Elwing Carter : Oui, pauvre Ranmaru, mais ne t'en fais pas, je pense que pour lui, les choses vont prendre un tournant décisif dans les chapitres à venir. Après, est-ce que c'est bien pour Hoshiko et Sesshômaru, c'est une autre histoire ! Et puis, c'est vrai qu'il est tout gentil, tendre et sensible ce Ranmaru. C'est à se demander pourquoi Hoshiko ne tombe pas même privée de sa mémoire, sous son charme. bah... Personne ne peut se mesurer à Sesshômaru, même si parfois, on aimerait bien lui mettre un bon coup de pied au derrière pour qu'il se décide à avouer ce qu'il a sur le coeur ! lol Ouais, c'est bizarre que tu adores la fin, je comprends pas pourquoi dis donc ! 00' xD Bonne lecture grande soeur !

Lalolyen d'Eryn Vorn : Là encore je pense que tu ne seras pas trop déçue du délai d'attente, hein ? xD Je fais au plus vite, mais faut quand même que ce soit bien fait, non ? lol Alors, pour Miroku et Sango, j'ai comme dans l'idée qu'ils n'ont pas encore fini d'avoir des mômes, mais bon... c'est leur famille, hein ? xD Et encore, Ranmaru n'a pas totalement abandonné, il retentera sa chance quand ce sera le bon moment, c'est qu'il est quand même malin le p'tit gars ! Je suis tout à fait d'accord avec ta citation et c'est exactement la façon de faire de notre petite Hoshiko, même si Sesshômaru n'applique pas assez souvent ce principe, dommage, y aurait plus de lemons ! xD Bah écoute, tu m'as donné l'idée, je vais pas faire comme si je l'avais pas vue ! lol Quand à Raziel, il peut toujours essayer de changer de professions, mais il a quand même tout un monde de lumière à gérer, le rôle de cupidon en plus, il risque de plus savoir où donner de la tête, non ? haha. Bah, Ranmaru n'est pas si voyeur que ça, la preuve, il a le bon goût de partir avant que ça commence ! xD Pas comme certaines en tout cas ! Tu t'es bien rincé l'oeil ? xD Bonne lecture j'espère que ce chapitre te plaira ! =)


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Chapitre 19

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Inu rouge ?

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Sesshômaru resta allongé, la tête reposant sur la poitrine de Hoshiko qui, à peine en contact avec la réalité, caressait ses cheveux avec tendresse de façon machinale. Il ferma les yeux, savourant ce moment qui était pour lui magique et qu'il n'aurait sûrement plus jamais la chance de vivre. Il accentua un peu l'étreinte de ses bras sur le corps de la jeune femme, afin de la sentir encore plus proche de lui.

Hoshiko, elle, était comme dans un rêve éveillé. Elle voyait les choses, mais ne parvenait pas à tout interpréter ni comprendre. Des images de batailles, de voyages, de poursuites, de rires, de discussions... Tout se mélangeait dans sa tête et elle n'arrivait pas à faire le tri. Alors, comme pour se protéger de cette confusion, elle s'endormit sans vraiment l'avoir voulu.

Sesshômaru se redressa après une bonne heure et se rhabilla, jugeant qu'ils avaient assez tardé. Il rhabilla également Hoshiko, sans pour autant la réveiller et la souleva dans ses bras pour la ramener au village. Il entra dans la chaumière de la jeune fille et l'allongea dans le futon avant d'aller s'asseoir contre le mur un peu plus loin, en retrait, pour la veiller. En se réveillant, elle ne l'aurait peut-être pas très bien pris s'il avait dormi avec elle.

[…]

Le soleil vint caresser de ses rayons le jolie petit minois endormi. Hoshiko fronça les sourcils avant de lentement ouvrir les yeux. Elle ne se redressa pourtant pas. Elle tenta de reprendre ses esprits. Elle ne savait plus lequel du rêve ou de la réalité était justement la réalité. Elle avait eu l'impression que son rêve était trop réel pour n'être qu'un rêve.

