Ce chapitre comporte des termes à caractères sexuels courants, et une scène coquine. C'est une première pour moi alors soyez indulgents.
Merci
PacMan
Ha Ni décida que le temps était venu pour Seul Peun de se mêler au monde extérieur. Elle l'avait inscrit à l'école primaire Parang qui se situait à deux rues du magasin. Elle avait largement expliqué à la directrice le cas l'enfant. Cette dernière avait hésité mais Ha Ni ne la lâcha pas avant qu'elle n'accepte. Cette nouvelle inquiéta le jeune garçon qui avait filé dans sa chambre. A l'heure du repas, il ne parla pas. Il avait peur d'y aller tout seul. Il redoutait aussi d'y être abandonné. Ha Ni alla le voir pour le rassurer. Elle savait que c'était une dure épreuve mais il devait affronter la vie pour ne pas rester en arrière. Alors qu'il restait prostré sous sa couverture, il sentit la main rassurante de Ha Ni se poser sur lui.
- Je sais que tu as peur Seul Peun mais l'école est obligatoire.
- Mais et s'ils ne m'aiment pas ?
- On ne peut pas plaire à tout le monde. Tu sais je n'étais pas très populaire à l'école et pourtant je m'en suis sortie.
- Et si tu m'oubliais là bas ?
- Seul Peun, tu es mon tout petit, comment pourrais-je oublier un mignon petit garçon comme toi ?
- Mon vrai papa m'a bien oublié lui.
- Tu sais, si ce n'est pas moi qui viens te chercher, ce sera Seung Jo, Eung Jo, Eomonie.
- Je peux dormir avec papa et toi ce soir ? Rien que ce soir.
- Ok, je trouverai bien un moyen de convaincre ton père pour cette nuit.
Cette nuit là Ha Ni n'avait même pas cherché à convaincre Seung Jo, elle le lui avait imposé. C'était une chose qu'il avait remarqué, avant qu'ils sortent ensemble Ha Ni avait cette peur quasi-maladive de le contrarier même si leurs échanges finissaient régulièrement en dispute. Au fur et à mesure que leur relation se renforçait, son « Escargot » prenait toujours plus d'assurance.
Aujourd'hui, Ha Ni était une femme épanouie, sûre d'elle et heureuse visiblement. Il se réjouissait d'avoir apporté un peu de stabilité à son épouse qui en dépit de son évolution récente semblait toujours ne voir que lui. Emmitouflé dans la couette, il espérait que la vie ne leur réserverait pas de mauvaise surprise. Il jugeait que son épouse avait déjà rempli son quota de malheur. S'il y avait quelque chose qu'il détestait avant tout c'était de la voir pleurer.
Le lendemain, Ha Ni prépara un petit déjeuner copieux pour Seul Peun. Celui-ci restait persuadé qu'elle y emmenait pour l'abandonner et la série de câlins le tranquillisait encore moins. Il n'était pas vraiment prédisposé à changer encore de famille parce qu'il aimait bien celle-ci. Seung Jo était parti depuis six heures du matin, en urgence. Devant l'école, Seul Peun se cacha derrière les jambes de Ha Ni. Une femme vint les accueillir. Ha Ni la scruta un moment, il lui semblait connaître cette femme.
- Tu es Hon Jan Mi, n'est ce pas ?
- Oh Ha Ni qu'elle surprise. Donc ce petit, c'est ton fils et celui de... Joon Gu ?
- Non son père est quelqu'un de bien.
- Mon papa c'est Dieu, répondit ardemment Seul Peun. Il redonne la vie aux gens, hein Ha Ni ?
- C'est un médecin qui travail à l'hôpital universitaire de Parang. Oh ! Le magasin va ouvrir. Bisou Seul Peun ?
Le garçon donna un gros câlin à Ha Ni avant de la laisser partir. Maintenant qu'il était seul, il sentit la peur l'envahir jusqu'à ce qu'une fillette vienne le prendre par la main pour l'emmener devant les autres camarades. Cette fille, Seul Peun la connaissait. C'était Kim Yeosin, la petite fille qui venait de perdre son père dans la fusillade au parc d'attraction quelques semaines plus tôt. Malgré la date récente de l'évènement, la fillette souriait à tout le monde, mais seul Peun connaissait ce sourire, c'était celui que sa mère affichait à tout le monde pour cacher sa détresse. Il ne dit rien. La fillette racontait avec de grand gestes comment le père de Seul Peun avait soigné les blessés, ramené à la vie une fillette et comment le garçonnet s'était occupé d'elle. A la fin de son récit, elle lui donna un gros bisou sous la joue décrétant que désormais, il serait son superman à elle toute seule. En fait durant toute la journée, elle avait interdit aux filles de l'approcher prétextant qu'il était à elle toute seule.
