Esperluette
Hello les gens !
Bon, j'ai été plus rapide, là, hein ? En plus, c'est pas un petit chapitre de trois lignes et demie :) Bon. Trêve de plaisanteries, voici ...
LE DISCLAIMER !
Merci à cette chère JKR de nous prêter ses personnages pour qu'on puisse faire mumuse avec. J'vous jure, elle aurait pas du. Si, si. Regardez ce que j'en fait. Une honte, je vous dit ! Bref, merci à elle ^^
Dans ce chapitre : Du drame. Beaucoup de drame (enfin, un début de drame xD)
Les pièces sont en place pour nous jouer une jolie tragédie. J'donne un bon point à celui ou celle qui devine qui seront/sera le(s) personnage(s) principal(aux) de cette tragique tragédie :)
Je rajoute aussi des remerciements à Tchoupi, Drottingulove et Fandfanfic pour leurs super review :) (Je rajoute aussi pour Tchoupi que, oui, des chapitres seront beaucoup plus axés sur Will et Sid -Et trois autres persos trèèès importants qui vont arriver dans un certain nombre de chapitres xD Et non, je n'suis pas américaine, mais il me fallait un pays lointain et j'avais pas la foi de prendre le Japon ^^)
Bref, sur ce ...
Enjoy !
Discussions sous les astres
Ou
Miss Nothing
Les étoiles brillaient haut dans le ciel. C'était une nuit sans nuages.
Si un élève avait poussé la lourde porte de la plus haute tour du château, si il avait été assez courageux pour braver les ténèbres se promenant dans les couloirs de Poudlard, ce soir là, il aurait vu la tristesse.
Il aurait vu l'espoir. Il aurait vu la beauté.
Il aurait vu les rayons de la lune entrer dans la pièce poussiéreuse par une très haute ouverture. Sur le rebord de la fenêtre, il aurait vu, assise contre le bord, une jambe repliée, une jeune fille contemplant la voûte céleste.
L'élève aurait vu les éclats de lune se reflétant dans ses longs cheveux. Il aurait vu son visage couvert de larmes tourné vers les étoiles. Et il aurait vu l'espoir dans ses yeux.
Mais l'élève n'était pas là. Personne ne venait jamais là. Et personne ne la voyait jamais pleurer.
& Esperluette &
Le soleil se levait, illuminant le ciel. C'était un froid matin de Septembre.
Diana s'assit sur une souche, contemplant les nuages rosés à l'horizon. Un sourire éclaira son visage. Elle ferma les yeux et inspira une goulée d'air frais.
Elle venait de finir son jogging matinal et s'était retrouvée à l'orée de la Forêt Interdite, là où des trous dans la verdure laissaient passer les rayons du Soleil levant. Elle soupira. Elle était bien, ici, dans cet abandon calme et silencieux. Retourner dans Poudlard ne la tentait pas du tout ; elle aurait voulu rester ici pour l'éternité, assise sur cette souche, à sentir le soleil réchauffer son visage, et à réfléchir à elle-ne-savait-trop-quoi.
Mais elle ne pouvait pas. Jetant un regard à sa montre, elle se releva. Déjà 6h30. Les autres élèves ne tarderaient pas à se lever, et elle ne voulait pas que quiconque susceptible de décider de venir la voir le matin sache qu'elle courrait aux aurores.
C'était son moment de paix. Sans cela, son équilibre intérieur serait rompu. Si quelqu'un venait à la déranger dans son rituel matinal -courir, penser, et méditer-, elle ne savait pas si elle serait capable de rester calme pendant la journée.
Car c'était grâce à sa course du matin qu'elle était plutôt sereine pendant la course du Soleil. Sans cela, un trop plein d'énergie l'envahissait et la décharge pouvait être dangereuse.
Alors elle courrait. Autour du château, pendant que le Soleil illuminait progressivement sa fine silhouette, elle courrait à s'en arracher les poumons, en écoutant de la musique. N'importe laquelle, mais de la musique. Il fallait qu'elle aille toujours plus vite, toujours plus loin. C'était sa façon à elle de se calmer. Seule la musique et la course combinées pouvaient avoir cet effet-là sur elle. Ses amis avaient bien essayé d'avoir cette action apaisante sur elle, mais rien n'y faisait. Elle avait besoin de ses matins seule.
Elle regagna le château sans vraiment se presser, encore dans la sérénité du moment. Son pas était léger, quoique fatigué. Elle avançait doucement dans les couloirs, prenant garde à ne pas réveiller les tableaux endormis. La quiétude du château ne tarderait pas à être rompue, elle le savait. Mais elle appréciait ce privilège qu'était le sien de pouvoir contempler Poudlard une fois qu'il était endormi. De pouvoir se dire qu'elle était la seule qui voyait le Soleil éclairer progressivement les dalles de la cour intérieure ; la seule qui voyait la sagesse que refermait le château millénaire.
Elle referma sans un bruit la porte de la Salle Commune derrière elle et monta au dortoir des filles. Toutes étaient encore endormies. Diana sourit. Sidney semblait si paisible, lorsqu'elle dormait. Son amie bougea légèrement dans son sommeil, mais ne se réveilla pas. La contemplant encore un instant avant de s'approcher de son lit, la jeune fille se dit que Sidney devrait un jour l'accompagner, un matin.
