Esperluette
Bonjour ! * Part se cacher, honteusement * Vous me pardonnez ? Hein ? * Sort la tête, évite une tomate * Siii vous plaît ? * Se prend une tomate pourrie * Bon, je vous file le chapitre et je vais me laver * Se retourne, se prend une autre tomate *
Disclaimer : Ce qui appartient à JKR ne m'appartient pas (sans blâââgue ?)
Et merci à Affreuses Sisters pour leur super gentille review, et à Els qui est toujours là :)
Sur ce, bonne lecture ! (Et PAS de tomates !)
Chapitre 6 : Quand on parle d'amour
Ou
La vengeance du Choixpeau Magique
Il pleuvait très légèrement, ce jeudi-là. C'était leur quatrième jour de cours, et Diana commençait à s'habituer au rythme scolaire -incroyablement lent par rapport à celui que les étudiants de l'Olympic subissaient. Elle se levait avec le soleil, courait, se douchait, et descendait manger avec Sirius. Elle se doutait que si le jeune homme se levait si tôt, c'était aussi pour être tranquille, alors elle essayait de se faire un minimum discrète.
- Salut, fit Diana en redescendant dans la Salle Commune après son jogging et sa douche matinale.
Seul Sirius était déjà levé, comme depuis le début de l'année, et tout deux avaient décidé d'un accord tacite d'oublier les événements du jour précédent, y compris la petite crise de Diana.
- Faut croire qu'on est les deux seuls lève-tôt des Griffons, rit le jeune homme en la voyant.
- C'est sur ! En plus de ne pas savoir manger correctement, les héritiers de Godric sont paresseux. Il doit s'en retourner dans sa tombe !
- D'ailleurs, tu crois qu'il est enterré où ?
- Sous la Salle Commune ? Pour rester près de ses chers Griffondors ?
- Ou sous les dortoirs des filles ...
- Peuh ! Nan ... Et voilà, j'vais faire des cauchemars !
- Pauvre choutte.
- Ah, ah, très drôle. Elle lui tira la langue. Imagine Salazar enterré sous ton dortoir, tu réagirais comment ?
- Heu ... Je déménage ?
- Dans les dortoirs des filles, je suppose ?
- Bien sur ... Ah, ce serait la belle vie, ça !
- Pervers.
- Prude.
Diana éclata d'un rire malicieux, détournant la tête. Il la regarda un instant, surpris, avant de lui demander ce qui lui prenait.
- Oh, rien, laisse tomber, sourit-elle en repensant à la conversation qu'elle avait eu avec Lily deux jours auparavant.
- Mouais. On verra ça plus tard. Pour le moment, j'ai faim.
- Tu t'es lavé les mains, au moins ? Lui demanda-t-elle en jouant la mère-poule inquiète, prise d'une impulsion subite.
- Comme après tous mes passages dans la salle de bain matinaux. En gros, Sirius insinuait largement qu'il se branlait tous les matins. Normal, pensa la jeune fille, blasée. Ce genre de réflexions -en plus vulgaire, bien sûr- étaient légions à l'Olympic. Ah, les moeurs libres des jeunes Américains ! Elle pouffa.
- Gabriella ne te suffit pas ?
- Si, si.
- Tu as l'air convaincu, c'est un miracle, se moqua Diana. Sirius sourit en baissant les yeux.
- A peu près, au moins, admit-il, joueur.
- C'est vrai ? Tu devrais plutôt te taper Sid', elle est meilleure que ta copine, alors, lâcha la blonde, les rouages de son cerveau fonctionnant à trois mille à l'heure. Sirius était sans doute la personne de Poudlard la plus à même de faire oublier Raf à Sidney, pensa-t-elle. Le jeune homme la scruta attentivement.
- J'y penserais. Bon, on y va ?
- Ouais. Non ! J'ai oublié un truc dans ma chambre. Tu m'attends ? Elle lui fit les yeux doux et il se moqua d'elle.
- 3 minutes, pas une seconde de plus ! S'écria-t-il alors qu'elle remontait les escaliers en courant.
Sans réveiller son amie, elle attrapa un bracelet serti d'émeraudes et l'enfila à son poignet droit. Souriante, elle redescendit et rejoignit Sirius qui s'était couché sur un canapé.
- Allez, debout, paresseux ! Le taquina-t-elle, d'humeur joyeuse.
- T'avais oublié quoi ? Elle leva son poignet, montrant ostensiblement le bracelet. Le jeune homme eut un petit rire.
- Je ne te savais pas si vénale.
- Ah, tellement de choses que tu ignores sur moi ... Et si peu de temps pour t'en instruire, se pâma la jeune fille, rieuse.
- Oh, mon amour, je brûle de savoir tous tes secrets, tes mystères enfouis en ton sein... Non, ça fait pervers là, se ravisa Sirius après son envolée lyrique. Diana lui sourit largement, puis devint soudain pensive. Intérieurement, elle réfléchissait aussi vite qu'elle le pouvait. Choisir les bons mots, prendre la bonne intonation ... On lui avait appris comment faire, et elle se servait toujours de ces leçons pour avoir ce qu'elle voulait. Sirius aurait sans doute un point de vue intéressant sur cette question, elle en était sûre.
