Esperluette
Hello people ! Je vous ai manqué ? Oui, non ? Bah, c'est pas comme si j'avais 11.000 lecteurs prêts à se suicider pour moi... 'Fin, bref, j'ai Els Et Roselia, et ça me suffit, au moins, je sais que je suis lue par au moins deux personnes (qui me font des compliments, en plus, elle est pas géniale, la vie ? Non ? Bon.) Bref. Je voulais dire quoi ? Ah, oui. Vous avez vu ? Je vous ai pas trop fait attendre, cette fois ! Applaudissez moi ! ... Mmh, je blague. Plus sérieusement, je vais essayer de tenir le rythme d'une parution toutes les deux semaines, ou quelque chose du genre. Mais j'ai le bac, alors je vous promet pas grand-chose quand même, hein ! Mais ma vie, on s'en fout, alors, place à l'histoire.
Je sais que les chapitres sont longs (hey, du sept mille mots quand même !), mais comme ça, ça avance d'un coup au lieu qu'un événement dure trois plombes (et trois chapitres, aussi). Ici, on apprend pas mal de petites -et grosses- choses. La fin est un peu dirty (genre scabreuse, mais très soft), mais je pense que c'est pas choquant. Dites moi quand même si vous pensez qu'il risque d'y avoir un problème au niveau du rating. Comme toujours, ajoutons que Madame Rowling détient tous les persos, sauf : Diana, Sidney, William, Miranda, Gabriella, et pleins d'autres êtres vivants qui vont bientôt sortir de mon esprit génial -Hé ! Qui a dit "derangé" ?.
De plus, je songe à changer le rating -Je le passe en T pour l'instant, mais ça va vite devenir un M, vu le nombre de jurons que mes persos connaissent (surtout Wiil, Sid et Di ... Etrange, pas vrai ?). Voilà, c'était juste pour vous prévenir ^^. Sur cette (longue) introduction, enjoy :)
Duels, Histoire et Lycanthropie.
Ou
La musique n'adoucit pas les moeurs.
Elle avait eu son premier cours de Runes le jour précédent et avait été très déçue. Le professeur, Mr Blanc ne leur apprenait rien qu'elle ne savait déjà. Il avait bien l'air compétent, mais devait suivre le programme, qui lui était très léger.
C'est pour cette raison que Sidney la trouva attablée avec un livre intitulé "Runes, Magie et Légendes" lorsqu'elle entra dans la Grande Salle. Il était encore très tôt, et son amie était la seule élève déjà levée.
- 'Lut. Déjà en train de bosser ? Plaisanta la jeune brune, encore endormie.
- Ouaip, le programme de Runes est limite inexistant, faut bien que je trouve autre chose, répondit la blonde sans lever les yeux de sa lecture.
- Évidemment. Tu sais que le travail est néfaste à la santé ?
- C'est pas grave, au moins, je mourrais intelligente, ironisa Diana, pointant du doigt la paresse de son amie.
- Ah ah, très drôle. Très spirituel, vraiment, fit Sid, sarcastique. T'es allée courir ce matin ? Je t'ai pas entendue te lever.
- Ouaip. & Tu dormais, c'est normal que tu m'ais pas entendue.
- Pffft. T'es pas causante, le matin, toi. C'pas drôle, soupira la brunette, mécontente.
- & Toi, t'es mal coiffée, rétorqua Diana, incisive.
- Quoi ! C't'une blague ? T'as pas un miroir ?
- Va voir dans les dortoirs, conseilla la blonde en essayant de cacher un sourire moqueur.
La brune ne la remercia même pas & s'échappa de la Grande Salle en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Abracadabra". Diana sourit dans le vide. Si son amie pouvait être très intelligente, elle pouvait aussi se montrer superficielle et idiote à un degré inestimable.
Elle croqua dans une tartine & tourna la page de son livre.
- Pas très intéressant, tout ça, marmonna-t-elle en sautant quelques pages. Puis elle s'arrêta, interloquée.
Le livre titrait " Chapitre VII : Incantations runiques et Lycanthropes."
Elle parcouru les quelques lignes qui s'étalaient sur le papier parcheminé & lâcha une exclamation. D'un coup sec, elle referma le livre et sortit en trombe de la Grande Salle. Elle dépassa un groupe d'élèves qui la regardèrent bizarrement, mais elle ne les vit même pas. S'arrêtant enfin, elle soupira, dépitée.
La bibliothèque n'ouvrait qu'à huit heures.
& Esperluette &
- Et bé ! Chloé, ça va ?
- Oui, James, c'est bon, fit la jeune fille avec un sourire.
- Tu nous a fait peur, tout à l'heure, quand tu nous a foncé dedans, rigola William, enjoué. A vrai dire, il ne lui suffisait qu'un peu de nourriture, et il était heureux. Et là, il se retrouvait devant une énorme table couverte de mets aussi bien salés que sucrés.
- Désolée, j'étais pressée, laissa tomber Diana, légèrement sur la défensive.
- Oui, j'ai vu ça, répliqua son ami, notant le ton sec que la jeune fille avait employé. Bon, on mange ?
- Nan, merci, j'ai déjà pris mon p'tit déj', annonça la blonde avant de tourner les talons.
Quand elle fut hors de vue, Rémus se tourna vers Sidney et William.
- Qu'est-ce qu'elle a ?
- Je sais pas, elle a souvent des sautes d'humeur, faut pas faire attention, répondit la brune en roulant les yeux, mentant allègrement au préfet.
- Pas cool.
- Tu l'as dit, fit Will avec un sourire. Oh, miam ! Des pancakes !
Sans plus sembler se soucier de leur amie, Sid et Will se jetèrent sur la pile de pancakes. James et Peter les suivirent, tandis que Sirius et Rémus échangeaient un regard intrigué.
& Esperluette &
Diana se laissa glisser contre le mur du dortoir vide. Les phrases du livres tournaient en boucle dans sa tête. Elle soupira, essayant de remettre de l'ordre dans ses pensées.
Heureusement, personne ne semblait avoir rien remarqué de son trouble. Pourtant ... Elle se leva & se posta devant le miroir. Mouais. Il y avait 20% de chances pour que personne n'ai vu qu'elle était préoccupée. Son air paniqué & ses yeux écarquillés, pupilles agrandies, devait bien avoir été remarqué par au moins une personne.
