Lily Jolie Online : Saluuuttt tout le monde :D Alors voici le chapitre quatre que j'ai réussi à écrire entre deux chiffres du boulots XD J'espère qu'il vous plaira, on voit un peu vers quoi s'enlignera la fic :PP Bonne lecture et REVIEWSSS!


Against the Darkness

Chapitre quatre : Soirée chez Bobby

Cameron, Blake, Dean et Sam attendaient Bobby depuis plus d'une heure quand enfin son vieux pick-up Ford entra dans la cours. Cameron se leva de son siège en sautillant, heureuse de retrouver son vieil ami. Blake, Dean et Sam se levèrent à sa suite, le sourire aux lèvres. Plus ils passaient du temps avec les Sullivan, plus les deux frères découvraient les personalités extravaguantes et, avouons le, un peu dérangé de leurs nouveaux amis. En les regardant, Blake comprit à quoi pensait les deux Winchester et son sourire s'accentua à l'idée qu'ils n'avaient encore rien vue. Blake avait prit place à côté de sa sœur en haut des marches de la vérenda, Sam à sa droite et Dean à la gauche de Cameron. Quand Bobby apperçu enfin la Camaro et qu'il lança un « Bon dieu de merde! » effaré, Cameron éclata de rire en descendant les marches. À quelques mètres de Bobby, elle se fit soudain timide et laissa à l'homme le loisir de faire le premier pas. Même si ils se parlaient encore assez souvent au téléphone, il y avait plusieurs années qu'ils ne s'étaient plus vu. C'est avec un immense sourire que Bobby attrappa Cameron et la serra dans ses bras. Il relâcha la jeune femme rapidement et fit une accolade à Blake. Bobby salua ensuite Dean et Sam avant de s'adresser aux deux autres.

- Putain! S'exclama-t-il. Sa faisait un bail vous deux!
- Salut Bobby! Rigola Cameron. Je suis contente de te voir!
- Ouais, moi aussi! Enchaîna Blake avec un sourir. Sans vouloir te vexé Bobby, tu a pris un coup de vieux depuis la dernière fois! Ajouta-t-il en riant.
- Tu peux bien parler monsieur je-ne-vieillis-pas-et-je-fais-chier-le-peuple! Lança l'autre homme en souriant.
- Bon, s'exclama Cameron avec un sourire, vous allez pas vous tappez dessus maintenant? Parce que si oui, je vous le dit tout de suite, je ramasse rien ni personne et j'achève quiconque touchera à la Camaro ou à l'Impala!
- T'en fait pas, ma jolie! Répondit Bobby. Je crois que vous avez quelques trucs à m'expliquer! Et à commencer par ce que vous faites avec ces deux-là!
- Si tu pouvais éviter de parler de nous comme si on étaient pas là, je t'en serais reconnaissant Bobby! S'exclama Dean, faussement vexé.
- Et si on rentrait? Demanda Cameron avec un sourire. Pas que j'ai froid, mais je crève de faim!
- Comme si sa pouvait te tuer, Cam! Répondit son frère en levant les yeux au ciel.
- Ah, ouais c'est vrai sa ne marche pas! Répondit Cameron, l'air déçu. J'ai essayé il y a cinq ans de me laisser mourir de faim. Ajouta-t-elle à l'adresse des trois autres qui ne comprenaient rien.
- Tout ce que ça a donner, reprit Blake avec un sourire goguenard, c'est que tu faisais plus peur qu'une goule!
- Non mais sa va pas! Répondit Cameron, furieuse. T'essaira de jeuner pendant six mois et on en reparlera!
- SIX MOIS? S'exclamère Dean, Sam et Bobby ensemble.
- Et vous auriez dû voir ça quand elle a décidé de recommencer à manger! Répondit Blake en riant. Elle a dépenser au moins 1 000$ dans des fast food genre McDonald's, PFK, Wendy's et j'en passe! Elle a récupéré les cinquante kilos qu'elle avait perdu en deux semaines!
- BLAKE T'ES MORT! Hurla sa sœur sous les rires de Bobby, Sam et Dean. C'est pas faux pour la bouffe, mais je n'avais perdu que trente kilos! Ajouta-t-elle pour les trois autres.
- Bon, reprit Bobby après avoir cessé de rire, comme je vois rien n'a changé entre vous deux et ça fait plaisir à voir, mais je ne sais toujours pas le pourquoi du comment!
- Ouais, bon on entre, je cuisine et on te raconte okay? Demanda Cameron dans un sourire.
- Sa me va! Répondit le chasseur avec un sourire. Ma cuisine t'appartient Cam!

