Elwing Carter
Tu trouvais le chapitre précédent trop triste ? Eh bah celui là n'est pas joyeux non plus ! Voici le dernier chapitre. J'espère qu'il te plaira quand même ! =)
Lalolyen d'Eryn Vorn
Désolée du gros retard, mais au camping ils avaient pas internet haut-débit ! -_-' Franchement ! Bref, je suis vraiment navrée !
XD, Oui, moi aussi j'adore cette scène. Mais en fait... j'aime toutes les scènes quand il y a notre bon vieux Jacky ! lol
Bonne question, peut-être parce qu'il aime bien emmerder Sesshômaru et qu'il sait que s'il faisait la même chose à Hoshiko il passerait un sale quart-d'heure ? mdr
Oui bah... c'est Sesshy quoi ! Il fait plus vraiment confiance à Hoshiko en matière d'initiative depuis qu'elle lui a coupé les cheveux ! xD Voyons Sesshy, faut pas exagérer, c'était vraiment pas fait exprès ! =D Bon d'accord, j'ai rien diiiiit ! *s'enfuit en courant re façon Jack Sparrow devant le regard meurtrier de Sesshômaru*.
Aura-t-il seulement le temps de rattraper toutes ses boulettes ? Je crois qu'une vie toute entière ne lui suffirait pas ! lol
XD. Je vois pas trop Hoshiko chanter du Walt Disney, surtout dans cette situation, mais qui sait ! Mais ne t'en fait pas, je crois que j'ai suivit le même lavage de cerveau que toi ! On est fichue ! lol
Tu rigoles, mais c'est exactement comme ça que je l'imagine ! Ptdr Bah attend, c'est pas n'importe quelle Tenshi non plus ! C'est la fille de Raziel tout de même ! Non mais ! Bien fait pour toi Meyoju !
Bah, pour ce qui est de tes prédictions, je n'y croirais pas trop à ta place. Elle est peut-être puissante, mais n'oublie pas que son corps se dégrade, et ça, même Meyoju n'y peut rien ! Bref, bonne lecture ! =D
mar-jo
Ce que tu me dis me fait très plaisir. Je suis heureuse que ma fic te plaise. Je te souhaite une bonne lecture ! =)
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Chapitre 30
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Le dernier combat
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Ils avaient repris leur route dés le levé du jour, bien qu'avec tout ce miasme, il n'y avait pas grande différence. Sesshômaru s'entêtait à ne pas montrer sa fatigue ni sa faiblesse malgré les conseils de son demi-frère. Sesshômaru savait parfaitement ce qui allait se produire. Hoshiko lui avait parlé plus d'une fois de ses rêves avant que son corps ne commence à se dégrader et qu'elle arrête de lui en faire part pour ne pas l'inquiéter. Mais il l'avait entendu assez de fois pour savoir ce qui allait se passer. Orodos prévoyait qu'il se retrouve à la combattre. Et il ignorait quelle serait l'issue du combat. Une chose était sûre, il ne pourrait pas la blesser, cela lui était impossible. Et Orodos le savait parfaitement... Ce n'était qu'une question de temps avant que cela ne se produise.
Sesshômaru savait très bien qu'il ne pourrait pas survivre à cette femme. S'il devait mourir pour qu'elle s'en sorte, il le ferait. Dans le fond... mourir par amour, n'est-elle pas la plus noble des mort ? Si Hoshiko devait le tuer, alors qu'elle le fasse, il s'agenouillerait volontiers devant elle, lui présentant sa nuque, à sa merci, vaincu d'avance.
Ils arrivèrent devant une crypte et s'arrêtèrent un moment. Un rire nerveux failli franchir les lèvres de Sesshômaru. Soi son ennemi avait des goûts douteux, soi il forçait la plaisanterie à son paroxysme. Avec l'aide d'Inuyasha, il dégagea l'entrée, dévoilant un escalier descendant sous terre. Ils restèrent un instant immobile, se demandant si c'était vraiment une bonne idée de s'y engouffrer.
- Ceux qui sont claustrophobes... le voyage s'arrête ici, fit Sesshômaru.