Elle inspira profondément, essayant de se calmer. Elle se laissa tomber à terre & s'assit en tailleur. Se remémorant les pratiques zen qu'elle avait apprises au Japon, elle ferma les yeux et essaya de de penser à quelque chose d'apaisant.
Plusieurs secondes passèrent, se transformant en minutes au fur et à mesure que sa respiration ralentissait. Elle ne sentit pas une main se poser sur son épaule, ni n'entendit les cris impatients qui l'entourèrent subitement.
Un flash de lumière traversa soudainement sa tête, la faisant sursauter.
- Qu'est-c'qui se passe ?
- Toi ! Tu nous a fait super peur ! Cria Lily, le visage rougi. Tu étais assise, là, les yeux fermés, et tu réagissais pas quand on te parlait !
- Heum ... Lily, c'est normal, je méditais.
- M'en fous ! Tu refais plus jamais ça dans le dortoir ! C'est hyper flippant !
- Bon. Okay. Sidney, évites de me réveiller comme ça la prochaine fois, s't'eu plaît, tu viens de me mettre un sale mal de tête, ajouta la bonde en se tournant vers son amie qui souriait, baguette à la main.
- Désolée, mais j'avais pas le choix. On allait être en retard à notre premier cours de DCFM de l'année.
- En retard ? Mais il est quelle heure ?
- 8 heures moins dix, pourquoi ?
- Attends. Tu veux dire que je suis restée UNE HEURE ET DEMIE dans cet état ? S'écria Diana, visiblement choquée.
- Ouais, faut croire, fit Sidney sans émotion apparente. La blonde fronça les sourcils, puis inspira une grande goulée d'air, & son visage se détendit. Elle secoua la tête.
- Vous inquiétez pas, c'est rien. J'suis juste un peu stressée en ce moment, avec le changement d'école et tout ... Se justifia-t-elle en regardant les quatres filles en face d'elle.
- Si tu le dis, conclut Miranda avec un sourire, sans trop se préoccuper de l'état mental de sa nouvelle camarade.
- Allez, on y va, ou on va être en retard, les avertit Lily, prenant le commandement de leur groupe pour aller jusqu'à la salle de DCFM.
Au moment où Diana franchit la porte qui menait à la Salle Commune, Sidney la retint par le bras.
- Di, va falloir que tu nous expliques ça, lui intima-t-elle avec un regard entendu.
- Pas maintenant, chuchota la jeune fille en retour. Ce soir, après l'Histoire de la Magie. Sid hocha la tête et détourna le regard. Diana soupira. Ils allaient avoir du boulot, cette année.
& Esperluette &
Sirius fixait la jeune fille depuis quelques secondes, se demandant qu'est-ce qui lui avait prit, le matin. Ils étaient actuellement devant la salle de DCFM, et attendaient le professeur.
- Dis, Sirius, l'interpella William. Tu connaîtrais pas une famille de sang-purs avec un nom d'instrument de musique, nan ?
Le jeune homme le regarda, intrigué.
- Pourquoi ?
- Ben ... Oh, tu verras bien ! Lança le blond. Il était vraiment marrant, et c'était quelque chose que Sirius appréciait à sa juste valeur. Le jeune homme avait littéralement envahi leur dortoir et leur avait expliqué le fonctionnement de dizaines d'objets Molgiques, comme il disait -ce terme désignait les objets créés à partir de technologie & de magie. Ils en avaient testé certains, s'amusant particulièrement avec l'ordinateur, comme il disait. La joie de vivre du blond était bienvenue dans les dortoirs des garçons toujours en quête de divertissement. Mais là, il lui semblait légèrement nébuleux.
- Heu ... Attend. Y'a bien les Clarins, qui fait penser à clarinette, et les Harpers, comme la harpe, mais je crois que c'est tout.
- Okay, merci ! S'exclama le jeune homme en échangeant un regard complice avec les deux nouvelles.
Putain de deux nouvelles, d'ailleurs.
Sidney, d'abord, avait des formes très appétissantes, des rondeurs invitantes. Et son visage ne gachaít rien. Avec ses longs cheveux chocolat qui l'encadraient, son visage avait la couleur du caramel. Oui, à croquer, pensa Sirius.
Et Diana. Diana ... Cette fille était un putain de canon. Des longues jambes qu'elle gardait presque toujours nues, les rendant encore plus désirables en portant sa jupe d'uniforme un peu trop courte, des hanches un peu trop fines et une taille si délicate qu'elle donnait sans effort des envies de luxure à tout homme normalement constitué. Et ses seins ... Remontant le regard, il entendit James se racler la gorge. Se rendant compte qu'il était en train de déshabiller Diana des yeux, il détourna la tête pour fixer son frère de coeur.
- Ben quoi ? Elle est canon, se justifia-t-il avec aisance devant le sourire moqueur de son ami.
- Oui, à tel point que j'ai cru que tu allais la prendre contre le mur, là, tout de suite, se moqua James en chuchotant pour ne pas alerter ledit canon qui discutait allègrement avec Miranda.
- Hey ! Je dis rien quand tu fantasmes sur Lily, moi !
- Sauf que moi, je l'aime ... Sirius ? Sirius était parti dans un rire qu'il tentait -en vain- de garder discret. Tout le groupe se retourna pour le fixer, et le regard amusé de Diana le fit rire encore plus fort.
- Ça va Pad ? S'inquièta Rémus.
- Oui, oui, c'est bon. James est juste ... Incroyablement crédule, parfois, expliqua le jeune homme en essayant de remettre un peu d'ordre dans ses cheveux.
Personne ne demanda plus d'explications, et heureusement, d'ailleurs. Au moment où plus personne ne faisait attention à lui, il glissa à James.
- Je la veux juste dans mon lit, Prongs, murmura-t-il avec un sourire carnassier. Et ce que Sirius Black veut, il l'obtient, ajouta-t-il avec un clin d'oeil en direction de son ami qui soupira.
& Esperluette &
- Vous avez vingt minutes, annonça le professeur avec un léger rictus.
