Coucou tout le monde !
Oui, je sais que vous m'en voulez beaucoup, même énormément et que je ne vais certainement pas retrouvé grand monde pour ce chapitre, mais pour les gens qui continuent toujours d'attendre, désespérément, un nouveau chapitre, LE VOILA !
Pour tout vous dire, les 2 mois de vacances ne m'ont pas aidé à faire ce chapitre puisque je n'étais pas là, j'ai écris avant la rentrée et j'ai perdu ma bêta. D'ailleurs si quelqu'un la retrouve, il aura une récompense ! Non mais je crois qu'elle a perdu sa connexion internet, mais bon, je vous le met quand même après avoir attendu un peu.
Pour les anonymes, je vous encore et toujours merci pour vos reviews qui font plaisir même si elles sont très simples. Je sais que le dernier chapitre n'a pas plu à tout le monde, vous vouliez avancez dans l'histoire Edward/Bella/Renesmée et bien c'est chose faite aujourd'hui. Et pour tout vous dire, j'avais envie de m'attarder sur Emmett et Rosalie ou Jasper et Alice parce que j'aime quand même bien leurs couples.
Bref, je vous laisse lire tranquille et je file répondre aux autres.
Bonne lecture !
Disclamer : tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Musique : Iridescent~Linkin Park (lien sur le profil)
Point de vue de Bella.
Je jetai un bout de pain à l'eau, le regardant couler et commencer à disparaître parmi la noirceur du fond jusqu'à ce qu'un canard se jette dessus et l'avale d'un coup.
Renesmée était à mes côtés, nourrissant elle aussi les canards du lac de Central Park pour pas « qu'ils deviennent tout maigre » selon ses dires.
Je relevai les yeux et observai la nature environnante. Nous commencions doucement à sortir de l'hiver, la température remontant chaque jour un peu et les arbres se recolorant.
Un peu plus loin, jouaient des enfants et leurs parents, profitant tout comme moi du repos dominical. Les pères courraient après leurs petits chérubins tandis que les mères prenaient en photo ces souvenirs. Mais malgré leurs présences, régnait un certain calme, me permettant de réfléchir à la situation et à ce qui allait arriver pendant la journée.
Au final, tout allait peut-être s'arranger pour Edward, Renesmée et moi ? Il allait y réfléchir, j'allais en parler à notre fille et nous trouverons certainement une entente. Il ne me restait plus qu'à en parler à Renesmée, après tout si j'avais pu tout dire à son père, pourquoi pas à elle ?
Mais j'avais caché la vérité à Edward, alors que je lui avais menti à elle, à ma fille. Je n'arrivais toujours pas à comprendre comment j'en étais arrivée là mais tout ce que je savais c'était qu'il fallait que je me sorte de cette situation compliquée. J'avais déjà réglé le problème Edward mais j'avais peur qu'avec Renesmée la solution soit encore moins simple.
- Ma chérie ? L'appelai-je. Ça te dirait un bon chocolat chaud ?
- Oh oui !
Elle vida précipitamment son sac de pain dans l'eau avant d'attraper ma main pour y fourrer le plastique à présent vide. Et tout ça avec un grand sourire bien sûr !
- Chipie ! Souris-je.
Nous nous dirigeâmes vers une brasserie proche où nous commandâmes de quoi nous réchauffer.
Le grand moment était arrivé.
De toute façon, je ne pouvais plus la laisser dans l'ignorance comme ça parce que plus je lui dirais tard et plus elle m'en voudrait.
Ainsi je me fis la promesse d'arrêter les mensonges parce qu'ils pouvaient me blesser moi mais aussi les gens que j'aimais et c'était bien la dernière chose que je voulais.
Pendant la préparation de notre commande, Renesmée me parla des canards qu'elle avait vu aujourd'hui, s'enthousiasmant sur les couleurs de l'un ou se moquant de la fatigue d'un autre qui avait à peine réussi à attraper un morceau de pain.
L'arrivée de son chocolat la calma un instant assez long pour que je puisse prendre une gorgée de mon café avant de plonger mon regard dans le liquide noir.
Pourquoi est-ce que tout devait être compliqué pour moi ? Pourquoi les autres arrivaient à avoir une vie plus simple ? Comme Jasper qui était juste tombé amoureux de la sœur de son meilleur ami, et il aura suffi qu'elle débarque à New York pour qu'ils se mettent ensemble. C'était vrai qu'il avait fallu du temps pour en arriver là … Au final, chacun avait peut-être son lot de problèmes et peut-être qu'une fois toute cette histoire réglée, la chance et le bonheur me souriront enfin et je mènerais une vie plus tranquille, entourée des gens que j'aimais et sans plus leur faire de mal ou leur mentir.
Ce fut sur ces réflexions que je décidais de me lancer.
- Ma chérie, j'aimerais te parler d'une chose importante. Ton père.
Elle releva les yeux à l'entente du dernier mot et je me plongeai dans la profondeur de ses yeux chocolat. J'y cherchai la force de tout lui révéler et comment lui dire sans lui faire mal.