- Dis, si tu tombais amoureux de quelqu'un que tu connais depuis très longtemps et qu'il partageait pas tes sentiments, qu'est-ce que tu ferais ? Demanda abruptement la jeune fille, prenant le garçon de court. Ils se ressaisit bien vite et répondit avec un sourire intéressé.
- Qui est l'heureux élu ?
- Hein ? Ah, non, c'est pas pour moi ! S'écria Diana, amusée.
- Je ne tomberais jamais amoureux, alors y'a pas de danger, annonça Sirius avec un clin d'oeil séducteur envers la jeune fille.
- Visiblement, tu n'es pas assez mûr pour ça. Oublie, fit-elle en retour, légèrement exaspérée. Pas aussi bien qu'elle l'avait pensé, finalement...
- Ah, parce que Mademoiselle croit que le grand Amour existe ? Jeta le jeune homme, ennuyé par le ton condescendant de sa camarade.
- Regardes James, dit simplement Diana, désireuse de maintenir la paix entre eux deux.
- James est ... Gentil, tenta Sirius, légèrement embarrassé. Diana vit tout de suite les mots cachés derrière cette phrase. Elle avait une quinzaine d'années d'expérience dans ce domaine, après tout.
- Sirius.
- Quoi ?
- Il n'y a pas de gens "fait pour aimer" et d'autres non, tu sais. Il y a juste des humains, des gens différents qui aiment de façon différente. Quelqu'un qui a perdu ses parents n'aimera pas de la même manière qu'un riche héritier auquel tout est dû. Mais tout le monde peut aimer, parce que l'amour, c'est supposé être la sublimation de la vie.
- Évidemment, se moqua Sirius. Je te laisse à tes délires, rit-il en s'éloignant, sortant de la Salle Commune.
Diana soupira. N'importe lequel de ses amis aurait comprit ce qu'elle voulait dire. Les enfants d'ici n'avaient aucun bagage philosophique, c'en était presque rageant. Elle s'affala sur un fauteuil, réfléchissant à toute allure.
Non, elle n'était pas juste. Le jeune Black avait parfaitement compris ce qu'elle voulait dire. Il ne voulait seulement pas admettre qu'elle disait la vérité. Alors il se moquait. L'allégorie de la caverne semblait bien plus claire à ses yeux, maintenant qu'elle en faisait la désagréable expérience. Elle n'avait jamais été confrontée à des gens qui ne l'écoutaient pas. Des gens qui ne partageaient pas ses opinions, des gens qui la prenaient de haut, oui, mais tous lui avaient toujours laissé une chance de s'exprimer, de s'expliquer.
Mais là ... Rien. Il riait et se cassait. Sale bouffon. Elle avait raison, elle le savait. Mais lui, il se moquait d'elle, pour ne pas voir la réalité. Elle ne connaissait pas grand-chose sur le jeune homme, mais il devait bien y avoir une raison pour qu'il rejette toute possibilité d'aimer de façon totalement irrationnelle, non ? Et elle se sentait terriblement impuissante. Incapable de le faire réfléchir, incapable de le faire penser. C'était une sensation horrible. Elle voyait parfaitement qu'il avait les capacités pour distinguer le vrai du faux, et voyait aussi qu'il ne s'en servait pas. Et ça la rendait dingue.
"Je ne tomberais jamais amoureux", elle était bien bonne, celle-là. Si Diana avait vraiment été méchante, comme elle aimait parfois à le faire croire, elle l'aurait séduit, lentement et sûrement, pour lui montrer que si, même Sirius Black pouvait tomber amoureux. Mais elle se décida pour la manière douce. Autrement dit, la conversation.
& Esperluette &
- Désolé d'avoir réagit comme ça tout à l'heure, s'excusa Sirius, sans avoir l'air de vraiment y croire, lorsque Diana le rejoint dans la Grande Salle.
- Pas de problème, je comprend, fit la jeune fille en se servant une pile de toasts.
- Tu veux bien m'expliquer ?
- Hein ? Diana se tourna vers le brun, intriguée.
- Heu ... En fait, t'es intéressante. Quand tu pars dans tes délires, comme ça, t'as toujours l'air passionnée, et ça à l'air intéressant, alors ... Sirius haussa les épaules, tentant de se donner une contenance. La blonde sourit.
- Je parlais de l'amour.
- Et ... L'encouragea-t-il d'un regard attentif.
- Bien. Tu définirais comment l'amour ? Demanda-t-elle, décidant qu'elle avait trop faim pour partir dans une longue explication et qu'elle allait plutôt essayer d'avoir une conversation constructive avec le Griffondor borné.
- Quand on devient idiot à cause d'une personne ? Quand on aime quelqu'un plus que soi-même ?
Diana rit silencieusement. Donc Sirius ne concevait pas qu'il pouvait aimer quelqu'un plus que lui-même, puisque l'amour n'était pas fait pour lui. Intéressant.
- Et que fait-on, quand on aime quelqu'un plus que soi-même ?
- On s'oublie. On n'est plus vraiment soi-même, puisqu'on fait passer les désirs de quelqu'un d'autre avant les siens. Diana traduit dans sa tête : On devient esclave d'une personne qui, à tous les coups, va en profiter.