Il s'appelait John Rive et était leur nouveau professeur de DCFM. Et leur premier cours consisterais en une interrogation écrite et pratique pour "tester leurs connaissances".
Les feuilles s'envolèrent jusqu'aux bureaux et les élèves firent silence, soudainement très concentrés. Diana sourit en lisant les cinq questions.
Q.1 : Quels sont les Impardonnables ?
Endoloris, Imperium et Avada Kedavra.
Q.2 : D'après vous quels autres sort pourraient être classés dans cette catégorie, et pourquoi ?
Le Crucio, car il tend à rendre ses victimes folles. Le Sortilège de mort subite, le Sortilège du Bûcher, et celui d'Hamelin, pour des raisons évidentes, ainsi que de nombreux autres. Par contre, je me prononce en défaveur de la peine de mort, et j'estime que les Impardonnables devraient être punis par une peine autre que celle-ci.
Q.3 : Que sont les Détraqueurs ?
Les Détraqueurs sont des créatures magiques se nourrissant des "mauvais" sentiments qui habitent l'être humain. Ils se montrent sous la forme de grandes ombres décharnées portant des capes noires, ressemblant à des fantômes apocalyptiques. Les moldus ne peuvent pas les voir, mais disent ressentir une "sensation de froid" quand ils s'approchent d'eux, comme si "tout le bonheur du monde avait disparu".
Ils sont utilisés en Angleterre comme gardiens de la prison d'Azkaban, et en Amérique comme gardes de la sécurité des personnes importantes, depuis que l'on sait qu'ils peuvent contrôler leurs pouvoirs.
Ce sont aussi eux qui donnent la peine capitale en Angleterre sorcière, utilisant le "Baiser du Détraqueur", qui ne tue pas ses victimes, mais les laisse hébétées et vides de tout sentiment.
Q.4 : Comment les vaincre ?
Le Patronus est le charme le plus efficace contre les Détraqueurs. C'est un sortilège concentrant en un animal argenté (au mieux. Ou tout du moins en une sorte de brume de la même couleur) tout le bonheur et la félicité contenue dans le coeur d'une personne.
Il se dit qu'il faut penser à un souvenir heureux pour réussir un Patronus. Mais de récentes études ont montré que la seule pensée du Bonheur en lui-même suffisait à créer un Patronus corporel. Cela voudrait dire que le souvenir heureux n'est que l'image la plus proche que l'on se fait du bonheur et que l'enjeu n'est plus de trouver un souvenir, mais de chercher le bonheur dans le Réel, pour pouvoir y penser en tant qu'expérience pendant la réalisation du Charme.
Q.5 : Quelle est la différence entre Magie Blanche et Magie Noire ?
Il n'y en a aucune.
Diana n'eut pas le temps de relire sa copie, les vingt minutes s'étant écoulées rapidement. Beaucoup d'élèves avaient eu finit en une dizaine de minutes, mais ne devaient pas avoir bien creusé leurs réponses.
- Bien, annonça le professeur. Il fit un geste ample de sa baguette et les tables, les chaises sur lequelles étaient assis les élèves, reculèrent jusqu'au fond de la salle sous un concert d'exclamations étonnés ou amusées des adolescents. Une fois les pupitres désenchantés, il remua une seconde fois sa baguette et une estrade s'éleva au milieu de la pièce. Cette fois, des cris enthousiates se firent entendre. Tous avaient reconnu une scène de duel.
Les trois américains échangèrent des regards amusés. Les duels étaient un des passes-temps favoris de Sidney -avec la Métamorphose et la lecture-, William se débrouillait admirablement et Diana avait reçu un entraînement qui l'avait rendue à un niveau technique très élevé.
- James Potter et Gabriella Swan, appela Rive. Venez nous faire une démonstration. Je vous rappelle les règles, ajouta-t-il alors que les deux Griffondors se dirigeaient vers la scène. Pas de bataille à la moldue, pas de sorts trop dangereux. Le duel se finit lorsque le gagnant attrape la baguette du perdant. En position !
James et Gabriella se saluèrent, James avec une étincelle de joie au fond des yeux, et Gabriella des traits terrifiés.
- 3 ... 2 ... 1 ... Duel !
James attaqua avec un Rictusempra, qui fit se tordre de rire son adversaire. Elle se lança presque immédiatement le contre-sort, des larmes de rire coulant sur ses joues, et riposta avec un Croc-en-jambe, que le garçon évita assez aisément. Il lui jeta le Maléfice du Saucisson, qu'elle ne put arrêter ; il finit par un Expelliarmus, qui lui apporta la baguette de la jeune fille. Elle s'inclina.
- Bien, répéta le professeur avec un rictus relativement satisfait. Lily Evans et Miranda Jonhson.
Quelques duels passèrent ainsi. Personne ne savait pourquoi ils semblaient si ennuyeux, mais c'était un fait : ce n'était pas aussi excitant que cela en avait eu l'air au premier abord. Diana et ses amis savaient, eux, parfaitement pourquoi les duels semblaient si monotones. Les sorts étaient bien réalisés, mais Truc attaquait, Machin évitait, Machin attaquait, Truc ... Et ce jusqu'à ce que l'un d'eux se déconcentre ou rate un sort, et perde. Heureusement, ce n'était pas très long. Mais assez pour leur donner des fourmis dans les pieds et des chatouillements au bout des doigts.
- Diana de Lassay et William Von Ditters.
Elle lui lança un regard triomphant. Sans douter de l'issue de duel, elle se dirigea d'un pas léger vers l'estrade. Sa façon de se comporter la donnait déjà gagnante.
Les élèves se réveillèrent -pour la plupart d'entre eux- pour assister à ce duel. Ils voulaient voir ce qu'on leur apprenait, en Amérique. Ils ne pouvaient pas avoir un meilleur niveau qu'eux, pas vrai ?
Di et Will se saluèrent, tendus. Si Diana pensait gagner, elle savait que ce ne serait pas facile. Se retournant et s'éloignant l'un de l'autre, ils peaufinèrent chacun leur stratégie. Ils se battaient ensemble depuis assez longtemps pour connaître leurs points forts et leurs points faibles, alors ils n'auraient pas besoin de cette phase de "test".
- ... Duel !
