecteur qui ouvrit à son tour les yeux, la tenant toujours dans ses bras. Il plongea ses yeux d'ambre dans ceux bleus profonds de la jeune femme. Je veux en avoir le cœur net... S'il était vrai que son corps gardait les réflexes, alors il réagirait tout seul avec ou sans mémoire. Elle se recolla alors à lui, le surprenant un peu. Elle caressa doucement la peau de son torse, savourant la douceur et la chaleur de cette dernière sous ses doigts. Le Youkai se tendit légèrement et ferma les yeux, laissant échapper un petit grognement de désir.
Hoshiko en fut un peu surprise. Elle laissait son instinct la guider, mais elle n'aurait jamais pensé qu'il la désirait ainsi, lui l'insensible et le froid Sesshômaru. Pourtant, dans sa vision, elle l'avait vu si tendre, son visage reflétait un tel désir, une telle douceur... Comment était-ce possible ? Cacherait-il qui il est vraiment pour quelques raisons ? Elle remonta ses mains pour venir caresser ses épaules et la base de son cou. Ce fut à ce moment que Sesshômaru craqua.
Ne tenant plus, il plongea sur ses lèvres et les emprisonna avec passion. Après tout, il n'avait rien à se reprocher, c'est elle qui l'avait invité et lui avait fait des avances ! Alors pourquoi aurait-il refusé ? Il la ramena vers la rive, tout en caressant son corps si parfait de ses mains habiles. Il l'allongea dans l'herbe, tout en l'embrassant et fit descendre ses lèvres vers sa poitrine où il lui fit découvrir des plaisirs sans noms. Puis, une de ses mains remonta de son mollet jusqu'à sa cuisse, lui faisant plier la jambe par pur réflexe.
Hoshiko semblait hors de la réalité. Ce qui se produisait à ce moment, elle aurait dû en être effrayée, elle n'avait jamais fait ce genre de chose. Mais pourtant, son corps se souvenait de Sesshômaru. Peut-être le corps de ce dernier pourrait l'aider à récupérer la mémoire perdue. Comme s'il avait lu ses pensées, Sesshômaru se pressa un peu plus contre elle, réussissant à lui arracher un gémissement de désir et de plaisir.
Il s'arrêta un moment, essayant de réfléchir. Était-ce vraiment une bonne idée de faire ça ? Après tout, elle ne savait rien, elle était encore privée de sa mémoire. C'était profiter d'elle, et il ne voulait pas ça. Cependant, elle ne lui laissa pas le choix. Elle les fit rouler pour se retrouver sur le dessus, l'embrassant avec tendresse et envie. Elle avait entortillé ses mains dans ses cheveux. appréciant leur douceur tandis qu'il enroulait ses bras autour d'elle, la serrant contre lui avant de rouler de nouveau pour reprendre le dessus.
Il s'arrêta un moment pour se redresser et la regarder. Elle ouvrit les yeux et vit dans ceux du Youkai, l'hésitation malgré le désir. Elle caressa ses joues sans vraiment réfléchir ni se demander pourquoi. Elle avait décidé de laisser son corps la guider, puisqu'il était le seul à se souvenir. Sesshômaru fut surpris par ce geste et sa surprise apprit à Hoshiko qu'il n'était pas habitué aux gestes de tendresse.
- Il vaut mieux ne pas continuer, souffla Sesshômaru en commençant à se redresser.
- Non, l'en empêcha-t-elle.
- Tu ne sais pas ce que tu fais, contra-t-il.
- Mais mon corps si, répondit-elle. Il se souvient de toi, il réagit à ton contact...
Comme pour le prouver, quand sa peau effleura celle de la jeune femme, elle se cambra gracieusement. Ainsi donc... son corps se souvient du mien... ? Et il serait capable de l'aider à retrouver la mémoire perdue ? Pourquoi pas ? Après tout, elle ne voulait pas qu'il s'arrête. Rien ne servait de la contrarier cette petite peste. Cette petite peste à l'instant si belle et désirable.
Elle passa ses mains derrière sa tête, agrippant ses cheveux argentés, avant de l'attirer à elle pour l'embrasser. Il se laissa faire avant de se décider à prendre les commandes. Il s'allongea complètement sur elle, embrassant chaque millimètres de peaux qu'il rencontrait sur son chemin jusqu'à sa poitrine qu'il malaxa ensuite de ses mains fermes mais à la fois douces, faisant courir ses lèvres jusqu'à son nombril.
Il captura de nouveau ses lèvres tandis qu'il se positionnait entre ses jambes avant d'unir leur deux corps d'un puissant coup de reins. Elle se cambra sous lui pressant ainsi son buste au sien dans cri de plaisir. Il emprisonna ses lèvres afin d'étouffer ses gémissements qui risquaient d'être entendus par les oreilles assez fines comme celles d'Inuyasha. Si ce dernier venait à savoir ce qu'ils faisaient à l'instant, il en serait furieux, Sesshômaru en était certain. Son demi-frère considérait Hoshiko comme une petite sœur et était sur-protecteur avec elle. C'était parfois amusant de le voir s'énerver quand cette dernière se rapprochait trop de lui. Mais de là à le laisser savoir ça, pas question !
Le plaisir qu'il ressentait à cet instant était encore plus grand que lors de la première fois. Et il remarquait que cette fois, il était encore plus doux et attentionné. Il ne le faisait pas seulement par désir, et il ne comprenait pas trop pourquoi. C'est... c'est ça l'amour ? Hoshiko le ramena à ce qu'ils faisaient en s'emparant avec vigueur de ses lèvres, ses mains en coupe autour de son visage.
Ils arrivèrent finalement à l'extase et se laissèrent emporter par cette puissante vague de jouissance. Ils restèrent immobiles un moment, reprenant leur souffle. Sesshômaru se sentait si bien, si... complet, entier. Et il en allait de même pour Hoshiko. Seulement, à ce moment, elle n'était pas encore redescendue sur Terre. Elle avait encore un combat à mener. Celui de la mémoire.
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A Suivre...
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Ce chapitre n'est pas encore celui où elle retrouvera la mémoire, j'en suis navrée.
Vous devez être patient, peut-être le prochain chapitre sera le bon ? Qui sait ?
En attendant, j'espère que ce chapitre là vous a plu.
N'hésitez pas à me faire part de vos impression, cela me fait toujours plaisir. =)
Je vous dit à bientôt... pour le prochain chapitre ! =)
