Chapitre 3 : Le mystère ''Ed''

Le lendemain matin, nos trois amis firent tous la grasse matinée, ou plutôt Ed et winry ont dormi et Alphonse a attendu.

Il en avait profité pour aller aider Pinako.

Lorsque les deux autres se réveillèrent, le reste de la matinée fût consacré à remettre Edward sur pied. Winry lui installa de vieux automails contrairement à d'habitude car elle allait tout de même mettre un peu de temps pour faire les deux nouveaux membres seule. Pinako la laissait se débrouiller seule. Comme toujours, la connexion des nerfs était douloureuse mais Edward n'aimait pas ne pas être en pleine possession de ses moyens.

Après une première journée plutôt détente, les jours suivants Winry s'était enfermée dans sa chambre pour travailler sur bras de métal pendant que les deux frangins allaient cueillir des fruits dans la forêt pour que Pinako puisse faire ses délicieuse confitures.

Winry travaillait très durement pour terminer rapidement le bras de son ami, mais sa grand-père l'avait grondé en ce matin brumeux.

« Winry, ça fait presque une semaine que tu ne quittes pas ta chambre… Même pour manger ce sont les garçons qui t'apportent tes plateaux, alors tu vas me faire le plaisir de sortir cette tête de zombi de cette chambre et aller prendre l'air ! » Dit-elle d'un ton sévère.

« Mais mamie… j'ai pas terminé… » Se plaignit la blondinette.

« Edward ! Alphonse ! Emmenez-moi ce zombi dehors ! Le soleil va se lever d'ici 15 minutes. Allez donc le voir sur la colline ! » Dit-elle sur le même ton.

« Mais… Je ne suis même pas habillée ! » se défendit Winry en se levant, vêtue d'un débardeur épousant parfaitement ses formes et un shorty de nuit blanc, presque transparent.

C'est au même moment qu'Edward arriva, Al s'occupant des confitures. Ce dernier n'avait plus vu Winry en tenue aussi légère depuis longtemps, habituellement elle enfilait un jogging et un tee-shirt noir pour descendre manger. Ce dernier s'arrêta l'espace d'un instant, bloqué sur Winry, avant de virer rouge et de retourner dans le couloir. Sur le coup, Winry n'y fit pas attention et vira sa grand-mère pour s'habiller. Lui désobéir n'arrangerait rien, et puis elle n'avait pas tort, Winry était d'une pâleur cadavérique, avec des cernes, et les cheveux en batailles.

Elle décida de mettre une robe assez courte, vert pomme avec quelques dentelles, des manches courtes, un petit décolleté, et un leggins blanc qui lui arrivait au-dessus des genoux. Elle tenta tant bien que mal de peigner ses cheveux, et en fit une demi-queue.

« Winry ! Dépêche-toi ou je t'emmène dehors par la peau des fesses ! » Lui cria sa grand-mère depuis la cuisine.

« C'est bon, j'arrive ! »

Elle surprit Edward qui l'attendait en face de sa chambre, mais il était bizarre.

« Ed ? »

« Ed, t'es partis dans ton monde ? » demanda-t-elle en le secouant un peu.

Ce dernier rougit. Winry s'était inclinée pour voir la tête baissé d'Edward. Il avait donc une vue plongeante sur quelque chose qui le troublait atrocement.

« Heu ouais, ouais, je réfléchissais ! » répondit-il machinalement en se pressant pour sortir de la maison et se calmer. Cette vision avait de quoi le perturber, puisque même dans ses rêves, il n'imaginait pas Winry ainsi.

« Bon, heu… Vous v'nez ? » Demanda-t-il une fois à la porte.

« J'arrive frangin ! »

Winry était déjà là, dehors en train de balancer le bâton à Den en attendant les deux autres, et c'est ainsi qu'ils allèrent se promener.

« Et si on faisais un cache-cache dans la forêt ? » Proposa Al.

« Al… on est plus des bébés ! » répliqua Ed.

« Moi je trouve que c'est une bonne idée, ça fait longtemps que je ne me suis pas amusée dans la forêt » répondit la jeune fille.

« Deux contre un, on fait un cache-cache ! » dit Al, triomphant.

« Ok ok… Bon aller Al, tu comptes. » Répondit Ed, la voix trainante.

« Et pourquoi moi ? » s'indigna l'armure

« Parce que c'est toi qui a proposé. »

« A 100 je viens vous chercher alors. »

Et le jeu débuta. Al compta, et se mit à la recherche des deux autres. Il trouva Winry en premier. Cette dernière avait à lui parler et elle n'osait pas trop aborder le sujet…

« Dis Al… Je peux te parler ? »Demanda-t-elle timidement.

« Bien sûr Win, quelque chose ne va pas ? »

« Ce n'est pas moi… dis, tu ne trouves qu'Ed est bizarre en ce moment ? »

« A vrai dire… il est étrange depuis qu'il a faillit faire le voyage de non retour… »

« Non retour ? Comment ça ? »

« Et bien… heu… je suis pas sûr qu'il veuille que tu le saches… »

« Il a faillis mourir, c'est ça ? C'est comme ça qu'il a explosé ses automails ? »

« Oui… » Répondit Al, triste.