Sesshômaru l'observait, sans un bruit. Il n'avait pas dormi de la nuit. Trop occuper à se traiter d'imbécile pour n'avoir pas su résister à la tentation. Cela faisait deux fois qu'elle lui faisait perdre son contrôle, qu'elle lui faisait tout simplement perdre la tête. Comment était-il supposer lui résister après ça ?

"Qui te dis que tu es supposé lui résister ?"

Sesshômaru manqua de grogner. De quoi ce mêlait-il encore celui-là ? Il pouvait pas aller voir ailleurs de temps en temps, au lieu de lire dans ses pensées ? Il n'aimait pas cette idée de s'attacher aux autres. Et maintenant que ce lien entre eux deux étaient hors course et peut-être pour toujours, il ne voulait pas la mettre en position de danger.

"C'est en faisant cela que tu te mets en danger, et elle avec."

Et en faisant quoi exactement ?

"En t'éloignant d'elle."

Et en quoi cela me met-il en danger ?

"Tu ne fais que penser à elle quand elle n'est pas près de toi... Tu n'arrives plus à te concentrer."

Il détestait l'admettre. Mais Raziel avait raison. Il ne faisait que penser à elle. C'était pour cette raison qu'il était revenu si rapidement au village. Il ne faisait que s'inquiéter pour elle. Pas une fois elle ne quittait son esprit. Jamais. Je suis faible...

"Rappelles-toi des dernières paroles de ton père."

Sesshômaru ne répondit rien. En quoi ces dernières paroles pouvaient l'aider à résoudre ses problèmes. Puis, avant même qu'il ne s'en aperçoive, il sut. Hoshiko était la seule et unique chose qu'il avait, et cela l'écœurait de l'avouer, peur de perdre. La seule qu'il ne voulait pas perdre. C'était pourquoi il était revenu si rapidement auprès d'elle pour vérifier qu'elle allait bien. Et c'était pourquoi il n'était rassuré qu'en l'ayant à ses côtés car il savait ainsi qu'elle allait bien. Hoshiko était la seule chose qu'il avait à protéger. Oui père... j'ai comprit à présent... et j'ai quelque chose à protéger...

- Sesshômaru... ? appela la voix hésitante de Hoshiko, le faisant sortir de ses pensées.

Il releva la tête pour la voir assise dans son futon, le corps tremblant comme si elle avait peur. Ses yeux étaient absent. Il se précipita vers elle sans vraiment se rendre compte de ce qu'il faisait. De quoi avait-elle peur ? Que voyait-elle ?

A ce moment, Kaede entra. Elle avait pressenti que Hoshiko était entrée dans une phase difficile et plus ou moins longue sur le chemin de sa mémoire perdue. Elle s'était dit qu'elle aurait peut-être besoin d'elle. Et elle n'avait pas eu tord. En voyant Sesshômaru auprès d'elle sans oser la toucher ni même dire quoi que ce soit, elle comprit également que le Youkai ne savait pas quoi faire et qu'il s'inquiétait. Ses émotions deviennent si évidentes quand cela touche Hoshiko...

- Elle est en train de récupérer ses souvenirs, ne t'en fais pas, déclara la vieille miko en venant s'asseoir près de la jeune fille, la rallongeant doucement et la couvrant bien.

- Elle recouvre sa mémoire ? répéta Sesshômaru en fronçant les sourcils.

- Du moins... quelque chose l'a guidé vers la bonne voie, le bon chemin pour qu'elle la retrouve, répondit Kaede.

Sesshômaru comprit tout de suite ce qui avait permis cela. Il ferma les yeux et détourna la tête. Il avait fait appelle à la mémoire du corps de la jeune fille. Il l'avait réveillé avec le sien. C'était à la fois une bonne et une mauvaise chose. Une bonne car cela allait lui permettre de redevenir elle-même, une mauvaise car cela allait les rapprocher encore plus qu'il ne le voulait.