Il n'y avait que quatre personnes qui avaient déjà eu ce privilège. Son frère, et ses trois autres amis. Comme ils lui manquaient ! Ils ne s'étaient pas vus depuis trois jours, mais c'était comme si une partie d'elle-même était absente. Diana secoua la tête, vaine tentative pour chasser ces pensées moroses.
Attrapant ses affaires, elle prit une douche rapide et enfila ses affaires d'écolière. Cette manie qu'avaient les collèges anglais de faire porter des uniformes lui apparaissait comme une façon de tuer la créativité. Bien sur, cela empêchait une différenciation des sang-purs et des nés-moldus, mais les élèves n'avaient aucun moyen d'exprimer leurs préférences. Les anglais ne doivent pas avoir fait beaucoup d'études en psychologie adolescente, se dit la jeune fille en ajustant sa cravate. Ils ne savaient pas, apparemment, que laisser les jeunes s'exprimer au travers de tout ce qui leur était permis était une occasion de les faire grandir et se découvrir.
Quand Diana redescendit les marches, la Salle Commune était encore vide. Elle sourit doucement. La quiétude de l'aurore n'était pas encore tout à fait évanouie.
- Salut, toi, entendit-elle. Finalement, quelqu'un chez les Lions était réveillé.
- Hey, Sirius, répondit-elle doucement avec un signe de la main.
- Déjà levée ? Lui demanda-t-il, les yeux encore endormis.
- Oui, j'aime le matin, dit-elle calmement, souriante.
- Parce que tu peux réfléchir sans être dérangée, ou parce que tu ne supportes pas de rester au lit une fois réveillée ? Demanda malicieusement le jeune homme.
- Un peu les deux, admit Diana. Elle n'ajouta bien sûr pas que c'était surtout pour courir qu'elle se levait, personne n'avait besoin de savoir.
- J'ai faim, annonça soudain le Griffondor dans une mauvaise imitation de William. Ils rirent légèrement.
- Allons manger, alors.
& Esperluette &
Diana riait à une plaisanterie de Sirius dans la Grande Salle vide quand Dumbledore entra.
- Bonjour les enfants, leur dit-il, avec un sourire amusé.
- Bonjour, professeur, répondit Sirius. Albus était l'un des seuls adultes qu'il estimait réellement et respectait. Il lui était particulièrement reconnaissant d'avoir accepté Rémus à Poudlard. Diana ne réagit pas du tout comme lui. Elle se leva et alla droit sur le vieil homme. Elle se blottit dans ses bras alors que son sourire s'élargissait.
- Raphaël me manque, chuchota-t-elle à l'oreille de son Directeur.
- Je sais, soupira-t-il doucement. Tu viendras me voir après tes cours. Elle releva la tête et rencontra son regard bleu pétillant de malice.
- Merci, merci, merci !
Elle le lâcha et lui sourit, puis se détourna de lui et se glissa sur le banc de la table des Griffons, en face de Sirius. Celui-ci la fixa pendant de longues secondes. Son regard gris ancré sur celui de la jeune fille, il finit par demander.
- Tu le connais depuis longtemps, Dumbledore ?
- Depuis que je suis née, en fait. C'est le parrain de mon oncle. Un ami de la famille en somme.
- Ah. Je suppose que je ne devrais même pas être étonné, fit le jeune homme en lui souriant.
- Pourquoi ?
- Ta petite démonstration, en DCFM hier. Rien ne nous étonnera plus après ça, pointa Sirius.
- Ah, ça, sourit Diana. J'ai eu du temps pour m'entraîner, c'est tout.
- Ah oui ?
- J'ai toujours aimé combattre. Sentir l'adrénaline courir dans mes veines, c'est comme ... Ben, tiens, comme quand tu te tapes Gabriella, sourit la jeune fille, le regard un peu lointain.
- On t'as jamais dit que j'étais bizarre ? Rit le jeune homme en retour.
- Si, souvent. Mais j'ai l'habitude, et puis ... Mieux vaut être bizarre que comme les autres, pas vrai ?
- Je sais pas. Si t'es comme les autres, mais en mieux, ils t'admirent, répliqua Sirius en attrapant un toast qu'il beurra machinalement.
- Tu te prends comme exemple ?
- Si tu veux, sourit-il en ajoutant la confiture.
- Donc ... Diana inspira un bon coup. Tu crois que les gens t'admirent. C'n'est pas un peu-beaucoup égocentrique ?
- Mais c'est la vérité, chérie, la taquina le jeune homme, mordant dans le toast. Il se retrouva avec de la confiture de mûre sur les lèvres. Appétissant. Diana attrapa son verre de jus d'ananas.
- Monsieur Modeste, le Retour, s'écria Diana avec un grand sourire.
- Entre Monsieur Parfait et Monsieur Modeste ... Et Rémus et Peter ?
Diana hésita une seconde. Elle faillit dire Monsieur Lycanthrope, mais se mordit la langue à temps. Rémus n'était, à son humble avis, pas prêt à accepter qu'une inconnue sache son secret rond, comme elle l'appelait.
- Messieurs Studieux et Gourmand ?
- Pas mal, pas mal... Et les autres ?