« Je vais essayer de ne pas m'emporter mais… tu penses qu'il a eu peur de la mort ? Je veux dire suffisamment pour ne plus vouloir tenter de la revoir ? »

« Non, c'est autre chose… Mais tu sais, depuis qu'on est tous petits… »

« QUI EST PLUS PETIT QU'UNE FOURMI MICROSCOPIQUE ? »

Winry sursauta, elle ne pensait pas le retrouver aussi rapidement.

« Personne, imbécile, Al me racontais juste que quand vous étiez petits, il se souvient avoir fait des confitures avec mamie et que leur goût lui manquait ! » menti-t-elle brillamment.

La partie était terminée et Al se dépêcha de changer de sujet sur le chemin de la maison. Winry leur posait plein de questions, notamment sur Centrale, comment c'était, et si c'était aussi grand qu'on le lui disait. Les soupçons d'Edward se dissipèrent et il n'eût pas le temps d'y penser car Pinako le chargea des courses de la semaine. Habituellement Al l'accompagnait mais Winry avait besoin de lui.

Un peu plus tard, alors qu'ils n'étaient que tous les deux, Winry reparla de la forêt. Elle voulait en savoir plus, son inquiétude semblait partagée par Al.

« Dis Al, à ton avis, qu'est-ce qui le tracasse comme ça ? »

« Je n'sais pas exactement… Tu sais, ne lui dis pas mais… C'est le Colonel qui l'a forcé à venir. »

« Le Colonel ? »

« Oui, officiellement à cause de ses automails, mais… Tu sais qu'on ne reste qu'une semaine habituellement, et là il l'a forcé à prendre un mois. Je crois qu'il voulait qu'Ed se change un peu les idées, il avait certainement vus qu'il n'était pas en forme. »Répondit-il, un peu dubitatif.

« C'est étrange quand même, d'habitude quand il atomise mes petites merveilles, il n'est pas comme ça. Quelque chose à dû se passer, j'veux dire… une sorte de déclic, tu vois ? »

« Heu… pas vraiment. »

« Et bien, il parait qu'on voit parfois sa vie défilé devant soit quand on… est sur le point de perdre la sienne… »

« Et tu penses qu'il a comprit qu'il avait fait ou pas fait quelque chose et que ça le tourmente ? »

« Oui, ça ne peut-être que ça, il est pas malade ni rien… »

« Idée à creuser, je vais essayer de savoir. »

« Merci Al » dit-elle avec un sourire avant de retourner sur son assemblage.

Ed allait bientôt avoir un bras tout neuf ! Winry ne lui avait pas dit mais elle avait aussi commencé sa jambe. Elle avait même presque tout terminé, depuis le temps qu'elle était dessus. Il ne lui restait plus que l'extérieur des membres à assembler et elle avait terminé. Mais pour ce soir, elle était fatiguée, elle décida donc de terminer le lendemain matin. Regardant l'heure, elle s'accorda une petite pause, s'allongeant sur son lit, mais elle finit par s'endormir…

-Un peu plus tard…-

« Winry ! Winry ! A table ! »

Mais elle ne répondait pas, alors Pinako envoya Ed la chercher pendant qu'Al mettait la table.

Comme toujours, il entra sans frapper, puisqu'il savait qu'elle était encore sur ses automails. La petite lampe de son bureau était allumée mais Winry était sur le lit.

« Pourquoi la réveiller alors que je suis sûr que je vais me prendre un coup de clé ? » Se demanda Edward. « Aller… Pour son bien… » Finit-il par se convaincre.

Edward amena la chaise près du lit, s'assied et s'apprêta à lui secouer un peu le bras lorsqu'elle se retourna face à lui, toujours endormie. Edward était troublé. Elle avait l'air si fragile comme ça, sans défense. Son trouble se transforma en un autre sentiment, dont il n'arrivait pas à mettre le nom dessus.

« Hey, Win… réveille toi » dit-il doucement en lui secouant légèrement le bras. « Winry, on va manger. Debout ma… » Mais il s'arrêta avant de terminer sa phrase, se rendant compte de ce qu'il allait dire. « Winry ? Aller, ça va être froid »

« Hum… Ed ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? En pleine nuit… ? » Demanda-t-elle, encore à moitié endormie.

Ed rit et lui rafraîchi la mémoire : « C'est l'heure de manger, mamie nous attend. Tu viens ? »

« Hum… J'arrive. » Dit-elle en se levant tel un zombi.

Même s'il ne faisait que le penser, Ed la trouvait mignonne au réveil. Mais cela resterai là où c'était, dans sa tête. Ils descendirent tous les deux, Winry baillant encore en se frottant les yeux.

« Tu t'es endormie sur ton travail ? » Demanda Pinako.

« Non non, j'ai finis ce que je voulais faire aujourd'hui, mais j'me suis endormie sur le lit après… »

Winry ne mangeât pas beaucoup ce soir là, sa conversation avec Al la travaillait encore et elle avait hâte de retourner se coucher.