Héhé, le chapitre 8 est là. Soyez heureux, car il est looooong et riche en rebondissements. Je suis pressée de savoir ce que vous allez en penser. Je me dois de remercier tout mes revieweurs, Puky, EwilanGil'Sayan, Lucy in the sky with Diamonds, F'sS, DameLicorne, Anonymeuuuh, Alyse, Moony and Me, Mea95Gryffondor, Gaby. Merci à vous d'avoir pris le temps de m'écrire un petit mot, vous ne pouvez pas savoir comme ça me fait plaisir.
Puky Oui, c'est vrai que c'est un peu banal, mais je ne voulais pas quelque chose de trop tiré par les cheveux. C'est la première histoire que je suis sûre de mener à terme alors je ne voulais pas quelque chose de trop ambitieux, d'une part pour me former, mais aussi parce que je trouve des fois que certains scénarios ne tiennent pas debout et ça rend ma lecture désagréable. Enfin, ce n'est que mon avis. D'ailleurs, je médite depuis pas mal de temps sur une fic un peu plus originale, toujours sur James et Lily, mais où Lily est une jeune fille (vraiment très :P) extravertie, joueuse et gaffeuse. Elle sera aussi la meilleure amie de James qui l'aime depuis le premier jour mais qui craint de briser leur amitié à cause de ce qu'il ressent. Ca n'as pas l'air palpitant quand j'en parle comme ça, mais cette Lily là sera complètement différente de celle-ci. Alors, je ne sais pas, si tu voudrais jeter un coup d'oeil lorsque je l'aurai publié, ce serait chou :P Et sinon, bravo pour tes pronostics, qui étaient tout à fait exacts. Ca m'a même étonnée ! Bonne lecture
EwilanGil'Sayan Oui, James s'en fiche, mais Lily est tellement stressée qu'elle est persuadé qu'il lui en voudras :P Sinon, merci beaucoup pour tes reviews, qui me font énormément plaisir. J'espère que tu apprécieras la suite
Lucy Je suis très heureuse que tu suives toujours mes publications et c'est toujours avec un immense plaisir que je vois tes reviews Je suis contente de t'avoir touchée, même si j'espère ne pas t'avoir fait trop stresser :P Moi, j'aimerais bien jouer au Quidditch. Je ne sais pas si je serai très douée, mais voler sur un balai suffirait pour me combler :P Héhé, tu verras ce qui va se passer, je compte sur toi pour me dire si tout cela tient debout. Non, James n'est pas dans les tribunes, mais je n'en dis pas plus, tu verras dans quelques instants :P Et sinon pour mes problèmes persos, oui, ça va mieux. Ca a été une période chargée dans ma vie, mais tout va mieux maintenant. Tu es vraiment adorable En espérant que je ne te décevrai pas dans cette suite, des bisous
F'sS Merci pour ta review, et pour avoir lu ma fic ! Je suis contente que tu l'apprécies, j'espère que tu aimeras autant la suite. N'hésites pas à dire ce que tu penses, ça fait tellement plaisir
Très bonne lecture à toutes et à tous, des bisous
Avez vous déjà été réveillé par une odeur, une impression ? Moi, oui. Avant même d'ouvrir les yeux, je sais où je suis, qui est à mes côtés. Avant même d'ouvrir les yeux sur le blanc éblouissant d'un lieu déjà trop connu, avant même d'entendre les paroles rassurantes. Avant tout cela, je sais que mon corps endolori est couché dans un lit de l'infirmerie, que Alice, June, Dora et les Maraudeurs chuchotent à mon chevet.
_ Oh mon dieu, j'ai eu si peur lorsqu'elle s'est jeté en avant, chuchote avec empressement Alice. Tout le stade retenait son souffle. Heureusement que James est intervenu.
_ Sa métamorphose était splendide. Même Dumbledore était impressionné, dit June. Transformer un oiseau en brancard volant, c'était splendide. Heureusement qu'il est excellent en métamorphose.
