Chapitre 02 - L'arrivée des frères Elric
Le soleil se levait à peine à l'horizon en ce dimanche de printemps. Pas un nuage dans le ciel bleu azur, pas un oiseau encore en cette heure matinale. Leur chant ne faisait que résonner depuis le bois voisin, cachés dans les feuillages. Les autres animaux s'éveillaient doucement, ainsi que Den, le chien de la famille Rockbell.
La lumière filtrait doucement à travers les rideaux violets de la chambre. Le temps avançait doucement, et tout était encore silencieux dans la maison, sauf elle. Winry était déjà levée, encore en chemise de nuit, certes, mais elle était éveillée. Ouvrant les rideaux sombres, la lumière pénétrante l'aveugla quelques instants. Une seule chose l'importait aujourd'hui, ce dimanche où elle n'avait pas fait la grasse matinée. Mais il était encore trop tôt pour qu'un train arrive en gare. Elle devrait donc patienter, mais peu habituée à cet exercice, elle se posa simplement sur son lit et prit un livre. Un roman d'amour qu'elle aimait lire et relire depuis longtemps.
De temps en temps, Winry s'octroyait le droit de piquer un carré de chocolat, caché au fond de son tiroir avec son carnet. Sa grand-mère elle-même n'était pas au courant pour le carnet puisque Winry fermait ce tiroir à clé. Seul Edward l'avait aperçut un jour. D'ailleurs Winry avait bien crue être découverte cette fois-là car sur la couverture était collée une photo d'Edward et elle, étant plus petits.
« Ah… J'espère qu'ils vont vite arriver… »
-Flash Back, la veille au soir-
Pinako et Winry terminaient tranquillement leur repas en parlant encore et toujours d'automails. Leurs journées étaient bien remplies, et le dimanche était le seul jour où elles pouvaient dormir. Comme des médecins cependant, il arrivait parfois qu'elles doivent aller réparer quelqu'un en pleine nuit, ou le dimanche, mais cela restait relativement rare.
Pourtant, ce soir-là, le téléphone sonna, au moment où Winry partait se coucher, alors Pinako décrocha.
« Allo ? » dit-elle d'un ton aussi aimable qu'une porte.
« Ah ! C'est toi mon p'tit Edward ! Ca fait longtemps. »
« Hum. Alors comme ça vous rentrez ? Oui, très bien, je vais prévenir Winry avant que tu te prennes un clé en pleine tête »
« NE M'APPELLE PAS COMME CA ! A moins que tu ne veuilles une bonne tasse de lait à ton arrivé ? »
« Oui, à demain les enfants. »
Lorsqu'elle raccrocha le téléphone, un sourire se dessina sur son visage. Elle n'avait pas vu ses petits enfants adoptifs depuis un long moment et… le téléphone sonna de nouveau.
« Allo ? »
« Colonel ? Oui, c'est moi, Pinako. »
« Oui, Edward m'a appeler à l'instant, pourquoi ? »
« Oui…Ah… Certes, combien de temps ? Un mois ? Oh, j'en connais 3 à qui ça va faire plaisir, même si Ed préfère aller se battre. Je pense qu'il va avoir une bonne raison de reste un moment. De toute façon, si ce que vous me dîtes est confirmé, la création de ses nouveaux automails prendra un peu de temps, vous pouvez être tranquille. »
« Oui. Très bien, merci de m'avoir prévenue, Edward serait parti comme un voleur quand ses automails auraient été réparés.
Au revoir Colonel. »
Elle raccrocha le combiné et s'assied sur une chaise en appelant sa petite fille. Elle espérait que Winry n'ait pas entendu la seconde sonnerie, Mustang lui avait conseillé de ne rien dire, et de toute façon, Pinako n'en avait pas envie.
