Elwing Carter :
Oui, j'ai voulu que la fin du chapitre précédent soit douce et tendre. Et puis tu as raison, Sesshômaru est un gros dur au coeur tendre.
Je ne sais pas s'il sera un bon père, mais les chapitres suivants nous le diront ! ;) Pour ma part je l'imagine dans le genre père un peu maladroit ! xD Je te souhaite une bonne lecture ! =)
Lalolyen d'Eryn Vorn :
Eh bien pour ce qui s'agit du tempérament extrêmement fort de Hoshiko, avec la grossesse, je crois que Sesshômaru va vraiment en baver, mais bon... il faut bien qu'il ait son lot de malheur, sinon ce ne serait pas amusant ! xD
Bah que serait Inuyasha sans ses gaffes ? ^^ C'est ça qui rend le tout un peu comique !
Ptdr ! remake de Zorro là, je suis impressionnée d'avoir des lectrices si cultivées ! lol Mais c'est pas mal trouvé, j'avoue. hahaha...
Bah c'était un peu ce qu'il allait faire, mais en même temps, il s'est dit que c'était pas vraiment la faute de Hoshiko alors il s'est retenu ! lol Et puis... Raziel a quand même largement aidé à calmer le jeu, comme toujours ! C'est qu'il la protège sa fille adorée ! lol
Je comprends que la fin assez rapide de Yoikoju puisse te paraître baclée, mais je ne l'aurais pas voulu autrement. Yoikoju n'est pas si puissant que ça car si l'on enlève son emprise sur le coeur de ses adversaire, il ne reste rien. Il ne sait pas se battre. C'est pourquoi sa fin a été rapide. =) Faut dire que s'attaquer à cette bande là, c'était pas des plus intelligent de la part de Yoikoju. Fallait pas jouer au plus fin avec Sesshy, surtout en s'attaquant à SA Hoshiko ! lol
Bonne lecture !
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Chapitre 27
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Des mois de tranquillité
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Rin sautait de joie à l'entente de la nouvelle tandis que les adultes félicitaient Hoshiko et Sesshômaru. Ce dernier restait impassible, mais quand Hoshiko plongea dans ses yeux, elle y perçut toute l'émotion qu'il ressentait : fierté, bonheur, amusement... Kaede s'approcha de Hoshiko et demanda si elle pouvait l'examiner. Hoshiko accepta, bien évidemment, se laissant entraîner vers la maison de la vieille miko sous le regard protecteur et un peu possessif de Sesshômaru.
Inuyasha attira l'attention de Sesshômaru en venant se placer à côté de lui, regardant lui aussi les femmes s'éloigner. Sesshômaru tourna la tête vers son demi-frère qui lui fit signe de le suivre. Sesshômaru, bien qu'un peu ennuyé de ne pouvoir afficher son expression impassible même avec son frère, le suivit. Inuyasha s'assit alors dans l'herbe, attendant que le Youkai daigne faire de même. Sesshômaru se demandait bien ce qu'il pouvait bien avoir derrière la tête.
- Je crois que tu vas devoir remettre à plus tard la traque de Meyoju, fit alors Inuyasha.
- Impossible, lâcha alors automatiquement Sesshômaru.
- Ah oui ? Réfléchis bien à ceci alors : Hoshiko ne pourra pas t'accompagner vu son état et elle aura besoin de toi auprès d'elle pour garder ses forces !
Inuyasha se leva et le laissa réfléchir à ce qu'il venait de dire. Sesshômaru devait bien avouer qu'il avait raison. Mais remettre la traque à plus tard était dangereux car cela renforçait la puissance d'Orodos. Il était tiraillé entre deux décisions délicates. Il ne pouvait pas laisser Hoshiko seule ici, elle aurait besoin de lui, mais il ne pouvait pas non plus rester là sans rien faire...
"Il faudrait vraiment que tu revois l'ordre de tes priorités..."
Il soupira. Voilà que Raziel s'en mêlait à présent. C'était incroyable ça ! Il ne pouvait pas avoir la paix deux secondes... et ses pensées pour lui tout seul ? Apparemment non. Et puis... que voulait-il dire par "l'ordre de ses priorités" ? Se débarrasser définitivement de tout danger était une priorité, non ?