Aucun ne répondit à son sarcasme et le suivirent dans la noirceur des ténèbres. Ils avaient fait tout ce chemin pour sauver Hoshiko, il était trop tard pour renoncer à présent. Et puis... jamais ils ne renonceraient à la sauver. Ils descendirent durant un long moment, se demandant si ils allaient s'arrêter un jour. Puis, la dernière marche arriva. Sesshômaru se stoppa avant de poser le pieds sur le sol et tendit le bras pour empêcher Inuyasha de continuer.
Sesshômaru posa alors le pied avec précaution sur le sol et esquiva habilement un flechette qui vint se ficher dans le mur, causant une érosion. Sesshômaru examina l'impacte et leva les yeux au ciel. Orodos était vraiment un tordu.
- Dés fléchettes d'acide, déclara-t-il. Faites attention à vous en traversant.
Sesshômaru passa le couloir en vitesse, ouvrant la porte qui se trouvait au bout. Inuyasha fit de même et s'engouffra lui aussi dans l'ouverture suivit rapidement de Sango, Miroku, Kohaku, Kirara et Jaken. La porte se referma derrière eux et un déclic leur apprit qu'elle venait de se verrouiller, leur barrant toute échappatoire.
C'était une pièce caverneuse avec une cheminée menant jusqu'à l'ai libre mais trop étroite pour qu'un être humain puisse s'y engouffrer. De cette cheminée parvenait le peu de lumière qui venait de l'extérieur. La pièce était immense, mais vide. Quelques chandelles avaient été allumées pour offrir plus de clarté, mais hormis tout cela, personne.
Sesshômaru était suspicieux et faisait attention au moindre son qui lui parvenait. Il était sûr qu'ils n'étaient pas seuls, il le sentait. Et il sentait aussi la présence de Hoshiko, le lien le lui permettait encore. Mais c'était une infime présence puisqu'elle semblait plongée dans l'inconscience, enfermée à l'intérieur d'elle-même.
- Je dois avouer que tu me donnes du fil à retordre, Sesshômaru, fit une voix qu'il ne connaissait pas. Se débarrasser de toi n'est vraiment pas chose facile, continua la voix.
- Es-tu si lâche que tu refuses de te montrer à nous ? railla Sesshômaru.
- Hahaha... ricana la voix avec un ton malsain.
Puis, lentement, sortant de l'ombre, un homme s'avança. Sesshômaru fut surpris pas son apparence. Grand, svelte, des yeux d'ambre, de longs cheveux argentés... et trois lignes pourpres sur chaque joues. Sesshômaru était tellement surpris qu'il remarqua à peine la présence de Hoshiko.
- Qui es-tu ? demanda-t-il suspicieux, en fichant ses yeux dans les siens.
- Je penses que tu le sais, ricana le Youkai face à lui.
- Qui es-tu vraiment, Orodos ? répéta Sesshômaru.
- Oh... tu veux dire, comparé à toi ? ricana-t-il. Eh bien... je suis le frère de ton père, Sesshômaru. Mais je suppose que tu n'as jamais entendu parler de moi.
- Jamais, fit-il sans le quitter des yeux. Et pourquoi fais-tu tout cela ?
- Pourquoi ? fit-il avant d'éclater de rire. Mais parce que sans toi, les terres de l'ouest me reviendrait de droit, déclara Orodos.
- Non, fit Sesshômaru. Elles reviendraient à mon fils.
- Hélas, je n'ai pas pu empêcher cette Tenshi de mettre au monde ton enfant à temps, soupira Orodos. Bah... il ne sera pas difficile à éliminer.
Sesshômaru sentit la colère filtrer à travers tout son être. Il osait menacer son fils. Jamais il ne sortirait de cet endroit vivant. Il allait l'étriper. Inuyasha posa son bras sur celui de Sesshômaru afin de l'empêcher de se jeter sur lui aveuglé par la colère. Orodos remarqua ce geste et tourna alors son attention sur le Hanyô.
- Oh... j'avais presque oublié ton frère, sourit-il de manière sournoise.
Sesshômaru grogna de plus belle, ses yeux devenant peu à peu rouges, bien qu'il tentât de se calmer sans grand succès. Orodos jubilait. Il regarda le petit groupe, les scrutant un par un sans vraiment s'en soucier.
