Bonjour bonjour !

Alors d'abord, un grand merci pour toutes vos reviews. On bat encore notre petit record. Vous n'imaginez pas comme ça nous fait plaisir !

Certains d'entre vous voient donc James comme un fauteur de troubles... D'autres aimeraient qu'il soit gentil.

Ben j'vous dirai pas ce qu'il en est ! Je crois que le mieux, est que vous vous fassiez votre propre opinion... Mais je pense que d'ici à la compétition d'escalade, vous vous la serez faite !

Et en ce qui concerne l'éventualité d'un lemon complet entre nos deux protagonistes... Vous n'allez pas à avoir attendre longtemps. Je ne rajouterai rien... ;)

Bonne lecture et bon week-end !


EDWARD


« On mange ensemble à midi ? Faut qu'on parle. R. »

Je jetai un regard alentour pour voir si Tête de Vautour, comme l'avait surnommée Jasper, n'était pas dans les parages pour me dire d'éteindre mon portable.

Ça faisait trois jours que j'évitais les amphis et que je m'enfermais dans la BU pour officiellement travailler plus en profondeur mes cours, officieusement éviter Bella et sa presque totale indifférence.

Il fallait dire que je ne l'avais pas trop encouragé à venir me voir non plus.

Alec m'avait vu sortir peu de temps après elle de la salle de bains le jour de l'annonce officielle de la future parenté de Jacob et Jane et il était persuadé qu'il s'était passé quelque chose à ce moment-là. Sauf que sa théorie penchait plus pour une énième dispute plus qu'épicée qui aurait éloigné son ex de lui comme la peste. Il m'en voulait encore un peu à cause de ça, d'ailleurs.

Je ne savais plus où j'en étais dans ma vie côté relationnel et quelque chose me disait que le « Faut qu'on parle » de ma sœur avait un lien étroit avec ça. Parce qu'en plus d'avoir une passion pour la psycho, fallait qu'elle soit branchée empathie.

Je grognai, ayant très peu envie d'une analyse freudienne en ce moment.

Mais un refus pour Rose égalait à un « J'ai quelque chose à te cacher ». Et si j'éteignais mon portable, faisant semblant de l'avoir déchargé, elle était bien capable d'envoyer un message à Jess ou Vic pour qu'elles me préviennent.

Je soupirai.

« Chez Mario ? »

« Tu me connais bien. Midi ? »

« OK. »

Je jetai un regard à mes notes, plus du tout motivé pour me replonger dans le théâtre élisabéthain.

Qu'est-ce qui allait encore m'arriver ?

Je tentai tout de même de me motiver pour une heure et demie de plus quand j'entendis la porte de la bibliothèque s'ouvrir et regardai par réflexe.

Mon cœur rata un battement lorsque je vis Bella, Angela Weber, Jess et Vic se diriger vers ma table déserte.

« Alors, alors… On se cache ? Tu veux éviter quelqu'un ? » Me taquina Jessica.

Je détournai mon regard de Bella et contemplai, impassible, Jess qui venait de s'asseoir avec la grâce d'un phacochère sur la chaise à côté de moi.

« Il y en a qui sont assez doués pour se faire leurs cours eux-mêmes. » Répliquai-je avec un rictus.

Elle éclata de rire au moment où Tête de Vautour sortait du rayon consacré aux auteurs européens du XIXe siècle et qui la regarda en fronçant les sourcils.

« T'es dans une salle d'études. Lui soufflai-je sans me départir de mon sourire.

_ Oups… » Gloussa-t-elle. « Non, sérieux, pourquoi on te voit plus en cours depuis quelques jours ? Tu fais ton deuil de Jane ? »

Vic lui donna un coup de coude dans les côtes.

Je me détournai vers Bella qui s'était assise en face de moi et qui me regardait en silence. Nos yeux s'accrochèrent quelques instants et je frissonnai malgré moi.

« Avoir Griffith en cours magistral, ça m'a vite soûlé. Et vous, pourquoi êtes-vous là ? On n'est pas sensé avoir notre cours sur le théâtre élisabéthain à cette heure-ci ?

_ Le prof est pas là. » Répliqua Angela.

Je croisai une nouvelle fois le regard de Bella et mon estomac se noua.

Bon sang ! C'était plutôt pour ça que je l'évitais depuis trois jours. Parce que mon corps pouvait rester en paix loin de son obsession. A présent, elle était à portée de doigts… De lèvres… Je déglutis.

« Et on se demandait si tu ne pouvais pas nous filer quelques tuyaux plus approfondis que ceux que le prof nous donne en cours… Me dit Jess avec un sourire malicieux.

_ On se demandait ? Répétai-je en haussant un sourcil.

_ Bon ok… Je me demandais… Mais allez ! Toi, Marlowe et Shakespeare vous êtes super potes ! Tu pourrais nous en faire profiter !

_ T'as pleins de bouquins qui traitent sur le sujet ! Je ne fais pas grand-chose à part lire et prendre quelques notes par ci par là. »

Elle me fit une moue caricaturée de Lili qui faillit me faire éclater de rire mais une idée traversa soudain mon esprit.

« Je ne partage pas mes connaissances avec tout le monde. Dis-je avec un sourire en coin en jetant un coup d'œil à Bella.

_ Dis plutôt que tes connaissances ne dépassent pas les biographies - et encore - et le nom des œuvres de ces auteurs. » Répliqua-t-elle.

Je plongeai cette fois réellement mon regard dans le sien : j'avais une bonne raison de le faire, à présent.

Je la dévorai un instant des yeux. Comment avais-je pu tenir trois jours en l'apercevant seulement de loin ?

J'essayai de paraître le plus détaché possible et m'appuyai nonchalamment contre le dossier de ma chaise.

« Izzie monte sur ses grands chevaux ! Tayaut ! Dis-je ironiquement en tentant de ne pas sourire.

_ Eddie ne considère donc plus que la seule chose que je sois capable de monter, c'est un mec ? Répliqua-t-elle en haussant un sourcil.

_ Eddie pense beaucoup de choses par rapport à Izzie… Et il sait que même sur un mec, Izzie a du mal à monter.

_ Hin hin. Serait-il vexé par le fait que je peux grimper bien plus haut que là où lui-même pourrait rêver emmener une fille… et ça, juste avec mes mains ? »

Jess se racla la gorge et je vis Vic lui jeter un regard en haussant des sourcils.

« Vous nous faites quoi, là ? Demanda Jess.

_ Laisse. Elle est frustrée. » Répondis-je avec un sourire. « Et Izzie… On évite les propositions en public, tu vois bien qu'il y a des oreilles chastes.

_ Non, c'est pas ça, mais… On dirait que vous vous chauffez… » Gloussa Jess. « Toi et… elle, quoi ! Il s'est passé quoi durant ce week-end ? J'ai appris qu'on vous avait obligé à dormir ensemble… »

Je sentis mon estomac se contracter un peu mais continuai à sourire comme si de rien était en regardant Bella.

« Elle m'a fait une proposition, j'ai refusé. Répliquai-je en sentant que je m'engageai sur une pente raide.

_ Oui, bien sûr, railla-t-elle. Je lui ai proposé qu'on s'envoie en l'air pour dissiper cette tension entre nous… attends… ah, non, en fait, c'est Jacob et Jane qui nous l'ont proposé. Je m'embrouille, avec toutes ces histoires.