"Et la femme que tu aimes ainsi que ton enfant, n'est-ce pas plus important ?"
Sesshômaru marmonna quelques paroles peu mémorables et dû bien s'avouer que Raziel marquait un point. Plus que tout, Hoshiko et son état l'importait, mais... était-ce si culpabilisant que de vouloir les siens en sécurité ?
"Bien sûr que non ! Mais cela peut attendre la naissance de l'enfant."
Sesshômaru soupira. De toute façon, il ne pouvait jamais avoir le dernier mot avec Raziel. C'était impossible, alors plutôt que de s'énerver contre lui, il préféra se lever et retourner auprès de Hoshiko. Cette dernière était d'ailleurs en pleine discussion avec Kaede qui lui posait toute sortes de question sur son état de santé, si elle avait eu des nausées, si elle se sentait assez forte, si elle n'était pas fatigué et des tas d'autres encore.
Il s'assit à côté de la jeune femme qui lui fit un sourire timide avant de répondre à une énième question de la vieille miko. Kagome s'empêchait de rire face à cette situation plutôt comique. C'est vrai que jamais auparavant on avait jamais eu affaire à ce genre de phénomène. Un Tenshi et un Youkai... jamais dans toute l'histoire il n'y avait eut de choses semblables. Mais Hoshiko semblait tenir le coup et gardait son calme malgré l'interrogatoire sans fin d'un miko avide de connaissances en la matière.
- Kaede, je suis un peu fatiguée, je répondrai à tes autres questions demain, sourit Hoshiko.
- Oh, excuse-moi, je dois t'ennuyer, soupira la vieille miko.
- Non, ce n'est pas ça, répondit Hoshiko, sincère. Je suis juste un peu fatiguée, c'est tout.
- Alors va te reposer, sourit Kaede.
- Hum... acquiesça-t-elle. A demain ! conclut-elle en s'éloignant avec Sesshômaru.
- A demain, répondirent Kaede et Kagome.
Une fois assez loin pour ne pas être entendue, Hoshiko poussa un long soupire de soulagement. Elle aimait faire plaisir aux autres et répondre aux multiples questions de Kaede, mais là, c'était vraiment repousser les limites ! Sesshômaru lui lança un regard en coin avec un petit rictus amusé. Elle le remarqua et fronça les sourcils.
- Quoi ? fit-elle.
- Oh rien, sourit-il de plus belle.
- Non, ce n'est pas "rien" ! Quand tu fais cette tête là, t'as toujours quelque chose en tête ! déclara-t-elle en s'arrêtant pour le fixer, poings sur les hanches.
Sesshômaru ne put se retenir plus longtemps, et personne n'étant dans les parages, il s'autorisa à rire pour la première fois devant elle. Hoshiko était un peu surprise, mais une fois la surprise passée, elle eut un sourire heureux. Sesshômaru se laissait aller, c'était beau à voir. Il se montrait lui-même, oubliant totalement son masque de froideur et d'impassibilité. Et il était beau.
Il remarqua qu'elle le regardait sans rien dire et il s'arrêta de rire pour le fixer à son tour, se demandant bien à quoi elle pouvait penser. Il voyait dans con regard du bonheur et de la tendresse. Cela ne le surprenait guère de sa part, mais il aurait bien aimé savoir ce qui, à ce moment précis, provoquait ce regard.
- Quoi ? fit-il, se faisant écho de la première question de la jeune femme.
- Je me disais...
Elle se tut et il attendit en silence. Il savait faire preuve de patience et il savait que de toute façon, elle finirait sa phrase alors pourquoi la presser, ils avaient tout leur temps, n'est-ce pas ? Elle refusa de croiser son regard et il crut bien voir ses joues rougir un peu. C'est ce qui l'intrigua et il attendit avec plus de curiosité ce qu'elle voulait lui dire.
- … Tu es si beau quand tu laisses tomber ton apparente froideur et que tu laisses tes émotions s'exprimer, avoua-t-elle sans relever la tête, craignant sans doute qu'il se renfrogne.