- Tu me déçois Sesshômaru. T'allier avec des lamentables vermines tels que les humains ? Tsss tsss tsss... tu baisses dans mon estimes, mon cher neveu, fit-il en faignant l'air désappointé.
- Et toi tu es pathétique, lâcha Sesshômaru. Tu n'es vraiment pas à la hauteur de père, ricana-t-il.
Orodos serra les dents si fort que Sesshômaru les entendit grincer. Cela le faisait jubiler. Orodos commençait à s'énerver, était-ce bien ou mal ? Cela dépendait du point de vue. Mal parce qu'il pouvait attaquer avec la puissance de sa colère, bien parce qu'il ne pouvait pas réfléchir calmement et qu'il commettrait sûrement pas mal d'erreur qui pourraient lui coûter la vie.
Meyoju vint se placer à la droite d'Orodos avec son sourire malsain qui ne collait pas du tout avec le visage tendre et doux de Hoshiko. Il commença à parler à Orodos mais fut très vite pris d'une quinte de toux qui le fit s'agenouiller. Pendant un instant, Meyoju laissa la place à Hoshiko, lui laissant endurer la souffrance seule jusqu'à ce que tout s'arrête et qu'elle ne crache du sang sous les yeux éberlués de ses amis.
- Que lui avez-vous fait ? se hérissa Sesshômaru tandis que Meyoju reprenait le contrôle du corps de la Tenshi.
- Mais rien, ricana Meyoju avec la voix de Hoshiko. C'est juste son propre corps qui se dégrade, ajouta-t-il. Oh... elle ne t'en avait jamais parlé ? fit-il mine d'être surpris.
- Ta femme sait que le temps lui est compté Sesshômaru, déclara Orodos.
Bien que Sesshômaru ne fut pas habituer à ce qu'on appelle Hoshiko "sa femme", il ne protesta pas ni ne tiqua sur cette appellation. Après tout... ils avaient eu un fils ensemble, cela ne justifiait-il pas cette appellation ? Oui, c'est ma femme, et je ne permettrait pas qu'elle meurt. Il s'avança d'un pas vers Orodos dont le visage s'illumina d'un sourire amusé.
- Perdrais-tu ton sang-froid, Sesshômaru ? Pour une femme ?
- Pas n'importe quelle femme, ma femme, susurra-t-il avec un sourire confiant qui fit reculer Orodos d'un pas. Tu as osé poser tes mains sur elle, et ça, je ne te le pardonnerai pas...
Orodos eut à peine le temps d'esquiver l'attaque de son neveu qui venait de dégainer Bakusaiga à une vitesse incroyable. Orodos dégaina alors Sô'Unga avec un sourire mauvais, malveillant. Sesshômaru ne se laissa pas impressionner. D'après les dires, Sô'Unga ne pouvait être manier que par lui depuis la mort de son père. Cependant il fut bien surpris de voir que Sô'Unga ne parvenait pas à manipuler Orodos. Cette stupeur n'échappa pas à Orodos qui sourit de plus belle.
- Tu sais, ton père était peut-être l'aîné, mais je n'avais rien à lui envier question puissance, ricana-t-il.
- C'est étrange, je ne détecte pas en toi la puissance que détenait mon père, le provoqua Sesshômaru sous le regard désapprobateur d'Inuyasha.
Orodos ne tint plus, il attaqua avec toute la puissance de sa rage et de sa haine mais ne parvint pas à blesser Sesshômaru qui para avec Bakusaiga. Ils se regardèrent dans les yeux un moment, tentant de jauger l'adversaire, avant de se repousser et de se retrouver, entrechoquant les lames avec violence tandis que Meyoju attendait tranquillement le bon moment pour attaquer. Quand Orodos sera fini, je n'aurais plus qu'à me débarrasser de Sesshômaru et sa bande et je régnerait en maître...
- Il y a une chose que tu as oublié de prendre en compte, fit Sesshômaru tandis qu'il bloquait Sô'Unga avec Bakusaiga.
- Tien donc, ricana-t-il.
- Tu n'as pas ce qui faisait la force de père, sourit Sesshômaru. Mais moi je l'ai trouvé !
- Et qu'est-ce donc ?