Hoshiko transpirait et s'agitait, comme si elle était victime d'un effroyable cauchemar. Kaede était revenue avec de l'eau fraîche et du linge. Elle imbiba un morceau de tissu dans l'eau fraîche et épongea le front de la jeune inconsciente avec une tendresse maternelle. Sesshômaru, lui, s'était éloigné, regardant la scène sans vraiment s'y intéresser. Et puis quoi encore, il était toujours un Taiyoukai ! Il avait sa dignité, et il n'était pas du tout attendri par cette scène. Pas du tout non... En fait si... Pff... Il était plus attendri qu'il ne l'aurait souhaité.

- Kaede-sama ! l'appela Rin en entrant. On a besoin de votre aide, fit-elle avec empressement.

- Que se passe-t-il ? s'enquit Kaede.

- Un accouchement difficile, répondit Rin. Kagome ne sait pas comment faire...

- Je viens. Sesshômaru, prends la relève, elle aura besoin de toi, fit Kaede avant de s'en aller avec Rin.

Comment ça prendre la relève ? Sesshômaru était complètement abasourdi. En quoi la petite peste aurait besoin de lui ? Il alla tout de même s'asseoir près d'elle. Mais la voyant transpirer et s'agiter, il ne put pas faire autrement que de se sentir mal pour elle. Énervé par sa nouvelle capacité à plaindre les autres, il plongea un linge propre dans l'eau froide pour en tamponner le front de la jeune femme. Il entreprit également de lui rafraîchir le visage, le cou et le haut de la poitrine par le même procédé. Elle passe du chaud au froid... va-t-elle seulement être capable de tenir le coup ?

[…]

"Hoshiko..."

La jeune femme flottait dans une clarté aveuglante. Elle était éveillée mais complètement hors du temps et de l'espace. Une main se tendait vers elle et elle hésitait quant à la manœuvre à suivre. Elle se sentait dans climat de confiance et de paix complètement surréaliste, ce qui l'amenait, bien évidemment, à s'en méfier.

"Prend ma main... je vais te guider..."

Alors, elle attrapa cette main et se laissa entraîner dans cette lumière aveuglante qui l'obligeait à fermer les yeux. Elle se retrouva aux côtés d'un homme plutôt grand, avec de longs cheveux blonds ondulés cascadant dans son dos et des yeux similaires aux siens. Il avait un visage pâle et fin et deux grandes ailes d'un blanc éclatant sortant de son dos.

- Où suis-je ? demanda-t-elle. Qui êtes-vous ?

"Je suis Raziel, ton père."

- Mon... père ? répéta-t-elle, éprouvant de la difficulté à le croire.

"Laisse-moi te guider sur le chemin de ta mémoire."

- Comment puis-je vous croire ? s'enquit-elle.

"Suis-moi, et tu comprendras tout."

Elle le fixa un moment, pesant le pour et le contre. Le pour l'emporta finalement. De quoi aurait-elle peur. De toute façon, elle ne savait même pas où elle se trouvait ni comment sortir de cet endroit de lumière. Autant le suivre. De plus, il prétendait être son père. Peut-être disait-il la vérité, elle ne connaissait rien de ses véritables origines. Alors elle attrapa sa main encore une fois, décidant de lui faire confiance.

Quand elle rouvrit les yeux, elle se trouvait assise sur quelque chose ressemblant fort à un nuage. Raziel se tenait en face d'elle, lui-même assis. Il la regardait avec fierté et tendresse. Elle ne se déroba pas à son regard.

- Vous dites que je suis votre fille... mais qu'est-ce que je suis alors ? demanda-t-elle.

"Chaque choses en son temps mon enfant. Pour l'heure, il te faut retrouver ce que tu as perdu."