Sesshômaru resta silencieux, méditant un peu ce que venait de dire Hoshiko et il se sentit un peu gêné, sans parler de la chaleur qu'il sentait au niveau de ses joues. Il se força à reprendre contenance et, tout en réalisant que ce qu'elle venait de lui dire lui faisait plus plaisir qu'il ne l'aurait cru, il tendit la main vers elle pour lui relever le menton et, avec une expression tendre, il plongea ses yeux dans les siens.
- C'est grâce à toi, souffla-t-il avant de poser un rapide baiser sur ses lèvres et de reprendre la route vers la maison.
Hoshiko resta immobile un moment avant de finalement sourire et reprendre, elle aussi, le chemin de la maison. Quand elle y entre, Sesshômaru était tranquillement assis, adossé contre le mur, les yeux fermés. Est-ce qu'il s'est endormi ? Elle s'approcha de lui, s'agenouillant devant lui, et lui remit quelques mèches de cheveux en arrière pour mieux voir son visage. Il ouvrit alors les yeux et les plongea dans les siens. Alors, comme guidée par une puissance invisible, elle se rapprocha encore de lui, passa les bras autour de son cou et lui donna un long baiser plein de tendresse auquel il finit par répondre une fois la stupeur passée.
- Tu devrais te reposer, souffla-t-il finalement.
- Oui, je devrais... mais toi et moi savons très bien à que je ne fais jamais ce que je devrais faire, sourit-elle, taquine.
- C'est bien vrai, soupira-t-il. Tu es plus têtue que personne !
- Je croyais que c'était ce côté chez moi qui te plaisait, ricana-t-elle.
- Qu'il me plaise ou non n'est pas la question, dit-il en lui caressant gentiment la joue. Pense à l'enfant, reposes-toi, souffla-t-il avant de la soulever dans ses bras tout en se levant et de l'allonger dans le futon avec précaution.
Elle l'empêcha de se relever, le faisant tomber sur elle de tout son long tandis qu'elle éclatait de rire. Il se redressa en fronçant les sourcils. Ce coup là, il n'y avait jamais eu le droit et ne l'avait pas vu venir non plus. Mais voyant l'amusement de Hoshiko, son irritation s'envola immédiatement. Il ferma les yeux un moment en souriant légèrement avant de sentir une main douce se poser sur sa joue.
- Je suis désolée, souffla-t-elle en se méprenant sur sa réaction.
- De quoi ? demanda-t-il.
- Bah... de t'avoir fait tomber, fit-elle.
- Je ne suis pas en colère, répondit-il.
- D'où te vient cette soudaine flexibilité ? s'enquit-elle.
- Avec toi, j'ai dû apprendre à retenir ma contrariété, sourit-il taquin.
- Je suis si invivable que ça ? s'étonna-t-elle faussement.
- Tu es la pire des pestes, acquiesça-t-il avec un visage sérieux.
- Pauvre de moi, soupira-t-elle avant de rire.
Sesshômaru coupa court à ses rires en s'emparant de ses lèvres, ne pouvant plus tenir à les regarder sans rien pouvoir faire. D'humeur plutôt joueuse, Hoshiko le fit basculer et se retrouva à califourchon sur lui. Elle se redressa pour le regarder avec un sourire victorieux qui disparut bien vite quand il se redressa à son tour pour réclamer à nouveau ses lèvres pulpeuses. Il traça un chemin de baiser jusqu'à son cou sans se presser, la faisant frissonner.
- Combien de temps... ? souffla-t-elle.
- Deux mois, répondit-il en comprenant la question sans qu'elle n'ait besoin de poursuivre.
- Ça fait très longtemps alors, chuchota-t-elle à son oreille avant de prendre son visage dans ses mains et de reprendre possession de ses lèvres.
Elle glissa ses mains vers le tissu faisant office de ceinture à Sesshômaru et le dénoua sans se précipiter avec des gestes sûrs et sans trembler. Elle l'aida à enlever son armure puis s'attaqua à son kimono tout en plaçant une multitude de baisers dans son cou. Il se laissa faire, fermant les yeux en savourant cette multitude de sensations qu'elle lui faisait ressentir.