- Sirius. Tu ... Tu n'es pas sérieux ?
- Bah, si, pourquoi ?
- Désolée si je te semble un peu rude, mais ... Tu sais que tu parles comme un mage noir en puissance ?
- Pardon ? Sirius se leva d'un coup, laissant tomber sa chaise dans un bruit clair qui résonna dans la Grande Salle vide. Il la toisa, furieux.
- Sirius. Il détourna le regard. Sirius, appela la jeune fille, son inquiétude grandissant.
Elle se leva finalement, se plantant à deux pas du Griffondor. Il était plus grand qu'elle, mais pas beaucoup. Par contre, il lui apparut un instant comme un animal blessé qui est sur le point de partir se cacher. Elle lui attrapa le bras.
- Sirius ... Elle répéta encore un fois son prénom, dans une supplique inutile. Sirius, regarde moi ! Il daigna enfin relever le regard, fixant ses perles grises dans les siennes.
Insondable. Diana se remémora quelque chose qu'on lui avait dit à propos du gris. "Une couleur morne, sans passion. Neutre, la couleur du refoulement, de l'insensibilité". Oh, comme celui qui avait dit ça s'était trompé ! Le regard de Sirius pouvait passer pour insensible et dur, mais, si on fixait ses pupilles un instant, on s'aperçevait que non, cette couleur n'était pas froide. Au contraire, elle semblait même briller d'un feu ivre détruisant toute autre couleur. Le gris de Sirius était sa passion. Refoulée, certes, mais prête à s'échapper et à illuminer le visage du jeune homme.
Captive de ce regard qui exprimait tant et si peu à la fois, elle fut soudain prise d'une irrésistible envie. Si Sirius fut surpris de la voir se jeter dans ses bras sans préavis, il se reprit bien vite pour la serrer contre lui. Enfouissant la tête contre son épaule, elle murmura longtemps qu'elle était désolée. Son souffle chaud caressa le cou du jeune homme, qui l'attira plus fort encore contre lui. Elle inspira longuement son odeur, prise par la chaleur qui émanait de celui qui l'étreignait si fermement.
Elle se détourna après un long moment, et s'excusa une n-ième fois.
- Excuse acceptées ... Si tu m'expliques, posa Sirius, son regard gris joueur et son sourire revenu.
- Je t'expliques ... Si tu t'asseois, répliqua le jeune fille sur le même ton, contente de voir qu'il ne lui en voulait pas. Il s'agissait maintenant de la jouer serrée ... Le brun s'assit, la regardant attentivement.
- Donc ... Où en étais-je ? Les mages noirs. Sais-tu pourquoi ils sont devenus "mauvais" ? Sirius secoua la tête, et elle continua.
- Bon. On va commencer par le commencement. Je suppose que Freud ne fait pas partie de tes lectures.
- Qui ?
- Freud. Mais on s'en fout de son nom. Ce qui compte, c'est ce qu'il nous a plus ou moins appris. Donc ... Dans notre inconscient, il y a deux grandes catégories de pulsions. La pulsion de vie, Eros, et la pulsion de mort, Thanatos. On va aussi dire que nous avons tous en nous, comme un principe universel, une capacité à aimer, qui fait partie de la pulsion de vie. Tu me suis ? A partir de là, pour faire court, les mages noirs, à cause de circonstances particulières, ont perdu cette capacité à aimer. L'ont reniée, jetée aux ordures. Et sans ça, que leur reste-il ? La pulsion de mort. Et ... Tu devines la suite.
- Plutôt bien, oui. Et le rapport avec moi ?
- J'y viens. Tu m'as dit "je ne tomberais jamais amoureux" et "l'amour, c'est être dominé", en gros. C'est une façon de renier ta capacité à aimer, tu n'crois pas ? Mais j'avoue que j'ai largement exagéré. Il suffit de regarder tes liens avec les Maraudeurs, ou la façon dont tu te comportes avec moi ou Gabriella pour voir que c'n'est pas vraiment de l'amour dont tu as peur. C'est plutôt l'attachement. Les Maraudeurs sont des mecs, et ça ne te pose pas de problème. Mais les filles... C't'une autre histoire. Du sexe ? Ok. Une relation ? Hors de question. Après, je m'doute que tu as tes raisons, mais c'est un peu confus pour moi qui ne te connais pas.
- ... Comment tu sais tout ça ? Diana ricana devant l'air ahuri de son condisciple.
- J'avais des cours là-dessus avant. Et je suis un minimum observatrice.
- Évidemment. Et ... Attends ! C'est quoi, la façon dont je me comporte avec toi ?
- Tu me prends pour une salope, fit Diana sur le ton de la constatation, les coins de sa bouche retombant très légèrement.
- Mais non ! Il capitula devant l'air de la blonde, un sourcil levé et une moue dubitative accrochée au visage. Bon, ok, j'te croyais aussi conne que Gaby. Mais t'es intelligente, en fait, pour une fille.
- Pour une fille ! Non, mais je rêve ! Espèce de sale machiste ! C'est pas parce que les femmes ont un cerveau plus petit qu'elle sont toutes idiotes !