_ Je suis heureuse que ce soit lui qui l'ai sauvé, souffla Nymphadora. Par mes paupières entrouvertes, je vois sa longue silhouette longiligne s'asseoir sur les genoux de Remus qui lui sert la taille.
_ Où est-il parti ? Questionne Alice.
_ Je ne sais pas, répond Sirius en soupirant. De toute façon, il ne tenait pas en place. Il ne cessait de murmurer des trucs dans sa barbe. Il ne supporte pas de la voir allongée ici.
Des regards malicieux s'échangent. Je sens que le silence s'installe. De toute façon, je retrouve peu à peu mes esprits et mes yeux pâteux s'ouvrent doucement. C'est au son aigu des cris de soulagements qu'ils se referment précipitamment, n'empêchant pas mes lèvres de s'étirer en un sourire.
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_ Madame Pomfresh, je peux sortir maintenant, je suis valide ! M'exclamai-je.
_ Non, non, non, Mr Potter. Laissez moi vous examiner une dernière fois avant de vous en allez. Un malheur arrive si vite.
_ Mais je suis capitaine de mon équipe ! Ca-pi-tai-ne. Le match a commencé depuis vingt bonnes minutes, gémissai-je, me laissant tout de même examiner les plaies.
J'avais peur de ne pas respecter ma promesse d'être là pour le match. Je savais que l'équipe aurait besoin de moi, au moins pour les encourager. Devoir rester encore pour les examens m'horripilait, alors que mon équipe jouait sans moi, dehors, dans le stade. Comment savoir si tout allait bien, si nous gagnons, si nous perdons, si Lily avait attraper le vif d'or ? Ne pas savoir comment se passait le match, ne pas savoir comment nous jouons, ne pas savoir comment elle allait. L'énervement me fit serrer les poings.
_ S'il vous plaît, laissez moi partir, je vous préviens si je sens le moindre chatouillis dans mon orteil gauche.
Je réussis à tordre les lèvres de la jeune infirmière en un sourire amusé mais contrit, qu'elle remplaça bientôt par une expression sévère.
_ Filez, mais que je ne vous revoies pas à vous battre encore une fois ! Je ne vous soignerai pas, cette fois !
Je savais pertinemment que c'était faux, vu l'attachement qu'elle avait pour les élèves, mais je secouai vigoureusement la tête avant de sortir à toute vitesse de l'infirmerie. Et puis, me dis-je en souriant, ce n'était pas comme ci ce simple fait suffisait à me motiver. J'avais tellement envie de crier mon amour à Lily, que de gagner ou perdre le match m'importait peu. Je courrai presque à présent, alors que les cris et les bruits si caractéristiques du stade se rapprochaient. J'arrivai bientôt en vue de l'édifice, et ne prenant pas le temps de m'arrêter, je filai vers les tribunes. Mais avant que je ne puisse monter les escaliers, j'entendis un long hurlement et des exclamations de terreur. Déboulant sur le terrain sans réfléchir plus longuement, la scène dont je fus le témoin m'arracha un cri d'horreur.
Ma terreur pour ce qui se passait me rendit plus vif que je ne l'avais jamais été. Je vis du coin de l'œil un moineau au bord du stade. D'un coup de baguette, je le métamorphosa en brancard que je vis foncer sur l'ange aux yeux verts qui tombait, tombait, tombait, hurlant de toutes ses forces. Elle atterrit sur le brancard à plumes et je courrai comme je n'ai jamais couru vers l'endroit où il l'avait déposé. Mes larmes obstruaient ma vue. J'arrivai en sanglotant. Je me jetai à ses genoux.
_ Lily, oh Lily, reveilles-toi, s'il te plaît... Ce n'est pas important... Le match... Le vif d'or... Ce n'est pas grave.