La jeune femme lui fit un sourire et se dirigea vers la maison, les quatre hommes derrière elle. En entrant dans la maison, Cameron éclata de rire devant le bordel qui envahissait le salon et se dirigea directement vers la cuisine. Une fois arrivé, elle ouvrit en grand le garde-manger et le réfrigirateur et observa d'un œil critique ce qui s'offrait à elle. Blake vint subtiliser quatre bière et lui glissa à l'oreille qu'ils seraient au salon si elle avait besoin d'aide. Le jeune homme n'eut qu'un bref hochement de la tête comme réponse et il retourna vers le salon en souriant. Cameron adorait manger et cuisiner, mais elle n'avait que très peu d'occasions de faire la seconde option, alors Blake savait qu'ils auraient droits à un festin de roi. Du moins, autant que le permettait le garde-manger de Bobby. Alors que son frère faisait un topo de leur vies ces dernières années et de leur rencontre avec les frères Winchester et le fantôme de feu John Winchester, Cameron referma avec agassement le réfrigirateur et le garde-manger, ne trouvant rien de satisfaisant. Les quatre hommes la virent sortir de la salle à manger, et ensuite de la maison, sans un mot. Ils entendirent le moteur de la Camaro ronronner et s'éloigner.

Cameron revint quarante-cinq minutes plus tard, les bras chargés de deux grands sacs de provisions et d'une caisse de vingt-quatre Budweiser qu'elle laissa aux garçons dans le salon. Elle regagna finalement la cuisine sans rien dire et s'y enferma. Après vingt minutes, Dean allèché par l'odeur tenta d'aller voir ce qu'elle préparait, malgré les protestations de Blake et Bobby. N'écoutant que son ventre et ne craignant pas la jeune femme, il ouvrit la porte de la cuisine. À peine avait-il mis un pied dans la cuisine qu'il se prit un magistral coup de pied circulaire dans le ventre, ce retrouvant ainsi projeter au sol en plein centre du salon. Blake et Sam étaient pliés en deux de rire, alors que Bobby lui sortait un « On t'avait prévenu, mec!» suivit d'un grand sourire. Blake expliqua, entre deux éclats de rire, que Cameron détestait être dérangé quand elle cuisinait et que la personne qui le tentait le faisait à ses risques et périls. Dans une cuisine, la jeune femme faisait preuve du même instinct presque animal que lors d'une chasse et la déranger était toujours dangereux. Dean se releva en se massant le bas du dos et prit une autre bière en bougonnant. Les quatre hommes reprirent leur conversation et attendirent encore un bon quarante-cinq minutes avant que les portes de la salle à manger s'ouvre sur une Cameron souriante. Elle fit un petit sourire désolé à Dean lorsque se dernier entra et lui promis, pour sa peine, d'avoir la plus grosse part du dessert, ce qui suffit à faire sourire le jeune homme. Une fois tous à table, Cameron leur servis chacun un bon gros steak avec une sauce aux poivres, des pommes de terres en purée et des légumes gratinés accompagnés de pain baguette et d'un bon vin. Après une bouchée, Dean déclara que Cameron était sa nouvelle idole et les trois autres lui firent une salve de compliment. Heureuse, Cameron se mit elle aussi à manger. Les steaks furent avalés au rythme des discussions et, une fois au dessert, Cameron posa devant Dean une immense pointe d'un gâteau forêt noire ayant l'air particulièrement bon. Sam leva les yeux au ciel devant l'air extatique de son frère et entâma joyeusement sa propre pointe.