Il commença lui aussi à avoir les mains baladeuses. Il la déshabilla en embrassant chaque parcelle de peau qu'il découvrait petit à petit, la faisant languir. Elle laissa échapper un hoquet de surprise et de plaisir quand ses lèvres se refermèrent sur son sein. Ce qui bien évidemment, fit sourire Sesshômaru.
Il connaissait le moindre de ses points faibles et surtout... le moindre de ses points sensibles. Il savait, par exemple, que son sein gauche était plus sensible que son sein droit, et aussi qu'elle était sensible là, juste derrière l'oreille, sans oublier son dos, le long de la colonne vertébrale. Dés qu'il faisait courir ses doigt de haut en bas de sa colonne, elle se cambrait, par réflexe. Ça l'amusait beaucoup apparemment.
Ce qui l'étonna c'est, qu'elle aussi, connaissait ses points sensibles. Elle savait exactement où faire courir ses doigts pour qu'il frissonne de désir. Elle faisait courir ses doigts le long de son torse jusqu'à ses clavicules, puis explorait ses épaules avant de redescendre vers son abdomen et plus bas encore. Elle savait aussi qu'en effleurant ses pectoraux de ses lèvres, elle le rendait fou, tout comme lorsqu'elle traçait de ses lèvres un chemin allant de son cou à ses lèvres en passant par son menton.
Décidant que l'amusement avait assez duré, il inversa les position, s'allongeant sur elle en supportant son poids à l'aide de ses deux bras afin de ne pas peser trop lourd sur elle. Cependant, elle ne semblait pas aimer qu'il décolle sa peau de la sienne, alors elle passa ses bras autour de son cou et le ramena contre elle, le faisant abandonner ses appuis. Il se retrouva finalement allongé complètement sur elle, ses bras de chaque côté de sa tête tandis qu'il l'embrassait avec passion.
Lentement, il entra en elle provoquant un gémissement de plaisir de la part de la jeune femme tandis qu'elle se cambrait légèrement sous lui. Il lui sourit avant de reprendre possession de ses lèvres. Elle accompagna ses mouvements avec son bassin, les jambes entourant sa taille. Il l'emmena jusqu'à l'extase avant de se retirer et de s'allonger à côté d'elle. Elle se blottit contre lui, posant sa tête sur son torse avant de s'endormir, fatiguée.
Il caressa tendrement sa chevelure en regardant le plafond. C'était si bon d'être de nouveau en harmonie avec elle. Il se sentait si bien, si... complet ? Ces deux mois sans pouvoir la toucher avaient été un supplice. En vérité, il était devenu dépendant d'elle. Il le savait, mais il savait aussi qu'il ne pourrait pas toujours l'emmener avec lui. Malgré le fait qu'ils soient puissants ensemble, elle restait plus fragile que lui, et la cible parfaite pour l'atteindre. J'ose à peine imaginer ce que ça sera quand l'enfant sera né...
Elle bougea légèrement dans son sommeil et frissonna de froid cette fois. Il remonta la couverture sur eux et l'entoura de ses bras avant de sombrer lui aussi dans le sommeil. C'est vrai, il n'était plus seul. Et il avait maintenant une famille. "Une famille, ce n'est pas seulement les liens du sangs, Sesshômaru !" Elle le lui avait dit il y a très longtemps, alors qu'elle était encore toute innocente. Mais malgré sa naïveté, elle avait raison...
[…]
Sesshômaru se réveilla, seul. Il se concentra sur le lien qui l'unissait à Hoshiko pour se rassurer. Apparemment, elle allait bien. Il se leva et s'habilla en vitesse avant de sortir de la chaumière pour chercher la jeune femme des yeux. Il ne tarda pas à la trouver, un peu plus loin, cueillant das fleurs avec Rin. Il s'approcha sans faire de bruit et écouta leur conversation.
- Grande sœur, tu vas te marier avec Sesshômaru-sama ? demanda soudain la petite fille.
Hoshiko en lâcha son bouquet de fleur tellement la question la surprenait. Si elle n'était pas déjà à genoux, elle serait tombée de haut en entendant cette question si simpliste mais pourtant si embarrassante. Rin, ne comprenant pas la réaction de Hoshiko, crut qu'elle se sentait mal.