- Lily, Miss Parfaite, Miranda, Miss Rêveuse, Gabriella ... Miss Amoureuse, William, Monsieur Fou, et Sid, Miss Insouciance rit la jeune fille.
- Miss Amoureuse ?
- Elle est amoureuse de toi.
- Ah. Oh. Sirius semblait légèrement perdu.
- Tu croyais qu'elle prenait seulement du bon temps, elle aussi, pas vrai ? Demanda Diana, compatissante.
- Je lui ai rien demandé, se défendit-il, véhément.
- Je sais ... Je sais. Mais tu devrais être un peu plus observateur. La jeune fille fit passer sa critique sous un rire, et le garçon ne se vexa pas. Il reprit, oubliant Gabriella.
- Et toi, tu es quoi ?
Diana le toisa une seconde, incroyablement amusée. Des dizaines de propositions lui vinrent à l'esprit, et elle arrêta son choix sur une particulière.
- Miss Nothing.
- Salut ! Coupa une voix avant que Sirius ne puisse répondre.
- Jamesie, dirent-ils en choeur. Ils se regardèrent et éclatèrent de rire.
- Ah, non, c'est pas drôle ! Fit ledit Jamesie avec une moue boudeuse.
- Si, ça l'est, rit Sirius.
- Ah, au fait, Jamesie, j'ai une bonne nouvelle pour toi, reprit la jeune fille.
- C'est quoi ?
- Lily a décidé de faire des efforts de comportement envers toi, alors conduis toi bien.
- Hein ?
- Oui, on me le dit souvent, plaisanta Diana.
- Lily ... Moi ... Conduire ... Blague ?
- Nan, nan. Je suis géniale, je sais. Mais gâches pas ta chance ! Le prévient la jeune fille.
- Oh ! Oui, oui, oui, promis ! T'es géniale ! Merlin ! Je dois dire ça à Moony et Queudvert ! Je reviens !
James quitta la salle en coup de vent, laissant les deux Griffondors riant comme des tordus, seuls au milieu de la Grande Salle.
- Dis, Sirius ...
- Oui ?
- Tu crois que si je lui demande de m'appeler Dieu, il le fera ?
& Esperluette &
- Oui, Dieu. Bien sur, Dieu, dit James d'un ton soumis à Diana qui le regardait, satisfaite.
- Diana, je t'adore ! S'écria Sirius en riant de la tête de son ami. Elle se tourne vers lui, soudainement très calme. Sidney suspendit le geste qu'elle était en train de faire & William arrêta son verre alors qu'il le portait à ses lèvres.
- J'apprécierais beaucoup que tu évites de m'appeler Diana, merci, jeta la jeune fille, son attitude hautaine, méprisante et presque menaçante transparaissant largement dans sa voix. Sirius lui lança un regard frondeur.
- Et pourquoi ne peut-on pas t'appeler par ton prénom ?
- Crois-tu que cela te concerne, Sirius ? siffla-t-elle, la rage traversant ses yeux.
- Je m'y intéresse, oui, Diana, lança le jeune homme. Il ne savait pas exactement pourquoi il faisait ça. Pourquoi il la provoquait comme ça. Peut-être pour voir ce que ça donnerait si elle perdait le contrôle ?
Le verre de William explosa dans ses mains. Des morceaux entaillèrent ses paumes alors qu'il fixait Diana, prêt à se servir de sa baguette. Le bruit du verre brisé avait résonné dans la Grande Salle qui faisait peu à peu silence, observant les sixièmes années de Griffondor.
Diana était restée assise, fixant Sirius de son regard vert d'eau qui paraissait glacé. Ce n'était pas des eaux naviguables, et le jeune Black s'en rendit bientôt compte en voyant que les prunelles de la jeune fille semblaient essayer de le trucider. Sans doute pensait-elle à la meilleure façon de le tuer, pour ensuite le dépecer et le manger en ragoût. En fait, la jeune fille essayait justement de ne pas penser à la mort de son condisciple, mais cela s'avérait légèrement plus difficile que prévu.
Autour d'eux, silence complet. Sidney et William avaient la main sur leurs baguettes, prêts à intervenir. Les Maraudeurs, au premières loges si meurtre il y avait, semblaient tétanisés. Diana pouvait être effrayante. Parce qu'elle ne criait pas, qu'elle ne bougeait pas. Non, elle se contentait de quelques phrases assassines, et restait là à vous regarder, vous faisant sentir plus misérable qu'un vulgaire moucheron écrasé sur le pare-choc arrière d'une citroën.
Le reste de la Grande Salle les regardaient avidemment, comme la foule assiste à une exécution sommaire. Avec impatience, avec cette envie de sang qui caractérise si bien l'être humain. Ce goût du spectacle, de l'ostentatoire, de la scène. Diana eut un imperceptible sursaut de dégoût à l'égard de ces gens qui, malgré eux, formaient une masse indistincte où tous attendaient la même chose : qu'elle explose. Et bien, elle ne leur ferait pas ce plaisir ! Elle serra les poings, tentant de se calmer. Lentement, très lentement, la tension baissa.
Puis la porte de la Grande Salle s'ouvrit, relâchant d'un coup le reste de tension accumulée entre les deux jeunes gens. Lily et ses deux amies entrèrent dans la Grande Salle, inconscientes du fait qu'elles venait de sauver Sirius d'une mort douloureuse.