- Un cerveau plus petit ? Ah ah ah ! C'est pas vrai ? Merlin ! C'est la preuve que les hommes sont les meilleurs ! Sirius tomba de sa chaise tellement il riait. L'air dépité de Diana augmenta encore son hilarité, et quand elle finit par laisser passer un rire, c'en fût finit de lui.
& Esperluette &
C'est ainsi que le reste des Griffondors les trouvèrent, riant aux larmes et s'accrochant l'un à l'autre, riant encore plus fort lorsqu'ils retombaient par terre en essayant de se relever.
- Heu ... Ça va ?
- Prongs, tu vois bien qu'ils ne peuvent pas te répondre.
- Laisse le découvrir le monde par lui-même, Rémus.
- Après tout, ce n'est qu'un pauvre enfant.
- Sid, Will, vous faites chier.
- Je t'aime aussi, Jamesie.
- Ce surnom est débile, Potter.
- La ferme, Evans.
- D'où tu lui parles comme ça, William ?
- Pour toi, ce sera Von Ditters, Miri.
- Arrêtes avec ce surnom, tu vois bien qu'elle aime pas.
- La ferme, Evans.
- Oh, non, Sidney, tu me déçois, je croyais que tu étais encore la seule personne normale ici.
- Mumus. Je ne suis pas normale, je suis folle.
- Au moins, t'es réaliste sur tes défauts.
- Qu'est-ce que t'as, la pouffiasse ?
- Hey ! Tu me parles pas comme ça, j'vais le dire à Siri !
- J'te parles comme je veux, bouffonne !
- Sale chienne !
- Pétasse !
- Idiote !
- T'as vraiment des insultes merdiques, 'spèce de pute !
- Ouais, baston ! Baston !
- James, relax ...
- Baston ! Baston !
- Ah, non, Will, t'y mets pas aussi !
- Laisse les Rémus, ils sont fous.
- Miranda, la ferme. Je regarde.
- William, elle n'a rien fait.
- Justement, Lily. Elle est chiante.
- T'es vraiment aussi con que Potter !
- Je t'aime, Lily !
- Va te faire foutre !
- Bon, moi, j'vais manger.
- La même. Oh, regardes Pete, des tartines à la confiture d'abricot !
- Tu m'en laisses, Will, j'attaque avec le pudding !
Sirius et Diana s'étaient remis de leur fou rire depuis un moment. Ils étaient tous deux assis à même la table, contemplant les sixièmes année de leur maison
Sidney et Gabriella s'envoyaient des insultes à la pelle. Lily hurlait sur un James qui se tenait une joue rouge d'un air penaud. Miranda s'était assise par terre, prise par un fou rire subit. Rémus contemplait la scène, secouant la tête avec consternation. William et Peter se goinfraient avec les tartines de Diana avait préparé en descendant.
- Ils sont complètement tarés, situa Sirius avec un air mi-choqué mi-amusé.
- J'sais pas ce qu'ils ont pris ce matin, mais ça devait être fort, sourit la jeune fille, les yeux agrandis de stupeur fixés sur la scène.
Ils ré-éclatèrent de rire lorsque leurs regards se croisèrent.
& Esperluette &
- Au fait, pourquoi vous êtes venus à Poudlard ?
Les trois nouveaux élèves eurent des réactions parfaitement normales à la question -apparemment innocente- de James. Le jeune homme n'avait vraiment aucun tact, et les deux autres Maraudeurs présents secouèrent discrètement la tête, atterrés. Sidney ne releva même pas les yeux de son devoir de métamorphose, prétendant ne pas être intéressée du tout pas ce qui allait suivre. William continua sa parti d'échecs avec Rémus, lui prenant un pion par la même occasion. Et Diana répondit légèrement, de sa voix un peu blasée, un peu ennuyée.
- On voulait voyager. Et j'voulais revoir le Vieux Citronné. Sid ricana un peu et Will esquissa un sourire, concentré -sur la partie d'échecs aussi bien que sur la conversation qui se déroulait.
- Le Vieux quoi ?
- Votre honorable Directeur, se moqua Diana avec un large sourire.
- Hey ! Vous parlez de moi ?
Sirius et Gaby venaient de rentrer dans la Salle Commune des Griffons. Diana remarqua largement l'air conquis de la jeune fille, et sourit un peu tristement.
- Nan.
- Ça, c'est fait, commenta Sidney.
- Tu viens de me dire que je n'occupais pas tes pensées en permanence ? Tu me blesses, là, déclama Sirius, la main sur le coeur.
Diana allait répondre quelque chose d'un peu amusant, légèrement provocateur, mais elle intercepta le regard de Gabriella. La jeune fille regardait son petit ami avec cette sorte de dévotion, d'adoration, qui fit que Diana changea totalement sa réplique.
- Non, je ne pense pas à toi souvent. Le regard du jeune homme passa d'amusé à étonné. Depuis qu'il la connaissait, Diana avait toujours répondu à ses petites provocations. Là, elle le rembarrait gentiment, presque nonchalamment, sans se préoccuper de lui. Sans même le regarder !