« Qu'est-ce qu'il y a Mamie ? »
« Les p'tits rentrent demain, pour un long moment d'après ce que je sais. »
« Demain… DEMAIN ? Mais on est dimanche ! Me dis pas qu'ils vont arriver par le train du matin… »
« Ah, ça je ne sais pas, mais Ed m'appelait de la gare de Centrale, donc je pense qu'ils ne vont pas tarder à partir. »
« Ok ok, je suppose qu'il est encore en bon état… » Dit-elle ironiquement
« Il semblerait qu'il est dans le même état que d'habitude. » Répondit la petite grand-mère avec un petit sourire. « Tu le connais, il ne rentre jamais pour rien »
« Oui… Mais quand même, si je dois lui en refaire deux neufs de A à Z, je vais l'étriper ! » Dit-elle en retournant dans sa chambre. Elle n'aurait pas le temps d'écrire ou lire, si les garçons arrivaient par le premier train, elle devait vite s'endormir pour être en forme et botter les fesses de cet idiot d'Edward.
Quand à Pinako, elle se contentait de sourire, même si Winry réagissait ainsi, la petite vieille savait qu'elle attendait leur retour depuis longtemps déjà. Et puis cela animerai un peu la maison, Ed et Winry se chamaillaient souvent.
-Flash Back, fin-
Pinako se réveilla enfin, et fût surprise de voir sa petite fille déjà prête, en train de préparer le petit déjeuné.
« Winry… Tu t'es levé aux aurores ce matin… Ne serais-tu pas impatiente de voir quelqu'un arriver ? » la taquina-t-elle.
« Mamiiie… Ils ne t'ont pas dis par quel train ils arrivaient ? »
« Non, mais je pense qu'ils vont arriver par celui de 18h30. Et comme bien souvent les train en provenance de Centrale sont en retard, je dirais qu'ils seront à la gare vers 20h. »
« 20h ? Mais… »
« Ma chérie, dois-je te rappeler qu'ils ont deux jours de voyage, avec des arrêts plus ou moins long, des pannes mécaniques et qu'ils prennent donc souvent du retard qu'ils ne parviennent pas à rattraper entièrement. »
« Oui… c'est vrai… »
« Puisque tu as finis, si tu allais préparer leur chambre ? Moi je vais remettre un peu d'ordre et commencer à préparer de quoi faire ses nouveaux automails à ce nain. »
Toutes deux rirent, Edward avait horreur qu'on le surnomme ainsi, surtout depuis que son petit frère était dans une immense armure.
Winry se pressa de monter les escaliers et aéra la chambre des garçons. Elle prépara leur lit et posa un carré de chocolat sur le bureau d'Edward et un mot sur celui d'Alphonse. « Ne t'en fais pas, quand tu auras retrouvé ton corps, j'te donnerais plein de chocolats aussi ! »
A chaque fois qu'ils venaient et prévenaient, chose rare, c'était Winry qui s'occupait de leur chambre. Elle prenait toujours soin de choisir les couleurs de la chambre, bien souvent, dans les tons violets, et mettait toujours un petit pot avec des bonbons dedans, sans oublier les livres qu'ils lisaient étant petits. Elle espérait que cela leur fasse oublier un peu les horreurs auxquelles ils étaient confrontés habituellement.
La journée passa très lentement au goût de Winry, si bien qu'elle s'endormit dehors alors qu'elle guettait leur arrivé.
« Winry ! Winry ! Viens préparer le dîner s'il te plaît ! »
« J'arrive mamie… » Répondit-elle, la voix encore ensommeillée.
La jeune fille se dirigea vers la cuisine et dressa la table, puis se mit aux fourneaux. Ce soir, elle avait décidé de faire quelque chose qu'il aimait, une blanquette de veau flamande.
Alors qu'elle faisait mijoter le tout, Den s'agita d'un seul coup. Il aboyait et réclamait à sortir. C'était le signal, ils étaient de retour.
A la suite de Den, Winry se précipita dehors, courant sur le chemin, même si on ne les voyait pas encore dans la nuit.
« Den ! Reviens ici ! »
« Ahh ! » cria une voix masculine.
Winry rattrapa enfin son chien et constata qu'il avait fait tomber Ed à terre. Il était en train de lui lécher le visage tandis qu'Ed riait en essayant de se relever… sans vraiment y parvenir. Alphonse riait en voyant la scène, rapidement suivit par Winry qu'ils n'avaient pas vu.
« Winry ! Salut ! » Dit Alphonse de sa voix métallique.
« Salut les garçons ! » dit-elle en s'approchant pour attraper Den.