- L'amour, déclara Sesshômaru. L'amour que j'éprouve pour Hoshiko me fera me relever peu importe la difficulté, je n'abandonnerai jamais... car j'ai quelque chose à protéger ! cria-t-il en enfonçant ses griffes empoisonnées dans le torse d'Orodos. J'ai trouvé ta faiblesse, Orodos... Tu es seul... lui souffla Sesshômaru tandis qu'il retirait sa main couverte de sang et que son adversaire tombait à genoux, vaincu.
Orodos lança un regard à Meyoju qui ne semblait pas vouloir bouger. Orodos trouva la force de se relever pour s'avancer en titubant vers son bras droit. Meyoju ne bougea pas d'un cil. Il ne semblait même pas se soucier de son soi-disant "maître". Orodos tomba à genoux devant lui, le regardant sans comprendre.
- Meyoju... aide-moi... je te le commande... fit-il tandis qu'il commençait à s'étouffer avec son propre sang.
Un rire mauvais s'échappa des lèvres de Meyoju, différent de celui de Hoshiko par le ton beaucoup trop bas pour être la voix d'une femme. Tous regardèrent la scène sans bouger. Meyoju posa un genou à terre et attrapa Orodos par les cheveux pour l'obliger à le regarder dans les yeux.
- Crois-tu vraiment que tu avais la puissance nécessaire de nous contrôler, mes frère et moi ? fit-il sournois.
- Mais tu...
- Je t'ai fait croire que tu étais supérieur, Orodos, mais maintenant, mes frère et moi avons fusionné, je les ai absorbés et suis maintenant plus puissant que tu ne pourras jamais l'imaginer, rit-il de façon démente. Maintenant je pourrais régner seul, je n'ai plus besoin de toi... lui chuchota-t-il à l'oreille avant de se relever et de lui arracher la tête d'un seul coup d'épée.
Tous restèrent immobiles, surpris de ce qu'ils venaient d'apprendre. Orodos s'était donc fait berner ? C'était à prévoir, bien évidemment, mais cela semblait si irréel... Devant eux se tenait Meyoju, ou plutôt, le mal en personne, ancré dans le corps de cette magnifique femme à qui ils tenaient tous, Mistborn, sanglante, dans ses mains. Puis, Meyoju rengaina Mistborn pour attraper Sô'Unga. Cette dernière sembla lui obéir sans rechigner.
- Cela t'étonne, Sesshômaru, n'est-ce pas ? Tu ne devrais pas, sourit Meyoju.
- Et pourquoi, dis-moi ? répondit Sesshômaru en ne pouvant s'empêcher d'avoir un regard doux envers Hoshiko, prisonnière de son propre corps.
- Parce que, Sesshômaru... qui a forgé Sô'Unga à ton avis ? sourit Meyoju. Ce n'est ni ton père ni cet imbécile de Totôsai, ricana-t-il. Cette épée a été créée à partir de ma propre chair ! lui apprit Meyoju avant de repartir de son rire de dément.
Tous méditèrent cette révélation qui ne leur semblait pas si improbable au final. Bien évidemment, ils auraient dû s'en douter puisque l'aura démoniaque de Sô'Unga était extrêmement forte. Trop forte... C'était même l'une des raisons pour laquelle seul les Taiyoukais du clan Inu étaient capable de la manier.
- Inuyasha, souffla Sesshômaru, captant aussitôt l'attention de son frère. Promets-moi une chose...
- Sess...
- Promets-moi que tu veilleras sur mon fils, conclut Sesshômaru avant de s'avancer vers Meyoju, Bakusaiga rangée dans son fourreau, le laissant vulnérable.
- Es-tu seulement stupide, ou complètement inconscient ? ricana Meyoju. C'est très risqué de venir à ma rencontre désarmé...
- Tu es malin, Meyoju. Tu sais que, quoi qu'il arrive, je ne pourrais pas blesser Hoshiko... fit Sesshômaru en arrivant face à lui, à quelques mètres.
- Et toi, Sesshômaru, tu es fini ! conclut Meyoju en attaquant avec Sô'Unga avec une vitesse extraordinaire.
