Chapitre 4 : Les soupçons du petit frère…
Quelques jours plus tard, Al, à force de réflexion, avait peut-être une hypothèse. Mais il fallait qu'il vérifie concrètement s'il ne se trompait pas.
Ce même jour, Winry alla réveiller Ed exceptionnellement. Cependant, Al la trouva bien longue pour réveiller son frère. C'était sans compter que Monsieur Edward avait lu toute la nuit. Chose qu'il savait pertinemment puisqu'il était dans la même pièce.
« Ed ? Ed, réveille-toi. »
Mais visiblement, rien n'y faisait. Alors Winry décida d'aller chercher son frère. Elle avait une idée en tête.
« Al, aide-moi, je vais connecter ses automails là-haut. Ca lui apprendra à ne pas se réveiller quand je lui dis. »
Ce dernier s'exécuta, étrangement, il avait envie de faire cette bêtise avec Winry. Les deux compères mirent tout en place et Winry retira le bras droit. Elle en profita pour expliquer à Al ce qu'il devrait faire lors de la connexion des nerfs. Lorsqu'elle voulut retirer sa jambe gauche, la demoiselle se heurta à un problème de taille (comble quand on connait la taille du gaillard). Habituellement, Ed dormait avec un short, mais cette fois-ci, il s'était endormit avec son pantalon noir habituel.
« Al… On va pas pouvoir mettre sa jambe… Regarde », dit-elle à voix basse en lui indiquant le problème.
« C'est rien, retire-le », répondit Al, en toute innocence.
Winry avait failli balancer sa clé sur la tête de métal, mais elle se reteint.
« Al, si tu pouvais t'entendre parfois… Tu crois quand même pas que je vais lui retirer son pantalon ! »
« Je l'aurais bien fait mais… C'est pas pratique avec ces gants… »
La blondinette poussa un grognement et commença à déboutonner sa fermeture, puis le bouton. Tout doucement, elle parvint à lui retirer sans qu'il ne se réveille. Elle était assez nerveuse à présent. Pourtant, ça ne la gênait pas de faire ça avant. Al aussi avait remarqué. Winry avait prit une couleur vermeille et tenta de se calmer en retirant la jambe d'Edward. Elle se concentra de nouveau pour tenter de ne pas repenser à ce qu'elle venait de faire et termina de tout raccorder. Il ne restait plus que les nerfs.
« Al t'es prêt ? », demanda-t-elle avec un regard démoniaque.
« Oui ! »
Ils comptèrent jusqu'à 3 et connectèrent les nerfs de ce pauvre Edward. D'ailleurs son cri résonna dans toute la maison, il avait cru mourir.
« NON MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FOUTEZ LA ? ET QU'EST-CE QUE VOUS M'AVEZ FAIT ? », hurla-t-il aux deux autres qui étaient morts de rire.
« Je me venge. », répondit Winry tout simplement, avec un grand sourire.
Les joues du jeune homme rosirent devant ce sourire, puis il se rappela la situation, mais avant il ne parle, Winry reprit.
« Regarde ton bras et ta jambe, imbécile ! », dit-elle encore tout sourire de sa bêtise.
Ed était bouche bée.
« Mes nouveaux… ? » balbutia-t-il en bougeant les doigts comme toujours pour vérifier que tout fonctionnait.
« Oui ! J'ai terminé ce matin l'assemblage complet », répondit fièrement la mécanicienne alors qu'il se levait.
« Tu vas pouvoir les casser encore, hein frangin ! »
« Heu… »
Une aura menaçante grandissait derrière lui. « Non, Al, j'ai pas envie de mourir. Pas tout de suite en tous cas. »
« Y a intérêt ! J'ai passé une semaine et demie à tout faire ! J'ai tout réglé au millimètre près, à la goutte d'huile près ! »
« On sait Win…. », S'interrompit Ed, blasé par son amour de la mécanique.
« Au fait…. J'avais pas mon pantalon quand j'me suis endormi ? », Interrogea le blondinet en baillant, visiblement le sommeil qui venait le reprendre.
Un grand silence s'installa, et Winry se leva.
« Bon, moi je vais aller, heu… ranger mon bureau ! », finit-elle par dire avant de filer aussi vite qu'elle pu.
« Oui oui, tu t'étais bien endormi avec ton pantalon. »
Edward, malgré le sommeil qui l'engourdissait, rougit violemment. Il resta comme ça un moment, devant son frère qui observait.
« Al, est-ce qu'il s'est passé ce que je pense ? »
« Heu… Tu penses à quoi frangin ? »
« Qu'avec tes gantelets, tu n'as pas pu me débarrasser toi-même de mon pantalon… Donc… »
« Oui oui, C'est Win qui l'a enlevé, sinon on pouvait pas te mettre ta jambe. Et non, il n'y a rien eu, t'inquiète pas… », Ajouta-t-il à l'adresse de son frère en se doutant de ce qu'il n'osait demander.