_ Tu oublies surtout le fait que j'ai refusé. Mais je ne t'en veux pas de retenter ta chance. Qui ne tente rien n'a rien… Et Jessica sait très bien de quoi je parle. »

Victoria éclata de rire alors que Jess nous fusillait tous les deux du regard, un peu mal à l'aise.

« C'est toi qui m'as couru après, je te signale ! Siffla-t-elle.

_ Au début, quand je te connaissais pas… Maintenant… D'autres occupent mes pensées. » Soufflai-je en fixant l'ex de mon meilleur ami.

Je finis par me détourner, un peu mal à l'aise à mon tour.

Je ne pouvais pas trop jouer. Même Jess serait capable de se rendre compte de quelque chose si je n'y prenais pas attention. Ou du moins d'avoir des soupçons et d'en parler à Jane, Lili ou ma sœur.

« Mais j'ai appris qu'en dehors des grands chevaux et des mecs, tu montais même des pans en compétition. Tu sais que Jacob et ton frère ont parié sur le temps que tu mettrais à te casser la gueule ? » Demandai-je à Bella avec un rictus.

Elle me lança un regard mécontent.

« Parce que toi aussi, t'es au courant ? Ils peuvent parier, les autres ont tous perdu le week-end de Thanksgiving. Moi, je leur aurais conseillé de parier sur la hauteur de laquelle j'allais tomber.

_ Y aura le beau blond pour te rattraper. » Gloussa Angela.

Je sentis ma bouche s'entrouvrir et fronçai légèrement les sourcils avant de reprendre un visage impassible tandis que les filles se tournaient avidement vers Angela.

« Un beau blond ? » Demanda Jess. « Genre… Brad Pitt dans Troie ?

_ C'est qui ? » S'excita Vic.

Bella me toisa avec calme et haussa des épaules.

« Il est canon. Rajouta Angela.

_ Un amoureux secret ? » Demandai-je à mon tour légèrement sarcastique.

Elle me fit un sourire appuyé.

« Non. Pas secret. »

Elle se tourna vers les filles, et leur répondis avec calme.

« Angela parle d'un de mes camarades, avec qui je passe de plus en plus de temps depuis que nous sommes tous deux qualifiés pour le concours.

_ De plus en plus de temps… Commença Vic.

_ Ça veut dire aussi… Continua Jess avec un rictus.

_ Les galipettes dans les vestiaires. » Finis-je avec une boule d'amertume dans la gorge en rivant mon regard au sien.

Putain ! On n'avait rien fait - enfin techniquement parlant -, on ne s'était rien dit, rien promis et j'étais déjà possessif.

Elle haussa les épaules.

« Disons simplement qu'il y a plusieurs manières de souder une équipe et de se débarrasser du stress avant une compétition. »

Je la regardai lourdement, sentant mon estomac et mes mâchoires se contracter. Puis me levai d'un bon sous le regard surpris de Jess.

« En parlant de galipettes, Izzie… J'aimerais te parler. »

Elle haussa un sourcil.

« D'Alec… T'en as bien fait avec lui, non ? » Rajoutai-je en me dirigeant d'un pas lourd vers le dernier rayon, là où il y avait rarement quelqu'un.

Je ne regardai même pas si elle me suivait, pestant contre moi-même et la possessivité qui me gagnait. Comme avec Alec. Mais en plus fort. Plus vicieux.

Il fallait que je me calme.

Elle ne m'avait rien promis. Non. Rien du tout.

Mais l'idée qu'un autre ait pu… Avant moi…

J'inspirai profondément et fermai un instant les yeux.

Il me fallait du concret ? Je n'allais pas tarder à l'avoir. Ou pas…

Je tournai dans le rayon et m'appuyai contre le mur au fond. Quand je rouvris les yeux, elle se tenait à distance respectable de moi, le regard impassible.

« Je t'avertis de suite ; je ne partage pas. Même quand c'est qu'une histoire physique, il est hors de question que tu couches avec quelqu'un d'autre. » Soufflai-je en essayant de cacher tant bien que mal la colère qui commençait à couver en moi.

Je détournai le regard, appuyai mon front contre l'étagère à côté de moi en inspirant profondément.

Peut-être que ce n'était pas moi qu'il lui fallait, finalement.

Peut-être que je ne serais pas capable d'assumer.

Peut-être qu'à présent, mon désir pour elle était trop violent et donc trop dangereux.

Elle s'approcha de moi, me retourna vers elle d'une main sur mon épaule, plantant son regard dans le mien.

« Et moi, je ne te courrai pas après, t'inquiètes… Puisqu'il paraît que tu as refusé ma proposition, j'irai chercher ailleurs quelqu'un capable de combler ma frustration… »

Je serrai les dents et attrapai brusquement sa nuque pour la rapprocher de moi.

Elle haleta un peu, son regard se troublant l'espace de quelques millièmes de secondes.

Je la dévorai littéralement des yeux, le cœur battant soudain lourdement contre mes côtes et me jetai sur ses lèvres. Je la plaquai contre moi, meurtrissant un peu sa nuque, passant un bras possessif autour de ses reins. J'étais en train de devenir dingue.

Elle posa avec hésitation ses mains sur mon torse et je collai mon bassin contre le sien en dessinant le contour de sa bouche avec ma langue. Elle entrouvrit ses lèvres, relevant un peu plus sa tête vers moi et je plongeai ma langue à l'intérieur en réprimant un grognement.

Je l'embrassai longuement, la pressant contre moi, lui faisant comprendre quelque part que je ne jouais pas. Que même si on devait avoir une relation qui resterait purement physique, je ne voulais pas qu'elle me soit infidèle.

Je la relâchai brusquement, comme si elle m'avait brûlé, la faisant presque chanceler.

J'essayai de reprendre un souffle normal en cherchant son regard qui fixait le vide, soudain.

« T'as pas intérêt, Bella… Murmurai-je d'une voix rauque.

_ Il est encore temps pour toi de faire marche arrière, fit-elle d'une voix très basse et hésitante.

_ Marche arrière sur quoi ? Tu me fuis en permanence. Ne prends pas ton cas pour le mien. Je ne te force en rien. Si tu n'as pas envie de ce que je t'ai… proposé… Dis-le maintenant et retourne voir ton beau blond.

_ Ah, tu reconnais maintenant que la proposition vient de toi ? Et depuis quand c'est moi qui te fuis ? Tu ne viens même plus en cours ! Ouais, t'as raison… Marche arrière sur quoi… rien n'a commencé, entre nous. »

Elle fit un pas en arrière, recouvrant un masque neutre.

Je refis le pas qui nous séparait, le regard dur, mon cœur battant toujours un peu plus vite que la normale.

Elle ne pouvait tout simplement pas me faire ça.

Pas maintenant.

« Tu trembles autant que moi dès que je te touche. » Soufflai-je.

Je m'approchai encore, repassant mon bras autour de sa taille, la figeant un peu. Je faufilai une main moite sous son pull contre la peau de son dos, ma gorge s'asséchant.

Cette fille allait avoir ma peau.

Je fis glisser lentement mes doigts le long de sa colonne vertébrale, me penchant un peu sur elle, sans pour autant l'atteindre.

Je voyais à nouveau le trouble dans ses yeux, sentais sa peau frémir sous ma main.