- Grande sœur ? s'inquiéta-t-elle.
- je vais bien Rin, répondit-elle une fois le choc passé, avec un sourire gêné.
- Alors... vous allez vous marier ? demanda-t-elle de nouveau.
- Rin... je ne sais pas quoi te répondre, souffla Hoshiko, rougissant. Si on rentrait, il commence à faire froid, éluda-t-elle finalement.
L'hiver était là. La nuit prenait le pas sur le jour et le froid grandissait. Cela faisait plusieurs semaines qu'elle était revenue au village avec ses compagnons. Son ventre commençait à s'arrondir doucement, ce que tout le monde remarquait. Elle prit la main de Rin et l'entraîna vers la chaumière de Kaede, caressant doucement son ventre arrondit de son autre main.
Sesshômaru ne s'était pas montré, il s'était contenté de l'observer sans agir. Il était toujours aussi surpris de voir à quel point elle le charmait. Sa main caressant tendrement son ventre... cela la rendait si belle et rayonnante.
Les mois passaient. Sesshômaru voyait Hoshiko s'embellir de plus en plus. Janvier... Février... Le jour particulier dont Sesshômaru se rappelait était un événement qu'il n'avait pas tout à fait comprit et qui consistait à offrir un cadeau à son ou sa partenaire. Il ne savait pas pourquoi, mais cela semblait être un événement important dans la dimension d'où venait Kagome et où Hoshiko avait passé un bon moment.
Vint Mars... Puis Avril... Un mois dont il se souviendrait encore longtemps. Comment pouvez-vous vous venger quand une adorable peste dans son septième mois de grossesse vous fait une bonne blague pour fêter le jour fatidique : Le premier Avril. Il s'en souvenait encore et, il en était sûr, ne serait pas prêt de l'oublier. Elle savait qu'il n'oserait rien faire et, du coup, en profitait plus que de raison.
Arriva le printemps avec le mois de Mai et... le mois de Juin. Sesshômaru s'attendait à tout moment à ce que Hoshiko ressente les contraction annonçant l'imminente arrivée de l'enfant. C'est pourquoi, il était toujours sur ses gardes, ne la quittant pas des yeux. Ce qui, soit dit en passant, commençait à l'agacer grandement. Elle avait l'impression d'être une gamine écervelée qu'il faut surveiller pour qu'elle ne fasse pas de bêtises.
- Mais arrête donc de me surveiller comme une enfant ! s'énerva-t-elle finalement.
- Je ne fais que m'assurer que tu ne t'attire aucun ennui... puisque tu es si forte dans ce domaine... répondit-il, impassible.
- Comment ? Moi je... enfin... pas si souvent que ça... hein ? fit-elle complètement déconcertée.
- Eh bien... dois-je te rappeler, au mois de Février, que tu as cru pouvoir t'aventurer seule dans la forêt pour aller chercher des baies et que tu t'es retrouvée encerclée de Youkai, sans défense ? fit-il toujours aussi désintéressé. Ou encore la fois où, au mois de Janvier, tu t'es retrouvée cernée par pas moins d'une vingtaine d'animaux sauvage, encore sans défense ? énuméra-t-il.
- Ça va ! Ça va ! J'ai compris... marmonna-t-elle. Si seulement je pouvais me servir de mes capacités, déplora-t-elle.
- Tu sais très bien pourquoi tu ne peux pas t'en servir, susurra-t-il à son oreille, tendrement en posant sa main sur son ventre arrondit. C'est pour votre santé à tous les deux...
- Mais je me sens incapable de me protéger, c'est frustrant ! marmonna-t-elle.
- Quand as-tu, pour la dernière fois, été capable de te protéger ? la taquina-t-il.
- Tu m'énerves... bougonna-t-elle, le faisant sourire avant de la serrer contre lui.
Malgré ses réticences et son irritation à l'égard de ce stupide Youkai qui se croyait tout permis, surtout de se moquer d'elle, elle se laissa aller contre son torse en fermant les yeux. Peut-être était-ce à cause de la grossesse qu'elle n'arrivait pas à contrôler ses émotions ? C'était bien possible. Elle s'énervait pour un rien, pleurait pour un rien, rigolait et souriait pour un rien... ça l'énervait !