- Ton père … Commençai-je à raconter, c'est une histoire compliquée et je veux être sûre que tu comprennes bien que si je ne t'en ai pas parlé avant, ce n'était pas pour te mentir ou parce que je ne t'aimais pas, d'accord ?
Elle hocha vigoureusement la tête et le questionnement se dessina sur son visage.
- Bien. Quand tu étais dans mon ventre, les gens ont eu du mal à comprendre.
- C'est pas compliqué pourtant ! Tonton Emmett il m'a tout expliqué comment on fait les bébés ! Me coupa-t-elle.
Qu'est-ce qu'il avait été lui raconté celui-là ? Je règlerais ça plus tard et je lui ferais bien comprendre que Renesmée n'avait que 5 ans et qu'on ne dit pas tout et n'importe quoi à un enfant de cet âge.
- Ils n'ont pas eu de mal à comprendre comme est-ce que tu es arrivée dans mon ventre mais plutôt pourquoi ça m'était arrivé alors que j'étais jeune. Tu sais, pour les gens, on rencontre un homme, on se marie après quelques années et quand on est plus vieux, on fait des bébés. Et moi … je n'ai pas suivi cet ordre alors les gens ne comprenaient pas. Et mon père, ton papi, il n'était pas du tout d'accord avec ça, il m'a grondé très fort. Je ne voulais pas que d'autres personnes me grondent alors je suis partie pour ici.
- Et mon papa, il a dit quoi ?
- Justement. Je me suis dit que si ton papi me grondait comme ça, ton papa ferait pareil alors …
- Tu lui as pas dit ? S'exclama-t-elle.
Je secouai piteusement la tête. J'avais l'impression que les rôles s'étaient inversés : j'étais l'enfant qui avait fait des bêtises et c'était elle qui me grondait.
- Mais alors, mon papa il sait pas que j'existe ?
- Si. Je l'ai revu il n'y a pas longtemps et je lui ai tout dit.
- Alors moi aussi je vais le voir ? Il m'aime ? Il a dit quoi ? S'enthousiasma-t-elle.
- Doucement, doucement. Je voudrais savoir ce que tu penses d'Edward.
- Pourquoi ? Il connaît mon papa ?
- Répond à ma question s'il te plait.
- Mais moi aussi je veux savoir ! Bouda-t-elle.
- Je te dirais tout quand tu m'auras répondu.
- Bah, je sais pas trop. Je l'ai pas beaucoup vu mais il a dit que j'étais la plus belle des princesses et il est gentil. Et puis c'est un ami de tonton Emmett et Jaz alors il doit être trop bien comme eux ! Alors, je peux savoir maintenant moi aussi ?
- Ma chérie …
C'était la fin. Elle allait tout savoir, m'en vouloir et je regretterai plus encore mon mensonge.
- … Edward est ton père.
Elle me fixa quelques instants, assimilant la nouvelle tout comme moi je le faisais.
- Mais pourquoi il me l'a pas dit l'autre jour ?
- Il … il ne le savait pas encore. Je lui ai dit … hier.
- Hier ? Mais maman !
Elle pouvait paraître tellement mature des fois. J'avais l'impression de me retrouver devant une ado et non une enfant de 5 ans. Cependant, son jeune âge reprit le dessus et ses yeux s'embuèrent de larmes.
- Tu m'as menti, pleura-t-elle.
Je me levai vite pour la rejoindre et l'encercler de mes bras.
- Je suis désolée ma chérie, je … je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas quoi te dire. Je ne voulais pas que tu me rejettes comme mon père l'a fait mais je ne me rends compte que maintenant de mes erreurs. J'avais peur et sur le coup, je pensais que c'était la meilleure solution. S'il te plait, ma chérie, ne m'en veux pas. Je ne voulais pas te faire souffrir.
- Mais alors … quand tu disais que mon papa il m'aimait, c'était pas vrai. Mon papa il m'aime pas !
Elle se mit à pleurer de plus belle alors je la serrai plus fort et l'embrassai sur le haut de la tête.
- Ce n'est pas qu'il ne t'aime pas mais qu'il ne te connaît pas. Il ne te connaissait pas. Mais tu sais, quand je lui ai tout dit, il a dit qu'il aimerait bien te connaître. Il veut faire partie de ta vie comme un vrai papa.
Ses larmes s'atténuèrent jusqu'à complètement disparaître et une petite lueur s'alluma dans ses yeux.
- Alors, vous allez vous marier et on va être une vraie famille ? Demanda-t-elle entre deux reniflements.
La joie avait regagné son visage mais, malheureusement, je dus la stopper dans son élan.
- Je suis ta maman et lui, c'est ton papa mais nous deux on n'est pas un couple, on … on ne s'aime pas.