- Bon, vous nous avez pas dit pourquoi vous étiez ici, d'ailleurs, lança James avec un sens de l'à-propos remarquable. Les trois membres de l'Elite n'eurent pas besoin de se regarder pour comprendre les intentions du garçon. Il était évident qu'il avait parlé d'eux à ses amis, et qu'ils avaient l'intention d'en savoir un peu plus sur eux. Mauvaise idée, les gars. Vous n'savez pas à qui vous vous attaquez...
- Je voulais finir ma scolarité à Poudlard. Vous comprenez, le Vieux Ci- Albus a vraiment été une personne importante pour moi durant mon enfance. Je le voyais vraiment vraiment très souvent, et il me racontait toujours des histoires sur Poudlard. Depuis, ça a quasiment été mon rêve de venir étudier ici. Bien sûr, je suis déjà venue passer des vacances dans le château, mais je voulais voir comment c'était quand il y avait des gens à l'intérieur. Et c'est génial, expliqua Diana, mentant sans aucun scrupule. En plus, c'était pas vraiment crédible, en sachant que Dumbledore résidait à Poudlard depuis des lustres, et qu'il ne pouvais pas être allé la voir vraiment très souvent. Mais personne ne sembla relever la petite incohérence de son explication.
- Et comme on voulait pas laisser notre Di' toute seule, on est venus avec elle, enchaina William. Échec au Roi, heu ... Rémus, ajouta-t-il ensuite en déplaçant sa tour.
- C'est cool que vous soyez là. Vous êtes marrants, commenta James avec un grand sourire innocent sans vouloir l'être.
- Ouais... Faut croire que c'est le mot, sourit Sidney. Quelqu'un d'avisé aurait pourtant pu remarquer le regard imperceptiblement supérieur de la jeune fille, ou son ton très légèrement hautain, voire dégoûté.
- Bon, moi, j'y vais, annonça Diana en se levant pour quitter la pièce.
- Tu vas où ?
- Faire un tour.
- Amuse toi bien ! Fit Will, ironique. Pourtant, il savait où elle allait, et l'ironie n'était là que pour que les petits anglais ne se doutent de rien. Echec et mat, Rémus.
& Esperluette &
Le bar n'était pas vraiment bondé, mais les quelques personnes qui étaient là créaient un brouhaha qui emplissait la salle. Il faisait plutôt chaud, et Diana huma l'air, un mélange d'alcool et de sueur. Elle remarqua que la plupart des consommateurs semblaient avoir largement dépassé la quarantaine. Des habitués, en quelque sorte. Elle se dirigea vers une table au fond du bar, où un jeune homme était assis, faisant tourner son verre dans une main, passionné par le liquide ambré qui tournoyait dedans.
- Salut. Elle s'assit en face de lui sans plus de cérémonie.
- Salut. Il avait la voix grave, et légèrement rauque.
- Tu m'as manqué. Beaucoup. Le garçon releva les yeux et les plongea dans les siens. D'un vert profond, ils semblaient être la plus parfaite représentation du danger. Elle sourit.
- Tu m'as manqué aussi. Je n'arrive pas à croire que je suis dépendant d'une fille à ce point ! S'exclama-t-il ensuite avec un large sourire. Diana rit.
- Et Elza ?
- Elle aussi. Mais je l'avouerais jamais, et t'es priée d'oublier cette phrase ! Rit-il, rejetant la tête en arrière. Cela lui donnait un air un peu insouciant, et encore plus séduisant.
- Tu sais, c'est bizarre sans vous, à Poudlard, dit abruptement la jeune fille, le scrutant.
- T'en fais pas, ma belle, on va venir. Je te le promet, ajouta-t-il en voyant son regard dubitatif.
- Mouais. On verra ça plus tard. Sinon, quoi de neuf à l'Olympic ?
- Elza s'ennuie de toi, et Eliott réclame son blond, récita le jeune homme avec un sourire amusé.
- Et toi ?
- Je n'ai pas changé, non, non, je n'ai pas changé, chantonna-t-il doucement pendant que son amie riait.
- Ouais, en gros, t'es qu'un salaud pervers et séducteur qui a l'intention de le rester, blagua Diana.
- A peu près, oui, renchérit le garçon.
- Tu es incroyable, souffla la jeune fille en secouant la tête.
- Ah ! C'est toi qui l'a dit ! S'exclama le jeune homme en lui envoyant un baiser. Je suis génial ! Je suis incroyable ! Appelez moi Dieu !
Ils discutèrent et rièrent beaucoup. Longtemps, aussi. Puis virent les aux revoirs. Ils s'embrassèrent longuement, riant et blaguant encore. Les yeux brillants et l'esprit un peu embrumé par l'alcool, ils sortirent du bar d'une démarche plus ou moins assurée. Puis ils repartirent, chacun de leur coté, comme ils étaient venus.
Diana avait encore un sourire accroché aux lèvres quand elle passa les grilles de Poudlard. Il faisait nuit, mais ça ne la dérangeait pas vraiment. La lune éclairait le parc de ses rayons pales, guidant ses pas.
Elle souffla doucement et décida de rentrer immédiatement à la tour des Griffondors. Elle remercierait Dumbledore un autre jour.