Gabriella se jeta sur le jeune homme et l'embrassa. Diana détendit ses muscles, honteuse de son peu de contrôle. Sidney la fixa d'un air réprobateur.
- Je sais, murmura la blonde, lasse, à l'attention de son amie. Ses deux amis de longue date firent comme si l'incident était oublié, mais les Maraudeurs la regardèrent suspicieusement tout le long du petit déjeuner.
- On a Potions, c'est ça, demanda Sidney, désireuse d'arranger l'ambiance.
- Oui, dans les cachots. Y fait froid, c'est humide, et en plus, on se tape Slug'. C'est nul, fit James, en oubliant Diana et son coup de colère.
- Arrêtez, c'est un bon prof, les sermonna Lily, prenant un peu trop à coeur son rôle de Préfète.
- Oui, bien sur, lui dit le jeune Potter. Il acquiescait à tout ce que disait la rouquine, sans même se poser de questions. Diana, encore furieuse, contre Sirius pour être un idiot inconscient, et contre elle-même pour avoir perdu son contrôle pourtant censé être irréprochable, lui jeta un regard méprisant que personne ne vit. Ce gamin ne pouvait-il donc pas penser par lui-même ? Au lieu de se retrouver soumis à une préfète rabat-joie ?
- Mmmmh ...
- Sirius, tu veux bien aller baiser ailleurs ? Cassa sèchement Sidney.
Le gémissement provenait de Gabriella, assise sur les genoux de Sirius qui avait décidément les mains très baladeuses. Il se redressa, les lèvres gonflées et les cheveux ébouriffés. Sidney vacilla légèrement ; le jeune homme était vraiment canon, mais se reprit bien vite.
- Jalouse ? Sirius fixait la brunette, même si son regard dériva vers la froide Diana qui ne se préoccupait pas du tout d'eux.
- Pas vraiment, mais ça me coupe l'appétit. Will, Di, on y va ?
Les concernés se levèrent, abandonnant avec soulagement la table des Rouge et Ors. La plupart des élèves, toutes maison confondues, les regardèrent s'en aller. Il fallait bien avouer que ces trois là devaient avoir plus de charisme que le Ministre de la Magie, et, même si leur Ministre était un idiot, ce n'était pas rien.
& Esperluette &
Ils devaient faire la potion de Coloration, qu'ils avaient déjà vue l'année dernière. Will adorait les potions, mais ses deux amies étaient de vraies quiches.
- On met quoi, là ? Fit Sidney, soupirant d'ennui.
- J'sais pas. Tiens, essaye ça, répondit Diana en lui passant un truc de couleur sombre.
Sidney le jeta nonchalamment dans le chaudron fumant et ... BOUM !
& Esperluette &
Clarisse et Jonathan, deux jeunes Poufsouffle de seconde année, marchaient en discutant dans les couloirs. Clarisse jetait souvent des regards en coin à celui qu'elle appelait son ami. Il était tellement beau ... Et tellement gentil ! Il l'avait toujours aidée, elle, la Sang-de-Bourbe, à faire ses devoirs et à se défendre contre les Serpentards qui se moquaient d'elle.
Jonathan ne voulait pas regarder son amie, alors il fixait tour à tour ses pieds, le couloir, le mur, ses mains, ses pieds ... Il savait que s'il regardait Clarisse, il ne pourrait pas en détacher son regard. Il n'osait pas ... Le Choixpeau l'avait placé à Poufsouffle, ça voulait dire qu'il n'était pas très intelligent, pas très courageux, et pas très sage. Il se dit que c'était normal qu'il n'ose pas regarder son amie aux boucles blondes et aux joues roses. Après tout, tout ce qu'il savait faire, c'était être gentil.
Ils parlaient du cours de Botanique, matière préférée de Clarisse, tout en rejoignant leur salle commune, marchant gaiement dans le château. Alors qu'ils passaient au dessus des cachots, ils entendirent comme un bruit d'explosion.
Ils se regardèrent, inquiets. Puis le sol se lézarda. Une fissure apparut d'on-ne-sait-où et courut le long du couloir. Le sol se mit à trembler, menaçant. Jonathan prit Clarissa dans ses bras d'enfant, prêt à la protéger, contre tous les dangers qu'ils pourraient avoir à affronter. La petite fille se blottit contre lui, terrifiée. Puis le sol s'effondra. Ils hurlèrent.
& Esperluette &
- Oupssss ... Murmura Diana au milieu de la salle détruite, en enlevant nonchalamment une grosse brique de son chaudron cabossé.
Des débris jonchaient le sol. Sidney avait vraiment fait fort cette fois ; le ciel leur était littéralement tombé sur la tête. Enfin, le plafond, mais c'est pareil. Les Serdaigles et les Griffondors qui avaient cours émergèrent peu à peu des décombres, toussant et pestant.
- Qui a osé ... ? Hurla le professeur Slughorn, perdant tout son self-controle.
- Moi ! S'écria fièrement Sidney, rayonnante.
- Retenue jusqu'à Halloween ! J'enlève 40 points à Griffondor !
- Mais c'est pas juste, on voulait juste tester la réaction entre le-
- Taisez vous ! Je ne veux plus vous entendre jusqu'à la fin de l'année !