Sesshômaru esquiva avec difficulté l'attaque, se retrouvant avec une blessure au flanc peu profonde mais néanmoins assez pour saigner abondamment. Sesshômaru se retrouva, un genou à terre, le temps de comprendre ce qui venait de se passer et de reprendre son souffle. Il se releva avec difficulté tandis que toute la bande allaient se lancer pour venir l'aider. Mais Inuyasha tendit le bras pour les arrêter, les surprenant sur le coup. Sesshômaru lui fit un signe de la tête discret, les yeux plongés dans les siens, en signe de remerciement.
- Inuyasha ! Pourquoi t...
- Sesshômaru a fait son choix... même si cela ne me plaît pas... je me dois de le respecter, déclara Inuyasha en inspirant profondément pour s'empêcher de montrer sa tristesse.
- Mais... c'est ton frère ! s'écria Sango.
- Oui, justement. Je veux le supporter dans ce qu'il entreprend, même si cela signifie le laisser aller au devant de sa propre mort...
Ils restèrent glacés suite à cette révélation. Inuyasha semblait avoir pris au moins une centaine d'année en quelques jours. Ce qu'il disait était d'une sagesse surprenante. Mais Miroku arrivait à déceler que son ami souffrait de voir son frère se laisser dépérir ainsi, sans opposer de résistance. Qu'espérait-il au juste ? Mourir en entraînant Hoshiko avec lui, puisqu'elle ne peut survivre sans lui ? Miroku ne savait pas très bien ce que Sesshômaru avait en tête, mais il était sûr qu'il n'allait pas aimer.
- Vas-y Meyoju, tu peux me tuer, commença Sesshômaru, debout, bras écartés. Mais sache que je ne te donnerai pas la satisfaction de te supplier, conclut-il avec un regard fière et assuré.
- Je vois que même à un moment critique tu conserves ta fierté, ricana Meyoju. Et si je te proposais de me servir ? Qu'en dis-tu ?
Sesshômaru fut secoué d'un rire silencieux avant qu'il ne puisse s'empêcher d'éclater de rire. Le servir ? Lui ? Il se foutait de lui, n'est-ce pas ? Non mais sérieusement... Il pensait vraiment qu'il allait accepter cette mascarade ? Il était complètement à l'ouest celui-là !
- Qu'ai-je dit d'hilarant ? s'insurgea Meyoju.
- Tu penses, sérieusement, qu'un Taiyoukai du noble clan Inu tel que moi allait accepter une proposition aussi rétrogradante et humiliante ? ricana-t-il.
- Assez ! hurla Meyoju, ivre de colère.
Il se précipita vers Sesshômaru qui ferma les yeux, sans bouger, attendant la mort sans peur. Il l'accueillait presque avec plaisir. Oui, presque... car il se sentait lâche d'abandonner son frère, son fils, Hoshiko... de les abandonner tous sans même essayer de se battre. Mais que pouvait-il faire face à la femme qu'il aimait plus que la vie ? Il ne pouvait pas se battre contre elle... c'était impossible.
Il attendit durant un temps qui lui sembla interminable. Mais le coup qui aurait dû lui être fatale ne vint pas. Alors, il ouvrit lentement les yeux pour voir Meyoju, figé. Non... pas Meyoju. Deux grands yeux bleus embués de larmes le fixaient. Hoshiko était figée, le bras, prolongé par l'épée, levé, près à frapper et à l'expédier en enfer.
- Sesshômaru... je ne pourrais pas le retenir longtemps, haleta-t-elle. Profite du peu de temps pendant lequel je le retient prisonnier en moi pour l'achever !
- L'achever ? Comment ? Tu ne veux pas dire... fit-il horrifié.
- Je suis désolée Sesshômaru... souffla-t-elle. Je t'ai promis de ne jamais t'abandonner, et je ne serais pas capable de tenir cette promesse... pardonne-moi.
- Je refuse ! fit-il catégorique.
- Tu n'as pas le choix ! Fais-le, je t'en prie ! le supplia-t-elle du regard.
Je t'en prie mon amour... tue-moi...