Ma voix ne s'écoulait plus que par murmure. Je dévorai des yeux son visage blanc qui ne revenait toujours pas de l'inconscience. Tout le vacarme du stade me semblait tellement confus. C'était un cauchemar, un cauchemar éveillé, un éveil... Oui, il fallait qu'elle s'éveille, que ses yeux brillent de vie à nouveau. Non, il ne fallait pas. Ne pas m'arracher de sa vue. Les larmes piquent mes yeux. Il ne faut pas. Pas partir. Ne pas la laisser. Le vif, oui le vif. Elle l'a. Dans ses mains que je serre, elle l'a. Le vif. Ne pas la laisser. Je ne veux pas. Dumbledore. Sirius. Laissez moi. Lily.
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_ Vous pouvez sortir, Mademoiselle Evans. Votre état n'est pas si grave. James Potter vous a sauvé la vie.
Oui, il m'a sauvé la vie. Pourquoi je me sens aussi mal, alors ? Je ne sais pas. C'est comme une boule au fond de ma gorge qui pique et qui m'empêche de respirer. Qui me marque au fer rouge à chaque fois que je veux prendre une bouffée d'air. Pour vivre. Merde. Il m'a sauvé. La vie. Quand même.
Alice, June et Dora me couvent d'un regard maternel. Les garçons aussi, et Sirius a l'air de surveiller chacun de mes pas pour que j'évite de tomber/mourir/me noyer/m'étouffer. Je n'ai pas la force de sourire face à ce comportement. Comment je dois me comporter face à lui ? James. Merde. Il m'a sauvé la vie, quand même.
Nous retournons à la salle commune. Ou plutôt, nous mimons d'y retourner. Ils sont heureux. Les gryffons ont gagné, grâce à moi. Mais autre chose m'occupe. Alice papillonne autour de moi, Sirius raconte des âneries à June qui fait mine de le gifler d'un air outré, Remus se retourne sans arrêt pour vérifier ce que font Nymphadora et Peter qui discutent, en fin de peloton. Remus, tu es un as pour deviner à quoi je pense, mais pour gérer tes propres émotions, tu es nul. Pourri, même.
Merde. Quand même. Sauver ma vie ? La vie ?
Je prétexte vouloir me changer dans les appartements des préfets en chef. Je prétexte. Ce que je veux ? M'isoler, faire le point. Comprendre. Merde, quand même. La vie ?
Est-ce que je me sens aussi mal pour ne pas remarquer la silhouette qui se dresse dans un fauteuil de la cheminée ? Sûrement. Mais elle me voit, elle, ou plutôt lui, et le cri de soulagement qu'il arrache explose mon cœur. Lui. Merde. Il m'a sauvé la vie, quand même.
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James court vers Lily, un immense sourire aux lèvres. Il ne pense à rien, juste à ses yeux qui s'ouvrent grand lorsqu'elle le voit. Il ne pense à rien, sauf à son bonheur qui résonne dans sa tête et dans son cœur, en harmonie. Il pense à tout, en fait, à ses lèvres qui s'entrouvrent sous l'effet de la surprise, à ses yeux en amandes qui l'enivrent, à ses cheveux en bataille qui tombent en cascade. Oui, il pense à Lily, à tout de Lily. Mais il oublie un moment où il est, ce qu'il a fait, ce qu'il pense. Il aime. Ça il ne l'oubliera pas.
Alors quand ses lèvres écrasent les siennes dans cette étreinte, il ne pense pas. Il pense à aimer, comme il le fait à chaque instant qu'il se perd dans ses yeux. Il ferme les siens, presse ses lèvres sur celles qui l'ont hanté pendant des jours, des mois, des années. Il ne pense pas aux conséquences, il aime. Et il se rend compte qu'il veut plus, car ce baiser qu'il partage à cet instant est mieux, mieux que tout ceux auxquels il n'a jamais rêvé. Parce que c'est Lily. Parce que, Lily.