Pendant tout le repas, Bobby avait observé Dean, Sam, Cameron et Blake discuter entre eux en riant. Il lui semblait qu'une éternité c'était passée depuis la dernière fois qu'il avait assister à une telle scène avec Mary et John. Cameron et Blake, malgré les années, étaient toujours égaux à eux-mêmes, même si Bobby pouvait voir dans les yeux de la jeune femme que quelque chose manquait en elle et le vieux chasseur savait pertinament que ce quelque chose était la présence de John son meilleur ami, son deuxième frère. Ces deux là avaient été inséparables, formant une équipe soudée et presque invinsible. À un moment, Bobby croisa le regard de Blake. À l'époque, ils avaient longtemps chassés ensembles et si John et Cameron formaient une excellente équipe, eux aussi savaient parfaitement travailler ensemble, se comprenant parfaitement. Bobby constata qu'un seul regard suffisait encore pour qu'ils se comprennent. Le vieux chasseur pouvait voir dans le regard de son ami à quel point ils avaient tous les deux changés malgré tout. La mort de Mary les avaient beaucoup affectés, Blake aimant Mary au moins autant que Cameron aimait John. Par la suite, toutes ces années de solitude à voyager seuls sur les routes et à détruire tout le surnaturel qu'ils croisaient, la malédiction dont ils étaient victimes, ajouter à quelques facteurs qu'il ne connaissait pas, avec ça Bobby savait que les beaux grands sourires de Cameron ne servaient, pour la plus part, qu'à donner le changer, donner l'illusion que ça allait. Pourtant, plus la soirée passait, plus il avait l'impression que la jeune femme enjouée et blagueuse qu'il avait connu refesait surface, ses sourires et ses rires se faisant moins faux, sonnant plus juste. Un autre regard de Blake lui confirma qu'il ne rêvait pas, la joie dans le regard de l'autre homme le lui confirmait. Bobby tourna son regard vers les fils Winchester et un sourire apparut sur ses lèvres. Il connaissait assez ces gamins pour savoir qu'ils ne devaient pas s'être amuser ainsi, simplement, naturellement, depuis une éternité. Si jamais cela avait déjà eu lieu. Le sourire de Bobby se fit plus doux lorsqu'il comprit que ces quatre là seraient probablement aussi liés que l'étaient John, Mary, Blake et Cameron. Le jour où il avait rencontré John et Cameron, il avait sut que leurs vies étaient étroitement liées et que même la mort ne réussirait jamais totalement à les séparer. La preuve étant que c'était grâce à Cameron que John était dorénavant avec Mary au paradis, mais plus encore, à travers les fils du vieux Winchester le lien revenait plus fort que jamais. Bobby supposa même que John et May n'avaient été qu'un prétexte, que le véritable destin des Sullivan était de rencontrer et de chasser avec les fils Winchester. Finalement, chacun quittèrent tour à tour la table pour aller dormir.

À minuit, Cameron quitta sa chambre, et ensuite la maison, et s'enfonça dans les bois entourant la maison de Bobby où tout le monde dormais à point fermé. Elle avança à travers les arbres pendant quelques minutes jusqu'à ce que le bruit d'une petite cascade d'eau soit audible. Cameron déboucha finalement sur une clairiaire au centre de laquelle se trouvait un petit lac où se déversait une petite cascade d'une dizaine de mètres de haut. La pleine lune diffusait sa lumière blanche sur l'eau donnant à l'endroit une atmosphère presque féérique. Cameron portait une longue robe de nuit en satin blanc qui s'attachait une fois dans le cou, une fois dans le dos juste sous les homoplates et une fois sur les reins d'où partait le bas de la robe. De fines broderies bleues pâles dessinaient des arabesques dans le bas de la robe et une fine ceinture de fausses pierres soulignait la taille de la jeune femme. Sa peau pâle semblait briller avec la lune et, si elle avait eu des ailes, on l'aurait certainement prise pour la fée qui habitait cet endroit. Pieds nus, elle avança près du bord du lac et prit place dos à la chute et plongea ses pieds dans le lac sans prendre la peine de relever sa robe de nuit. Après quelques minutes, elle éclata en sanglots profonds, incapable de se retenir d'avantage. Les deux mains sur son visage, les yeux fermés, elle revit dans sa tête ce qu'elle avait vu.