« Tu me veux autant que moi, je te veux. Le temps n'y changera rien. C'est l'interdit qui t'attire. C'est lui qui nous perdra… »

Je la bloquai contre l'étagère et pressai longuement mes lèvres contre les siennes une nouvelle fois, collant un peu plus mon corps contre le sien, comme si on était aimantés.

« Dis-moi que j'ai tort… Chuchotai-je contre ses lèvres, ma main parcourant toujours paresseusement son dos.

_ Tu as tort… Ce n'est pas l'interdit qui m'attire. Moi, je ne te vois pas que comme le meilleur ami de mon ex, mais comme quelqu'un à part entière. Je ne vois pas en quoi le fait d'être attirés l'un par l'autre est immoral, même si je suis sortie avec ton meilleur ami, même si je l'aime. Putain, c'est pas comme si on l'avait voulu ! »

Ses poings se serrèrent.

« Mais reste avec tes craintes et ta culpabilité, après tout. Je ne veux pas être responsable de ta douleur. Ça, je le refuse. »

Elle se dégagea de mon étreinte, et rejoignit les autres.


BELLA

Après avoir quitté tout le groupe et être sortie de la bibliothèque, j'avais marché d'un pas vif jusque chez moi.

Il fallait que je me change les idées. Je pouvais aller courir. Je choisi plutôt d'aller voir Tanya.

Je continuais à aller la voir tous les deux jours, en général après mon entraînement.

Quand j'arrivai dans sa chambre, elle me fit un grand sourire ; mais me lança un regard curieux quand je m'affalai sur sa tête de lit, juste à côté d'elle.

« Tu vas bien ? » me demanda-t-elle.

Je lui lançai un regard noir ; qu'heureusement, elle ne prit pas pour elle. Elle fronça simplement les sourcils en une moue curieuse.

« Cullen m'énerve. » lâchai-je dans un grognement.

Je le regrettai immédiatement.

Je fermai les yeux, me maudissant intérieurement alors qu'une drôle de lueur passait dans les yeux de Tanya.

« Je ne vous ai que trop rarement vus ensemble. Mais maintenant, je me souviens comme vous dansiez bien, fit-elle innocemment.

_ Merde. » jurai-je à voix basse.

Elle se fit pensive.

« Alec est au courant ? » Demanda-t-elle soudain.

La peur m'étreignit, mais j'essayai de n'en laisser rien paraître.

« Au courant de quoi ? Qu'on se déteste ? Oui.

_ Non. Que vous vous tournez autour. »

C'était pas possible. Elle-même, l'avait dit : elle ne nous avait vus que trop peu ensemble. Comment pouvait-elle penser ça ?

« On ne se tourne pas autour.

_ Hey, Bella. C'est pas parce que je sors pas de ces murs que je suis aveugle. Je vois bien la tête à Edward quand je lui parle de tes visites ; depuis quelques temps, ça semble même plus l'intéresser que les visites d'Alec. Et j'aurais pensé que ce n'était pas réciproque si le premier nom que tu as lâché aujourd'hui n'était pas le sien. Je ne sais pas comment tu as pu me cacher ça, tiens. Je t'ai toujours cru indifférente à lui. Tu es forte, très forte. » rit-elle.

Je laissai échapper un gémissement.

Je m'étais trahie.

« Ne t'inquiètes pas. » m'assura-t-elle en recouvrant sa gravité. « Je ne dirai rien à Alec.

_ Ni aux autres, s'il te plaît. » la suppliai-je du regard.

Elle hocha la tête ; et me prit la main.

« Tu veux en parler ? » me demanda-t-elle d'une voix douce.

Je frémis.

Pourquoi c'était cette fille qui, maintenant, ressemblait le plus à une meilleure amie pour moi ?

Je m'installai un peu plus confortablement à côté d'elle.

« Ouais. Je veux bien. » finis-je par lâcher.

Après ma visite à Tanya, j'avais été courir un peu, pour me libérer de toute la tension dans mes muscles.

Puis j'étais rentrée chez moi, lançant au passage un regard noir à Tyler qui s'était rapproché de moi dès que j'avais passé la porte.

Pour une fois, cela sembla lui suffire, et il se recula.

Avant de passer à la douche, je décidai d'envoyer un message à Edward.

Tanya avait essayé de calmer ma colère envers lui ; elle semblait penser que ça pourrait être une bonne chose qu'on se laisse aller à notre attirance pour l'autre.

Mais pour une raison que j'avais vue dans ses yeux sans réellement réussir à la saisir. Une raison qui avait amené un petit sourire énigmatique sur ses lèvres.

« Juste une dernière chose. Je ne fais que m'entraîner, avec James. »

J'envoyai le message, me maudissant dans le même temps de l'avoir fait.

Je restai sous la douche vingt bonnes minutes ; sortis, et me séchai rapidement. Je pris quelques minutes le sèche-cheveux, et me fis une tresse approximative. Puis je passai une nuisette en soie pourpre que m'avait offert Jane lors d'un de mes anniversaires, poussai un soupir, et quittai la salle de bains pour retourner dans ma chambre.

oOo

Quand j'ouvris, j'eus la surprise de trouver la lumière allumée, et… Edward devant mes photos.

Il se tourna vers moi à mon entrée ; et se figea en m'apercevant, son regard soudain plus sombre glissant sur mon corps à peine dissimulé par la soie légère.

Je restai immobile, la main sur la poignée, interdite.

Son regard alluma le feu en moi, et je ne pus m'empêcher de frissonner.

« Hé, Swan, t'as bugué ? » fit la voix de Tyler à mon oreille.

Je frémis violemment - de rejet, cette fois - et rentrai d'un mouvement brusque en claquant la porte derrière moi.

Je fermai les yeux, et pris une profonde inspiration pour me calmer.

« Qu'est-ce que tu fous là ? » demandai-je d'une voix délibérément sèche.

Son regard laissa passer une série d'émotions entre le désir, l'amertume et la colère, et il s'approcha à grands pas de moi, me plaquant contre ma porte sans me toucher, appuyé d'une main à côté de ma tête, nos bouches à quelques centimètres ; mais à ce moment précis, c'était la proximité de nos bassins qui me troublait et me donnait envie de plus - mais de quoi ?

« Ça ne te dérange pas de te balader dans cette putain de tenue dans cette baraque ? »

Je croisai les bras sur mon ventre, le regard étincelant de fureur.

« Est-ce que je te demande comment tu te promènes dans ton appart ? Répliquai-je.

_ Rien à voir, je ne porte pas aussi bien que toi la soie rouge ! »

Je frémis, rapprochai nos bouches.

« Pourpre. Pas rouge. »

Il laissa échapper un grognement rageur, et passa un bras dans mon dos, me décollant de la porte pour me plaquer contre lui, et sa bouche vint lutter avec la mienne.

Il sentait l'air frais, et également cette odeur indéfinissable que j'associais à lui, et qui réveillait mes sens comme seul Alec avait pu le faire avant lui.

Je frissonnai contre son corps encore froid de venir de l'extérieur, mais me plaquai au plus près de lui ; nos bassins se rencontrèrent, et la sensation de son érection contre mon ventre me fit perdre la tête.

Sa langue infiltra ma bouche, exigeante ; ses mains parcoururent mon corps à travers la soie fine, sculptant chaque relief, attrapant mes fesses pour me soulever et plaquer ma féminité contre son entrejambe.