J'eus du mal à prononcer les trois derniers mots. Je n'étais pas amoureuse d'Edward à proprement parlé mais je ressentais quand même un petit quelque chose pour lui. Etait-ce le béguin du lycée qui était resté ? Le fait qu'il soit le père de Renesmée ? Assurément. Et puis il avait toujours réussi à charmer toutes les filles, sans exception, et sans forcément le vouloir. Son petit sourire en coin, ses cheveux indisciplinés et d'une couleur indéfinissable, ses longs doigts qu'il passait sans cesse dans sa chevelure, la rendant encore plus ébouriffée, sans parler de son torse parfaitement musclé qu'on avait pu apercevoir pendant les matchs de basket du lycée. Edward avait tout du tombeur et il n'avait pas besoin de rajouter grand-chose pour faire flancher les plus réticentes.
- Alors non, on ne se mariera pas et on ne sera pas une famille, mais tu auras quand même un papa et une maman qui t'aiment très fort, d'accord ? Repris-je en sortant de mes pensées.
Elle ne répondit pas, se détacha de mes bras et se replongea dans son chocolat chaud. Je retournai à ma place et continuai à boire mon café tout en la fixant, attendant désespérément un quelconque geste de sa part m'indiquant qu'elle ne m'en voulait pas trop. Malheureusement, elle ne fit rien et je me fustigeai de toutes les erreurs que j'avais pu accumuler au court de ces cinq dernières années à son égard.
Quand elle eut enfin fini sa boisson, elle releva la tête et me demanda si on pouvait retourner se promener, ce que j'acceptais tout de suite.
Au bout de quelques pas dans la froide rue de la Grosse Pomme, j'entendis enfin le son tant attendu.
- Je pourrais le revoir ? Mon papa ?
- Bien sûr ma chérie, je lui demanderais demain quand est-ce qu'on pourra faire ça, d'accord ?
- Et t'es sûr qu'il m'aime mon papa ?
- Comment est-ce qu'on pourrait ne pas t'aimer ? Tu es une très jolie et très gentille petite fille en plus, tu …
Pendant la conversation, on avait continué de marcher quand elle s'était soudainement arrêtée en plein milieu de ma phrase. Elle releva sa bouille vers moi, un grand sourire y était collé.
- Et si on n'attendait pas demain ? Me demanda-t-elle.
J'étais un peu perdu et ce fut quand elle pointa son doigt vers la foule que je compris. Sa cible n'était autre qu'un Edward tout aussi anxieux et stoïque que moi.
Il me regarda intensément et j'hochai la tête pour lui signifier que Renesmée était au courant et qu'elle voulait le voir.
Nous marchâmes tous les trois à la rencontre les uns des autres et quand ce fut fait, une épaisse tension s'installa entre Edward et moi. Je ne savais pas du tout comment réagir et, apparemment, lui non plus. Mon regard passait de lui à ma fille, cherchant une quelconque solution pour nous dépêtrer de cette situation plus qu'inconfortable.
Ce fut Renesmée, assez impatiente, qui brisa le silence d'une petite voix :
- Bonjour.
Edward se baissa à sa hauteur et lui rendit son salut.
- Bonjour Renesmée.
Tous les deux se regardèrent dans les yeux un long moment, ne sachant pas quoi faire. Quant à moi je décidai de rester un peu à l'écart, leur laissant un peu de temps tous les deux. Ils avaient besoin d'accepter leur lien de parenté et ce n'était certainement pas moi, à l'origine de ces problèmes, qui pouvait les y aider.
Renesmée tira sur ma manche, me sortant de mes pensées.
- On peut retourner au parc avec … tous les trois, s'il te plait ?
- Si Edward veut bien, oui.
Je lui posai silencieusement la question tandis que Renesmée lui demandait franchement, ayant repris son dynamisme habituel.
- Euh … oui, pourquoi pas, répondit-il. On pourrait … apprendre à se connaître comme ça.
Ce fut ainsi qu'on entama une longue et silencieuse marche en direction de Central Park. Tout le monde était perdu dans ses pensées et ce ne fut qu'une fois arrivée à destination que Renesmée, encore une fois, brisa le silence en s'adressant à Edward.
- Tu viens avec moi voir les canards ? Ils sont gentils et je leur donne tout le temps du pain pour pas qu'ils deviennent tout maigre.
- Euh, oui, bien sûr, hésita-t-il.
Il me jeta un dernier regard avant que Renesmée ne lui attrape doucement la main pour l'entraîner vers le lac.
Je ne savais pas ce qu'ils faisaient. Peut-être apprenaient-ils à se connaître ? Peut-être parlaient-ils de choses plus banales ? Ou peut-être qu'ils ne se disaient rien et profitaient simplement du moment présent, tous les deux ? Mais je ne voulais pas savoir. Edward m'avait dit avoir besoin de temps pour penser à tout ça et on l'avait malheureusement coupé dans ses réflexions. Renesmée avait elle aussi besoin de temps pour assimiler la nouvelle. La seule chose que je pouvais faire pour les aider était de les laisser tranquille, surtout dans un moment pareil, et simplement être là s'ils avaient besoin de moi.
Ce week-end s'était fait fort en révélations mais il se terminait sur une merveilleuse image à mes yeux : Edward et Renesmée se tenant la main face au lac et à la végétation de Central Park.
Voilà !
Alors vous en avez pensé quoi ?
Dîtes-moi tout, s'il vous plait.
A très vite, je l'espère.