Il claqua des doigts et elle sentit resurgir du fin fond de son âme des sentiments et émotions oubliées. Sa mémoire commença à lui revenir par bribe. Un premier flash se produisit. Elle se trouvait aux côtés d'un hommes ressemblant étonnamment à Sesshômaru. Inutaisho... Il lui disait de veiller sur son enfant et Izayoi après sa mort et elle le lui promettait, les larmes roulant sur ses joues. Des mains se posaient sur ses épaules, l'amenant en arrière pour se retrouver dans les bras de Sesshômaru, à ce moment plus jeune. Il la réconfortait et lui prodiguait... de l'amour ?

- C'est la clé de votre puissance, disait le père. Votre amour vous sauvera tous deux.

Un autre flash l'emmena à un autre moment. Celui où elle rencontrait Sesshômaru pour la seconde fois. Sa réaction n'avait pas été différente de celle qu'elle avait eu après sa perte de mémoire. Les scènes où elle lui marcha sur les pieds la firent bien rire et elle commença à se rappeler, à se retrouver elle-même.

Un autre flash, elle se retrouva dans une rivière, reculant tandis que Sesshômaru avançait tel un prédateur et elle était sa proie. Elle se retrouvait contre un rocher, et lui contre elle et elle se donnait à lui. Cette scène, elle l'avait vu à travers sa méditation et lui avait permis de comprendre un peu comment retrouver sa mémoire. Se servir de la mémoire de son corps était le seul moyen pour retrouver ses souvenirs. Et cette vision lui avait indiqué comment.

Raziel sourit avant de renvoyer son esprit dans son corps, ayant accompli ce qu'il souhaitait. Sa fille venait de se retrouver elle-même, et le lien allait se réveiller. Ainsi ils pourraient poursuivre ce qu'ils avaient commencer et débarrasser le monde de cette ombre oppressante qui grandissait.

[…]

Hoshiko avait cessé de transpirer et de s'agiter. A la place de cela, une expression de bien être occupait son visage. Sesshômaru continuait de la veiller. Cela faisait un bon moment que Kaede était partie. Le Youkai n'avait plus grand chose à faire à présent, sinon veiller sur elle. Mais une question lui tiraillait l'esprit. Comment se faisait-il qu'elle se soit détendue d'un coup ? Quelqu'un l'avait-il aider à combattre la noirceur et l'obscurité ainsi que ses plus grandes peurs pour l'amener vers la lumière ?

Sesshômaru ne dormit pas la nuit qui suivit. Il continua de la veiller, se demandant bien quand elle finirait par se réveiller. Et si elle allait retrouver sa mémoire ou non. Il fallait à tout prix qu'il retrouve celui qui avait attaqué Hoshiko. Peut-être pourrait-il le mener à la source du mal ? C'était une possibilité, cependant, cela profitait à pas mal de monde que Hoshiko perde la mémoire, non ? Cela avait permis de l'éloigner de lui. Perspective alléchante pour certains... Hum... Mais en a-t-il seulement le pouvoir ?

Quand l'aube se leva et que les premiers rayons du soleil touchèrent Hoshiko, un phénomène se produisit. Alors qu'elle ouvrait les yeux, une lueur mauve nacrée jaillit de son front et de son dos avant de l'englober toute entière. Alertés par cette lumière qui avait été visible de l'extérieur, Kaede, Kagome, Inuyasha et toute la bande se précipitèrent dans la chaumière.

Hoshiko se redressa et observa tout autour d'elle. Elle se souvenait de tout. Y comprit de la période où elle avait perdu sa mémoire. Elle chercha une personne des yeux. Quand elle la trouva, Hoshiko se leva. Elle se dirigea vers lui qui s'était relevé quand le phénomène avait commencé et se planta devant lui.

- Sesshômaru... murmura-t-elle. Je suis désolée... fit-elle en baissant les yeux. Ce n'est pas de ta faute ce qui est arrivé. Je n'aurais pas dû m'enfuir. Si Raziel ne me parle pas, c'est qu'il a sûrement ses raisons. Pardon...

