Je viens de me rendre compte que le chapitre 3 avait été remplacé par le 2, bref, je le remets.
Je sais plus trop ce que j'y avais dit donc on passe directement au chapitre.
Bonne lecture !
Disclamer : tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
PDV Edward.
Je l'ai bousculé, on s'est fixé et elle m'a giflé. Fin. J'avais presque fait comme César : je suis venu, j'ai vu mais j'ai pas vaincu. En tout cas j'en ai bien profité parce qu'elle est magnifique : toujours ses grands yeux chocolats où j'avais aimé me perdre et dont j'avais rêvé maintes et maintes fois, ses petites lèvres où étaient ancrée la marque de ses dents à force de mordillements et ses rougissements.
Tout ça m'avait manqué, elle m'avait manqué.
Je ne sais pas pourquoi elle était partie il y a cinq ans. Tout ce que je sais c'est que je l'avais emmenée au bal -sous les regards étonnés des autres mais ça je m'en fichait parce que j'étais avec Isabella Swan- qu'on était retourné chez moi, qu'on avait couché ensemble, que j'avais été aux petits soins avec elle le matin, qu'après elle m'avait évité pendant que je cherchais à renouer le contact et qu'au bout de deux mois elle était partie.
Personne n'en a jamais su la raison, sauf peut-être son père mais il n'en parlait pas.
Les rumeurs ont fusé dès le lendemain de son départ : elle avait déménagé chez un autre membre de sa famille, elle avait fugué, elle était partie en internat, elle était en prison, elle s'était faite enlevée ou encore tuée. Chacun essayait de trouver une raison plus farfelue que l'autre mais au bout du compte, on n'avait toujours pas la vraie raison alors ça s'était calmé. Ça avait mis plusieurs semaines mais finalement, on n'en parlait plus.
Les gens n'en parlaient plus mais ça restait dans nos esprits, en tout cas dans le mien et je pouvais passer des soirées devant mon piano, mes doigts abandonnés sur les touches, dans le silence à chercher une raison, à creuser le passé pour trouver un évènement qu'il l'aurait fait fuir ou simplement quitté la ville, mais en vain.
Alors, comme il y a cinq ans, j'ai essayé d'oublier parce qu'il moins d'une chance sur huit millions que je la revoie et puisse lui demander les raisons de son départ, autant dire aucune, et j'ai continué mon chemin.
Aujourd'hui, je devais aller m'installer à mon nouveau bureau et commencer mon job d'avocat. J'allais m'associer à deux autres avocats que j'avais connu à la fac de droit : Jasper et Emmett, mes deux meilleurs amis.
On s'était rapidement bien entendu et une fois que notre amitié fut vraiment scellée, on s'était promis d'ouvrir un cabinet ensemble à New York. J'avais juste eu le temps de finir mes derniers examens avant d'être rappelé à Forks par un drame : la sœur de ma mère était morte avec son mari, laissant leur fille, Alice que je considérais comme ma sœur, seule. Mes parents en avaient alors pris la garde et Alice était devenue ma vraie sœur.
Seuls Jasper et Emmett étaient au courant, les ayants lâchés dans notre projet d'association. Quand je parlais à d'autres personnes d'Alice, je disais que c'était ma sœur jumelle (car nous avons que 5 mois de différence).
Mes amis étaient venus me rejoindre à Forks pendant les vacances pour montrer leurs soutiens à tout le monde et la bonne humeur d'Emmett avait permis de faire sourire ma sœur. Et depuis, ils étaient très proches de ma famille : invités pour les fêtes et les vacances, presque considéré comme des membres de la famille. Il faut dire que les Cullen ont tendance à s'attacher rapidement à tout le monde.
J'avais passé une année tranquille à Forks avant de revenir à New York.
Alice devait bientôt venir me rejoindre pour aller parler à des patrons de magasins et de magasines de mode. En effet, elle avait toujours été attirée par le stylisme, en avait fait des études et avait créé pas mal de vêtements ainsi que des croquis très engageant pour la suite.