Diana et William se retournèrent lentement, jusqu'à se faire face. Baguettes levées, ils se toisèrent pendant un instant. Un instant qui sembla s'étirer, s'allonger à l'infini. Les yeux dans les yeux, le souffle suspendu, les deux adversaires s'observaient dans un silence quasi-religieux.
Puis tout explosa. Sans un mot, Diana fit un saut périlleux vers l'arrière en lançant un sort orangé sur le jeune homme qui se coucha au sol en ripostant avec un éclair bleu. Elle jeta un rayon verdâtre pour contrer son sort et les deux Charmes se rencontrèrent dans une gerbe d'étincelles qui illumina la salle. William se déplaça vivement derrière une colonne pour échapper aux trois rayons jaunes lancés presque simultanément par la jeune fille. Il contre-attaqua avec un quatuor de rayons bleu-vert-rouge-vert en secouant sa baguette quatre fois. Elle évita les trois premiers sorts, mais dut créer un bouclier pour détruire le dernier. Un dôme de protection rosé sortit de sa baguette pour s'interposer entre elle et le rayon vert. Diana sourit. Le dôme de protection, qui ruisselait littéralement de magie, absorba le rayon de Will et sa brillance augmenta. Il se déplaca vers le garçon, inexorablement, qui jeta encore deux rayons blancs avant de laisser tomber. Il avait perdu et il le savait. Le dôme l'entoura, toujours sous le commandement de Diana, et sa baguette lui sauta des mains pour atterrir dans celles de son amie.
- Sans rancune ? Lui demanda-t-elle, les joues rougies et les yeux brillants.
- Je demande la revanche, protesta Will avec un sourire, montrant qu'il ne lui en voulait pas du tout.
- Très belle démonstration, jeunes gens, les interrompit le professeur. Vous pouvez regagner vos places.
Diana traversa la salle avec son sourire moqueur accroché aux lèvres et se rassit aux côtés de Sid qui lui sourit.
- Ça ne t'arrives jamais de la jouer discrète ?
- Nan. Que les gens admirent ma supériorité, enfin ! Rit la jeune fille.
- T'exagères, dit Sid en secouant la tête, souriant malgré elle.
- Et Will, ne lances jamais un Éntoni Koposi en dernier dans tes combinaisons, parce que l'adversaire peut répliquer à tous les sorts d'émotions grecs avec le dôme rose.
- Ah, ah, très drôle. J'y penserais la prochaine fois, répondit le jeune homme avec un sourire, anticipant déjà le prochain combat.
- Rémus Lupin et Sidney de la Torre, annonça le professeur, empêchant Diana de répondre.
Son amie se leva et prit position sur la scène, ainsi que Rémus. Le loup-garou l'observait attentivement, tentant de déterminer ses points faibles. Ils se saluèrent prudemment et s'éloignèrent.
- ... Duel !
Sidney leva sa baguette dans un geste quasi-inhumain et un rayon bleu en sortit pour foncer sur Rémus. Il l'évita d'un pas de côté et riposta avec un Stupefix. Il avait des mouvements rapides et précis, un bon niveau en enchantements, mais n'avait pas l'entraînement ni les connaissances de son adversaire. Sid' fit trois moulinets rapides avec sa baguette et un filet jaune citron en sortit pour recouvrir un Rémus éberlué. Jamais un sort pareil ne leur avait été appris ! Sa baguette s'envola de ses mains et la brunette lui offrit un sourire amusé.
- Pas mal, pas mal, lui dit-elle en détruisant le filet, lui permettant de se relever.
- Mademoiselle de la Torre, Monsieur Lupin, regagnez vos places, leur dit Rive, coupant court à leur début de conversation.
& Esperluette &
Les Maraudeurs, le groupe de Lily, Will et Sid étaient partis manger. Diana avait prétexté un mal de tête pour pouvoir s'éclipser.
Elle était présentement dans la bibliothèque de Poudlard. Seule élève sur les lieux, elle parcourait les rayonnages, passant ses doigts sur les tranches des ouvrages, essayant de trouver ce qui l'intéressait.
Poudlard avait une bibliothèque très bien fournie, et de nombreux ouvrages avaient été ajoutés depuis la dernière fois où elle était venue. Elle sortit un livre du rayon "Créatures Magiques" espérant qu'il lui donnerait les réponses à ses questions.
Elle s'assit à une table au fond de l'espace de travail et ouvrit l'ouvrage parcheminé.
"Les loups-garous sont des créatures des Ténèbres, et, s'ils prennent forme humaine pendant le mois, ils se transforment en bêtes sanguinaires pendant la pleine lune, laissant remonter à la surface leurs plus noires pulsions ..."
Diana referma le bouquin d'un claquement sec avec un soupir. Quand les gens comprendraient-ils donc ? Le reposant avec dégoût sur l'étagère, elle en choisit un autre, cette fois sur les Runes Anciennes. Après avoir lu quelques pages, elle reposa le livre, découragée. Elle s'était bien douté qu'elle ne trouverait pas ce qu'elle cherchait dans une bibliothèque à laquelle des enfants pouvaient avoir accès, mais elle avait espéré ...
Enfin. Elle se décida à remonter à son dortoir pour écrire à son père. Lui saurait sans doute où chercher.
& Esperluette &
Elle ouvrit son ordinateur et grogna. Pas de connexion. Dieu, qu'elle détestait Poudlard à ce moment précis. Elle n'avait même pas de chouette ! Comment allait-elle pouvoir joindre son père, à part avec ...
Elle sauta de son lit et dévala les escaliers, fonça dans les couloirs, et s'arrêta devant une gargouille peu amène.
- Choco-citrons, annonça-t-elle en tapant du pied.
La porte s'ouvrit et elle monta précipitamment sur le marche-pied. L'escalier mouvant la fit monter jusqu'au bureau de Dumbledore. Elle ouvrit la porte et se rua dans le bureau.
Dumbledore était absent, en train de prendre son repas, comme la totalité de Poudlard -fantômes et tableaux mis à part. Elle s'agenouilla devant le feu et énonça :
- Bureau du chef des Aurors, New York.
Le feu de Dumbledore était le seul à Poudlard permettant de communiquer avec l'Amérique ; les systèmes de sécurité de ce continent ne permettait pas d'autres communications.