Elle laissa couler ses larmes sans vraiment l'avoir voulu. Sesshômaru leva la tête pour regarder le plafond, tentant de réprimer la pulsion qui lui commandait de la prendre dans ses bras et de la réconforter. Il finit tout de même par l'enlacer et lui caresser le dos, sans un mot. Ce simple geste qui signifiait qu'il la pardonnait. Bien évidemment, comment aurait-il pu en être autrement ?

Tout le monde s'en alla discrètement, sans faire de bruit, ne voulant pas troubler les touchantes retrouvailles, si l'on pouvait appeler ça comme ça. Hoshiko passa ses bras dans le dos du Seigneur de terre de l'ouest et enfouit son visage dans son torse.

- Maintenant que tu es de nouveau toi-même, on va pouvoir repartir, déclara-t-il au bout d'un moment en l'éloignant de lui et en partant.

- Pff... lui, il ne changera donc jamais, soupira-t-elle.

"Il a seulement peur, il ne faut pas lui en vouloir. L'amour peut-être effrayant et blessant. Quand tu as perdu la mémoire, il s'est senti trahi."

- Papa ! fit-elle.

"Je suis désolé pour ne pas t'avoir parlé, mais il valait mieux que je laisse votre lien s'endurcir se développer de lui même."

- Je ne t'en veux pas...

"Essaya plutôt de ne pas lui en vouloir à lui. C'est dur pour lui aussi, il a si peu confiance envers les autres."

- Je l'aiderai à retrouver la confiance, déclara-t-elle avant de quitter la chaumière pour aller saluer tout le monde et leur expliquer tout.

Raziel, du monde invisible, la couva du regard avant de vaquer à ses obligations. Il avait plusieurs personnes à voir et des ordres concernant certains agents du bien à donner. Il lui fallait protéger sa fille du mieux qu'il pouvait, car d'elle dépendait le destin de tous. Elle seule pouvait détruire la source du mal. Mais pour cela, il allait lui falloir en payer le prix.

[…]

- Alors tu te souviens de tout à présent ? demanda Kagome en berçant son fils.

- Oui, acquiesça-t-elle en souriant.

- Et vous allez repartir ? demanda-t-elle en connaissant déjà la réponse.

- Oui, Sesshômaru aimerait en finir au plus vite, répondit la jeune femme, plus sérieuse. Et puis... j'aimerai savoir comment on a pu me faire perdre ma mémoire, et pourquoi... fit-elle pensive.

- Peut-être pour t'éloigner de Sesshômaru et briser le lien ? conjectura Inuyasha qui venait de s'asseoir à côté de sa femme.

- C'est possible, mais improbable... il y a sûrement une autre raison... réfléchit-elle.

- Pourquoi ce serait improbable ? s'enquit Inuyasha, fronçant les sourcils d'incompréhension.

- Parce qu'il y a un moyen encore plus simple de briser le lien que de se prendre la tête à lui effacer la mémoire, fit la voix neutre de Sesshômaru.

- Sesshômaru ? fit-elle un peu surprise et ne comprenant pas trop cette réponse vague.

- Quel serait ce moyen ? s'enquit Kagome.

- M'amener à faire un geste impardonnable, répondit Sesshômaru un peu agacé. Hoshiko, on y va, conclut-il en s'en allant.

- Un geste impardonnable ? répéta Kagome sans comprendre tandis que Hoshiko se levait et se dirigeait vers la porte.

- Hey, Hoshiko ! l'interpella Inuyasha.

- Hum ?

- Fais attention à toi, fit-il en la regardant comme un grand frère regarde une petite sœur, avec tendresse.

- Promis, sourit-elle avant de partir.

Inuyasha resta silencieux un moment, n'ayant pas vraiment confiance en Sesshômaru. Après tout, il avait été incapable de la protéger une fois, et cela lui avait valu de perdre la mémoire et d'endormir leur lien, la privant de ses capacités et la rendant plus vulnérable. Cependant, elle lui faisait confiance malgré ça.

- Ne te fais pas de souci pour elle, murmura Kagome. Cette épreuve les a rapproché plus que tu ne le crois, sourit Kagome, mystérieuse.