& Esperluette &
Dans le dortoir des garçons de sixième année, l'agitation était à son comble. Ou plutôt, dans une partie du dortoir. William, près de la fenêtre, devait dormir profondément, et un sort de silence avait été jeté sur son lit. Les quatre autres garçons étaient bien réveillés, eux, et avaient l'air de tenir une sorte de conseil de guerre.
- Elle avait disparu de la carte ! S'écria l'un d'eux, avec des lunettes.
- On sait, James, on sait, soupira un autre.
- Il faut qu'on trouve où elle était !
- Prongsie peut être que si elle n'a pas dit où elle allait en partant, c'est qu'il y a une bonne raison.
- Mais on est ses amis !
- Nan, on est pas ses amis, les coupa un autre, la voix un peu rauque de sommeil. Vous n'avez pas vu comment ils se comportent tous les trois ? Ils nous parlent, rient avec nous et tout, mais on est comme des ... Des gens de passage pour eux. Le genre qu'ils oublieront dès qu'ils ne seront plus là. Vous n'avez pas remarqué que William a du mal à retenir nos prénoms ?
Le silence lui répondit, pendant que ses paroles faisaient leur chemin dans l'esprit de ses amis.
- Mais ... Pourquoi ils nous mentiraient ? Demanda Peter avec un air un peu triste.
- Ils ne nous font pas confiance, c'est évident, répondit celui qui avait fait un mini-discours.
- Alors on va gagner leur confiance ! Et ils vont nous dire !
- Et nous dire quoi, James ? Ils ne doivent pas avoir beaucoup à cacher.
- Pas comme nous, tu veux dire, soupira Peter.
- C'est sur, rit James. Une carte qui montre les déplacements de tous les habitants de château, un loup-garou, des animagus non-déclarés, une Cape d'Invisibilité ... On fait difficilement mieux que ça !
Ils changèrent de sujet, et une forme sourit légèrement dans le lit voisin. William se dit que, décidément, ces garçons étaient un peu trop prétentieux ... Même pas capables de s'assurer que leurs sorts de silence n'étaient pas contrés par des boucliers fixes !
& Esperluette &
- Toujours les premiers levés, je vois, lança Sirius à la jeune fille qui descendait de son dortoir. C'était devenu une sorte de blague entre eux, ils prenaient toujours le temps, le matin, de se moquer des autres élèves qui paressaient dans leurs lits au lieu de se lever.
- Toujours, sourit la jeune fille, regrettant un peu de n'avoir pas été seule ce matin-là. Le matin, avec la nuit, était le meilleur moment pour réfléchir.
- Ça va ? Demanda le jeune homme en la regardant attentivement.
- Hein ? Oui, bien sûr ! Pourquoi ça n'irait pas ?
- Tu n'as fait aucun commentaire sur la paresse des sorciers, je me suis dit que tu devais être malade.
- Ah, ah ! Très drôle. Juste un peu fatiguée, en fait.
Tant qu'ils étaient dans la Salle Commune, ils ne parlaient pas beaucoup. Ce n'était qu'une fois dans la Grande Salle que Sirius écoutait les divagations philosophiques, comme il les appelait, de Diana.
Elle pouvait avoir une réflexion sur à peu près tout ce qui existait, il lui suffisait d'une question. C'était un peu étrange, mais Sirius aimait bien ces moments, où il apprenait plus que pendant les cours. Diana n'avait pas souvent l'air d'avoir seize ans, le matin. Elle parlait de la Vie, de l'amour, de l'égalité, de tout ce qui lui passait par la tête. Et Sirius écoutait, presque religieusement, en ajoutant parfois des remarques, en donnant un point de vue différent. Il commençait à la trouver passionnante, cette jeune fille qui paraissait tout savoir.
- Di', tu veux faire quoi plus tard ? Lui demanda-t-il soudain.
- Je ne sais pas. Avant, je voulais être Acrobate, puis Marin, puis Pilote d'avion. Et Testeuse de sorts, et Médecin ... Avocate, aussi. Elle sourit dans le vide.
- Tu n'as jamais pensé à être prof ?
- Prof ? Je n'suis pas très patiente, tu sais.
- Mais t'expliques bien.
- Ça, c'est parce que t'écoutes. Sinon, j'en aurai vite trop marre, rit-elle.
- Ah. Alors je suis bon élève, c'est ça ?
- Ouaip.
- Ca doit être le seul cours où j'écoute, alors, rit-il en attrapant un toast grillé.
Ils mangèrent en silence un moment, puis une réflexion vint à l'esprit de Sirius.
- J'aimerais bien visiter ton pays ...
Elle rit un peu.
- Plus tôt que tu ne le penses, mon cher. Alors qu'il relevait la tête vers elle, elle lui envoya un sourire mystérieux. Mais, comme chaque matin, il ne put répondre parce que le reste des Griffondors arrivait en grande pompe dans la Grande Salle.
& Esperluette &
C'est à la pause midi que tout commença. La vengeance du Choixpeau était en route.
A la table des Griffondors, une jeune fille brune murmura un sort que personne n'entendit. A la table des Serpentards, un petit garçon quitta la salle en courant, se tenant la gorge. Il avait apparemment une envie de vomir irrépressible. Le pauvre.