Je saisis sa nuque, et commençai à frotter mon bassin contre le sien ; il laissa échapper un juron en lâchant mes fesses, et voulut m'entraîner vers mon lit ; mais je m'immobilisai, et le ramenai contre un mur.

Je laissai une certaine distance entre nous, attrapai ses mains pour qu'il comprenne que je ne voulais pas qu'il me touche ; et je plantai mes yeux dans les siens, dardant sur lui un regard brûlant.

« Ne bouge pas… » murmurai-je d'une voix rauque.

Lentement, je me levai vers son visage ; mais au moment où ma bouche allait se poser sur la sienne, je bifurquai, et posai mes lèvres sur son cou, lui arrachant un grognement de frustration.

Je souris contre sa peau, et le mordillai ; mes mains glissèrent sous les pans de sa veste, effleurant son torse à travers sa chemise, remontant sur ses épaules, et je l'en débarrassai lentement, accompagnant son mouvement de mes mains glissant sur ses bras, ses avant bras, ses poings qui brûlaient de me toucher mais restaient serrés - parce que je le lui avais demandé.

J'attaquai le première bouton de sa chemise, embrassant la peau que je découvrais, et ouvris ainsi lentement sa chemise ; frémissant de découvrir pour la deuxième fois son torse.

Mes mains parcoururent en effleurements légers sa peau, lui arrachant une série de frissons, le tendant encore un peu ; je fis passer mes doigts dans son dos, et repris mon exploration en embrassant sa peau. Il se raidit d'un coup, et ses mains se posèrent sur mes hanches ; je m'immobilisai, lui intimant silencieusement de ne pas bouger ; et repris mes effleurements, plaquant parfois ma paume entre ses omoplates, sur ses reins, et enfin, faisant glisser mon pouce tout le tour de la ceinture de son pantalon.

Mes doigts glissèrent dessous, et en ouvrirent la boucle lentement ; puis je me plaquai contre lui, et frottai mon bassin contre le sien, lui arrachant un grognement. Je descendis une main entre nous, et ouvris les boutons de son jean. Il m'aida à l'en débarrasser avant de craquer dans un grognement et de me soulever, me plaquant contre son érection et me portant jusqu'à mon lit où nous tombâmes, lui sur moi.

Il se souleva sur un bras, et darda sur moi un regard noir de désir.

« Tu es sûr que c'est ce que tu veux ? ne pus-je m'empêcher de lâcher.

_ Tu m'emmerdes, Izzie. » grogna-t-il en réponse avant de plaquer sa bouche contre la mienne, m'empêchant de lui répondre.

J'entrouvris mes lèvres sous les siennes, fis passer ma langue dans sa bouche, allant à la rencontre de la sienne, luttant avec.

Ses mains effleurèrent mon ventre, ses pouces titillèrent mes mamelons à travers le tissu, et je me cambrai contre lui.

Je caressai ses fesses par-dessus son boxer ; ses doigts glissèrent le long de mon corps, et effleurèrent la peau tendre et brûlante de l'intérieur de mes cuisses, remontant jusqu'à la lisière de ma culotte, me faisant ouvrir les jambes ; et il se souleva un peu pour venir se placer entre, mais je profitai de ces quelques secondes où il était en équilibre précaire pour le repousser sur le dos et l'enfourcher.

Il me lança un regard vibrant de désir, et frémit en sentant le contact de la soie de ma nuisette contre sa hanche ; d'un geste, il me la fit passer par-dessus la tête, dans un craquement de tissu.

« Hey ! Je l'aimais bien celle-là ! grognai-je

_ Moi pas. »

Ses mains saisirent ma taille, et il se redressa pour prendre un de mes mamelons dans sa bouche, jouant de sa langue dessus, m'arrachant un gémissement.

Mes cheveux s'échappèrent de ma tresse défaite, ondulant sur mes épaules, sur les siennes, répandant leur odeur florale autour de nous. Je le repoussai sur le dos, embrassant son torse alors que ses doigts se glissaient sous la dentelle de ma culotte, caressant mes fesses ; mais je ne cédai pas à la pression de ses doigts qui me ramenaient contre son érection. Pas encore.

Je descendis une main jusqu'à son sexe tendu, l'effleurai d'abord à travers le tissu de son boxer, puis plaquai ma main dessus, et enfin la glissai sous l'élastique. Il souleva les hanches dans un grognement pour m'aider à l'en débarrasser, et me retira ma culotte dans le même temps.

Ses doigts vinrent titiller mon clitoris, mon vagin trempé, et je me figeai quelques secondes, tremblant sous les sensations que ses doigts sur moi, en moi, éveillaient dans mon ventre. Je m'en libérai avant que l'orgasme ne m'atteigne, et saisis son sexe pour lui imprimer un mouvement de va-et-vient. Il se tordit sous moi, et je dardai sur lui un regard intense avant de descendre lentement ma bouche vers lui ; je me laissai guider par mes sens, et posai mes lèvres sur son membre tendu, puis fis glisser ma langue le long de sa verge avant de poser ma bouche sur son gland pour y jouer quelques instants de la langue ; et je me redressai, le laissant tendu et frustré au maximum.

Ses yeux étincelèrent de désir et de fureur, et il me renversa à nouveau pour se présenter à mon entrée.

Les battements de mon cœur doublèrent de vitesse et de puissance ; nous échangeâmes un long regard. Enfin, au moment où mon estomac commença à se tordre de crainte qu'il ne se recule au dernier moment, il donna un coup de hanche, et pénétra en moi.

Je gémis, et levai mon bassin en passant une de mes jambes contre la sienne, pour le faire pénétrer plus profondément en moi.

Il lâcha un juron que j'étouffai en l'embrassant ; buta au fond de mon ventre, m'arrachant un grognement de plaisir.

Et il commença à imprimer un rythme qui me fit perdre pied.

D'abord soutenu, puissant.

Puis un peu plus rapide, m'arrachant des gémissements alors que mon cerveau se déconnectait.

Et enfin, passionné, m'amenant à la jouissance juste avant qu'il ne vienne en moi.

Il retomba à côté de moi, le souffle court ; et je posai une main tremblante sur mon ventre.

Puis tournai mes yeux vers lui, sur l'oreiller.

Son regard était intense ; et me fit frémir jusqu'aux tréfonds de mes entrailles.

Bouillant, inquiet, troublé.

Sans que je comprenne ce qui me poussait, je levai une main vers son visage ; mais il se recula d'un geste brusque, et se leva.

Il se rhabilla en quelques secondes, et sortis de ma chambre, alors que je m'étais redressée, la couverture serrée contre moi.

Le vide de la pièce m'envahit ; et je retombai dans mon lit, tremblante, ne comprenant pas vraiment ce qui venait de se passer.

Pourquoi il est parti ?

Et pourquoi ça me fait si peur ?


EDWARD

« Je t'avertis de suite ; je ne partage pas. »

« Edward, qu'est-ce qui se passe avec Bella ? »

« Vous allez devenir dingues l'un de l'autre, Hot Boy, fais-moi confiance. »

Trois phrases.

Trois personnes différentes.

Trois moments de la journée.

Trois façons de péter les plombs.

J'allongeai le pas sur les avenues encore assez fréquentées en cette fin de journée. Je voulais m'éloigner. M'éloigner le plus vite possible, maintenant que…

J'avais passé une journée exécrable.

La tension de mes muscles et ma colère ne m'avaient pas quitté une seule seconde.

J'avais pensé à elle. Je pensais tout le temps à elle à présent.