« Salut »
« Tu as rapetissé ? T'es encore plus petit qu'avant ! » se moqua Winry
« QUI C'EST QUI EST PLUS PETIT QU'UN MINI HARICOT ? »
Winry et Alphonse éclatèrent de rire.
« Aller t'énerve pas Ed, je plaisantais. Relève toi, j'ai fais quelque chose que tu adores ! »
« Al… ? »
« Ouais, j'arrive. »
Winry ne comprenait pas trop, mais Al aida Ed à se relever et lui donna une béquille.
« Ed… ? Ne me dis pas que tu as explosé tes automails… ? »
« Heu.. C'est pas ce que tu crois ! »
*Boing !*
Ed tomba à terre après d'être prit la fameuse clé en pleine tête.
« Ed ? »
« T'aurais pas dû Win, Ed est pas en grande forme en ce moment… » Avoua Al.
« Oh ! Je savais pas… Mais heu… attend, pourquoi il se relève pas là ? » Demanda-t-elle en commençant à paniquer.
« Je crois qu'il est dans les pommes. Il a perdu pas mal de sang il y a quelques jours et il est pas encore tout à fait rétablit. Mais lui dis pas que je t'en ai parlé, sinon il sera fâché… Tu le connais… »
« Oui… Je m'en veux, j'aurais pas dû cogner aussi fort… Al, tu peux prendre sa béquille, je vais le porter… » Dit-elle, un peu honteuse. « Sans ses automails je devrais pouvoir le ramener facilement à la maison » ajouta-t-elle avant qu'Al ne lui pose la question.
Ils terminèrent la route en papotant tranquillement. Ed étant inconscient, ils étaient tranquilles un moment, même si la jeune fille se sentait coupable de lui avoir fait ça.
« Mamie ! Ouvre la porte s'il te plaît ! »
Après quelques secondes Pinako l'ouvrit sans comprendre pourquoi elle ne l'avait pas fait elle-même.
« Winry… Tu es trop impulsive parfois, tu sais ? »
« Oui… »
Elle monta Edward dans sa chambre tant bien que mal et l'allongea sur le lit avant d'aller chercher une compresse froide et de la lui appliquer sur la belle bosse qui commençait à apparaître. Al déposa leurs affaires et descendit voir Pinako. Il savait, c'était obligé, et Winry en était persuadé.
Tous deux parlèrent vivement, tandis que Winry veillait Ed.
« Excuse-moi… » Dit-elle à voix basse.
« C'est rien, j'ai l'habitude… »
« Ed ! T'es réveillé ! » Dit-elle en lui sautant au cou.
« Hé, doucement, tu m'étouffes ! »
« Désolé… j'aurais pas dû m'emporter, surtout quand tu es dans un état aussi lamentable… »
« Lamentable ? Il me manque peut-être une jambe et un bras mais je peux te mettre une raclé s'il le faut ! »
Elle riait. Edward était de retour.
« Tu m'as manqué » dit-elle sur un ton que le jeune homme ne lui connaissait pas. Puis elle reprit « Aller, viens, j'ai préparé quelque chose que tu adores ! »
Winry se leva et donna sa béquille à Ed. Ce dernier avait un peu le tournis mais ils arrivèrent en bas sans trop de problème.
« Ah ! Ed ! »
« Salut mamie » dit-il avec un sourire de comateux.
« Aller, venez vous assoir, je vais vous servir. »
Tous les quatre parlèrent longuement autour du repas que ceux qui pouvaient manger appréciaient grandement. Edward se resservit deux fois, chose qui, d'après Al, n'était pas arrivé depuis un moment.
23h sonnèrent et tous étaient fatigués…
« Winry, dors demain matin. Je m'occuperais des clients. Tu t'occupera des nouveaux automails d'Edward »
« Oui mamie » dit-elle en baillant.
Al aida son frère à monter, puisqu'il dormait à moitié, et tous s'endormir en quelques minutes !
J'espère que ce chapitre vous plaît ! Il me faut environ 2 ou 3 jours pour faire un chapitre, en faisant d'autres choses en même temps bien sûr. Pour avoir la version avec les paroles en couleur, rendez-vous sur mon petit blog : disponible sur mon profil !
Pour toute question, n'hésitez pas à laisser un commentaire ^^
A plus tard pour le chapitre 3 : Un mystère nommé Edward