Alice est un petit lutin malicieux, mon petit lutin, et obtient toujours ce qu'elle veut à force de persuasion, d'énervement ou grâce à sa petite moue qui attendrirait même le pire criminel.
C'est aussi une vraie pile électrique qui ne s'arrête jamais et courre tout le temps de magasin en magasin, en bonne accro du shopping qu'elle est.
C'est grâce à tout ça qu'elle devrait percer dans le monde de la mode et que je suis confiant pour son avenir.
Quand j'étais arrivé dans le grand immeuble, j'avais directement pris l'ascenseur et quand ses portes s'étaient ouvertes au bon étage, mes yeux n'avaient pas été attirés par le parquet bien ciré ou les pancartes dorées sur les portes des bureaux mais plutôt par deux grands yeux chocolats qui me fixaient. Elle était là.
J'avais tenté de lui faire passer un message par mon regard insistant. Quoi ? Je ne sais pas mais j'avais essayé jusqu'à ce que mes deux amis arrivent pour me saluer et m'annoncent la meilleure nouvelle de la journée : Isabella Swan était notre secrétaire ! J'allais la voir et lui parler tous les jours !
Je ne saurais décrire l'état dans lequel j'étais à ce moment là mais la lueur inquiète qui traversa ses yeux à ce moment me refroidit immédiatement. Soit j'avais un sosie et homonyme qui lui avait fait du mal et elle me confondait avec, soit elle avait bien un problème avec moi et sa claque m'était bien destinée.
Malgré que ça me blesse, je croyais plutôt en la deuxième possibilité et je sentis bien toute sa rancœur quand elle me salua, mais je n'en savais pas la cause et c'était ça le plus gênant : je ne pouvais pas m'excuser. Et puis je ne vois pas pourquoi ça serait à moi de m'excuser, c'est elle qui est partie après tout.
Je suivis Emmett et Jasper jusqu'à mon bureau. Il était très beau, lumineux avec les grandes vitres et le contraste entre les bois clairs et foncés rendait très bien. Le fauteuil en cuir noir derrière le bureau m'appelait inlassablement mais je le laissais de côté pour le moment.
Quand Jasper me demanda quand arrivera Alice, je vis passer une lueur d'incertitude et de curiosité dans les yeux de Bella. Jasper, quant à lui, ressemblait plus à un chiot qui attend impatiemment son os. Qu'est-ce qui lui prenait ? Avait-il eu vent d'une affaire intéressante pour ma sœur dans une entreprise de mode ? Si c'était le cas, il pourrait m'en parler au lieu d'attendre Alice.
Finalement, Bella nous laissa et Jasper et Emmett m'expliquèrent le fonctionnement du cabinet. Ce n'était pas compliqué mais ils avaient bien insisté sur le rôle de Bella, qu'elle ne faisait pas d'heure sup et que les légers retards n'étaient pas notés sauf s'ils étaient trop répétitifs.
Ils la vénéraient presque et je leur posais la question de pourquoi autant d'attentions.
- C'est son problème et elle t'en parlera si elle le veut, me répondit Jaz.
- Cherche pas à comprendre, mec. C'est comme si … on allait demander quand Alice avait couché pour la première fois, compléta Emmett.
- Emmett ! Nous exaspérâmes en même temps Jasper et moi.
- Oh c'est bon hein ! Bon en bref, tu poses pas de questions.
Ils me cachaient quelque chose d'important, elle me cachait quelque chose d'important. Alors peut être que je pourrais faire intervenir notre vieille relation pour savoir ce que c'est parce que je suis d'une curiosité maladive et déjà de ne pas savoir pourquoi elle a quitté Forks me tue alors si en plus je ne sais pas quelque chose qui risque d'intervenir sur son travail et donc sur le mien, je ne vais pas supporter.
Emmett et Jaz me proposèrent de manger avec eux et Bella ce midi pour qu'on fasse plus connaissance et passer un bon moment. J'acceptais vivement, même peut-être un peu trop, et ils me laissèrent pour aller prévenir notre secrétaire et aller travailler.
Et voilà, alors ?
Bisous !