À ses mots.

La possessivité qui m'avait étreint quand elle avait parlé de Beau Blond.

Quand quelqu'un entrait dans mon cercle, c'était définitif. Je ne partageais pas avec quelqu'un qui m'était étranger.

Et maintenant, elle était à moi. À moi…

Je frissonnai et me mis à courir, une boule dans la gorge, encore moite de ce qui s'était passé dans sa chambre.

J'y étais allé pour quoi, déjà ?

Je ne m'en rappelais même plus.

Qui était la dernière personne que j'avais vue ?

Ma sœur ? Tanya ? Jane ?

Je déglutis et traversai une rue sans trop regarder si une voiture arrivait ou si le feu était rouge.

Je voulais mettre le plus de distance entre elle et moi à présent que c'était fait. Que j'avais vraiment de quoi me sentir coupable aux yeux de mon meilleur ami.

Mes mâchoires se contractèrent et un frisson me parcourut à nouveau le dos.

Si un jour on le mettait au courant, je le perdrais, je le savais. Jamais il ne me le pardonnerait.

« Sois honnête avec moi. Qu'est-ce qui s'est passé dans cette chambre ? Tu peux me le dire, je suis ta sœur. »

« Si tu savais ce que je vois dans tes yeux et dans les siens lorsque je prononce vos prénoms. »

« Edward, c'est assez délicat et il me faudrait ton aide. Ma cible de Noël, c'est Bella et je voudrais lui offrir un truc original mais aussi ancien. Je sais qu'elle adore les bouquinistes mais j'ai aucune idée de son auteur préféré. Je l'aurais bien demandé à Alec, mais j'évite de lui parler d'elle en ce moment. Tu ne pourrais pas… Essayer de voir ? »

Trois autres phrases.

Trois autres moments de la journée.

C'était pour ça que j'étais allé chez elle.

Et pour lui dire que je ne voulais plus qu'on se voie. Que je tenais plus à mon amitié pour Alec qu'à elle. Qu'elle avait suffisamment foutu ma vie en l'air comme ça.

Mon estomac se contracta un peu plus.

Jane Austen ; est-ce que je devrais être surpris ? Elle avait l'œuvre intégrale.

J'inspirai profondément, oppressé, puis mon portable vibra, ralentissant instantanément ma course.

Je le sortis, appréhendant puis soupirai de soulagement ; Jacob.

« T'es encore chez Bella ? »

Un drôle de son sortit de ma gorge : entre grognement et gémissement de lamentation. Je me passai une main tremblante sur mon visage et bifurquai vers Central Park.

« Allo ?

_ Non. Soufflai-je.

_ Merde. J'arrive pas à l'avoir et j'ai la flemme d'aller jusqu'à chez elle, c'est à plus de 20 minutes… T'en es loin ? »

J'inspirai profondément une nouvelle fois, le cœur au bord des lèvres.

« Oui. J'arrive sur Central Park, là. Marmonnai-je.

_ Ça va ?

_ Pourquoi ?

_ T'as une voix bizarre…

_ Pourquoi tu lui envoies pas un message au lieu de me prendre pour Hermès ? Raillai-je.

_ Te prendre pour qui ? Ria-t-il.

_ Hermès. Le messager des dieux.

_ Elle habite pas dans les nuages. » Ria-t-il à nouveau. « Non, mais c'est par rapport à nos billets d'avion. Faut réserver d'ici demain, les aéroports sont overbookés pour la période de Noël. Je voulais juste une confirmation de date, on est en train de regarder avec Jane. »

J'entrai dans Central Park sans rien dire, respirant bizarrement sans que je n'en sache la raison.

« Vous allez chez vos parents ?

_ Euh ouais… Normalement, c'est ce qu'on avait prévu. On n'en a pas reparlé, faudrait peut-être s'activer. Je sais pas si elle en a toujours envie, en fait. Emmett pourra pas, il bosse le lendemain. Mais t'es sûr que t'es pas avec elle et que j'appelle au mauvais moment ?

_ Tu crois vraiment que je t'aurais répondu si ça avait été le cas ? » Grognai-je.

Il éclata à nouveau de rire.

« Aucune envie de connaître tes performances sexuelles. Je ne voudrais pas te regarder avec pitié quand tu rentreras.

_ Tu ne veux pas pleurer de honte parce que tu ne m'arrives pas à la cheville, surtout. Demande à Jane, si tu veux. » Le coupai-je.

Ce fut à son tour de grogner.

« T'es vraiment trop loin pour faire demi tour ? T'en as pas pour longtemps… Juste une question, ça ne prend pas 3000 ans non plus. »

Je ne répondis pas et me laissai tomber sur un banc.

« Jane demande où tu es et si tu manges à l'appart'. »

Un rictus déforma ma bouche.

« J'aurais jamais cru qu'elle serait mère poule. Je rentre dans une trentaine de minutes, j'ai besoin de m'aérer.

_ Tu m'étonnes. Tu passes ta vie dans tes bouquins. Y a pas à dire, vous ferez une belle paire avec Bella.

_ A tout à l'heure. » Grognai-je en raccrochant.

Tout le monde m'en parlait. Tout le temps. Comment je pouvais faire comme si elle n'existait pas ?

Je jetai un coup d'œil par l'interstice de la porte pour voir si elle était là ; Angela m'avait dit qu'elle devait sans doute être à la douche.

Je n'avais pas l'intention de m'attarder. Même pas l'intention de la croiser. Elle comprendrait d'elle-même que ce qu'on avait prévu de faire était une très mauvaise idée.

Je lui en voulais trop de m'avoir pris pour un con plus tôt dans la journée.

Je ne savais même pas pourquoi j'avais accepté de faire ce que m'avait demandé Jane. Peut-être que l'embryon qui grandissait dans son ventre avait les pouvoirs magiques des ancêtres quileutes de Jacob et m'avait envoûté pour que j'accepte sans broncher.

Je pénétrai dans la petite chambre au papier peint un peu défraîchi. Ça devait la changer de l'appartement douillet de mon meilleur ami.

Je jetai un rapide coup d'œil à tous les bouquins étalés par terre et sur le bureau ; pratiquement que de la littérature anglaise. Cinq titres de Shakespeare, deux de Marlowe, les sœurs Brontë, Ann Radcliffe, Lord Byron et Jane Austen. Tous ses titres : de Persuasion à Orgueil et Préjugés.

J'eus un sourire ironique et jetai un nouveau regard à la chambre, une question traversant soudain mon esprit, même si elle m'avait infirmé l'information le matin même. Le beau blond. Éventuel prétendant... ou simple pote de sport ? Mais si c'était vraiment le cas, comment sa copine était au courant de son existence ? Elle ne faisait pas de l'escalade avec elle. Peut-être était-elle allée l'attendre à la fin d'un cours. Ou peut-être qu'il était venu ici…

Un mouvement dans le couloir m'avait un peu figé et j'avais eu un haut le cœur. Je m'en souvenais encore. Il y avait deux présences et une drôle de sensation m'avait un peu submergé à l'idée que c'était elle.

Je m'étais vaguement demandé dans quelle tenue elle allait entrer dans sa chambre.

Si elle osait sortir de la salle de bains en serviette alors qu'elle était en colocation avec deux autres mecs.

Si elle mettait encore le genre de nuisettes dont raffolait Jane et qu'elle avait dû lui acheter pour faire plaisir à mon meilleur ami.