Plus loin, dans les toilettes des garçons les plus proches de la Grande Salle, un jeune homme blond était caché derrière une porte. Étrangement, les miroirs de ces toilettes étaient tous brisés ou disparus. Le petit garçon se précipita à genoux et pencha la tête. Mais son envie de vomir avait disparu comme elle était venue. Bizarre. Il se releva, confus, et passa devant le jeune homme sans le voir. Celui-ci sourit et agita sa baguette.
Le petit garçon retourna dans la Grande Salle après s'être recoiffé un minimum, sans malheureusement pouvoir se regarder dans un miroir. Il passa les portes de la Grande Salle avec un petit sourire supérieur. Après tout, il était un Harper. Toutes les têtes se tournèrent brusquement vers lui, et trois maisons éclatèrent de rire, se moquant allègrement de lui. Les Serpentards le fusillèrent du regard, et certains fixaient la table de Griffondors avec suspicion.
Le petit garçon vit Malfoy se précipiter dignement vers lui, et lui demander comment il se faisait qu'il soit vêtu d'un uniforme de Poufsouffle et que ses cheveux aient la couleur des abeilles. Le gamin ne répondit rien, terrorisé par la colère froide de son préfet. Puis un sifflement monta dans la Grande Salle, faisant petit à petit taire les rires, les insultes, et les commentaires. Des lettres apparurent sur le mur derrière lui, et il se retourna. Ecrit en lettres majuscules, une phrase trônait sur le mur, vert sur beige.
"Personne ne manque de respect au Choixpeau Magique."
Le petit garçon sentit son sang se glacer dans ses veines. Il se souvint qu'il avait menacé le chapeau quelques jours auparavant, mais ne pensait pas que cela changerait quoi que ce soit à sa vie. Raté.
A la table des Griffons, une jeune fille blonde agita doucement sa baguette. Un bourdonnement traversa l'air de la Grande Salle. Toutes les personnes présentes levèrent la tête, et assistèrent à un étrange spectacle. Du fin fond du plafond magique descendaient des centaines de mouches qui semblaient aller de plus en plus vite. L'essaim noir fondit sur les deux Serpentards au milieu de la Grande Salle, hébétés et incapables du moindre mouvement. Deux cris retentirent dans le silence choqué des élèves. Puis les mouches, toujours en formation, traversèrent le mur de la Salle et disparurent comme elles étaient venues.
Le petit garçon fondit en larmes, de peur principalement. Malfoy semblait littéralement flamboyer de colère. Il traîna le garçon hors de la Grande Salle et ils partirent, sans doute vers les dortoirs de Serpentard, pour prendre une douche.
Le reste des élèves étaient immobiles. Choqués. Horrifiés. La plupart, en voyant le gamin revenir coloré, avaient pensé à une blague des Maraudeurs. Mais, ça, c'était vraiment trop méchant pour être d'eux. Pas un rire ne se fit entendre. Pas un mot. Pendant longtemps, ce silence crût, devenant plus pesant chaque seconde.
Puis Dumbledore se leva.
- Ceci était apparemment une vengeance du Choixpeau. Voyez comme il est inconscient d'insulter des artefacts de nos jours.
Puis il se rassit. Ce fut le déclic et tout le monde se mit à commenter l'événement avec ardeur. Diana fixa le Directeur pendant une seconde, pour voir s'il était vraiment fâché de son comportement. Elle décida que non, qu'elle avait agit de façon mesurée. Elle revit tout de même les larmes du Serpentard et se dit qu'ils avaient un peu exagéré. Ils avaient presque oublié que le petit Anton n'était qu'un gamin ... Tant pis. Après tout, personne ne manque de respect au Choixpeau Magique.
- C'était quoi, ça ?
- Ouah ! Génial !
- Le pauvre, je sais pas qui a fait ça, mais c'était vraiment méchant ...
- Et les mouches ! Trop cool !
- Vous êtes horribles, les garçons ! Il a pleuré et tout !
Respectivement, Rémus, James, Lily, James encore et Miranda avaient parlé. Sirius se contentait de regarder Sidney et Diana avec un air pensif.
Aïe, se dit la jeune fille. C'était à lui que Will avait demandé si il y avait des Anton Nom-d'instrument-de-musique à Serpentard. Il n'était pas idiot, quand même. C'était normal qu'il ait des doutes sérieux sur leur implication à cette humiliation, mais Diana aurait préféré laisser les Maraudeurs en dehors de leurs petites affaires... You can't always get what you want, dit la chanson.
& Esperluette &
Ils avaient leur vendredi après-midi libre, et, comme il ne pleuvait pas, ils en profitèrent pour sortir dans le parc. Les Lions étaient divisés en trois groupes.
D'un coté, Lily, Miranda et Gabriella, au bord du lac, de l'autre les Maraudeurs, discutant sous un gros arbre. Et enfin, l'Elite d'Argent, qui marchaient joyeusement vers la cabane d'Hagrid, le garde-chasse.
Vers la Forêt Interdite, aussi. Voyant cela, les Maraudeurs décidèrent d'essayer d'en apprendre un peu plus sur les trois nouveaux élèves. Seuls James et Peter partirent pour les suivre, tandis que Sirius appelait Gabriella et que Rémus attrapait un livre.