Ha Ni avait été surprise de voir Jan Mi. Elle se rappelait de quelle manière cette fille avait court-circuité le Week End que Geum Hee avait concocté pour la famille. Cette fille avait, elle aussi des vues sur Seung Jo au Lycée. « Tu crois encore avoir une chance ? » lui avait-elle lancé un jour en montrant avec fierté sa poitrine. Ha Ni se souvint de la gêne qu'elle avait eu à ce moment là. Jan Mi avait tord en pensant que Seung Jo était comme les autres hommes. Seung Jo voyait au delà de tout ça. Elle décida qu'une petite vengeance ne serait pas si mal. Elle prit le téléphone et demanda le docteur Baeck. Ce dernier fut très surpris que sa femme le contact durant le travail et pensa déjà au pire. Ha Ni lui demanda seulement d'aller chercher seul Peun à sa place parce qu'il y avait vraiment beaucoup de monde à la boutique.
Seung Jo arriva devant le portail de l'école. Ca faisait longtemps qu'il n'y avait pas mis les pieds. Il vit Seul Peun courir vers lui suivit de sa maitresse.
- Baeck Seung Jo, s'exclama-t-elle ? Seul Peun est ton fils ?
- Oui. Un sacré bonhomme n'est-ce pas ?
- Mais bien sur, c'est ça. Je ne comprenais pas pourquoi Seul Peun appelait sa mère Ha Ni. En fait, c'est la baby-sitter !
- Ta mère est d'humeur joueuse aujourd'hui Seul Peun dit Seung Jo à son fils avant de s'adresser à Jan Mi. Oh Ha Ni est mon épouse. OH HA NI ! TU T'ES BIEN AMUSEE MAINTENANT ALORS SORT DE TA CACHETTE, appela-t-il à l'adresse de l'intéressée.
Ha Ni sorti de sa cachette en faisant la moue. Seun Jo la regarda mi fâché, mi- amusé. Jan Mi regardait le vide, choquée. Depuis tout ce temps, elle n'avait pas tout à fait une croix sur Seung Jo mais apprendre que c'était la stupide Ha Ni qui avait réussi à lui mettre le grappin dessus, elle n'arrivait pas à enregistrer l'information. Seul Peun regardait sa « maitresse » d'un air inquiet. Elle n'avait pas bougé depuis que Ha Ni était arrivée. Soudain, elle prit Ha Ni par la manche et l'emmena à l'écart pour réclamer des explications, notamment comment elle s'y était prise pour mettre la main sur un génie comme Seung Jo. Ha ni lui avait donc raconté l'histoire de Robin des bois et de sa Princesse Wood. Ce récit donna l'impression à Jan Mi qu'on se moquait d'elle et pourtant c'était la vérité. Seung Jo et Ha Ni s'étaient un jour rencontrés dans une forêt près du village de Seon Baelli Ce jour là la vie avait scellé leur destin.
Après la survie dans les bois à l'âge de cinq ans, la séparation de plus de dix ans, les quiproquos, le service militaire et toutes les épreuves qu'ils avaient traversées, Seung Jo pensait qu'il ne pouvait plus rien leur arriver. Il se trompait lourdement et c'était par lui que tout allait se déclencher. C'était en plein mois d'avril alors que Seul Peun était partit à la pêche avec ses deux grands pères. Seung Jo avait pris son service comme tous les jours. Les infirmières, biens que attirées par son physique avaient compris depuis longtemps qu'il n'y avait pour lui que sa femme qui comptait. Ha ni avait toujours était gentille et avait toujours une oreille pour entendre leurs histoires de cœurs.
Ce jour là, le bruit courrait que la fille du directeur principal de l'hôpital allait venir. On disait que c'était une pure beauté. Les hommes n'arrêtaient pas d'en parler, Seul Seung Jo restait à l'écart. Tout le monde savait que pour lui seul Ha Ni comptait. La jeune femme arriva dans l'après midi. Elle était vraiment séduisante. Ses cheveux tombaient en cascade dans son dos dénudé, ses yeux noirs brillaient comme des perles. Cette dernière se présenta à l'accueil et demanda à voir le président principal. Ce qui arriva alors paru incroyable aux yeux des infirmières qui connaissaient Seung Jo. Ce dernier alla voir la visiteuse. Il lui proposa de l'emmener dans le bureau de son père. Cette dernière accepta. Tout le monde put s'apercevoir qu'il avait saisi la valise de la jeune femme. Il agissait comme un parfait larbin au service de sa maitresse. Il l'avait fait spontanément. En arrivant devant le bureau du directeur il proposa à la jeune femme un thé glacé au citron, sans sucre ni aspartam. La jeune femme le regarda, intriguée de voir que ce médecin puisse connaître ainsi ses goûts. Ce dernier revint avec le verre qu'il avait promis. Maintenant qu'elle le voyait le près, ce visage lui semblait familier sans pour autant réussir à y mettre un nom. Dans le haut parleur, on appelait le docteur Baeck Seung Jo pour une opération. Ce dernier se leva et pris congé. « Le directeur ne devrait plus tarder maintenant, ma Reine, je dois malheureusement y aller ». Ces derniers mots percutèrent la mémoire de la « Reine ». De toute sa vie, il n'y avait eu qu'une seule personne qui l'avait appelé comme ça. C'était au collège. Il y avait ce garçon qui la suivait partout et qui faisait ses quatre volontés, ainsi que ses devoirs. Ce gros garçon lui servait d'esclave. Elle l'avait d'ailleurs tout de suite appelé Pacman, à cause de son physique. « pacman ? C'est bien toi ? , Demanda-t-elle, incrédule ». Ce dernier se contenta de lui sourire et alla retrouver son poste.