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J'oublie de respirer, de penser, de réfléchir, de vivre, d'espérer, d'attendre à cet instant. J'oublie tout les doutes, toutes les angoisses, tout les mots, toutes les phrases. Je laisse envahir ce que je ne peux pas décrire, je laisse envahir l'indescriptible dans mon esprit. Je laisse, je tombe, j'abandonne. Mais je le repousse. Je ne sais pas. Pourquoi.
Il est beau. Il est beau, oui Lily, il est beau. Est-ce que c'est le moment d'ouvrir au lieu de te barricader ? Est-ce que tu crois, Lily, à ça ? Tu y crois ?
Oui...
Mais je ne comprends pas. Ce que je fais. Je ne comprends pas mes jambes qui se tournent, mes mains qui m'éloignent. Je ne comprends pas ce réflexe qui me fait courir, comme une dératé, loin de lui.
Le souffle court, les joues rouges, j'ai envie de pleurer. Est-ce qu'il s'est vraiment passé ce qu'il s'est passé ? Est-ce que je viens de faire ce que je viens de faire ? Oui. J'ai envie de pleurer parce que je suis amoureuse de lui, parce que je souffre, parce que je ne sais plus où j'en suis. J'ai envie de crier, parce que c'est la colère qui me sert de prétexte. Parce que c'est tout ce que je trouve à lui répondre alors qu'il arrive à mes côtés, l'air perdu. Désirable.
_ Pourquoi m'as-tu embrassée ?
Il ne répond pas, et moi je tremble comme une feuille. Il redresse ses lunettes, me fixe.
_ Répond ! Pourquoi... m'as-tu... EMBRASSEE ?
Je hurle, parce que je ne sais faire que ça. Je hurle parce que j'ai l'impression de reprendre le contrôle de ce que je ressens, de la situation. Je me sens mieux, parce que la colère s'emballe dans ses yeux à lui aussi. Je me sens mieux parce que je peux à nouveau le détester, comme avant.
_ POTTER ! Je...
_ Parce que tu es belle, Lily.
Il s'approche, encore, et je sens qu'il se retient de crier lui aussi.
_ CE N'EST PAS UNE REPONSE ! POURQUOI ? POURQUOI TU M'EMBRASSES, POURQUOI ?
_ TU ES AUSSI FAUTIVE QUE MOI, JE TE SIGNALE. TU Y AS REPONDU, A CE BAISER, NON ? C'EST AUTANT TA FAUTE QUE DE LA MIENNE !
Il crie, et je me sens pas mieux. C'est mon cœur qui s'étouffe dans ses propres sanglots, ce sont mes sentiments qui s'emballent et c'est moi qui choisit de les laisser parler.
_ NON, C'EST TOI LE SEUL FAUTIF, C'EST TOI !
Il lève les yeux au ciel et frappe le mur. Je tressaillit, mais à l'intérieur de moi, ça bout.
_ SI ÇA TE FAIT PLAISIR, ALORS OUI, C'EST MA FAUTE ! C'EST MOI QUI T'AI EMBRASSE. AUTRE CHOSE ?
Ça bout, à l'intérieur, ça bout.
_ Oui, autre chose, Potter.
Je m'approche, et ça bout, ça bout à l'intérieur, beaucoup trop fort pour que je puisse résister.
_Quoi ?
Je m'approche encore, je lève les yeux pour voir les siens. Ses lèvres. Ça brûle, ça bout, ça s'emballe.
_ Ça t'ennuierai de recommencer ?
Ça brûle, ça bout, à l'intérieur. Je sais. Mais j'aime ça.
Alors ? Je ne tiens plus, dîtes moi ce que vous en pensez ! Avez-vous compris la fin ? Le début ? Le flash-back ? Est-ce que ça vous choque les changements de rythme dans l'écriture ? C'est bien, c'est pas bien ? Dîtes moi quel personnage vous aimeriez mettre en avant. Bref, dîtes moi tout