- Que veux-tu dire ? s'enquit-il.

- Ah non ! Je ne dirais rien ! rit-elle.

- Keh ! fit-il en détournant la tête, mauvais.

Cela eut l'effet de la faire rire encore plus. Alors pour faire taire ses rires, il l'embrassa par surprise, lui faisant ainsi perdre tous ses moyens. Elle faisait moins la maline, notre Kagome, dans cette situation là. Mais elle l'avait un peu cherché dans le fond. Il ne faut jamais se moquer d'Inuyasha. Les conséquences étaient toujours de celles auxquelles on ne s'attend pas !

[…]

Ils avaient quitté le village depuis un bon moment à présent, et Hoshiko semblait toujours aussi tracassée. Une question n'arrêtait pas de lui tourner dans la tête sans qu'elle n'arrive à en trouver la réponse ou à s'en débarrasser. Mais qu'est-ce qu'un geste impardonnable ? Elle n'arrivait pas à comprendre. Quel geste pouvait être entre eux prohibé ?

Sesshômaru avait bien remarqué que depuis qu'il avait parlé de gestes impardonnables, elle semblait en pleine réflexion. Sans doute à cherche ce qu'est un geste impardonnable. Cependant, il n'allait pas le lui dire, cela ne servait à rien puisqu'il avait promis à Raziel de ne jamais le commettre. La question était donc close. Il fallait juste qu'il trouve un moyen de lui faire oublier à propos de cela. Mais comment ?

- Sesshômaru-sama ? Vous ne craignez pas que Hoshiko-sama ne se fasse attaquer de nouveau ? s'enquit Jaken.

Le regard que lui lança Sesshômaru le paralysa et manqua de le faire mourir de peur. Osait-il mettre en doute sa capacité à protéger ce qui lui appartenait ? Jaken n'osa plus prononcer un seul mot de peur de se faire tuer sauvagement par son maître. Ce dernier n'était pas très ouvert à la critique et Jaken se promit ne plus jamais l'oublier.

Sesshômaru se retourna pour s'assurer que Hoshiko allait bien et constata que l'étoile sur son front luisait faiblement. C'était la le signe qu'elle commençait à faiblir. C'est pourquoi il vola vers elle et l'enleva de la selle pour la garder avec lui avant de venir poser ses lèvres sur celles de la jeune fille sans brusqueries.

Lorsqu'il allait se détacher de ses lèvres, elle l'en empêcha, posant ses mains sur ses joues et lui rendant son baiser avec douceur. Il s'éloigna d'elle en vitesse. Si ça continuait, il allait perdre tout contrôle entre eux. Et ils avaient encore un ennemi à vaincre. Il ne se permettrait de craquer que lorsqu'il n'y aurait plus aucun danger alentour. Sois patiente, Hoshiko...

Bien qu'elle se sentit un peu blessée au fond d'elle, elle ne le montra pas. Cependant, Sesshômaru le sentait très bien à travers leur lien retrouvé. Et cela l'ennuyait de la blesser ainsi. Elle ressentit soudain un élancement qui parcourut tout son corps, un élancement insupportable. Puis, tandis qu'elle retenait son souffle, tentant de le supporter, il disparut, aussi soudainement qu'il était arrivé. Sesshômaru fronça les sourcils, ne comprenant pas trop ce qu'il avait ressentit à travers leur lien. Il avait ressenti une douleur effroyable, provenant d'elle.

- Tu es blessée ? s'enquit-il avec son ton habituel.

- Non... haleta-t-elle. C'est rien... c'est passé...

Cependant, il était un peu sceptique. Que s'était-il passé à l'instant ? Mais elle-même n'en savait rien. Soupçonneux, il ne rajouta cependant rien et décida de redescendre sur la terre ferme afin de continuer à pied. Hoshiko en fut ravie. Elle commençait à en avoir marre de ressembler à un trophée qu'on emporte sans jamais pouvoir se débrouiller elle-même. Si je suis une Tenshi, pourquoi n'ai-je pas d'ailes et ne puis-je pas voler ?