- Clarisse ? S'inquiéta soudain une voix inconnue.
- John ? Où es-tu ?
- Ici, vers la colonne !
- Jonathan ! Une petite fille brune accourut vers un enfant à la peau mate et au yeux noirs. Tu m'a sauvé la vie !
- Clarisse ...
- Tu veux bien être mon Prince ? Demanda la petite fille, toute charmante dans sa timidité, et couverte de poussière.
- Oui ! Et tu seras ma Princesse ! S'exclama le garçon comme s'il venait juste d'attraper la queue de Mickey au manège.
Et ils se prirent par la main et sortirent de la classe de Potions sous le regard éberlué des élèves. Puis Diana explosa de rire. Sidney et Will la suivirent dans son hilarité, et bientôt, toute la classe se remplit de rires et de cris hystériques.
- Assez ! Dehors ! Hurla Slughorn, le visage rouge de fureur. Les étudiants ne se firent pas prier, et obéirent avec déférence à leur professeur. Une fois hors de la salle, les rires se tarirent et les visages redevinrent peu à peu sérieux. William essuya une larme qui roulait sur sa joue. Sidney remit ses cheveux en place. Diana défroissa sa jupe.
Et tous trois se prirent par le bras, laissant plantés là une vingtaine de sorciers et sorcières qui les contemplaient comme s'ils venaient de subir le plus gros traumatisme de leur vie.
- Je les adore, annonça solennellement James aux trois autres garçons de Griffondor.
& Esperluette &
- Di' faut vraiment que t'apprennes à te contrôler, même si Raf est pas là, glissa Will à la jeune fille pendant qu'ils s'asseyaient à leur table dans la Grande Salle. Ils étaient les seuls sixième année de Griffondor présents, et le jeune homme en profitait pour glisser quelques mots à son amie.
- Désolée. C'est pas vraiment que ça me rend triste, c'est surtout que je ne supporte pas de porter son prénom. Ignoble, fit Diana en retour avec un reniflement dédaigneux.
- On sait que tu n'l'aimes pas. Mais essayes de rester calme, okay ?
- Mais bien sur, Willy, susurra la blonde avec une moue hautaine et méprisante. Une façon comme une autre de se protéger, après tout.
- Et arrêtes ça aussi !
- De quoi vous parlez ? Intervint Gabriella en s'asseyant à coté d'eux, les lèvres gonflées et les yeux brillants.
- Du cours de Runes, mentit allègrement William. Diana, Will et Lily étaient les seuls Griffondors à avoir prit cette matière comme option. Les autres avaient une heure libre à la place. Diana esquissa un sourire moqueur et échangea un regard entendu avec son ami. Pas la peine de se demander ce qu'avaient fait Gabriella et Sirius pendant leur période libre ...
- C'était bien ? J'ai jamais rien compris aux Runes, dit la jeune Griffondor, à moitié intéressée.
- Pas aussi intéressant que ce que tu as fait, mais plutôt pas mal, ouais, répondit Diana avec son éternel sourire en coin. Même si le prof est un idiot.
- Sur ! Blanche me sort par les trous de nez ! S'exclama Will, changeant complètement de sujet.
- Il est un peu comme Defray, expliqua Diana à Sidney. Mais en plus chauve.
- J'imagine plutôt bien, grimaça la brunette. Ils rirent un peu en se souvenant de leur cher professeur de métamorphose.
Le professeur Defray était un idiot. Vraiment. Personne à l'Olympic ne savait comment il avait réussi à passer son diplôme, mais les faits étaient là. Il faisait cours à des adolescents qui en savaient plus que lui sur son cours. Enfin, bref.
- C'est qui, Defray ? Demanda James en arrivant, suivi des trois autres Maraudeurs, provoquant chuchotements et rires dans les rangs féminins de l'école.
- Notre ancien prof de méta. Horrible, annonça Sidney.
- Ah. Je vois.
Sirius leva les yeux au ciel devant tant d'éloquence, faisant sourire les trois nouveaux élèves.
Sa chemise n'était qu'à moitié boutonnée, ses cheveux légèrement en bataille, et ses lèvres avaient pris une couleur rouge cerise. Apparemment, il n'y avait pas que Gabriella qui avait apprécié son heure creuse.
- On a trois heures de DCFM après, c'est ça ?
- Ouais, on va mourir, fit Sidney à Will avec un regard dépité.
- Oh, vous êtes pas drôles ! J'espère qu'on va encore faire des duels, s'exclama Diana avec un grand sourire, enfournant une énorme fourchette de pâtes dans sa bouche.
- On ne parle pas la bouche pleine !
- Oui papa, oui maman, rigola Diana avec ses deux amis.
- Ils sont fous, glissa Rémus à son voisin de droite.
- Je les adore, répondit James avec un immense sourire.
& Esperluette &
- J'y crois pas, pesta Diana avec un regard noir en direction de son professeur de Défense.
Celui-ci parlait et parlait depuis le début du cours. Môôsieur avait décidé qu'ils feraient de la théorie pendant les TROIS HEURES de cours, et Diana commençait vraiment à s'énerver. Ils avaient besoin de relâcher la pression, et le cours de DCFM était censé être le meilleur endroit pour ça !
 coté d'elle, la baguette de Sidney produisait des étincelles bleues inquiétantes. Elle intima à son amie de se calmer d'un regard, mais la jeune brune ne la regardait même pas.