William faisait l'imbécile un peu plus loin, pendant que les deux filles discutaient de sujets très importants.
- Alors, hier ?
- Raf est toujours aussi canon. Raf est toujours aussi salaud. Raf est toujours aussi Raf.
- Mmmh, je vois. J'aurais préféré ne jamais tomber amoureuse de lui, tu sais.
- T'es sûre que c'est pas un crush passager ?
- Plus de sept mois que je fais des rêves interdits aux moins de 18 avec lui dedans.
- Bah ... Si t'avais été quelqu'un d'autre, je t'aurais dit de te le taper, mais si tu fais ça, il va te jeter après et t'auras même plus son amitié, alors ...
- C'est la merde.
- Bienvenue dans mon monde, ricana la blonde.
- Chloé, putain ! T'es sensée me donner des conseils, pas me bousiller encore plus le moral !
- J'ai jamais été amoureuse, moi, j'sais même pas comment on fait. Alors les problèmes de coeur des autres, je peux pas les résoudre. Encore, ce serait des problèmes de cul, je dis pas, mais ... Bref. J'pense qu'à ta place, je l'oublierais.
- Mais-
- Écoutes, ce mec est un vrai connard. J'le sais, c'est pas mon meilleur pote pour rien. Si tu lui dis qu'tu l'aimes, il va te rire à la gueule, et te laisser tomber comme une merde. Si tu couches avec, il va se foutre de toi en se disant que t'es qu'une pute de plus à passer dans ses draps. Alors oublie le.
- Je l'aime, Chloé. Tu peux comprendre ça, non ?
- Pas vraiment, en fait. Je vois mes parents, je vois Will et Liot, même James et Lily, mais non. J'comprend pas vraiment pourquoi tout le monde veut à tout prix aimer.
- Mais je ne voulais pas l'aimer, merde ! C'est arrivé comme ça ! Je sais que c'est un vrai connard, qu'il se tape trois filles par semaine et qu'il en à rien à foutre des sentiments de gens autour de lui, mais merde ! Je l'aime, putain ! Personne peut comprendre ça ?
- Sid, relax. T'es en train de défaire toute ta coiffure. Et ouais, j'ai du mal à comprendre qu'on puisse aimer une telle ordure. Mais bon, c'est toi qui vois, hein !
- C'est ton meilleur ami, Di. Arrêtes de parler de lui comme ça.
- Mais il sait très bien ce que je pense de lui. Ce mec est une ordure. Pire que n'importe quel autre, tu vois. Alors, je t'en supplie, essaye de l'oublier.
- Je ... Je vais essayer.
- Et tu vas y arriver, okay ?
- Oui.
- Avec plus de conviction, allez !
- Je vais l'oublier.
- Plus fort !
- Je vais l'oublier !
- Plus fort ! Hurle le, merde !
- JE VAIS L'OUBLIER !
- Ouais ! Tu vas l'oublier !
Elles ne savaient pas vraiment comment elles s'étaient retrouvées à rire, écroulées sur le sol, mais c'était un fait. Diana fut la première à se reprendre, balayant quelques larmes d'hystérie roulant sur ses joues.
- Il s'est passé quoi ici, en fait ? Et qui va oublier qui ? Demanda Will en arrivant, regardant Diana comme si il venait de lui pousser un troisième oeil.
- Heu ... Sid va oublier un ex-crush, expliqua-t-elle succinctement.
- Je vois. Et tu n'vas pas me dire qui c'est, pas vrai ?
- Même pas en rêve, mon chou, sourit la jeune fille.
- Bon, tant pis. Direction, la Maison d'Hagrid ! S'exclama-t-il sans plus se soucier de l'état de ses deux amies. Ce qui était génial avec William, c'est qu'il n'était pas curieux quand il savait que ce n'était même pas la peine d'essayer de savoir quoi que ce soit. Heureusement, d'ailleurs, parce que ça aurait créé de jolis petits problèmes, sinon.
& Esperluette &
James et Peter regardèrent les trois amis s'éloigner.
- Ah oui, quand même ...
- Je pensais pas qu'elles étaient aussi folles, mais bon ...
- Elles doivent se retenir quand elles sont avec nous, parce que là, c'était un peu ...
- Déjanté ?
- Worm', tu crois que Pad et Moony vont nous croire ?
- Non. Ils vont juste croire qu'on a trouvé une bouteille de Whisky Pur-Feu.
- Pas juste.
- C'est la vie, Prongs, soupira Peter.
- Depuis quand t'es philosophe, toi ?
- Depuis ... Deux secondes, en fait.
Et sur ces paroles très sages, ils firent demi-tour, sans plus se préoccuper des Américains qui discutaient joyeusement avec Hagrid.
THE END (toujours aussi provisoire :) )
Alors ... Le premier qui trouve qui à parlé au p'tit déj aura ... Mes félicitations :D
Et ... Le prochain chapitre est (presque) fini, doooonc ... Je le poste dans une ou deux semaine (et vous aurez le droit de m'envoyer des noix de coco à la figure si je ne le fais pas. Promis !)
Bisous, les gens !
Serendipité.