- Papa ? Avocat de Lassay ? Appela-t-elle, impatiente.
- Chloé ? Que se passe-t-il, fit une voix grave provenant d'assez loin.
L'homme se rapprocha et elle put distinguer son visage.
- McCarthy ? Ah, bien. Tu sais où est mon père ? Demanda-t-elle, soulagée d'être tombée sur l'adjoint de son père. McCarthy était un homme droit et honnête, et, malgré son jeune age, avait une connaissance très poussée des combats et lois en tout genre.
- Il est partit pour la journée, je le remplace. Enfin, je fais sa paperasse, rit l'homme. Il connaissait Diana depuis longtemps, et l'appréciait beaucoup.
- Ah ... Tu peux m'aider ?
- Dis toujours, mais on est très occupés en ce moment, avec les procès des groupuscules Hell's, soupira McCarthy.
- Tu pourrais me faire des recherches sur Mélissandre Hopkins, qui a écrit un livre qui s'appelle " Runes, Magie et Légendes" s'il te plaît ?
- Je peux te demander pourquoi d'abord, ou pas ? Demanda l'homme avec un sourire. Diana était toujours tellement mystérieuse.
- Joker, sourit la jeune fille. Plus sérieusement, c'est pour un remède.
- Un remède ? Dans un livre de Runes ? Toujours aussi étrange, à ce que je vois.
- C'est ce qui fait mon charme, plaisanta la blonde. Bon, je peux compter sur toi ?
- Bien sur. Je te recontacte dès que je tiens quelque chose, lui promit-il avant de couper la connexion.
Elle se releva et épousseta ses genoux. Pensant à l'espoir qui venait d'apparaître, elle eut un sourire et ses yeux pétillèrent d'anticipation. Elle se retourne, prête à repartir, et se retrouva face à Dumbledore qui la regardait avec amusement.
- Désolée, commença-t-elle, l'air pas désolée du tout.
- Essaie juste de demander la permission la prochaine fois, dit le Directeur avec un sourire indulgent. Il comprenait la précipitation de la jeune fille et savait qu'il aurait agit de la même façon à son age. Diana avait encore besoin de grandir et il le savait ; mieux valait qu'elle fasse des expériences par elle-même, bonnes comme mauvaises, pour acquérir la sagesse qui résidait au fond d'elle.
- Promis, répondit-elle avec un sourire soulagé. Elle avait eu peur qu'il ne lui demande pourquoi elle utilisait le feu. Elle savait qu'il savait pourquoi, mais dire ces mots auraient rendu réel l'espoir qu'elle formulait au font d'elle sans vraiment oser y croire. Si cet espoir devenait vivant puis disparaissait, cela ferait bien plus mal que s'il n'avait jamais vraiment existé.
Elle sortit du bureau lentement, maintenant qu'elle savait qu'elle avait fait ce qu'elle pouvait en étant coincée à Poudlard. Rejoignant ses amis devant la Salle d'Histoire de la Magie -Merlin merci, ils n'avaient qu'une heure le mardi-, elle ne put s'empêcher de penser que Will réagirait mal à l'annonce qu'elle avait à leur faire. Mais elle ne pouvait pas décemment leur cacher ça...
- Ça va mieux ? Lui demanda Lily quand elle arriva à leur hauteur. Elle se souvint qu'elle avait dit être malade pour ne pas manger et faire ses recherches.
- Oui, ça va aller, répondit-elle avec un sourire un peu pâle, histoire que son histoire de migraine soit crédible.
- T'es sûre que tu veux pas aller à l'infirmerie ? T'as l'air toute pâle, lui dit Miranda. Bon, un peu trop crédible, l'histoire de la migraine.
- Nan, c'est bon, c'est passé, fit Diana avec un sourire un peu plus grand.
Derrière eux, Gabriella éclata de rire à une blague de Sirius. Elle se retourna et remarqua que le bras du jeune homme était posé sur la hanche de Gabriella, et qu'elle se collait à lui de manière presque indécente. Elle sourit. Gabriella semblait aux anges, & elle allait tomber de haut. Diana se dit que c'était sans doute le lot de toutes celles qui partageaient le lit de Sirius.
- Vous êtes ensemble, alors ? Demanda Miranda avec un regard à la fois heureux pour son amie, & inquiet pour la suite des événements. Lily arborait la même tête, la désapprobation en plus.
- Oui, rit Gabriella en regardant Sirius avec un sourire comblé. Diana croisa le regard de Rémus, qui semblait désolé pour la jeune fille. Elle se rappelait ses mots du jour précédent. "Et Sirius va sûrement tirer son coup avec Gabriella avant le dessert". Ouais, Sirius devait être le Dom Juan de l'école de Magie. Après tout, il en a les capacités, se dit la jeune fille avec amusement.
- C'est mignon, dit Sidney, l'ironie dans sa voix détectable pour qui la connaissait. Vous formez un si joli couple.
- Je suis sure que tu rêves d'elle, la nuit, plaisanta Diana. Les trois Maraudeurs non concernés s'entre-regardèrent, estomaqués. Ils ne pensaient pas que la jeune fille oserait reparler de son petit dialogue avec Sirius. Décidément, elle est très intéressante, se dit James en souriant, attendant la suite.
- Parfaitement. Ses longs cheveux blonds me hantent, susurra Sirius en laissant la main courir dans la chevelure châtain clair de la jeune fille qui soupira de contentement. Elle ne s'aperçut pas que, faisant ce geste, son nouveau copain fixait Diana, les yeux emplis de luxure. D'ailleurs, les cheveux blonds faisaient référence à la nouvelle élève, pas à elle. Mais l'amour rend aveugle et Gabriella était persuadé qu'elle était la bonne pour Sirius.
- Je m'en doute. Tu dois la chérir comme une relique, à voir la façon dont tu la regardes, riposta calmement Diana, profondément amusée par la situation.
- C'est évident, répliqua Sirius, son regard toujours posé sur la jeune blonde. Elle adore que je lui prodigue toute mon attention.
Ils se sourirent. D'ennemis pendant les trois premières répliques, ils venaient de passer à alliés grâce au dégoût très légèrement présent dans la voix du jeune homme.
