Finalement, je me suis endormie. J'étais vraiment surprise. Qui pouvait dormir si profondément en étant si stressé ? Je préférai cela, ainsi je ne m'endormirai pas en lustrant ses chaussures ou à faire je ne sais quoi.
Qu'est ce que j'étais supposée faire ...
Oh mon dieu! Dans quoi étais-je tombée? Qu'avais je fait pour mériter cela? Je voulais juste rentrer chez moi! Beurk! C'était un tel gâchis!
Angela m'avait réveillé plus tôt pour que je puisse prendre une douche. C'était très gentil de sa part sachant qu'elle ne dormait pas dans la même chambre que moi, elle était dans la chambre 1. C'était agréable de savoir que quelqu'un ici se souciait de moi, cela me détendit un peu.
Il y avait juste quelques autres personnes dans les douches, qui ont accueilli Angela chaleureusement mais d'une façon lente, encore endormie. Je ne les critiquai pas. Aucune des chambres n' avait de fenêtres, mais je devinais que le soleil ne s'était pas encore levé.
Je pris vite ma douche et je me changeai rapidement. En ramassant mon pyjama dans mon casier, je vis ma robe bustier blanche que j'avais jeté à la hâte la nuit dernière.
Il y avait encore le nœud autour. Je la pliai et la coinçai sous mes autres vêtements. Je portai 'l'uniforme des esclaves 'que tout le monde avait. C'était une simple robe noire, mais si je l'avais vu dans d'autres circonstances, je l'aurais trouvé joli.
Je me brossai les cheveux et me regardai dans le miroir. Je plissai mon nez et détournai les yeux. Jamais je ne comprendrai pourquoi ils m'avaient choisi.
"Qu'est ce que tu fais? Allons prendre le petit déjeuner avant que ces filles blondes de la chambre 2 mangent tout les Rice Krispies! "
Angela m'informa à table que ces deux filles blondes de la chambre 2 étaient connues pour voler les derniers Rice Krispies. De plus, elle ne savait même pas leurs prénoms.
Angela était assise là, avec un air suffisant sur le visage pendant qu'elle prenait son petit déjeuner. Pourtant, entre-temps, elle réalisa ma détresse.
"Oh, hey! Tu es inquiète à propos d' Edward? Ne le sois pas! Il se peut qu'il ne t'appelle même pas!"
"Qu'il m'appelle? "
"Ouais, la plupart des maîtres n'ont pas leurs esclaves personnels avec eux toute la journée si ils n'en ont pas besoin. Elles aident les autres esclaves jusqu'à ce que leurs maîtres ont besoin d'elles."
"Comment font-ils pour« nous appeler »? "
"Oh, tu auras bientôt le tien ." Angela leva son poignet. Il y avait une boucle en argent autour de son poignet ressemblant à un bracelet. Un cercle en argent était collé sur le côté du bracelet avec l'inscription des armoiries de la famille dessus.
«Cela montre que tu appartiens aux Cullen, sur le tient il y aura probablement le nom d'Edward . Il émet un bip quand il a besoin de toi, c'est comme une sorte de... pager. Il s'agit d'un dispositif de surveillance aussi."
"Un dispositif de surveillance?"
"Ouais, au cas où tu essaies de t'échapper." Soudain, son visage devint grave et paniqua.
« S'il te plaît, s'il te plaît n'essaie pas de t'échapper ! J'ai vu ce qu'ils leur font! C'est...ils...S'il te plaît n'essaie pas. Personne ne s'est jamais échappé. Jamais. »
Ses yeux me transpercèrent. Cela me fit froid dans le dos, j'étais tenté de lui dire « J'ai déjà vu des gens morts ». Je détournai les yeux et hochai la tête. Angela sembla visiblement soulagé.
Avant que l'une de nous ne puisse rajouter autre chose, deux assiettes glissèrent à côté de nous sur la table.
« Hey B ! »
C'était Jessica et Lauren. Je n'étais vraiment pas d'humeur pour leur parler, d'ailleurs je pense que je ne serais jamais d'humeur pour leur parler.
« Hey. » marmonnai-je.
« Tu t'es levée tôt. Tu n'arrivais pas à dormir ? Haha ! »
Je rigolai avec elle bien que je n'avais aucune idée de ce qui était drôle.
« Oh ! As tu vu le nouveau bijoux de Rosalie aujourd'hui ?
Lauren se pencha et donna un coup de coude à Jessica.
«Pas aujourd'hui, mais je l'avais déjà remarqué il y a quelque jours!"
"C'est Papa Cullen qui doit être fier, cela en fait deux maintenant! "
Le sarcasme de Lauren était si évident, qu'il aurait pu être vu de l'espace.
«Attendez, qu'est-ce que cela veut dire?"