Mon cœur se serra quand je pensai à Alec.

Que dirait-il s'il me savait là ?

Que dirait-il s'il savait déjà ce que j'avais fait avec elle ?

La porte s'entrouvrit et je me sentis comme un enfant surpris dans la seule pièce de la maison où il n'avait pas le droit de mettre les pieds.

Ce fut bien l'image qui me traversa l'esprit à ce moment-là. Je me vis innocent alors qu'elle me corrompait depuis des semaines sans même le savoir réellement.

Puis, je la vis.

Son corps qu'on devinait sans mal sous la soie pourpre et légère. Cette même matière qui m'avait fait prendre conscience des années lumières plus tôt qu'elle était une femme.

Une vraie.

Désirable.

Presque candide. Un peu effacée. Trop passionnante et passionnée.

Fatale.

C'était le dernier mot cohérent que je me rappelais réellement.

Je m'étais oublié après ça.

L'humain et sa conscience avaient disparu.

L'animal et ses instincts avaient pris le dessus.

J'inspirai difficilement en regardant les quelques joggers, et les rares couples qui badinaient en ce début de mois de Décembre.

La première neige était prévue pour la fin de semaine, les moins courageux voulaient en profiter avant qu'un épais manteau blanc recouvre les chemins et les rende glissants.

C'était un jour ordinaire pour beaucoup de gens.

Vendredi 7 Décembre.

17 jours avant Noël.

Mais pour moi, c'était un tournant dans ma vie.

C'était le jour où j'avais pris conscience que mon corps pouvait prendre le pouvoir sur ma raison.

Que je pouvais tout faire sans en éprouver quelque sentiment de culpabilité que ce soit.

Que je pouvais vraiment trembler à l'idée de toucher la peau de quelqu'un.

Que je pouvais faire l'amour ou ce qui s'en rapprochait sans état d'âme.

Corps contre corps.

Sensation pour sensation.

Je ne savais pas ce que je ressentais.

Je ne savais même pas si c'était nommable.

Je savais juste que je la haïssais avec mon cœur et mes tripes et que je la désirais tout autant.

Qu'après ses mots et sa violence, je voulais ses sens et sa dérision.

Je frissonnai. Autant à cause du froid qu'à cause du désir et de l'amertume qui bouillonnaient dans mon bas ventre.

« Tu commences à m'inquiéter. J'ai du mal à te reconnaître par moment. »

« Des fois, tu ne sais pas trop ce qui se passe dans ta tête et ton corps quand tu penses à quelqu'un en particulier. Et tu commences à t'interroger ; c'est là qu'il faut vraiment que tu prennes conscience de la réalité des choses. »

« Je ne pourrai jamais vraiment tracer un trait sur elle. »

Trois autres phrases.

Trois personnes.

Trois questions différentes de plus dans ma tête.

J'avais besoin d'un verre…

« On a tout essayé. Il n'arrive pas à émerger. Tu aurais vu dans quel état il est rentré hier soir… Il a dû faire une overdose de littérature et il a pété un câble. Je lui ai toujours dit que ça lui arriverait un jour, il est trop à fond dans ses bouquins. Il n'arrête pas de lire en ce moment. Même quand il mange avec nous !

_ Je m'en occupe. »

Je passai une main un peu fébrile sur mon visage alors que j'avais l'impression d'être sur un navire en pleine tempête depuis un bon quart d'heure déjà.

Je n'osai pas ouvrir les yeux, de peur de vomir dans mon lit.

J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir, se refermer et sentis quelqu'un s'asseoir à côté de moi.

« Tu sais qu'inquiéter une femme enceinte, c'est mauvais pour son métabolisme ? »

Malgré moi, j'ouvris un œil et vis le grand verre d'eau un peu trouble et les médicaments que ma sœur me tendait.

« Je ne veux pas savoir pourquoi tu t'es bourré la gueule tout seul comme un ivrogne. Je dirais juste que ça peut arriver à tout le monde d'avoir son moment de faiblesse mais j'espère que ça n'a aucun rapport avec ce qu'apparemment t'as fait hier en fin d'après-midi… Je te ferai parler, Edward, que tu le veuilles ou non. J'attendrai dans un premier temps, mais si tu ne te décides pas, je t'y forcerai. »

J'eus un rire nerveux et me redressai en grognant avec l'impression d'avoir un marteau piqueur dans les tempes.

« Combien de verres t'as bus ? Me demanda-t-elle lorsque j'eus bu le verre et pris les médicaments.

_ Tu crois que je m'en rappelle ? » Grognai-je d'une voix rauque.

Elle soupira.

« Un besoin d'oublier, je présume ?

_ Bien raisonné, Einstein. Raillai-je en me laissant retomber sur mon oreiller.

_ Tu retrouves ta bonne humeur du réveil. » Répliqua-t-elle sur le même ton que moi. « Les médicaments doivent être magiques… Je te conseille de te lever rapidement et d'aller prendre une douche froide pour te réveiller. On va dans Central dans une demie heure, la neige a commencé à tomber ce matin. Ça te fera du bien de l'air frais. »


BELLA

Ce matin, j'avais été faire mon jogging dans Central Park ; étais rentrée, avais pris ma douche, et une grande résolution.

Avec Edward, ç'avait été la première et dernière fois, la veille.

Je déjeunai en vitesse ; et, alors que j'étais en train de finir une disserte, je reçus un message.

« On est tous à Central Park ! Tu nous rejoins ? »

C'était Jane.

« Je bosse. »

« On ne contrarie pas une femme enceinte. Ramène tes fesses. »

Je soupirai, agacée ; elle se servait beaucoup de son statut de femme enceinte. Ça l'arrangeait bien, tiens !

Bon, je me levai et mis un pull chaud, des gants et un bonnet. Ça ne servait à rien d'aller à contresens de sa volonté déjà d'ordinaire, mais là…

Je sortis, me dirigeai d'un pas vif vers le parc.

Je les repérai tous, rapidement, attroupés ; Demetri et Jake jouant à la bataille de boules de neige en y mêlant parfois les autres, Edward à côté d'Alec mais s'en détournant un peu, Rose, Jane, Vic, Jess et Alice discutant sans doute mode et enfants. Jasper parlant avec Alec.

Je les saluai tous un par un ; extrêmement glaciale quand vint le tour d'Edward.

Je jetai un regard vers les filles, mais Jasper m'accapara.

« Alors, Bella ! Ça fait un petit moment que je ne t'ai pas vue ; ça va, les cours ?

_ Hin hin, acquiesçai-je. Merci.

_ J'ai appris que tu allais participer à une compèt d'escalade ! Pas trop stressée ? »

Je haussai les épaules.

« Ça reste de l'escalade ; et la notion de concurrence apporte un petit quelque chose de grisant. Je dirais pas que je suis stressée. Je suis d'humeur compétitive. »

Alec sourit.

« Ça fait un moment que tu n'en as pas fait. Je me souviens de ton état, la veille de la dernière. »

Je rougis un peu, détournai le regard.

Oui. Nous étions ensemble à cette époque. J'étais hyper stressée ; et m'était accrochée à lui toute la nuit, fébrile.

« Enfin, c'était rien à côté de la nuit qui avait suivi la compét, pour ce que j'avais pu entendre de la chambre d'ami ! » lança Jane de là où elle se trouvait.