Et oui, les garçons sont ainsi faits qu'ils ont un mécanisme automatique lorsqu'ils commencent à se réveiller, ce qui ne rassurait pas Ed, maintenant qu'il savait que son propre petit frère était de connivence avec elle.
« Tu devrais te rendormir Ed, sinon tu ne vas pas tenir jusqu'à ce soir »
« Heu… Non, ça ira, t'en fais pas. »
Ce n'était pas de la peur, mais il pressentait une nouvelle bêtise des deux autres. Pourtant, maintenant qu'il y pensait, Winry n'avait pas répondu quand il avait posé la question. Peut-être qu'elle était aussi gênée que lui. Il se leva donc, remit son pantalon et une chemise et descendit déjeuner avec Al. Winry était déjà en bas avec sa grand-mère et lui expliquait pourquoi Ed avait hurlé aussi fort.
La matinée passa, et les deux têtes blondes sentaient leur nuit blanche revenir les chercher. Al décida que cet après-midi-là, ils iraient tous rêvasser sur la colline, ce qui arrangeait les autres, qui s'endormaient presque à table.
Le soleil était au rendez-vous, il faisait chaud, pas un nuage dans le ciel. Un magnifique après-midi s'annonçait.
Une fois arrivé, tous s'allongèrent sur l'herbe, profitant d'une petite brise, puis Al se releva pour jouer avec Den. Il savait qu'Ed et Win étaient fatigués, alors il s'éloigna intentionnellement pour les laisser se reposer. Il était presque sûr qu'ils s'endormiraient presque aussitôt. Et lorsqu'il revint sur ses pas une dizaine de minutes plus tard, il avait deux dormeurs à surveiller. Lui aussi avait envie de calme au final, c'était agréable de flâner comme ça avec de grands champs de fleurs sauvages à côté d'eux. Il lançait le bâton à Den de temps en temps aussi, et connaissant son frère, il était presque sûr qu'il se réveillerait tout seul pour prendre le goûter. Alors il décida d'aller chercher le goûter.
« Al ? Tu es tout seul ? » S'étonna Pinako.
« Oui, ils se sont tous les deux aussitôt endormi arrivés là-haut. »
« Pff ! Et cette nuit, ils ne dormiront pas, encore une fois ! »
« Je pense que si, mamie, s'ils ne sont pas réveillés quand je serais de retour, tu peux être sûr que Ed se réveillera en sentant le goûter. »
Pinako sourit, il était vrai que dès qu'on parlait nourriture, Edward était le premier averti. Un ventre sur pattes comme l'appelait parfois Al.
Sur le chemin du retour, le ciel s'obscurcit. « Tiens, il faisait pourtant très beau il y a 5 minutes… »
Mais quelque chose de plus surprenant encore le laissa pantois. Ed et Winry dormaient toujours mais… enlacés. L'armure sourit intérieurement, il commençait à comprendre ce qu'il se passait, même s'il était déjà persuadé de connaitre la fin avant ce spectacle. Il tenta tant bien que mal de réveiller son frère, en essayant de ne pas réveiller Win. Il savait pertinemment comment ils allaient réagir s'ils se réveillaient ainsi.
« Ed. Ed ! », dit-il en le secouant très légèrement.
Pour une fois, son frère se réveilla assez facilement, mais ne se rendit pas compte aussitôt de la situation.
« Ed, tu ne hurles pas et tu te réveilles. », reprit Al, doucement.
« Pourquoi tu voudrais que je hur… »
Et voilà, il savait pourquoi Al l'avait mit en garde. Malgré la surprise pourtant, il ne cria pas et essaya de rester le plus calme possible malgré la situation… gênante. Au passage, il passa par plusieurs tons, allant du rose, au rouge pivoine. Il tenta de se dégager tout doucement, malgré son calme apparent, il était très nerveux. Il ne l'avait pas dit à Al, mais… Winry et lui étaient tellement proches qu'il sentait sa poitrine contre lui. Chose fort agréable, mais qui pour le moment, ne devait pas l'être.
Après cinq bonne minutes à se dégager sans réveiller la jeune fille, il s'éloigna le plus possible pour se calmer.
« Al, est-ce que c'est encore une de tes bêtises ? », demanda-t-il en pensant à celle du matin.
« Non, j'étais parti chercher le goûter et quand je suis revenu... voilà. »
« Goûter ? »
« Dans le panier. Mais je crois qu'on va devoir rentrer, regarde le ciel. »
En effet, de gros nuages noirs s'accumulaient, et Al réveilla Winry pendant que son frère terminait de se calmer.
« Je crois qu'il vaudrait mieux rentrer, il ne va pas tarder à pleuvoir. »
À peine avait-il prononcé ces paroles que les premières gouttes tombèrent et tous rentrèrent à la maison.
Et voilà mon nouveau chapitre ! Comme toujours, la version avec paroles colorées est disponible sur mon blog (go profile).
Il est probable qu'il reste des fautes, quand je l'ai écris, j'étais le gaz... ^^'
Sinon, ça vous plait ?