Assise dans le bureau de son père, la « Reine », Moon Jin Jae ne disait rien. Elle repensait à Pac man et au bel homme qu'il était devenu. A coup sur il avait fait un sacré régime et vraiment beaucoup de sport pour arriver à ce résultat là ? A l'époque elle le regardait à peine, sinon pour lui donner des ordres et se moquer de lui. Aujourd'hui, elle se disait qu'elle ne refuserait pas de diner avec lui et plus si affinité.
Seung Jo ne raconta rien de cette rencontre avec sa « Reine ». Il connaissait suffisamment son épouse pour savoir qu'elle s'inquièterait pour lui. Il ne voulait pas non plus lui avouer que de la revoir avait remonté en lui les souvenirs d'un temps révolu où le grand Baeck seung Jo était le serviteur d'une autre femme que sa Princesse wood et encore moins que son corps était encore attiré par elle. Lui même avait honte de cette attraction. Il désirait sa « reine » sans pour autant en être amoureux. C'était une attirance physique et donc, suivant ses critères, malsaine. Il avait honte aussi d'y penser alors que sa femme dormait à ses côtés, honte de s'imaginer avec Jin Jae alors qu'il faisait l'amour avec Ha Ni.
Pendant les jours qui suivirent, Jin Jae et Seung Jo s'évitaient et quand ils se rencontraient par hasard, ils échangeaient juste un regard, rapide mais qui disait beaucoup sur leurs frustrations, alors Jin Jae pris les devants. A l'heure de la pause, elle alla directement voir Seung Jo. Ce dernier venait d'être promu médecin chef de la section neurologie de l'hôpital, ce qui lui donnait pas mal d'avantage notamment une place de parking réservé, un salaire plus conséquent, une secrétaire médical et un bureau personnel dans le quel il avait fait installer un canapé pour se reposer. Il était le plus jeune chef de section de toute l'histoire de l'hôpital et son génie y était pour beaucoup. C'est dans ce bureau que Jin Jae le trouva. Il était assis à son bureau en train de réfléchir à la situation.
- Je vais jouer franc jeu avec toi Seung Jo. Tu me plais et je sais que je te plais aussi. Ne me mens pas ton regard me dit que je te plais.
- Où veux-tu en venir ?
- Nous ne sommes plus des adolescents et nos corps se réclament alors autant crever l'abcès tout de suite. Nous savons que c'est physique et qu'il n'y aura pas de suite.
- Dois-je te rappeler que je suis marié ?
- Ta femme n'en saura rien et puis ce n'est que juste pour répondre à l'appelle du désir charnel qui nous dévore.
- Uniquement pour le physique ? Nous ne sommes pas des animaux.
- Je ne suis pas d'accord, nous sommes des animaux de la race des humains.
Elle s'était rapprochée de lui et continuait à avancer des arguments peu convainquants, mais Seung Jo devait bien reconnaître qu'elle n'avait pas tout à fait tord quand elle parlait d'obsession. Depuis qu'elle était revenue dans sa vie, elle occupait ses pensées. Son corps de mâle réclamait celui de Jin Jae. Il tentait vainement de ne pas succomber à l'appel de la chair que Jin Jae amplifiait avec ses mots et ses caresses. Il finit cependant par céder.
Seung Jo regardait le corps nu de Jin Jae. Celle-ci tentait encore de retrouver son souffle. Son corps se sentait mieux après avoir couché avec Jin Jae mais il se sentait fautif vis à vis de Ha Ni. Jin Jae quand à elle venait de découvrir que son Pac Man était vraiment un excellent amant.