Les deux jeunes filles criaient et essayaient de parler en même temps. Je soupirai. Je n'aurai pas du demander.
« Chut, Loren! Ok, donc, lorsque tu es une esclave personnelle, parfois, ton maître t'offre des bijoux ou autres pour montrer aux autres que tu es 'à lui'. »
« Et récemment Rosalie a reçu beaucoup de bijoux incrustés de diamants d' Emmett. » interrompit Lauren.
Jessica lui lança un regard furieux avant de poursuivre.
« Emmett est son maître. » expliqua-t'elle"Quoi qu'il en soit, tout le monde a pensé qu'il y avait une histoire d 'amour secrète entre les deux et maintenant, à en juger par le fait qu'elle porte plus de diamants pour travailler que la reine, nous pouvons dire qu'ils sont ensemble. "
"... Et alors?"
"Eh bien, ce ne serait probablement pas une grosse affaire si il n'y avait pas Jasper. Ja-"
"Jasper est l'autre maître!" coupa Loren, n'appréciant pas de toute évidence le manque d'attention.
Jessica se tourna brusquement pour faire face à Loren. Elle fronça les sourcils d'un air menaçant.
"Oui" dit-elle lentement,en ne quittant pas des yeux Loren, "Quoi qu'il en soit, Jasper est tombé éperdument amoureux d'une esclave ici, appelée Alice. Il voulait l'épouser et l'enlever de l'esclavage, mais son père n'a pas accepter l'idée que son fils puisse épouser une esclave. " grommela Jessica sur son dernier commentaire.
Loren en profita pour prendre la parole.
"Ouais, alors maintenant Alice est son esclave mais ne fait pour ainsi dire, rien! Jasper est mal vu de maître Carlisle pour ça, il reste donc tranquille la plupart du temps pour éviter d'être expulsé de la maison. C'est pourquoi maître Emmett essaye de cacher sa ' relation' avec Rosalie. "
"Ouais, mais à en juger par ses nouveaux accessoires, cela ne va pas rester caché longtemps." Jessica soupira d'un air heureux "J'aime les situations dramatiques!"
Tout d'un coup, répondant comme à un signal silencieux, tout le monde se leva lentement et partit.
Angela prit ma main et m'emmena de force.
"Excuse-moi", dit-elle en me voyant me frotter le bras, à l'endroit où elle m'avait saisi. "Je voulais juste m'éloigner de ces filles. Elles m'énervent. De toute façon, il est temps de commencer à travailler!" Je suivis Angela, même si je n'avais aucune idée de ce que j'allais faire. Étais-je supposé retrouver Edward? Je n'avais pas de bracelet donc je ne pouvais savoir quand il aurait besoin de moi.
Je suivis Angel à l'étage . Elle portait un énorme panier à linge. Elle frappa doucement à la porte et attendit la permission avant de rentrer à l'intérieur.
Je fut choqué de trouver le gars , en fait le maître, aux cheveux couleurs blonds sable quand je suis arrivé. En fait, ce n'était pas ça le plus surprenant. C'était le fait qu'il serrait dans ses bras une esclave et ne portait qu'une paire de jeans.
L'esclave était Alice, je me suis souvenu de son prénom dès le premier jour. Ce fut le déclic, c'était elle Alice dont maître Jasper était tombé amoureux!
«Désolé», dit il à Angela et se mit à rire: «Je suis un peu lent ce matin pour me préparer» en pointant sa poitrine nue.
"Juste ceux qui sont sur le sol dit il à Angela tandis qu'Alice lui donna une chemise. Il donna à Alice un baiser sur la bouche avant de commencer à enfiler sa chemise. Angela commença à ramasser les vêtements sur le sol et les empila dans le panier.
Tandis qu'Alice me regardait , je réalisai que j'étais resté planté là entre les deux. J'ai vite détourné les yeux et commencé à aider Angela.
"Oh Bella! Nous ferions mieux d'aller voir Edward!" Je levai les yeux qu' Alice était déjà à mes côtés. Elle saisit mon poignet et me tira vers l'extérieur. Dans le couloir elle se dirigea vers une nouvelle porte. J'essaierai de me rappeler de ça la prochaine fois.
Alice commença à brosser mon haut et lissa ma jupe. Je fit un pas en arrière. Elle me regarda dans les yeux et sourit. "Vas-y. Fonce! » elle se tourna et partit.
Ce qui ne m'échappa pas c'est son rapide coup d' oeil inquiet qu'elle me lança par dessus son épaule avant de tourner au coin.
Génial, juste ce que j'avais besoin pour renforcer ma confiance.
Je me rappelai comment Angela avait frappé et décidai que c'était une bonne idée. Je frappai trois fois et j'ai dû tendre l'oreille pour entendre la voix à l' intérieure.