- Une prérogative féminine, je suppose, ricana Diana, laissant libre cours à son amusement grandissant. Seuls James, Rémus, Sid et William suivaient encore la conversation. Diana et Sirius avaient la même façon d'insinuer les choses, et le même parler aristocratique, utilisant un langage très soutenu. C'était fascinant de les voir se renvoyer des piques, toujours calmement, presque indifféremment, mais avec tellement de tension sous-jacente que c'en devenait grisant.
- Elles adorent toutes qu'on les chérisse, après tout, siffla Sirius, les yeux pétillants de malice, en caressant la hanche de sa copine.
- Il est bien vrai que certaines écervelées apprécient être traitées comme des objets, persifla Diana avec un sourire en coin, posant nonchalamment une main sur sa hanche.
- Mais, comme tous les objets, elles ne sont utiles qu'un temps, continua Sirius avec un sourire éloquent.
- Et ensuite, comme tous les jouets usagés, on les envoie au rebut, finit Diana dans un rire. Elle n'aurait pas dû rire du malheur de Gabriella, mais elle ne pouvait s'empêcher de trouver hilarante la naïveté de la jeune fille. Sirius venait clairement de dire qu'il se servait d'elle pour assouvir ses pulsions, et elle restait là, s'accrochant à lui, souriante et heureuse. Atroce.
Sirius rit avec elle, suivit par les seuls élèves qui avaient suivit la scène ; ils avaient réellement été sur la même longueur d'onde, et leur complicité soudaine amusa James. Il l'aurait dans son lit, hein ? Pourtant, le rire de Sirius ne sonnait pas surjoué.
& Esperluette &
Diana s'était assise à coté de Rémus et Peter, sur la rangée de trois pupitres. Will et Sid s'étaient remis devant et avaient déjà sorti les feuilles de morpion. Sirius et James étaient côte-à-côte, juste à coté.
- Dis ... T'as pas eu le temps d'expliquer ce que c'était, ton truc avec les Sang-purs, hier, commença Rémus en se tournant vers Diana.
- Tu veux que je te fasse un cours ? Ironisa la jeune fille avant de se reprendre. Bon ... Je crois que ça a commencé vers les années 1800.
- Hein ? Attend, t'es sûre qu'on parle de la même chose ?
- Oui, des différences entre Sang-pur anglais et américain, non ?
- Si, si ... Vas-y, continue, se reprit le jeune homme.
- Alors ... Vers 1800, il y a eu beaucoup de tensions entre sorciers et moldus, en Angleterre, surtout à cause d'une guerre contre les gobelins ... Enfin, je rentrerais pas dans les détails. Donc. Il y avait à cette époque des règles de comportement Sang-pur encore plus strictes qu'aujourd'hui, avec les mariages arrangés, une excellence dans tous les domaines obligatoires ... Certains Sang-purs se sont rebellés contre cette autorité. Et à ce moment-là, le continent Américain apparut comme une terre d'espoir : à part les Indiens, il n'y avait aucun sorcier qui vivait là-bas. Alors de nombreuses familles sont parties, en quête de liberté. Je te passe encore les détails, mais une société sorcière s'est créée, beaucoup plus libre que l'anglaise.
- C'est impressionnant ... Personne n'en parle, ici, dit Rémus, sous le choc.
- Attend, t'as pas entendu le meilleur, rit Diana, satisfaite de son petit effet. Vers 1850, pendant les révolutions industrielles moldues, les sorciers se sont, disons, dévoilés aux moldus, et depuis, nous n'avons plus qu'une seule nation, sorciers et moldus confondus !
- Attend, mais c'est interdit !
- Par quelle loi ? Dans votre pays, ça l'est sans doute, mais les lois américaines sont hautement différentes. Beaucoup plus tolérantes, et favorisant les libertés individuelles.
- Ça semble ... Utopique, lâcha Rémus, songeur.
- Ça ne l'est pas tant que ça. Ceux qui sont contre cette politique viennent en Angleterre, et y sont très heureux. Le pire auquel le gouvernement a actuellement à faire face est un ensemble de groupes, les Hell's, qui revendiquent une destruction complète de tout forme d'autorité.
- C'est ... Incroyable, fit Rémus, sonné.
- Ça l'est. Mais c'était prévisible. Toutes les contraintes auxquelles votre peuple était soumis devaient bien conduire un jour à une vague d'émigration massive.
- C'est ... Ouah ! C'est trop génial, rit Rémus, se rendant visiblement compte des possibilités. Puis son sourire se fana quelque peu, ce que Diana remarqua. Elle reprit :
- Oui, surtout pour la législation concernant les loup-garous, par exemple. On a eu une vague de morsures, il y a une dizaine d'années, par un lycanthrope devenu fou, et ça a changé les esprits. Depuis, ils sont considérés comme des humains à part entière, et la discrimination est punie par la loi. Et il y a, il me semble, deux laboratoires spécialisés qui cherchent un remède, exposa-t-elle d'un air détaché, alors que cette cause lui tenait vraiment à coeur. Mais Rémus ne devait pas savoir qu'elle était au courant pour sa "période ronde".
Il eut un sursaut. Une lueur d'espoir s'alluma dans ses yeux dorés, qui devinrent légèrement brillants ; le loup-garou tentait de retenir une larme salée qui menaçait de couler. Diana, délicate, lui dit qu'ils devraient écouter au moins un minimum le cours de Binns et se tourna vers le fantôme qui dissertait sur l'estrade.
Elle ne l'écouta pourtant pas, et se mit à penser au jeune homme assis à coté d'elle. Rémus était adorable, et devait comprendre que sa lycanthropie n'était pas une malédiction, mais une partie de lui même. Il semblait souffrir et avoir en permanence peur pour ce qu'il gardait secret, et ce n'était pas bon pour lui, Diana le savait. Mais qui était-elle pour lui parler ? Il ne la connaissait pas, et elle venait déjà de faire beaucoup. Elle lui avait donné l'espoir d'une vie meilleure, et c'était le plus important.
Rémus s'en sortirait heureux, elle le pressentait. Et elle l'espérait ; oui, elle voulait voir le jeune homme rire et chanter sans honte, le voir profiter de la vie sans se se sentir coupable ou apeuré à l'idée que quelqu'un découvre cette infime partie de sa personnalité. Car même si elle ne le connaissait pas bien, elle se doutait de Rémus était une personne qui méritait le bonheur, comme chaque être humain sur Terre.