- J'ai comme l'impression que c'est l'énergie que dégage l'enfant en moi qui attire les Youkais... souffla Hoshiko.
- C'est bien possible... sa puissance est indéniable... soupira Sesshômaru.
Ils restèrent silencieux un moment, Hoshiko préférant se blottir de nouveau contre lui, fermant les yeux pour ne penser à rien, sinon à Sesshômaru, l'enfant, et ces sentiments profondément ancrés en elle : Amour, peur, impatience, bonheur... Des sentiments parfois contradictoires qu'elle ne comprenait pas toujours.
- Nous n'avons toujours pas pensé au nom de l'enfant, murmura-t-elle, faisant froncer les sourcils du Youkai.
- Est-ce si important ?
- Bien sûr ! s'écria-t-elle indignée par le manque d'intérêt de Sesshômaru.
Sesshômaru soupira. Il allait encore faire les frais de ses sauts d'humeurs ! Mais il commençait à avoir l'habitude. Il avait le dos large pour tous les reproches dont il faisait l'objet. Elle pouvait bien en profiter, après la naissance, elle en baverait ! Il allait lui faire payer un peu tout ça. Comment, il ne savait pas encore, mais il trouverait. Un petit sourire sadique se dessina sur ses lèvres tandis que Hoshiko regardait par la fenêtre la nuit tomber. Oh oui, elle va avoir le droit à quelques petites représailles...
Mais pour l'heure, il alla la rejoindre, se plaçant derrière elle, et passa ses bras autour d'elle, regardant, lui aussi, le ciel qui s'assombrissait encore. Elle bailla avant de se laisser aller contre lui, fatiguée. Porter l'enfant d'un puissant Taiyoukai n'était pas de tout repos. Il n'arrêtait pas de bouger dans son ventre. Elle aurait cru qu'il jouait au rugby dans son ventre par moment.
- Tu devrais aller te coucher, dit-il finalement avant de sortir prendre l'air.
Hoshiko soupira. Elle aurait bien aimé qu'il lui dise au moins "Bonne nuit". Est-ce trop demander ? Elle alla donc se coucher sans dire un mot. Il allait vraiment falloir qu'elle lui explique un jour ce qui était blessant pour les femmes. Ou qu'elle essaye tout bonnement de lui expliquer la psychologie féminine. Eh beh... c'est pas gagné ! Mais elle ne désespérait pas. Un jour elle y arriverait ! Elle se l'était promis. Elle y arriverait... avant qu'elle ne disparaisse... Elle s'endormit en pensant à cette fatalité. Mais au moins... Sesshômaru ne serait pas seul au moment où elle ne serait plus là. Il aurait avec lui un enfant... un fils. Jamais il ne serait seul... Jamais plus...
Sesshômaru était assis dehors, cherchant à enlever de sa pensée que Hoshiko finirait pas le laisser. Il devait dés maintenant s'y préparer. Mais quel était ce déchirement au fond de lui ? Pourquoi avait-il si mal ? Pourquoi... pleurait-il à cet instant ? Il essuya les larmes traîtresses avant que quelqu'un s'aventurant tardivement dehors ne les remarque. L'évidence se faisait dans son esprit. Il l'aimait. Il le savait. Il l'aimait plus que sa vie. S'il pouvait d'ailleurs donner sa vie pour qu'elle survive, il le ferait. Peu lui importait de bâtir son empire si elle n'était pas à ses côtés.
[…]
- Dis-moi Hoshiko... d'où vient cette cicatrice dans ton dos ? demanda Sesshômaru qui se posait la question depuis longtemps.
- Tu ne t'en souviens pas ? s'étonna-t-elle. C'était lorsque tu avais manqué de te faire tuer par un autre Youkai. Je me suis précipitée et t'ai servi de bouclier en présentant mon dos à ton ennemi, lui dit-elle tout de même.