- Sid ! Arrêtes ça tout de suite !
- Je m'ennuie, répondit la brune d'une voix monocorde.
- Ennuies toi en me laissant en sécurité, s'il te plaît, cassa Diana, la voix sèche.
- Pffft, même pas drôle, soupira Sidney en posant sa baguette et en croisant les bras sur sa table, s'en servant d'oreiller. Diana sourit légèrement. Son amie ronflait déjà.
- Vous faites quoi ? Glissa Will de derrière.
- On essaye de dormir, mais y'a un bouffon sur l'estrade qui arrêtes pas de faire du bruit, c'est chiant, fit Diana avec une moue artistiquement innocente.
- Ah ah ah ! T'as raisons, dormons. On va avoir besoin de toutes nos forces, ce soir, chuchota le blond en lançant un clin d'oeil à son amie.
& Esperluette &
Les Maraudeurs s'étaient réunis dans leur dortoir, profitant de l'absence de William.
- Alors, vous en pensez quoi ? Demanda James en attrapant une bouteille de Whisky Pur-feu.
- J'sais pas trop. Ils sont ... Différents, hésita Rémus en s'allongeant sur son lit.
- Vous avez remarqué qu'ils connaissaient déjà Poudlard ?
- Oui, Sirius a raison, c'est bizarre, dit Peter, la bouche emplie de sucreries.
- J'ai toujours raison. Bref. Et puis, Diana m'a dit que Dumbledore était le parrain de son oncle, un truc comme ça.
- Etrange ... Lâcha Rémus, détendu alors que James fronçait les sourcils.
- C'est de Lassay, son nom, c'est bien ça ?
- Oui, mais ...
- Je vais demander à mon père s'il sait quelque chose sur elle. Et d'ailleurs, ça vous choque pas qu'ils arrivent comme ça, en plein milieu de leur scolarité ?
- On leur demandera demain, fit Sirius avec un demi sourire ressemblant étrangement à celui qu'on fait lorsqu'on a une idée machiavélique derrière la tête.
- Pad' ... Qu'est-ce que tu vas faire, encore ? Soupira Rémus, un peu amusé malgré tout.
- Je l'ai déjà dit à James, je veux cette Diana dans mon lit, dit le jeune Black, une lueur brillant dans son regard décidé.
- Pad' ...
- Quoi ?
- Tu crois vraiment qu'elle est du genre à te tomber dans les bras comme ça ?
- Personne ne me résiste, susurra le jeune homme avec un sourire carnassier.
& Esperluette &
- Merci, merci, merci ! S'écria Diana en dansant sous le regard pétillant du Directeur.
- Allez, files maintenant, lui dit-il.
- Et encore merci ! Lança-t-elle en passant la porte du bureau.
Une fois dans le couloir, elle inspira profondément et rejoignit ses deux amis qui l'attendaient nerveusement.
- Alors ?
- Personne ne me résiste, s'exclama la jeune fille avec un sourire béat, faisant éclater de rire Sid et Will.
- Je suis géniale, réussit-elle à ajouter entre deux rires.
& Esperluette &
- Vous croyez qu'il y a des araignées ? Murmura Sidney en faisant le moins de bruit possible.
- Mais non, soupira Will, qui la rassurait pour la centième fois.
- T'as sur ? AHHHHH !
Apparemment, il y avait vraiment une araignée.
Ils étaient dans la Forêt Interdite, et essayaient de se faire le plus silencieux possible. Ce qui était peine perdue avec Sidney, qui n'avait vraiment rien compris à la signification du mot discrétion. Ils avaient voulu explorer un peu, mais il n'y avait pas grand-chose à faire, en réalité.
Et comme marcher pour marcher ne leur plaisait pas plus que ça, ils décidèrent de faire demi-tour, et d'attendre d'avoir une bonne raison avant de revenir. Comme une carte au trésor, des plantes chères et rares, ou un dragon à combattre.
Déçus, ils reprirent la route vers la château, quand une grosse araignée leur coupa la route. Sidney leva la tête et poussa un cri de frayeur, bientôt remplacé par une baguette levée.
Des dizaines d'araignées descendaient des arbres.
Ne se sentant pas d'humeur à finir en casse-croûte pour arachnides de taille démesurée, Will en stupéfixia une bonne dizaine, rapidement suivi par ses deux amies.
- Et maintenant, on fait quoi ? hurla Sid dont la voix partait vers des aigus effrayants, en voyant d'autres araignées arriver vers eux.
- Courage, fuyons ! Répondit Diana avec un grand sourire, en assommant deux araignées de plus.
Ils partirent en courant le plus vite possible vers le château, lançant des sorts vers l'arrière à l'aveuglette. Mais les araignées se rapprochaient, toujours pas près.
- Muscas ! Hurla Diana en agitant sa baguette, prise par une inspiration soudaine.
Des centaines de mouches se déversèrent sur les araignées, qui s'arrêtèrent pour profiter du festin gratuit. Enfin, ils atteignèrent la lisière du bois et se laissèrent tomber sur le sol.
- Di', il sort d'où, ce sortilège ? Demanda Sidney, intriguée.