Je devins écarlate. En effet, ce soir là, je n'avais réussi à faire redescendre la galvanisation du concours qu'après avoir fait l'amour trois fois avec Alec.

Pourquoi fallait-il que Jane se souvienne de ça ? Et pourquoi fallait-il qu'elle le mentionne là, devant tous les autres, en riant de ma gêne ? L'enfoirée.

Je toussotai, et me reçus une boule de neige dans le dos.

Me retournai vers Demetri, qui arborait un grand sourire.

« On veut connaître les dossiers, rit-il.

_ Rêve. » lançai-je calmement.

Il fit les gros yeux, et refit une boule de neige.

« T'es sûre ? »

Je me levai à mon tour, les yeux plissés, méfiante.

« Tu ne me feras pas parler.

_ Reçu cinq sur cinq ! »

Il me balança sa boule ; mais j'esquivai avec un petit rire.

« Apprends à viser, Demi' !

_ C'est ça, cours mon lapin, c'est plus drôle sur cible mouvante ! » lança-t-il en reformant une boule entre ses mains.

Je me mis à courir, me plaçant derrière Jake. Mais celui-ci m'attrapa en rigolant et me ceintura.

« Vas-y, Demetri !

_ Faux frère ! » hurlai-je en me débattant.

Demetri m'envoya sa boule en plein cou, et je feulai ; mais il n'eut pas le temps d'en reformer une qu'il s'en recevait en pleine tête.

« Vous avez pas honte de vous mettre à deux sur une seule fille ? Fit Victoria en venant participer à notre bataille.

_ Pff, j'en vaux quinze comme eux, fanfaronnai-je.

_ Quoi ? » Fit Jake en me posant au sol sans me lâcher, commençant à me chatouiller les côtes. « J'ai cru mal entendre… Je te rappelle que je te tiens encore !

_ Et non. » intervint Jane en encerclant la taille de Jacob, le surprenant au point que je pus me dégager de son emprise.

Victoria et Demetri continuaient de lutter par boules interposées, et je me joignis à leur bataille en canardant Demetri, qui se mit à protester.

« C'est pas du jeu !

_ Ça l'était par contre, tout à l'heure, quand j'étais seule face à toi et Jake ! Raillai-je.

_ Ben ouais ! T'en vaut quinze comme nous ! » répliqua-t-il en réussissant à me viser au bras.

Nous continuâmes à jouer en riant quelques minutes ; puis Demetri finit par demander grâce en riant, abandonné par son coéquipier qui se réchauffait entre les bras de la mère de son enfant ; et je rejoignis les autres filles, qui discutaient vacances de Noël.

« Au fait, Bella ! » Lança Jake, qui entendait notre conversation d'où il était. « T'as réservé les billets d'avion, pour Forks ? »

Je levai les yeux au ciel.

« Bien sûr, gros bêta. Depuis un moment.

_ Vous allez à Forks, pour Noël ? Demanda Alice, curieuse.

_ Chez ton père, c'est ça ? Fit Victoria.

_ Oui, et oui.

_ T'y vas pas en camionnette cette fois ? » ricana Demetri.

Je lui tirai la langue.

« Hé, au fait ! » fit Alice en se ramenant vers moi. « Tu n'as pas découvert ta cible de Noël toi ! »

Ah, oui… cette histoire qu'elle voulait que chacun de nous offre un cadeau à un autre de notre groupe, tiré au hasard…

« C'est Tanya ! » murmura-t-elle à mon oreille afin que les autres n'entendent pas.

J'hochai la tête. Ça allait.

Nous continuâmes à discuter un moment ; et Vic et Jess commencèrent à s'en aller.

Elles furent bientôt suivies d'Alice et Jasper ; Edward, lui, annonça qu'il allait faire un tour.

Rosalie resta un peu, puis repartit à son tour ; et il ne resta que Jane et Jacob, et Alec et moi.

Le jeune couple était assis sur un banc un peu plus loin ; j'étais avec Alec, un peu tendue.

« Hum… ça te dirait pas qu'on aille marcher un peu ? » Demanda-t-il soudain. « Leur laisser un peu d'intimité. »

J'hochai la tête et me levai.

Nous marchâmes un peu ; Alec me posa quelques questions sur mes cours, mes activités en dehors, ma coloc… j'y répondis vaguement, sans oser le regarder.

Un silence gêné finit par s'installer entre nous, et nous nous arrêtâmes de marcher.

Alec avait le regard triste.

« Tu vas me manquer, pendant les vacances de Noël. » lâcha-t-il.

Je déglutis.

« Toi aussi. »

Un éclat de douleur passa dans ses yeux, et il me serra très brièvement dans ses bras avant de s'éloigner d'un pas.

« Tu ne veux pas que je te raccompagne, je suppose. »

Je secouai la tête.

« Ok… à bientôt… »

Je lui fis un petit sourire, et il se retourna pour partir chez lui.

Je le suivis des yeux jusqu'à ne plus le voir ; et fis volte-face.

oOo

Je me retrouvai face à face avec Edward, qui m'observait, immobile, quelques mètres plus loin.

Il eut un geste d'hésitation, regarda derrière lui, comme s'il avait eu l'intention de rebrousser chemin. Puis regarda une nouvelle fois dans ma direction. Longtemps. Et se rapprocha.

Il s'arrêta à bonne distance de moi, m'observa, le regard grave.

« Je ne veux pas de questions sur mon départ d'hier. Je ne veux même pas que tu me demandes pourquoi j'étais là. Je veux juste que tu saches que ça… n'était pas prévu. Et que je n'ai pas su comment réagir.

_ Peu importe. Je crois qu'une fois nous aura suffi. Pas la peine de remettre ça. fis-je d'une voix froide et déterminée.

_ Jusqu'à la prochaine fois. Répliqua-t-il sur le même ton.

_ Non. Je pensais pouvoir être ce genre de fille, avec toi. Mais en fait, non. Être et avoir un objet sexuel pour de temps en temps, très peu pour moi. Je préfère trouver quelqu'un d'autre et fonder un semblant de relation. Merci quand même pour l'expérience. »

Son regard se glaça à l'image de la neige qui nous entourait et il contracta ses mâchoires en se rapprochant encore un peu de moi.

« Quel dommage que tes yeux ne disent pas la même chose que ta bouche, Bella. J'aurais presque pu y croire. Peu importe le temps que ça prendra, tu reviendras. Ou je le ferai… Et tu sais pourquoi ?… L'addiction. Tu ne me crois peut-être pas… Rapproche-toi encore un peu, si tu penses que je te suis insensible, tu verras la réaction de ton corps. » Me dit-il d'une voix un peu rauque.

Je me rapprochai, en effet, les entrailles frémissant de sa proximité, et levai les yeux vers lui, mes mains toujours dans mes poches.

« Oh, oui, j'ai envie de toi. Jamais je ne le nierai. Mais vois-tu, j'ai aussi une certaine fierté que je ne renierai pas pour tes beaux yeux ; et tu sais que je suis capable de m'éloigner de ce que j'aime ou qui me fait envie, si tant est que je pense que ça vaut mieux pour tout le monde. Tu le sais parfaitement.

_ C'est au-delà de tout entendement. » Répliqua-t-il en se rapprochant à son tour. « Tu m'as presque rendu accro alors que je t'ai vraiment touché que trois fois… Je devrais même te féliciter. »

Il leva sa main jusqu'à ma joue, les mâchoires toujours contractées et m'effleura de ses doigts froids.