Ils marchèrent durant tout une journée, suivant le seigneur des terres de l'ouest qui se dirigeait vers ce qu'il pressentait être un miasme, bien à l'est. Il allait falloir se montrer encore plus prudent qu'à l'accoutumé. Il regarda discrètement derrière lui pour voir Hoshiko marcher à côté de Jaken, silencieuse, regardant la nature. Elle semblait tellement à sa place parmi toute cette verdure, si proche d'elle...

- Dis Jaken, t'aurais pas un jeu pour passer le temps ? s'enquit-elle finalement.

- Un jeu, Hoshiko-sama ? répéta-t-il éberlué.

Apparemment, il ne connaît pas ce concept... Elle allait donc devoir se débrouiller toute seule pour trouver un jeu. Elle se mit donc à réfléchir, cherchant dans sa mémoire, remontant même jusqu'à l'époque où elle ne quittait pas Inutaisho.


Flash Back

- Inutaisho-sama, ce n'est pas juste ! Vous avez encore gagné ! s'écria Hoshiko.

- Hahaha, rit le Taiyoukai. Tu as encore un long chemin à faire pour me faire mordre la poussière jeune fille.

- Encore une fois ! réclama-t-elle.

- Très bien, si tu insistes, à toi de commencer, sourit-il.

- Inu noir.

- Inu noir, Inu BLANC.

- Inu noir, Inu blanc, Inu BLEU.

- Inu noir, Inu blanc, Inu bleu, Inu ROUGE.

- Inu noir, Inu blanc, Inu bleu, Inu rouge, Inu VERT.

- Inu noir, Inu blanc, Inu bleu, Inu rouge, Inu vert, Inu JAUNE...

Cela dura un bon moment, chacun repoussant les limites de son imagination, faisant travailler sa mémorisation. Cependant, Hoshiko commençait à avoir des difficultés à mémoriser tout. Sans compter que le Taiyoukai avait décidé de l'achever en lui sortant des couleurs qu'elle n'avait encore jamais entendues. Et elle fut de nouveau battue par le Taiyoukai qui lui fit un grand sourire.

- C'est pas croyable ! s'écria la jeune fille, faisant rire de nouveau le Taiyoukai.

- Pourquoi n'irais-tu pas jouer à ce jeu avec Sesshômaru, puisque tu n'es pas de taille à lutter contre moi ? la taquina-t-il.

- Inutaisho-sama ! Comme vous êtes cruel, fit-elle en faignant d'être démoralisée.

Alors, elle s'était détournée du Taiyoukai, le laissant marcher seul à l'avant, tandis qu'elle se mettait au niveau de Sesshômaru, à cet époque à peine sorti de l'adolescence. Il n'avait pas daigner lui jeter un seul coup d'œil. Elle ne s'en était pas offusquée, il avait toujours été timide et réservé. Mais elle arborait fièrement le collier qu'il lui avait offert et attaché lui-même autour du cou, sans pour autant dire d'où il lui venait.

- Sesshômaru ? l'interpella-t-elle.

- Hum... ? fit-il sans la regarder.

- Tu veux bien jouer à ce jeu avec moi ?

- Tu n'en as pas assez de ces gamineries ? marmonna-t-il.

- Hey, que veux-tu, je suis encore une gamine moi !

- Avec un corps de femme, fit-il remarquer.

- Oui... euh... rougit-elle en venant seulement d'analyser ce qu'il venait de dire. Tu sais, là d'où je viens, c'est à dire de là-haut, fit-elle en pointant le ciel, on ne s'amusait pas autant qu'ici. Je n'ai pas eu la chance de vivre une enfance, alors... tu ne voudrais pas me laisser m'amuser un peu ? minauda-t-elle en baissant la tête.