- Ben, "musca", ça veut dire mouche en latin, alors j'ai tenté ma chance, rit la jeune fille en haussant les épaules.
- Je viens d'avoir l'idée finale pour ce cher petit Anton Harper, fit la brune, un air diabolique plaqué sur son visage.
- Racontes nous tout, ma chérie, la pressa William, qui arborait la même expression sadiquement amusée que Diana.
- Et bien voilà, nous allons ...
Les sourires de Di et Will s'élargirent au fur et à mesure que Sid exposait son plan. Trois rires hystériques emplirent bientôt l'air du parc, faisant s'envoler les oiseaux et fuir les poissons du lac. C'était juste parfait.
& Esperluette &
- Vous savez quoi ? Je m'ennuie, lança Diana dans la Salle Commune.
Elle et Will étaient affalés sur un canapé. Sirius et sa copine étaient partis on-ne-sait-où faire on-sait-tous-quoi, James et Rémus finissaient une partie d'échecs, et Sidney expliquait un truc de DCFM à Peter.
Il était passées dix heures du soir, alors Lily et Miranda étaient parties se coucher. La Salle des Rouge et Or se vidait peu à peu, et bientôt, il ne resta plus que les derniers sixième année et trois garçons de septième année qui semblaient avoir une discussions passionnante sur le Quidditch.
- Hey ! Potter, t'en penses quoi, du dernier match des Canons ? Un des garçons venait d'interpeller James avec un grand sourire.
- 180 à 60, ils ont vraiment pas mal joué. Mais leur second batteur est nul, même pas capable de viser correctement ! Fit le jeune homme, apparemment passionné par le sport international des Sorciers.
- Les Harpies se sont pas mal débrouillées, quand même, intervint un autre, grand blond à la carrure épaisse.
- Elles sont nulles ! Incapables d'arrêter le Souaffle ! S'exclama le premier en faisant des grands gestes. L'autre grogna.
- Elles ont gagné la Coupe l'année dernière, je te rappelle !
- C'est des idiotes misandriques !
Diana éclata de rire à la dernière remarque.
- Magnifique ! Mais, bon, elles peuvent se le permettre, non, vu la mentalité des anglais sur la parité hommes-femmes ...
- Hey ! T'es la nouvelle ! Chloé, c'est ça ? Demanda le second -le blond.
- Yep. Et vous êtes ? Demanda-t-elle alors qu'ils se rapprochaient pour se joindre aux plus jeunes.
- Dean, le traître qui supporte les Harpies, Thomas, neutre et Mike, fan des géniaux Canons de Chudley, pour vous servir ! S'exclama le premier, Mike, qui semblait avoir une énergie ultra-contagieuse.
- Enchantée. D'ailleurs, vous jouez avec quelles règles, au Quidditch ?
- Y'en a plusieurs ? Intervint James, qui avait suivit de près la conversation, se faisant par la même occasion battre par Rémus aux échecs.
- Bah oui, par exemple, y'a celle où y'a une limite de temps dans le jeu, une autre où c'est la prise du Vif qui arrête le jeu ...
- Jamais entendu parler, trancha Dean.
- Heu ... Nous, la prise du Vif arrêtes le jeu et ... C'est tout, fit Mike après une demi-seconde de réflexion.
- Et on a deux batteurs, ajouta Dean avec un sourire.
- D'ailleurs, va falloir penser à remplacer Hewer, vu qu'il est parti, fit James avec une moue préoccupée.
- Vous jouez ? S'enquit Mike avec un sourire aux trois nouveaux.
- Sid et Di, juste pour le fun, mais je suis joueur, oui, lâcha William nonchalamment. James sauta sur ses pieds.
- Dis moi que tu es batteur, dis moi que tu es batteur, dis moi-
- Je suis batteur.
- C'est vrai ?
- Non. Will laissa une seconde de flottement, juste pour voir le sourire du jeune Potter déserter son visage. Je rigole ! Reprit-il, je suis batteur.
- Ouf !
Ils rirent tous un peu à l'air soulagé de James.
- Vous jouez dans l'équipe ? Demanda Sidney aux septième année, intéressée, levant les yeux de son livre.
- Dean est attrapeur, je suis poursuiveur, fit Mike en souriant.
- Ah, cool. C'est qui les autres ?
- James, Capitaine et poursuiveur, Sirius, batteur, mais vous le savez déjà, non ? Et ensuite, Olympe, une cinquième année, en autre poursuiveuse, et personne en gardien non plus, répondit calmement Dean.
- Va falloir trouver du monde cette année. Et Black est chiant, murmura finalement Mike.
James lui lança un regard noir, auquel le septième année répondit par un autre regard presque aussi sombre. Le jeune Potter pouvait être effrayant à ses heures, et Diana était sûre que c'était pour cette raison qu'il avait été nommé Capitaine de l'équipe de Quidditch des Griffons, qui avaient vraiment besoin de quelqu'un qui les maîtriserait.
- Tu parles pas de Sirius comme ça, ou je te vire, menaça-t-il, trop agité pour paraître réellement menaçant. S'il y avait une chose que la jeune fille avait apprise pendant son enfance, c'était qu'une colère calme, froide et contenue était bien plus terrifiante qu'une personne rouge qui criait et s'agitait dans tous les sens.