« Je n'aime pas les mots pour le corps… » Souffla-t-il en se collant presque contre moi.

Il posa sa main sur ma joue, se troubla un peu et fit glisser ses doigts jusqu'à ma nuque.

« Rapproche-toi… » Me dit-il si bas que je crus ne pas avoir bien entendu.

« Tu m'as presque rendu accro »…

Ses mots me brûlaient, me troublaient, m'empêchaient de garder la tête froide, et je le maudissais pour ça ; je le maudissais, autant que je me maudissais. Mais à cet instant précis, tout ce que je désirais, c'était de sentir à nouveau son corps contre le mien, ses bras autour de moi, sa peau sous mes lèvres.

Je m'approchai de lui, presque malgré moi, m'enivrant de son odeur, sortant mes mains de mes poches pour les poser précautionneusement sur ses hanches, sous sa veste.

« Je croyais que ça ne t'avait pas plu, hier. »

Il se pencha sur moi, attrapa mes lèvres, fit glisser sa langue entre elles et me colla un peu plus contre lui.

« Très peu de mots. Pas de contraintes. Ça sera quand tu veux. Où tu veux. Je veux juste savoir quand ça prendra fin. » Murmura-t-il contre ma bouche. « Mais ne complique pas les choses avec tes questions ou tes doutes. On n'est pas là pour ça. »

Il m'embrassa une nouvelle fois et se détacha de moi, les pupilles légèrement dilatées.

« Je suis pas la seule à avoir des besoins. Tu sauras où me trouver quand toi, tu en auras envie. Et ça se finira… quand l'un de nous en aura marre, ou en souffrira. »

Je me plaquai à nouveau contre lui, mordillant ses lèvres avant de glisser ma langue entre ; puis je me détachai très légèrement de lui, toujours assez près pour sentir la chaleur émaner de son corps.

« Je te quitterai avant… » Souffla-t-il en se repenchant sur moi.

Je passai mes bras autour de sa taille, frémissant contre lui. Nos bassins se trouvèrent à nouveau, attisant le feu qui grondait en moi.

Je regardai autour de nous, et embrassai son cou.

« Tu as mon numéro et mon adresse. Pour ma part, je ne viendrai jamais chez toi. Il est hors de question que les autres soient au courant.

_ Je te détesterai encore plus. Dit-il avec un rictus.

_ Ça t'aidera à me quitter, le jour où tu le souhaiteras. »

Il se détacha de moi et me lança un regard grave.

« Je le ferai quand je me rendrai compte que tu t'attacheras. Parce qu'il ne faut pas que tu tombes amoureuse de moi. »

J'eus un sourire amer.

« C'aurait été tellement plus simple, en fait. Mais je ne tomberai pas amoureuse de toi. J'en aime un autre… »

Je secouai la tête, et plantai mon regard dans le sien avant de reprendre.

« Tu le feras quand tu en auras marre. Ou je le ferai quand je voudrai d'une autre relation. De toute façon, c'est purement physique ; ça n'est pas fait pour durer. »

Je me plaquai contre lui, eus un petit sourire en sentant son début d'érection.

Il planta ses mains sur mes hanches et plongea un instant son visage dans mon cou. Ses lèvres effleurèrent ma peau, puis il grogna.

« Ça arrive plus facilement que tu ne le penses… Crois-moi… Et arrête de me frôler comme ça, il y a des enfants autour de nous. Je ne voudrais pas me retrouver au poste parce que tu m'auras fait perdre les pédales. »

Je souris encore plus, glissai une jambe entre les siennes, l'appuyant contre son entrejambe. Passai mes mains sous son pull, traçant des cercles dans le bas de son dos, alors qu'il se raidissait et contractait la mâchoire. Je mordillai la peau de son cou.

« Ça va déjà être inconfortable pour rentrer chez toi… Mais dis-moi, comment tu comptes expliquer à ton colocataire et sa copine ton érection ? Le taquinai-je.

_ J'en aurai pas. » Grogna-t-il en m'entraînant vers les arbres qui bordaient l'allée sur laquelle nous nous trouvions.

Il jeta un regard alentour et me colla contre un arbre un peu éloigné, un sourire carnassier sur ses lèvres. Il se recolla contre moi et plongea sur ma bouche en faufilant ses doigts sous mon pull, me faisant tressaillir.

Sa langue taquina mes lèvres alors que nos bassins partaient à la rencontre l'un de l'autre.

Il ouvrit la fermeture Éclair de sa veste et me plaqua contre lui et l'arbre en même temps. Il fit glisser sa langue entre mes lèvres, frémissant à mon contact.

Ses doigts froids frôlaient mes côtes, sa bouche faisait presque l'amour à la mienne. Puis je me figeai un peu lorsque je sentis ses mains redescendre jusqu'à la lisière de mon jean. Je le sentis sourire contre ma bouche quand il cassa notre baiser. Il plongea ensuite ses yeux verts dilatés dans les miens, me faisant frémir une nouvelle fois alors que ses doigts défaisaient doucement le bouton de mon pantalon et en glissaient la fermeture Éclair.

Il reposa ses lèvres sur les miennes et me cala entre ses jambes.

Ses doigts glissèrent sur mon sous-vêtement et il gémit en me sentant humide.

Il me regarda une nouvelle fois, ses yeux m'engloutissant complètement. Je frémis.

« N'importe où… Quand on veut… » Murmura-t-il d'une voix rauque en plongeant ses doigts sous la dentelle de ma culotte.

Je jetai un regard autour de nous à mon tour, et passai une main sous son pull, taquinant ses reins, frottant son érection de l'autre.

Il grogna, et entra deux doigts dans mon vagin ; je me mis à trembler, et défis sa ceinture et son jean. Puis je libérai son érection, et taquinai son gland.

Il baissa juste un peu mes vêtements, et me souleva en me plaquant contre l'arbre ; se positionna à mon entrée, et plongea son regard dans le mien tout en me pénétrant.

Je me sentis glisser sur lui, et étouffai un gémissement en l'embrassant. Il commença ses mouvements de va-et-vient, alors que je m'accrochai à lui ; et, se sentant venir, vint titiller mon clitoris pour m'amener à l'orgasme en même temps que lui.

Nous étouffâmes nos râles dans la bouche de l'autre ; et attendîmes que nos cœurs calment leur cadence avant de nous lâcher, et de nous rhabiller.

Je fus un peu plus rapide que lui, et lui remis moi-même la boucle de sa ceinture avec un petit sourire en coin.

« Au fait, le jour où t'auras assez d'endurance pour tirer plus d'un coup… tu n'hésiteras pas à me prévenir ? »

Je lui jetai un sourire moqueur, et m'éloignai, repartant en trottinant chez moi.

C'était tant pis pour mes résolutions de ne plus jamais recoucher avec lui…


Pfiou !

Que de changements, hein ?

Alors alors... Vous êtes contentes que James soit entré dans la fic maintenant ? Et qu'avez-vous donc pensé de ces premiers lemons complets...

Enfin ? Déjà ? Beurk ? Bof ? *hyperventilation* ? Nous attendons tous les qualificatifs que vous pourrez nous donner !

En tous cas, ne trouvez vous pas que nos deux potes sont en train de se taquiner plus que de se faire la guerre ?

Allez, à la semaine prochaine pour de plus folles aventures ;-D !