J'ai entendu un faible «entrer» et j' ouvris lentement la porte. Mon cœur cognait dans ma poitrine, cela en était presque douloureux. J'ai seulement remarqué à quel point mes mains transpiraient quand j'ai fermé la porte derrière moi.
Lorsque je levai mes yeux du sol je l'ai vu me regarder d'un air impatient. Je n'ai rien fait d'autre que de le fixer, il soupira d'un air exaspéré et se dirigea vers moi.
Si possible mon cœur aurait pu battre plus fort . Oui, c'était vraiment douloureux maintenant.
Il donna un coup de pied à l'arrière de mes genoux et mes genoux fléchirent sous moi.
Il posa sa main sur ma tête et me poussa vers le sol, ce qui accéléra et intensifia les sensations de douleurs jusqu'à mes genoux.
Je me suis retenue de gémir et me mordit les lèvres.
"Chaque fois que tu salueras un maître," grogna-t-il « tu dois te mettre à genoux jusqu'à ce qu'il te dise de te lever. "
Angela n'avait pas fait ça pour Jasper. Je n'avais aucune idée pourquoi, mais je n'ai pas eu le temps de réfléchir à ça car Edward continua de parler. Cette fois-ci d'une voix beaucoup plus calme.
«Je ne veux pas être dur avec toi si je n'ai pas à le faire, donc fais ce que je te dis et sois une bonne fille,et je ne te ferai pas de mal. Peux tu faire ça pour moi? "
Il y eut un silence. Il m'a fallu un moment pour comprendre qu'il voulait une réponse et tout à coup un million de pensées traversèrent mon esprit.
Tu devrais dire «oui». Non James t'as dit de ne pas parler. Qui se soucie de James! C'était trop long pour répondre, il suffit de rester immobile. Non! Tu devrais hocher la tête. Mais tu devras le re-
Vlan !
Je sentis ma tête claquer contre le sol, lorsqu'il frappa l'arrière de ma tête.
"Peux-tu faire ça pour moi?" répétait-il. Sa voix était plus irritée cette fois, et il insista sur chaque mot.
J' hochai vivement la tête cette fois, même si cela me fit mal au cou.
"Bien, les rebelles ne me conviennent pas. Elles terminent trop brisées pour être utile."
Ma gorge se serra.
"Voici ton bracelet." Il tendit une boucle en argent et je lui tendis ma main. Il le glissa et le coinça afin que je ne puisse pas l'enlever. Il fit des petits bruits lorsqu'il appuya dessus. Je ne pouvais pas tirer dessus pour l'agrandir. Cela m'a fait penser à ces «fils» que le mécanicien avait utilisé lors d'une excursion à l'école primaire.
L' armoirie des Cullen était dessus, avec 'EDWARD' gravé entre.
"Tu dois venir ici chaque matin et me réveiller à 8 heures précises. Si tu oublies, crois-moi, tu ne vivras pas jusqu'au déjeuner. "
Il fit une pause.
"Tu apporteras mon petit déjeuner dans ma chambre, je ne prends pas le petit déjeuner avec la famille. "
Il continua sa liste. Je savais que je n'allais pas me souvenir de tout ça. J'ai commencé à paniquer. Que fera-t-il de moi si je ne me souviens pas?
"Isabella! ISABELLA! Qu'est-ce que je viens de te demander?" dit-il en hurlant. J' avais l'impression d'être encore à l'école secondaire. Sauf que rêvasser à l'école secondaire n'avait pas de conséquences désastreuses.
Je ne savais pas quoi dire.
«Réponds-moi petite idiote !"
Sans même y penser, je lui répondis.
« Hey!Je ne suis pas idiote ! »
Je l'ai regretté avant même de parler. C'était un réflexe que j'avais eu toute ma vie. Je n'étais pas stupide, mais je me suis posé la question vue que toutes mes erreurs se terminaient la plupart du temps dans la douleur.
Ma tête heurta le mur à la seconde où j'ai terminé de prononcer la dernière syllabe d' "idiote". Ma vision était brouillée et je pouvais entendre ses pas. J'ai essayé de me relever et de bouger mais j'étais à moitié aveugle, j'ai senti sa main contre ma joue et il me projeta contre un mur.
Je voyais vraiment des étoiles à ce stade.
«Va chercher mon petit déjeuner. Je t'appellerai si j'ai encore besoin de toi. Dans ton propre intérêt, il vaut mieux que non. "
J'ai pratiquement rampé hors de la pièce aussi vite que j'ai pu. Je fermai la porte derrière moi , m'affalai contre le mur et attendit afin que la douleur et les étoiles disparaissent.
Je pouvais encore sentir la brûlure sur ma joue lorsque je me levai, j'essuyai les larmes et me dirigeai vers la cuisine.