Ils s'étaient tous deux arrêtés de marcher, se laissant devancer suffisamment par Inutaisho et ceux qui les accompagnaient pour qu'ils ne leur prêtent pas attention. Alors, il lui releva le menton et se pencha pour poser tendrement ses lèvres sur les siennes. Elle n'avait pas protesté et s'était laissée faire. Les baisers de Sesshômaru n'étaient pas de ceux qu'on n'appréciait pas. Cela ne faisait que la deuxième fois qu'il l'embrassait, pourtant... elle réagissait sans hésitation.

- Je préfère passer mon temps à jouer à d'autres jeux, souffla-t-il ensuite après s'être redressé, lui lançant un sourire désarmant.

Elle en rougit et détourna les yeux tandis qu'il lui attrapait la main pour l'entraîner à sa suite afin de rattraper le groupe. Cependant, il lui lâcha bien évidemment la main dés qu'ils furent en vu des autres. Il n'était pas encore près à assumer ses sentiments, mais cela finirait par venir. Avec le temps.

Fin du Flash Back


Elle souriait encore à ce souvenir. Sesshômaru n'avait pas vraiment changé. Il était juste un peu plus grand et plus sérieux. Il était à présent pleinement adulte et ça lui allait très bien d'ailleurs. Puis, elle reporta son attention sur Jaken.

- J'ai trouvé. Jaken, connais-tu le jeu de mémoire auquel je jouais avec Inutaisho-sama ? s'enquit Hoshiko.

- Celui des couleurs qu'on doit mémoriser, répéter et rajouter chacun son tour si l'on peut? demanda Jaken peu désireux d'avoir raison.

- Exact ! C'est parti ! Inu ROUGE !

- Inu rouge... Inu BLANC, marmonna Jaken.

- Inu rouge, Inu Blanc, Inu NOIR, ajouta Hoshiko.

- Inu rouge, Inu blanc... Inu... noir... hésita Jaken

- Inu rouge, Inu blanc, Inu noir, Inu MYOSOTIS, rajouta Hoshiko avec un sourire moqueur.

- Inu rouge, Inu blanc... Inu... noir... Inu... myo... myo... Raah j'abandonne ! grogna Jaken tandis que Hoshiko éclatait de rire.

Elle n'avait jamais réussi à battre Inutaisho, mais par contre, Jaken avait été de la rigolade. Sesshômaru, devant eux, avait écouté et ne pouvait s'empêcher de sourire. Il se rappelait encore les tentatives désespérées de la jeune femme à gagner à ce jeu contre son père. Elle n'avait d'ailleurs jamais réussi. Et il n'avait jamais, lui, voulu jouer à ce jeu. Il avait toujours trouvé un moyen d'y couper, que ce soit en l'embrassant ou en l'amenant à parler d'un sujet intéressant.

- On y retourne Jaken ? s'enquit Hoshiko, taquine.

- Oh non, je n'y jouerai plus jamais ! s'écria le petit être vert.

- Rooh... quel mauvais perdant, fit Hoshiko. Et toi Sesshômaru, tu veux bien y jouer sans te défiler comme tu le faisais avant ? sourit la jeune fille, sachant bien qu'elle venait de toucher la corde sensible et qu'il n'aurait d'autre choix que d'accepter.

Le Taiyoukai s'était arrêté de marcher, causant ainsi un petit accident à Jaken qui se cogna contre son mollet avant de tomber à la renverse. Sesshômaru ne s'en soucia même pas un instant, trop occupé à fixer la petite peste effrontée qui osait le défier. Il manqua de lever les yeux au ciel, sachant très bien que de toute façon, il était piégé. Tu ne perds rien pour attendre, adorable peste !


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A Suivre...

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Voilà, et encore un chapitre qui s'ajoute à cette longue histoire !

J'espère qu'il vous a plu et que vous vous êtes bien amusés en le lisant.

Laissez-moi vos impressions, j'y répondrais comme toujours. =)

Sur ce, je vous dit à bientôt...

Pour un prochain chapitre !