Ces paroles le frappèrent de plein fouet. Comment pouvait-elle lui demander cela ? Comment pourrait-il ne serait-ce qu'y penser ? Jamais il ne ferait une chose pareille. Il n'était d'ailleurs pas le seul surpris : Inuyasha et tous ses amis l'étaient aussi. Mais Sesshômaru comprenait également qu'il n'avait pas le choix. Meyoju ne sortirait pas du corps de Hoshiko tant qu'il serait serviable. Le seul moyen d'en finir, était que Hoshiko l'enferme au plus profond d'elle pour l'entraîner avec elle dans la mort. Un sourire triste se dessina sur les lèvres de Sesshômaru.
- Tu avais tout prévu n'est-ce pas ? murmura-t-il. Tu l'avais vu...
Alors il dégaina Bakusaiga et en posa la pointe effilée sur la poitrine de celle qu'il aimait à la folie, sans être capable d'aller plus loin. Hoshiko était condamnée quoi qu'il fasse. S'il ne la tuait pas, Meyoju l'enfermerait dans son propre corps. Il n'y avait pas vraiment de choix finalement, sinon le fait d'être lâche et de condamner le reste du monde aux ténèbres en refusant de l'éradiquer, ou le fait de tuer la seule personne qui donne un sens à toute une vie.
Hoshiko ne le laissa pas choisir entre ces deux semblants de choix. Elle attrapa son poignet avec les dernières forces qu'elle avait pu garder et l'attira à elle, s'empalant sur son épée. Elle entendit Meyoju hurler à l'intérieur de son esprit avant de se consumer et de finir par disparaître, à jamais. Il lui laissait un moment de répit pour pouvoir dire adieux à Sesshômaru.
Il retira son épée et la jeta par terre afin de rattraper Hoshiko dans ses bras et de l'allonger la gardant serrée contre lui. Inuyasha et les autres se rapprochèrent un peu, mais pas trop, laissant les amants tranquilles pour leur dernier moment ensemble. Ils pleuraient tous, même Sesshômaru. Cela les aurait étonné auparavant, mais maintenant, ils trouvaient cela plus que normal.
- Pardonne-moi, souffla Hoshiko.
- Non... toi, pardonne-moi, la coupa-t-il. J'ai été idiot et je n'ai pas été à la hauteur. Je n'ai pas eu le courage de te le dire...
- Et bien dit... souffla-t-elle en parvenant à caresser son visage du bout des doigts.
- Je t'aime... murmura-t-il. Je t'aime plus que la vie, plus que tout...
Hoshiko lui offrit un sourire heureux. Enfin... enfin il le lui disait. Même si ce n'était que quelques minutes avant qu'elle ne disparaisse, elle était comblée. Sesshômaru passa quelque chose à son annulaire gauche. Elle commençait à voir trouble, mais elle parvint à voir une jolie bague avec une pierre de lune. Elle sourit de nouveau avec le peu de forces qu'il lui restait et sentit les lèvres chaudes et douces de Sesshômaru sur les siennes.
- N'oublie jamais que je t'aime, lui souffla-t-elle tout bas avant de s'éteindre.
Sô'Unga s'éleva dans les airs, entourée par de la poussière d'étoile en laquelle s'était transformé Hoshiko. Lentement, l'épée et la poussière d'étoile s'élevèrent vers les cieux par la fine cheminée pour finir par disparaître de leur champ de vision.
Sesshômaru se releva, lentement, sans se soucier de montrer son vrai visage : celui d'un homme blessé auquel on venait d'enlever sa vie et son âme. Il sentit une main sur son épaule et tourna la tête pour découvrir Inuyasha dont la tristesse se lisait sur ses traits.
- Tu n'es pas seul Sesshômaru... lui dit-il. Nous sommes tous là, et Hoshiko demeure ici, et ici, termina-t-il en lui touchant le front et le cœur. Elle veillera sur toi à jamais.
Sesshômaru ne trouva pas sa voix pour lui répondre. Il regarda de nouveau la cheminée qui remontait vers l'air libre, puis il tourna les talons pour repartir. Il avait quelqu'un qui l'attendait, et il n'allait jamais l'abandonner. Son fils ne serait jamais seul !
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Bon, ne crier pas au scandale ! Il y aura un Épilogue et attendez-vous à pas mal de surprises !
Merci à tous ceux qui suivent mon histoire depuis si longtemps et qui m'ont soutenue avec leurs commentaires !
Je vous dis donc à très bientôt ! =)