Le souvenir déplaisant revint alors en mémoire au Youkai qui fronça les sourcils, peu content de cet acte là. Tout de suite après, il avait achevé son ennemi et s'était activé à la sauver, elle. Bien sûr il l'avait traitée d'imbécile, d'idiote, il avait eu si peur pour elle à ce moment là... Il n'aimait pas l'idée d'être protégé par une femme, et pire, au prix de la vie de cette femme là !
- J'aurais dû m'en douter, marmonna-t-il.
- Hum ?
- Tu étais tellement idiote que tu risquais ta vie pour rien, continua-t-il.
- L'idiote t'a tout de même sauvé la vie ! Ingrat ! s'écria-t-elle.
- J'aurais pu me débrouiller seul, répliqua-t-il.
- C'est ça ! Privé de ton épée et avec une plaie béante dans la poitrine ! J'aurais aimé voir ça tient ! railla-t-elle.
- Pour qui me prends-tu ? grogna-t-il.
- Non mais je rêve ! fulmina-t-elle en sortant de la chaumière pour aller prendre l'air.
Sesshômaru la regarda sortir avec un petit sourire amusé. C'était si facile de la provoquer en ce moment qu'il s'en amusait et en abusait un peu. Mais ça, Hoshiko l'ignorait. Elle aurait sûrement réagit autrement si elle avait su que le Youkai la provoquait par pur amusement.
Le soleil était en train de se coucher et elle avait passé la journée avec Kaede et Kagome qui risquait d'accoucher à tout moment... tout comme Hoshiko d'ailleurs. Tout semblait calme au village, certains profitaient encore des derniers rayons du soleil, d'autre rentraient chez eux pour retrouver leurs familles.
Mais il fallait croire que ce calme ne pouvait pas durer, qu'il était voué à être balayé par un mauvais pressentiment. Hoshiko sentait que quelque chose allait se passer et elle n'était pas sûre que cela allait-être positif. C'était plutôt néfaste. Elle ressentait comme un courant d'air glacé qui s'emparait peu à peu de son être en la faisant frissonner de dégoût et de frayeur.
Les oiseaux s'enfuir soudain de la cime des arbres comme si le feu les menaçait. Hoshiko plissa les yeux pour observer plus attentivement la forêt et sentit quelqu'un se placer à ses côtés et observer également. Elle n'avait pas besoin de tourner la tête pour savoir que c'était le stupide Youkai qui lui servait d'amant.
- Tu le sens aussi ? souffla-t-elle.
Sesshômaru acquiesça et se dirigea un peu plus vers la forêt mais fut retint par Hoshiko qui attrapa son bras, peu désireuse de le voir s'éloigner d'elle dans un moment pareil. Sesshômaru la jaugea du regard tandis qu'elle se serrait contre lui, enfouissant son visage dans son épaule. Elle semblait assez inquiète et il savait qu'à ce moment de la grossesse, l'inquiétude et le stress étaient des éléments déclencheurs. Mieux valait faire en sorte qu'elle ne s'inquiète pas. Alors il renonça à aller voir de plus près.
Il la souleva dans ses bras avec douceur pour l'amener auprès de Kaede et de Rin qui étaient sorties de leur chaumière, Kaede ayant senti également cette sensation néfaste. Sesshômaru la déposa à côté de la vieille miko et contempla de nouveau la forêt, de plus en plus douteux. Inuyasha arriva lui aussi et lança un regard à Sesshômaru qui lui confirma d'un signe de tête qu'ils ressentaient tous la même chose.
- Meyoju... souffla alors Hoshiko, les yeux horrifiés.
Ce simple nom faisait trembler n'importe qui. Dans la bouche de Hoshiko, il sonna comme un mauvais présage, une fatalité. Sesshômaru tourna la tête vers elle, peu réjouit de savoir qu'elle avait comprit elle aussi. Il passa son bras sur ses épaules et la serra contre lui.
- Ne crains rien... je te protégerai, déclara-t-il.
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A Suivre...
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Voilà un chapitre qui j'espère vous aura plu.
Je prévois de faire quelque OS reliés à cette fic sur des anecdotes qui ne manqueront pas d'humour.
Ce sera un petit cadeau pour vous qui me supportez depuis le début ! =)
Alors si vous voyez un nouvelle OS dans mes histoires, n'hésitez pas ! =)