À la base, elle ne s'était levée que pour aller boir un verre d'eau. En passant devant le bureau de Bobby, elle y était entrée en souriant, se rapellant à quel point son ami aimait les livres et surtout à quel point il aimait ce bureau. Elle regarda pendant quelques minutes les titres des ouvrages reposant sur les tablettes de la bibliothèque pleine à craquée puis porta son regard sur le bureau. Une photo attira son attention. Il s'agissait de la maison que John et Mary avaient achetés quand cette dernière était tombée enceinte. Mary figurait justement sur la photo, un immense sourire aux lèvres, ses longs cheveux blonds flottant au vent et ses yeux verts pétillants de joie. En dessous de cette photo s'y trouvait une deuxième. Toujours de la maison, cette photo était plus récente, en couleur et la maison semblait sur le point de s'effondrer. Le poids des années accumulé à celui du brasier qu'il l'avait assaillit jadis. Cameron fronça les sourcils. Pourquoi diable Bobby gardait-il pareil objet de torture? Alors qu'elle allait reposé l'image, un détail attira son regard. À la fenêtre de ce qui avait jadis été la nurserie au deuxième étage on pouvait voir une silhouette. Cameron attrappa fébrilement la loupe qui était non loin sur le bureau et regarda la photographie de plus près. Beaucoup plus opaque que les esprits habituellements pris sur pellicule, Cameron pouvait distinctement voir la silhouette fine d'une femme portant une robe rouge. La femme semblait avoir la peau pâle et de longs cheveux bouclés qui avaient dû être blonds de son vivant. Malheureusement, l'effet grossissant de la loupe n'était pas suffisant pour mieux percevoir les détails, mais Cameron se sentait comme si son sang avait été remplaçé par de l'azote liquide et qu'on lui avait posé une chape de plomb sur les épaules. Elle ragea un instant de ne pouvoir en voir plus avec la loupe, mais se décida à utilisé les pouvoirs qui lui avait laissé la malédiction. Habituellement elle préfèrerait mourire plutôt que de les utilisés, mais là elle voulait savoir. Elle le devait. Elle ferma les yeux pendant quelques secondes et se concentra, elle fit le vide dans sa tête et concentra la puissance qu'elle sentait bouillir en elle vers ses yeux. Lorsqu'elle les ouvris de nouveau, elle voyait comme en plein jour alors qu'elle n'avait allumé qu'une petite lampe de table à l'autre bout de la pièce. Elle reprit la photo dans ses mains et posa de nouveau ses yeux sur elle, une boule d'apréhention coincée dans la gorge. Petit à petit, elle força ses yeux à faire le focus sur la silhouette et petit à petit, celle-ci devint plus claire jusqu'à ce que Cameron puisse entièrement distinguer les traits de l'esprit. Et elle n'eut plus aucun doute. Cette silhouette en forme de sablier, ses bras fins, cette peau blanche, ses longs cheveux blonds bouclés, ses yeux verts et se sourire triste. Cet esprit ne pouvait qu'être Mary Winchester. Et elle portait cette robe de nuit en satin rouge, que Blake lui avait offert pour son anniversaite quelques jours plus tôt, dont elle était folle et qu'elle portait le soir où le feu l'avait emporté. Sous le coup de la nouvelle, Cameron ferma très fort les yeux, la photo crispée dans sa main, et tenant de ne pas gémir ou hurler trop fort. Bien que devant avoir des doutes, Bobby n'était probablement pas sûr de l'identié de l'esprit et avait fait appel à eux probablement parce qu'il sentait qu'ils étaient conscernés par l'affaire. Bien que d'accord avec cela, Cameron sentait qu'elle n'aurait pas la force d'affronter l'esprit de Mary. Après quelques minutes où elle avait réussi à se calmer et a ramener ses yeux à la normale, elle reposa la photo et quitta le bureau comme dans une sorte d'état second. Elle devait sortir, elle devait s'éloignée et le souvenir du petit lac et de sa cascade s'était imposé.

Cameron avait les pieds dans l'eau glacée depuis plusieurs minutes, mais elle ne sentait pas la morsure du froid son esprit étant ailleurs. Elle avait toujours supposer que malgré sa mort horrible, une jeune femme aussi douce, bonne, aimante et gentille que Mary n'avait pu qu'aller au paradis. Elle avait toujours été convaincue que sa petite sœur y était et c'est cela qui l'avait aidé à tenir toutes ces années. Elle avait été réellement heureuse de savoir qu'enfin John et Mary ce retrouveraient ensemble pour le reste de l'éternité quand elle avait aidé son ami à passer là-haut. Pourquoi diable Castiel ne lui avait rien dit? Pourtant ce n'était pas faute de ne pas avoir d'occasions de le faire! Si elle l'avait su plus tôt, il y aurait longtemps que Mary aurait quitter cette terre sans faire de mal, avec une chance de rentrer là où elle avait sa place. Mais maintenant, si elle n'avait fait qu'une seule victime en étant un esprit, c'était l'enfer qui l'attendait et Cameron n'en supportait pas l'idée. Elle ne pourrait supporter de savoir Mary en train de se faire torturée, elle ne pourrait jamais plus regarder en face Dean et Sam si c'était ce qui devait ce passer. Elle aurait été prête à tout pour sauver l'âme de Mary, même à vendre la sienne. Mais elle avait été maudite par Alastor, elle avait été condamnée par un démon à ne jamais pouvoir mourire. Si le démon aurait été moins haut placé, moins puissant qu'Alastor, elle aurait eu une chance de réussir à vendre son âme, mais les démons craignaient bien trop leurs suppérieurs pour ça et elle ne voulait pas non plus prendre le risque de contacter Azazel ou Lillith, ça Mary ne le lui pardonerait pas. La jeune femme se sentait impuissante et horriblement coupable de ne pouvoir que condamnée sa meilleure amie, sa sœur, à un châtiment qui dépassait l'imagination tant il était horrible, un châtiment loin d'être mérité d'ailleurs.

