Il se jeta sur moi si vite que je n'ai pas eu le temps de crier car il avait déjà couvert ma bouche avec sa main. Il essuya les larmes dont j'ignorais l'existence. C'était un geste d'apaisement, mais la vitesse semblait être pour ce gars-là sa "particularité" parce que dès qu'il essuya les larmes, il me gifla d'un revers de main.
Dur.
Il se pencha et murmura à mon oreille : «Si tu veux survivre dans cette vie, la première chose que tu dois apprendre c'est de ne jamais faire de bruit inutile. »
Puis il me donna des coups dans l'estomac.
Je me suis pliée en deux en laissant échapper un son étouffé "ouf".
« Désolé ma douce, mais vaut mieux que tu entendes cela de moi que de lui. »
Il semblait trouver cela absolument hilarant et gloussa tout haut . Dans toute autre situation, une situation normale, j'aurais ri aussi pour rendre le moment moins gênant.
Quand finalement il se calma, il m'étudia un peu. En fait, plus qu'un peu, je commençais à me sentir mal à l'aise et rougit sous son regard.
Il s'accroupit et prit mon menton entre son pouce et son index. Il leva ma tête et se déplaça un peu pour l'examiner sous plusieurs angles.
"Oh", roucoula-t-il. "J'ai vraiment choisi une qui est jolie n'est-ce pas?"
Je retirais mon menton de ses mains et fronça les sourcils. Cela me rendait malade de le laisser jouer avec moi. Cependant, il l'a mal prit. Son visage devint noir et il laissa échapper un grondement frustré
Lentement, il se redressa et j'ai commencé à paniquer. Quand il fut debout, il roula très lentement ses épaules et remua la tête de droite à gauche comme pour se réchauffer.
Je me suis recroquevillée pour essayer de protéger mon corps de l'attaque qui allait venir. Puis, il y eut un énorme contraste avec sa lenteur précédente, il frappa comme un cobra et me gifla encore le visage . Mais cette fois la force de ses coups m'envoyèrent contre un mur.
Je frottais mon visage, mais comme je l'ai déjà dit, ce gars-là était rapide, et il me frappa sur le côté avant que je puisse bouger ma main.
Puis il me frappa encore. Et encore.
J'avais vraiment mal. Je n'essayais même pas de bouger.
Bien, ce gars-là ne semblait pas beaucoup aimer mes idées, et ce fut un autre qui prit ma main et me mit debout.
Il se pencha à droite de mon visage et gronda.
« Assez joué! " Il souffla sur ses cheveux blonds qui tombaient devant ses yeux et se tourna rapidement et me jeta hors de la pièce.
J'avais raison, cette pièce servait de débarras. Quand il me traîna hors de la pièce, il nous laissa dans une chambre, qui avait l'air de ne pas avoir été utilisé depuis un moment.
Avant que je ne puisse admirer la "vue", il me traîna vers une autre porte, une salle de bains. Sérieusement quel était ce gars et sa façon incessante de me traîner? Mon bras va être arraché si il recommence.
La salle de bain avait l'air d'avoir été rénové pour un autre but, je n'étais pas sûr. ...
Au milieu de ces pensées, j' oubliais presque qu'il me déshabillait.
Sans réfléchir, j'ai hurlé"Hey! Hey!" et il s'éloigna, me donnant à peine le temps de couvrir ce qu'il avait dénudé.
Cette fois, j'ai vraiment eu le temps de réaliser mon erreur avant de sentir une douleur venant de mon pied. Il pressa fortement sa botte sur mes orteils nus, puis avec un sourire il me dit qu'il adorait ça, il fit cela trois fois.
Mon souffle fut coupé par la douleur, puis je poussai un petit cri aigu car j'avais un peu honte d'avouer ce que j'avais fait.
«Tu n'apprends jamais n'est ce pas? Oh Edward va s'amuser avec toi! »
Il se jeta à nouveau sur moi pour la deuxième fois au cours des 10 dernières minutes et arracha les quelques vêtements qui me restaient. Il tira d'un placard un tuyau d'arrosage et le relia au jet au-dessus de l'évier. Il tourna le robinet rapidement et aussi loin qui le put, ensuite il leva le tuyau comme une arme et l'eau s'abattit sur moi. L'eau me fouetta le visage et je tournais la tête de droite à gauche à la recherche d' air pour pouvoir respirer.
Enfin, l'eau cessa et j'ouvris la bouche pour respirer.
Il avait un air satisfait sur son visage puis il prit une bouteille et vida le contenu sur mes cheveux. Il grattait mon cuir chevelu tout en frottant mes cheveux. Cela me fit presque regretter le tuyau. Presque.
Il attrapa du savon et commença à frotter au hasard certains endroits de ma peau. Quand il parut satisfait il ramassa le tuyau et me pulvérisa à nouveau.
Cette fois, j'ai su retenir mon souffle. Il m'a laissé frissonnante puis se retourna et partit.
« Tu as 5 minutes .»
Il me jeta une serviette et un bout de tissu, puis ferma la porte. Je me séchais rapidement puis j'essayais de deviner la tenue jusqu'à ce que je trouve de quoi il s'agissait; sous-vêtements et une robe blanche sans bretelles.
Je n'allais pas poser de questions sur ça. Je les enfilai et je commençais à fouiller les placards.
La plupart était vide. Rien ne pouvait être utilisé comme une arme à moins de vouloir asperger ses yeux de shampooing.
Qui s'avéra en fait être ma meilleure idée. Je me sentais incroyablement stupide tenant la bouteille pointée vers la porte, attendant juste qu'il l'ouvre.
J'ai attendu stupidement chaque minute. Cela faisait déjà certainement 5 minutes
Il ouvrit la porte sans avertissement. Il me fallut environ une seconde avant de réagir pour lui donner un coup.
Comme je l'ai déjà dit, et c'est la dernière fois que je le redis, il était rapide. Apparemment, tout ce qu'il lui fallait, c'était une seconde.
Fichu réflexes.
Je lançais le shampooing sur lui, mais tout ce que j'ai touché fut son épaule, car il s'empara de ma gorge. Je griffais ses mains tandis qu'il les resserrait lentement.
J'ai commencé à paniquer car mes ongles semblaient n'avoir aucun effet sur lui. Ma respiration diminuait et devenait plus difficile. Je pouvais voir de petits points noirs au milieu de ma vision et je n'aimais pas le fait qu'ils s'agrandissent aussi rapidement.
Je savais que j'allais m'évanouir, mais un miracle s'est produit.
« Hey James, qu'est ce que tu fais ? Ils la veulent prête pour Edward. »
J'ai senti les mains quitter ma gorge et je me suis effondrée sur le sol. J'ouvris la bouche pour respirer et j'ai légèrement touché ma gorge afin d'être sure que ses mains aient disparu.
L'homme à la porte me regarda comme si je devais le suivre.
En me levant pour le suivre, même si les mains étaient partis, je n'eus pas l'impression d'avoir échapper à une balle. J'avais l'impression de partir pour quelque chose de bien pire.