& Esperluette &
William attrapa ses deux amies après la classe et s'éloigna des autres Griffondors.
- Chloé, qu'est-ce qui s'est passé ce matin ? Attaqua-t-il en les poussant dans une salle de classe vide. Elle soupira.
- Tu commences fort, toi, hein, ironisa-t-elle, moqueuse. Le choc qu'elle avait eu le matin était passé, et elle voyait les événements avec un peu plus de recul.
- Je me soucie de toi. Allez, dis, lui intima-t-il, tentant de l'intimider.
- Désolée, soupira la blonde. Mais je préfère avoir toutes les cartes en main avant de vous dire quoi que ce soit. Ce serait idiot si je m'étais trompée, vous comprenez ?
- Chloé ... T'es sûre que tu le regretteras pas ? Demanda Sidney, jusque-là silencieuse.
- Absolument, fit Diana, décidée. Mais je vous promet que vous saurez bientôt, ajouta-t-elle à l'égard de Will qui faisait une moue boudeuse.
- Pffft ... T'es pas drôle, ronchonna le garçon.
- Tu m'aimes quand même, pas vrai, susurra Diana, soulagée de ne rien avoir à expliquer. Bon ! Deuxième ordre du jour : Anton Trucmuche.
- C'est Anton Harper, corrigea son ami.
- Et j'ai regardé, c'est un petit brun avec les cheveux mi-longs, ajouta Sid.
- Bien joué ! Bon ... Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir lui faire ?
Diana s'allongea à moitié sur la table de la salle où ils s'étaient retrouvés, Will s'assit par terre et Sid se mit à marcher en rond, chacun se creusant les méninges pour trouver une blague inoffensive -le gamin n'était pas apte à se défendre-, mais assez humiliante.
Quelques minutes de discussion plus tard, ils avaient trouvé une esquisse de plan d'action, et il ne leur restait plus qu'à peaufiner les détails. Diana sourit. Tout ça avançait bien, très bien, même.
- Ah, au fait ... C'était quoi, avec Sirius tout à l'heure ? Demanda Sid, la sortant de ses pensées.
- Ah, non ! Parlez pas mecs devant moi ! S'écria Will avec un grand sourire.
- Allez, je suis sûre que tu veux tout savoir, le tenta la brune.
- Mais y'a rien à dire. Il est marrant, et il répond toujours quand je lui parle, alors c'est drôle, rit Diana, insouciante.
- Il te veux dans son lit, annonça William, un peu plus sérieusement.
- On s'en fout. De toute façon, la moitié des mecs que je connais me veulent dans leur lit, sourit Diana avec un grand geste de la main pour illustrer ses propos. Sidney prit une mine catastrophée.
- Oh mon Dieu ! Will, regarde ! Diana a perdu sa modestie ! Qu'allons-nous faire ? S'écria-t-elle, faussement scandalisée. Diana lui tira la langue.
- Pas besoin de modestie dans mon cas, je suis parfaite. Je peux m'en vanter, non ?
- Parfaite ? Je ne dirais pas ça, commença Will avec un sourire carnassier.
- Tu est chiante, bordélique, hyperactive ...
- ... Inconsciente, lunatique, insolente ...
- ... Insupportable au réveil, impulsive, pessimiste ...
- Okay, stop ! Ok, ok, je ne suis pas parfaite, rit Diana, sans même penser à se vexer. Oui, parce qu'elle avait peut-être plein de défauts, elle avait au moins une qualité : elle avait le sens de l'humour.
& Esperluette &
Lily soupira doucement. L'altercation qu'elle avait eu le jour précédent l'avait faite réfléchir. Etait-elle aussi horrible que Von Ditters l'avait insinué ? Elle espérait bien que non. Mais, au fond, si il lui avait dit toutes ces choses -ou plutôt hurlé-, il devait quand même y avoir un fond de vérité dans ses paroles.
La jeune fille se leva et se posta devant son miroir. Il lui renvoya le reflet d'une presque-femme qui semblait manquer de confiance en elle. Elle savait pertinemment que le masque de la fille forte qu'elle portait en permanence en public ne trompait pas vraiment les trois nouveaux. Elle avait remarqué que les deux filles se comportaient excessivement gentiment envers elle, à la différence près que Diana semblait plus détachée que Sidney.
- Ça ne va pas, petite ? Fit le miroir, lui renvoyant son image fragile. Car Lily, quoi qu'elle veuille faire croire, était encore une enfant, qui avait eu peur lors de la montée en puissance de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, et qui avait été soulagée lorsqu'il avait été tué.
- Vous croyez que je suis prétentieuse ? Renifla Lily. Immédiatement, elle se sentit bête. Converser avec un miroir, et puis quoi encore ?
- Maintenant, non. Mais le matin, oui, répondit le miroir avec bienveillance. Lily réfléchit. Que pouvait-elle faire pour montrer à William qu'elle n'était pas aussi hautaine et insipide qu'il semblait penser.
- Je sais ! Je vais être gentille avec Potter ! Comme ça, il verra que je suis au dessus de ces disputes d'enfants ! S'exclama-t-elle, toute joyeuse d'avoir trouvé la solution. Son reflet lui sourit, et ses yeux verts pétillèrent
Un peu après, alors qu'elle levait la tête de son livre de Métamorphose, une pensée incongrue lui vient à l'esprit. Pourquoi voulait-elle à tout prix que William l'apprécie ?
Parce que Lily, née-moldue, avait besoin de la reconnaissance de ses pairs pour se sentir vivante. Et peut-être aussi qu'il lui fallait un prétexte pour parler civilement à Potter ?
& Esperluette &
Diana et Lily étaient les seules Griffondors à avoir gardé Astronomie. Après le repas, elle allèrent ensemble à la Tour, discutant de banalités. Alors qu'elle traversaient un couloir, la jeune préfète prit son courage à deux main -elle n'était pas dans la maison de Godric pour rien- et demanda à sa nouvelle amie avec une voix légèrement hésitante:
- Di', tu trouves que je suis prétentieuse ?