Cameron demeura assise les pieds dans le lac pendant des heures, la lune continua sa course immuable dans le ciel jusqu'à disparaître. L'aube approchait et Cameron n'avait toujours pas bougée ni cessée de pleurer. Les sanglots c'étaient tarris, mais les larmes coulaient toujours. Ses yeux étaient bouffis et rouges d'avoir trop pleurés, sa peau était plus blanche que jamais, même bleuis à certains endroit, et ses lèvres et ses ongles étaient entièrement bleus. Immobile, elle avait l'air d'un cadavre fraichement trépassé qu'on aurait réussi à faire tenir en position assise. Seul les larmes et le soulèvement irrégulier de sa poitrine prouvait qu'elle était encore vivante. Cameron était anéantie, elle était dans l'état dans lequel elle serait plongée à la mort de Mary si elle n'avait pas vue les yeux d'Azazel.

De son côté, Blake n'avait pas réussi à dormir de la nuit malgré le matelas plus que confortable de son lit. Une sensation de mal aise s'était accru en lui tout au long de la nuit sans qu'il ne parvienne à l'expliquer. Quand, vers 4h00 du matin, le mal aise c'était transformé en angoisse profonde, Blake ce leva finalement et descendit prendre un verre d'eau. En passant devant la chambre de sa sœur il ne remarqua pas la porte ouverte. Ce n'est qu'une fois à la cuisine qu'il réalisa que la porte était ouverte. Connaissant Cameron, dès qu'elle pouvait avoir un minimum d'intimité elle fermait toujours les portes, surtout la nuit. Son angoisse monta en flèche, aussi laissa-t-il tombé son verre qui se fracassa sur la céramique du plancher et il monta les marches quatre à quatre pour gagner la chambre de sa sœur. Son cœur manqua plusieurs battement quand il vit le lit vide et la chambre silencieuse. Lorsqu'il toucha les draps pour voir si cela faisait longtemps qu'elle n'y était plus et qu'il les trouva bien froid, il cria le nom de sa sœur finissant de réveiller les trois autres occupants de la maison qui avait entendu le verre se briser plus tôt. Mal réveillés et plutôt grognont, Sam, Dean et Bobby se retrouvèrent à la porte de la chambre de Cameron avec un Blake quasi histérique. Après avoir réussi à calmer Blake avec quelques bonnes giffles, Bobby lui demanda ce qui ce passait.