- Pour te trouver un poursuiveur nul ? T'as de l'espoir, mon gars! Répliqua le grand blond, se redressant de toute sa hauteur -grande, la hauteur.
- Who who ! On n'est pas au courant des p'tites histoires de Poudlard, alors si vous pouviez nous mettre au courant avant de vous étriper, ce serait cool, merci, fit William, histoire de calmer le jeu.
- Cherchez pas, c'est pas important, laissa tomber Mike après une seconde de réflexion. Il se détourna et monta dans le dortoir des garçons en frappant des pieds.
- Puéril, murmura Diana très doucement.
- Très puéril, rit une voix. Elle se retourna et vit Thomas, le neutre, accoudé au canapé.
- Mmh, t'es gentil avec tes amis, toi, sourit la jeune fille.
- On a pas trop le choix. A même pas cinq par année et par maison, on choisit pas vraiment ses amis, ici.
- Ouais. Au pire, va voir chez les Serpys. Ils rirent légèrement. L'atmosphère était calme, ce soir-là, et ni l'un ni l'autre ne voulait faire trop de bruit.
- Je suis né-moldu, ils vont essayer de me bouffer.
- Mais non, ils sont gentils, joua Diana, exagérant l'image de la petite fille candide et innocente qu'elle n'était pas du tout.
- Oui, bien sur, fit Thomas, sceptique.
- Même pas drôle, bouda la jeune fille en croisant les bras sous sa poitrine.
- J'suis fatiguée, intervint Sid, mettant fin à leur rire.
- On y va, les mecs, amusez-vous bien ! S'écria doucement Diana en piquant une bise sur la joue de Peter, qui était le plus proche. A demain !
- Salut !
& Esperluette &
- C'était quoi, ça ? Demanda Sid avec un large sourire dès qu'elle eut insonorisé leurs lits.
- Quoi ? Répondit Diana avec une moue innocente très surjouée.
- Thomas.
- Ah ... Il est canon, non ? Fit la jeune fille avec un petit sourire.
- Tu es impossible, geint son amie en se laissant tomber sur son lit.
- Arrêtes, tu peux parfaitement avoir qui tu veux, t'as vu comment t'es foutue ? Jeta Diana en faisant un grand geste de la main vers son amie. Sidney détourna la tête.
- Sid ?
Diana se rapprocha de son amie, inquiète.
- C'est qui ?
- Personne, fit la brune, butée.
- Sidney ... Je te préviens, je ne te le demanderais pas trois fois... C'est qui ?
- ...
- SIDNEY CARMEN DE LA TORRE !
- Raf, lâcha Sid en un souffle.
Diana s'arrêta de respirer pendant une bonne dizaine de secondes, fixant son amie d'un air ébahi.
- Oh. Mon. Dieu.
Tout partit en couille à ce moment-là.
- Oh mon Dieu ! Je ne peux pas le croire ! Comment as-tu pu me cacher ça ? Raf ! Je ... La voix de la blonde s'éteignit d'un seul coup. Oh, merde ... Lâcha-t-elle en réalisant ce que cela impliquait.
- Exactement ce que je me suis dit quand je m'en suis rendu compte, fit Sidney en esquissant un sourire triste.
- Sid...
- C'est bon. Pas la peine d'en faire un drame non plus, dit la jeune fille en relevant le menton. C'est juste un béguin passager, pas de quoi s'en faire. D'ailleurs, ce Mike est plutôt pas mal, ajouta-t-elle avec un sourire joueur.
- Moui, Thomas est mieux.
- Je préfère les blonds, tu sais ça, sourit la brune.
- Et moi les bruns, rit la blonde.
- Allez, à demain, coupa Sidney en essayant d'étouffer un bâillement.
- Bonne nuit, ma belle.
Diana soupira sans bruit. Sidney la croyait-elle vraiment aussi naïve ? Un béguin passager, hein ? Et les larmes au fond de ses yeux ? Et le changement de sujet ? Et la voix quelque peu tremblante ? ... Non. Tout cela n'indiquait pas du tout un béguin passager. Plutôt une affection profonde et surtout, non-réciproque.
Et je fais comment, moi, dans tout ça ? Se demanda la jeune fille en clignant des paupières, ne réalisant pas vraiment ce qui était en train de se passer.
Elle soupira longuement et insonorisa son lit. S'asseyant en tailleur sur son lit, la couverture enroulée autour d'elle, elle réfléchit.
Trop de questions, trop peu de réponses. Elle n'avait pas le temps de se préoccuper des histoires de coeur de son amie, et, même si elle se savait incroyablement cynique de dire ça, il y avait bien plus important. Comme un certain loup-garou, par exemple...
& Esperluette &
Cette nuit-là, des nuages cachaient la lune. Pourtant, la jeune fille qui était assise tout en haut de la Tour d'Astronomie semblait la voir. Ses yeux reflétaient la lune. L'Espoir. Elle secoua ses longs cheveux et soupira longuement.
Mais où était donc passée la jeune fille prête à rire de tout qu'elle était, avant ?
THE END :)
Le prochain chapitre est déjà écrit, j'espère le poster plus rapidement :) Mais j'ai un programme très chargé : concerts, plage, fêtes, plage, océan, bronzage, plage ... Oui, j'aime les vacances :)
Serendipité