Diana s'arrêta et regarda Lily pendant quelques instants. Celle-ci, sous le regard inquisiteur et froid de la jeune fille, se tortilla, mal à l'aise. La blonde eut très légèrement pitié de la rousse, qui ne se rendait pas vraiment compte de son comportement, et décida d'opter pour la méthode douce.
- Ça t'as fait réfléchir, ce que t'as dit Will, pas vrai ? Dit-elle avec la voix la plus gentille qu'elle avait en réserve. Lily acquiesca.
- Oui, et il avait raison ?
- Pour tout te dire, Lily, oui. En arrivant et sans te connaître, on peut porter un oeil neuf sur ta situation. Et tu te conduis comme si tu te croyais supérieure. Mais, continua-t-elle avant que la rousse ne la coupe, je ne suis pas bête. C'est évident que tu le fais inconsciemment pour ne pas subir les brimades des Serpentard, en particulier. Tu crois qu'être la meilleure partout et t'en vanter va les calmer ? Au contraire, ils vont encore plus s'acharner sur toi.
- Mais je suis la meilleure partout ! S'écria Lily, sans vraiment se rendre compte de ses paroles. Diana sourit.
- Plus maintenant. Bref, si tu veux que Will arrête de te chercher des noises, tu devrais peut-être penser à travailler ton humilité. Elle s'arrêta deux secondes, histoire que la préfète mesure la portée de ses paroles. Puis elle pensa à quelque chose d'intéressant et continua : et tu devrais aussi penser à arrêter de parler comme ça à James. Si tu veux le rembarrer, rembarres le avec classe, pas comme une poissonnière un jour de marché. Capito ?
Lily fit oui de la tête avec un air découragé. Diana reprit.
- Si tu veux, à chaque fois que tu te conduiras de façon, disons, prétentieuse, je peux te faire un signe histoire que tu t'en rendes compte.
- Oh ! Merci, ce serait génial !
- Hmmm... Disons ... "Je m'ennuie", ça te va ?
- Oui ! Parfait, merci ! La préfète était d'un naturel exubérant, même si elle ne le montrait pas, et Diana venait de s'en rendre compte. Elle sourit. Finalement, Lily était plutôt gentille, quand sa tête dégonflait. La jeune blonde venait, pendant leur conversation, de décider de donner une chance au couple "Jily", et elle avait pensé que ce serait beaucoup plus facile si Lily n'était pas dégoûtée à l'idée de parler de façon civilisée avec James. Et visiblement, la rouquine ne semblait pas si horrifiée que ça devant le concept.
Peut-être qu'une amélioration dans leur relation orageuse allait bientôt apparaître, pour le plus grand bien de leurs oreilles, se dit Diana avec un sourire en coin, celui qu'elle ne quittait jamais.
- Mais assez parlé de moi, reprit Lily, sortant Diana de ses plans pour son futur. Tu as l'air de bien t'entendre avec Black ?
- Oui, il est amusant, fit Diana, nonchalamment lasse qu'on lui pose la question.
- Tu sais qu'il est en couple ? Demanda Lily, un peu inquiète à propos de son amie Gabriella.
- J'ai pas l'intention de me le taper, tu sais.
- Mais, je ... Non, bien sur, dit la jeune fille, à moitié choquée par le ton cru de la blonde. Celle-ci la dévisagea un instant.
- Tu es vierge ? Demanda-t-elle, intriguée. Non, excuse-moi, ma question était indiscrète, se reprit-elle juste après. Lily soupira.
- Pas de soucis. Et oui. J'attends le bon. Sa voix était un peu lointaine et Diana sourit. Les mentalités des deux jeunes filles étaient à mille lieues de distance. Tu l'a déjà fait, toi ?
- 'Sur, fit la jeune américaine. Elle se remémora cette nuit et son sourire s'agrandit.
- Et ... Ça fait mal ? Un mélange de curiosité, d'appréhension et de gêne apparut sur le visage rouge de la jeune fille, qui semblait se fustiger mentalement pour avoir osé poser une telle question à une fille qu'elle ne connaissait que depuis deux jours.
- Un peu, je crois. Mais je m'en souviens pas trop, en fait, tellement j'étais bourrée, rit Diana. Contrairement à la rousse, elle semblait parfaitement à l'aise, et même amusée par la situation.
Lily se tu, ne sachant pas trop quoi répondre à ça. L'insouciance de Diana l'intriguait et même la captivait. Cette fille semblait se foutre de tout, même d'elle-même. Elle agissait comme si rien n'avait d'importance, et c'en était déstabilisant.
En quelques secondes et s'en même s'en soucier, elle venait de remettre au placard tous les scénarios de "première fois romantique" que Lily s'était faits dans sa tête. Une première fois alcoolisée n'était absolument pas ce que la jeune fille voulait, et la façon dont Diana en parlait la faisait se sentir idiote. Vierge à seize ans, pensa-t-elle, c'est une honte.
- Mais je crois que j'aurais préféré attendre et faire ça avec quelqu'un que j'aimais vraiment, lâcha Diana en la regardant. Lily poussa un imperceptible soupir de soulagement et ne répondit rien. Finalement, être vierge à seize ans, c'était parfaitement normal.
Diana riait intérieurement. Le chemin de pensée de la rousse avait été tellement évident à suivre ! La blonde avait un instant eu peur que la préfète remballe sa morale et parte se taper le premier mec qu'elle trouverait, pour ne pas passer pour une coincée. Alors elle avait dit ce que Lily voulait entendre. De cette façon, la jeune fille garderait ses rêves intacts. Mais Diana avait largement menti.
Non, elle ne regrettait rien. Parce qu'elle était comme ça. Elle ne regrettait jamais rien, et ne vivait que dans le présent. Mais, se dit-elle, c'est toujours mieux que de vivre de souvenirs ou d'espoirs. Et, sans plus se préoccuper de ces considérations, elle repoussa ses cheveux blonds d'un geste nonchalant de la main, et entra dans la salle d'Astronomie.
THE END
Alors, alors, alors ? Dites moi ce que vous en pensez, ce serait génial :)
Sur ce, à la prochaine ! xoxo (Gossip Girl -Mmh, désolée, ça m'arrive, des fois ^^)
Serendipité