- Bordel de merde, Blake! S'écria Bobby. Tu veux bien nous expliquer pourquoi tu hurles à 4h00 du matin?
- C'est Cameron! S'exclama Blake. Elle a disparue! Et depuis un moment!
- Quoi? S'exclama Dean, surpris. T'as vérifié dans le reste de la maison? Elle est peut-être seulement aux toilettes!
- J'suis pas débile non plus hein! Répondit méchament Blake. Les draps sont froids et je l'aurais vu en allant à la cuisine si elle était ailleurs dans la maison. Et elle aurait rapliquer en m'entendant crier son nom!
- C'est pas faux! Répondit Sam, inquiet. Où a-t-elle bien pu aller en pleine nuit!
- Et sans ses vêtements! Ajouta Bobby, perplexe. Elle n'a même pas pris ses bottes, elle est encore en robe de nuit et nue pied!
- Pitié! Supplia Blake tout bas. Pas un démon ou un autre truc du genre!
- T'en fait pas pour ça! Répondit Bobby. La maison est aussi bien protégé qu'une cathédrale!
- Alors elle est sortie par elle-même? Demanda Sam, pensif. Mais pourquoi?
- La porte de ton bureau est ouverte Bobby. Reprit Dean après un coup d'œil dans le couloir. Tu crois qu'elle aurait pu y trouver quelque chose ?
- Oh merde! S'exclama Bobby en se précipitant dans le couloir.
- Mais qu'est-ce qui lui prend? Demanda Dean.=
- Oh putain on est mal! S'exclama Bobby en revenant, le regard paniqué. Il faut vraiment la retrouver au plus vite!
- Bobby! Répliqua Blake blanc comme un linge. Mais qu'est-ce qui ce passe bon dieu de merde !
- Elle a trouvé cette photo et elle est arrivée aux mêmes conclusions que moi. Répondit sombrement Bobby en tendant la photo à Blake.
- Mais…mais…mais…bégaya Blake, les yeux comme des soucoupes. C'est là maison?
- Ouais, soupira Bobby, c'est une photo prise par un ami il y a trois semaines. Regarde dans la fenêtre de la nurserie.
- C'est…reprit Blake, concentré, on dirait la silhouette d'une femme, un esprit. Elle porte du rouge et semble blonde c'est tout ce que je peux voir….NON! s'exclama-t-il, horrifié. Attend Bobby tu n'Es pas sérieux! S'il te plait, dis-moi que tu n'es pas sérieux! Implora finalement Blake.
- J'avais des doutes, reprit Bobby, la voix basse, mais la disparition de Cameron confirme ma thèse…Je suis vraiment désolé Blake! J'avais l'intention de vous le dire avec plus de tacte. Je ne pensais pas qu'elle trouverait la photo.
- Il faut la retrouver! S'exclama Blake, finalement. Et vite!
- Mais qu'est-ce qui ce passe bordel! S'exclama finalement Dean.
- La maison sur la photo c'est la maison de Mary et John, répondit doucement Blake, ou du moins ce qu'il en reste! Et l'esprit qui y est c'est celui de Mary….ajouta-t-il douloureusement.
- Non…NON! Répondit douloureusement Sam. Elle ne peut pas y être prise!
- C'est ce que nous pensions tous et maintenant Cameron se ronge de remords à quelque part dans les bois! Répondit Dean, une main sur l'épaule de son frère. Il faut la retrouver et vite!

Les quatre hommes se séparèrent pour aller s'habiller et se retrouvèrent dix minutes plus tard dans le salon. Chacun s'arma d'une carabine et d'une lampe de poche et ils sortirent. Ils se séparèrent pour couvrire plus de terrain, mais revinrent chez Bobby après une heure, ne trouvant rien. Le soleil levant leur faciliterait la tâche, mais plus le temps passait et plus ils s'angoissaient pour la jeune femme. Désespéré, Blake proposa finalement de faire usage des pouvoirs laissés par la malédiction. Il ferma les yeux, fit le vide, se concentra et sentit bouillir en lui la puissance de ses pouvoirs. Lorsqu'il réouvrit les yeux, ses derniers était à présent presques noirs et sa vision était beaucoup plus claire et il voyait beaucoup plus loin. Son odorat était surdevellopée et son ouïe également. Il balaya les alentours des yeux et huma l'air un instant avant de désigner une direction. Pendant plus de trente minutes, les quatre hommes avançaient à vive allure à travers les ronces et les arbres pour déboucher dans une clairière qui n'avait plus grand-chose de féérique. Leurs regards se fixèrent instantanément sur le corps pâle de la jeune femme étendu sur le côté, les pieds dans l'eau. L'odorat sur-humain de Blake fut agressé par l'odeur du sang et il se précipita sur sa sœur. Sa robe de nuit blanche était tachée de grands cernes rouges-bruns, ses bras étaient tailladés de partout, certaines entailles étaient profondes et saignaient encore abondamment. Elle avait dut chutée à plusieurs reprise en se rendant ici. Alors que Dean sortait les pieds bleus de Cameron du lac, Blake soupira de soulagement en sentant le poul de sa sœur. Elle ne pouvait pas mourire, mais cela ne l'empêchait pas de s'en inquiéter. Blake confia sœur à Dean qui serra doucement contre lui le corps gelé de la jeune femme contre lui. Blake, lui, utilisa de nouveau les pouvoirs de la malédiction pour pouvoir courire le plus vite possible pour préparer des couvertures chauffés et autres choses qu'ils auraient besoins pour la réchauffer et couvrire ses blessures. Pendant sa course, Blake pria très fort pour ne pas retrouver l'esprit de sa sœur brisé par sa douleur et sa culpabilité.