Je sais que vous me détestez :P Je suis vraiment vraiment désolée. Des problèmes personnels se sont accumulés, un manque de temps, aussi. Mais je n'oublie pas ma fic, j'ai même de nouvelles idées, et un nouveau projet. C'est un chapitre très court, mais les autres vont suivre rapidement. J'espère que vous apprécierez.


Match. Quidditch. Match. Quidditch. Match. Quidditch. Match. Quidditch.

Oh mon dieu.

Fixant l'étoffe tendue au dessus du lit en baldaquin, je tente de réguler ma respiration qui s'emballe dès le réveil.

Match. Quidditch. Match. Quidditch. Match. Quidditch. Match. Quidditch.

La nausée me submerge comme une vague lorsque je balance mes pieds hors de mon lit. Pour une fois, je suis seule, ayant décidé de dormir dans les appartements de la préfète en chef. Ou plutôt, dans les appartements du préfèt en chef. J'étais tellement stressée hier soir, que l'odeur du lit de James m'a rassuré. Je ne sais plus et ne veux même pas savoir comment j'en étais arrivée à me glisser à sa place, tandis qu'il séjournait toujours à l'infirmerie. J'inspire l'oreiller une dernière fois avant de me traiter d'idiote et de filer sous la douche. L'eau n'apaise pas mes angoisses et je dois m'y reprendre à deux fois pour enfiler à l'endroit ma tenue de Quidditch.

Oh mon dieu.

Match. Quidditch. Match. Quidditch. Match. Quidditch. Match. Quidditch.

Mais qu'elle idiote ! Pourquoi ais-je donc postuler à ce poste ? Pourquoi ne me suis-je pas contenter de regarder, comme la plupart des filles ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

Oh mon dieu.

Un pied devant l'autre. Ne pas vomir. Je suis une Gryffondor.

Un pied devant l'autre.

Un pied devant l'autre.

Je suis une Gryffondor.

Oh mon dieu.

_ Lily ! Crie Nymphadora. Assieds-toi ! Prends un toast.

_ Alors, comment te sens-tu ? Demande Sirius, l'air maternel.

Je me laisse tomber sur le banc à la table des rouge et or, et je ferme les yeux. Alice, Franck, Sirius, June, Peter, Remus et Nymphadora me fixent.

_ Je vais mourir.

_ Excellent ! S'exclame Sirius.

_ Excellent ? Je m'écris, incrédule.

_James ne réussit jamais aussi bien ses matchs que si il n'est pas à deux doigts de mourir de stress. Ça va être une grande victoire des lions, aujourd'hui.

James. James. James. James.

Je soupire, et fixe mon toast avec dégoût. Il me semble que mon estomac fait des nœuds dans mon ventre. Ma tête tourne. J'ai le vertige et je me cramponne à la table.

_Oh mon dieu. Et si je tombais de mon balai ? Et si je ne savais plus voler ? Que...

_ Lily, nous sommes tous persuadés de ton talent. Tu vas y arriver, déclare Franck, très sérieux. J'en suis sûr.

James. James. James. James.

Je suis une Gryffondor.

C'est ce moment là que choisi MacGonagall pour demander aux joueurs de l'équipe de s'avancer. Je me cramponne à Sirius comme à une bouée de sauvetage.

Oh mon dieu.

James. James. James. James.

_ Où est Ja-james ? Je demande, au bord de la crise de nerfs. Enfin, le capitaine. Il avait promis de sortir de l'infirmerie à tant !

Le sourire de Sirius tressaillit et il se penche pour chuchoter ses mots:

_ Il arrive. Mais il sera heureux de savoir que tu lui manques.

Je lui lance un coup de coude qu'il évite habilement. Mon regard furibond élargit son sourire. Mais il se tait et l'angoisse me submerge en entier.

Oh mon dieu.

Je suis une Gryffondor.

Oh mon dieu.

Je suis une Gryffondor.

Je n'ai aucune idée de la manière dont je suis arrivée jusqu'au terrain. Le stress me fait trembler de toute part. Sirius me frotte les bras énergiquement, espérant me rassurer ou me réchauffer, je ne sais pas.

James. James. James. James.

Je ne le vois nulle part. Le bruit des tribunes me tétanise. Les supporters hurlant leur maison. Les commentaires d'avant match de Luc Johnson. Les couleurs tapageuses. Le bleu et le rouge. L'argent et l'or.

Oh mon dieu.

Je suis une Gryffondor.

Toujours pas de James. Il ne pouvait décemment pas oublier ! Impossible. Impossible.

Coup de sifflet.

Oh mon dieu.

Nous avançons sur la pelouse. Je ne remarque pas le ciel bleu et les nuages qui sillonnent le paysage. Je vais vomir. Les deux équipes s'alignent. L'attrapeur de Serdaigle est taillé comme une brindille. Il est svelte, mais son visage semble taillé dans le marbre. Impassible.

Oh mon dieu.

Ça y est, le match est lancé. Je monte immédiatement en chandelle, laissant les poursuiveurs dans leur bataille pour le souafle. La tension et ma peur s'évanouissent tandis que ma robe claque dans le vent matinal. Je scrute attentivement le terrain, à la recherche de l'insaisissable balle doré. Steven me suit comme un chien. Il imite les moindres de mes mouvements, espérant ainsi me faire chercher à sa place. Je remarque que son balai est bien meilleur que le mien, plus rapide et plus souple.

Je sens la tension monter d'un cran. Le score en est à 70 à 40 pour Serdaigle. L'échéance du match repose entre mes mains. Je sillonne toujours le terrain, rendue fébrile par le stress montant petit à petit. Soudain, je distingue dans le coin de l'œil un éclair doré. Faisant un volte-face, je manque de percuter Steven qui reste coi quelques secondes, le temps pour moi de filer vers le vif d'or. Mais il me rejoint bientôt et nous entamons une course poursuite, jouant des coudes pour atteindre le vif qui filait à une vitesse phénoménale. Le vent sifflait dans mes oreilles, mais mon attention restait concentré sur la balle. Elle vira soudainement à droite ce qui avantageait mon adversaire. Je vis un sourire se dessiner sur ses traits alors qu'il tendait les doigts pour saisir le vif. Avec l'énergie du désespoir, je me jette en avant.


Talam. Alors des pronostics ? Des envies particulières ? Bisous