Cet interlude « charnel » devint quotidien. A la pause de midi, Jin Jae et Seung Jo avait pris l'habitude de se voir dans le bureau de ce dernier pour leur « partie de jambes en l'air ». Seung Jo méprisait ces rendez-vous qu'il pensait contraire à la morale autant qu'il était impatient que Jin Jae le rejoigne. Il devait bien reconnaître que sa « maitresse » était une experte en luxure. Faire l'amour avec elle était vraiment très différent qu'avec Ha Ni dont les rapports sexuels restaient conventionnels. Quand il rentrait le soir, il n'osait même plus regarder sa « Princesse Wood ». Il avait honte de ce qu'il faisait sans pour autant mettre un terme à son infidélité mais surtout il avait peur qu'elle ne découvre un jour la vérité parce que ce jour là, elle aurait le cœur brisé.
Deux semaines s'étaient écoulées depuis la première infidélité de Seung Jo. Ha Ni ne se doutait toujours de rien, bien qu'elle avait trouvé Seung Jo très distant ces derniers jours. Elle avait mis ça sur le compte de la fatigue et c'était bien pour ça qu'elle était venue à l'hôpital. Elle voulait fêter avec lui leur anniversaire de mariage et par dessus tout, lui changer les idées. Elle frappa à la porte et n'entendant pas de réponse mais de drôle de bruits venant de l'intérieur elle entra et surpris Seung Jo en pleine action avec cette jolie femme qui n'était pas elle. Sous le choc, elle laissa tomber le gâteau sur le sol. Elle s'excusa de les avoir dérangés et s'enfuit. Sa tête était vide, son cœur lui faisait terriblement mal, son estomac était noué. Ha Ni couru jusqu'à la maison et s'enferma dans la chambre. Les images de cette femme nue avec Seung Jo dans sa tenue d'Adam ne voulaient pas partir de sa mémoire. Elle pleura longtemps. Geum Hee, inquiète, frappa à la porte pour ne pas obtenir de réponse.
Seung Jo avait cherché Ha Ni dans tous les endroits qu'il connaissait. Dans l'immédiat, il avait surtout peur qu'elle sorte Dark Ha Ni et qu'elle ne déclenche une bagarre. Il avait du mal à rassembler ses idées. Après l'avoir chercher dans toute la ville, il rentra très tard chez lui. Geum Hee l'attendait pour lui dire que Ha Ni s'était barricadée dans la chambre. Il prit ses clés et ouvrit. Elle était là, allongée sur le lit. Elle dormait. Lui même se prépara pour se coucher. Il posa alors sa main sur l'épaule de son épouse qui se retourna et se blottie contre lui. Ha Ni n'était pas fière de ce qu'elle faisait. Elle se sentait trahie, blessée aussi mais pour l'heure elle avait besoin de le sentir près d'elle.
Le lendemain, à la pause de midi, Jin Jae vint aux nouvelles. Elle savait que son histoire entre elle et Seung Jo était terminée à l'instant même où son épouse les avait surpris. Ce n'était pas une surprise, rare était les hommes mariés qui quittaient leur femme pour leur maitresse. Elle le savait depuis le début. Seung Jo était assis sur son fauteuil. Il regardait le vide.
- Alors, tu as pu lui parler, demanda-t-elle ?
- Non, elle dormait. Du moins elle faisait semblant.
- Écoute.
- Nous ne pouvons pas continuer...
- Je sais.
- Je... Je ne suis pas vraiment habitué à voir une Ha Ni qui ne court pas après moi, qui ne me cherche pas. D'habitude quand je rentre, elle est toujours là m'attendre. Elle ne veut pas s'endormir sans son baiser de bonne nuit.
- Si tu l'aime autant que tu le prétends, va lui parler.
- J'ai peur que... elle me dise qu'elle ne veut pas de moi.
- J'ai entendu parler de ta femme tu sais. Je crois que tu te trompe. Après ce genre d'histoire, certains couples ce consolident, d'autres partent en fumée et je pense que le tient se trouve dans la catégorie une.
- Je ne … J'ai besoin d'elle pour vivre.
- C'est dans ce genre d'épreuve qu'un couple prouve son existence. Si vous sortez vainqueurs de cette crise, votre couple n'en sera que plus solide. Demande toi pourquoi tu a accepté cette relation avec moi. Je sais que ce n'est qu'une attirance physique. Je sais que tu n'es pas amoureux de moi, mais demande toi s'il ne manque pas quelque chose dans votre couple qui t'as poussé vers moi. Si tu trouve la réponse à cette question, tu pourras trouver les mots pour la ramener vers toi.
- Les mots.
Seung Jo resta un moment à réfléchir sur cette conversation.
Durant près d'une semaine Seung Jo et Ha Ni s'ignorèrent royalement. Lui ne savait pas quoi dire, il n'y avait rien à dire, et elle s'était à nouveau enfermée dans sa douleur. C'était une spécialité d'Ha Ni pleurer et souffrir toute seule dans son coin. A son retour de la pêche, Seul Peun avait lui même ressenti le malaise entre Ha Ni et son « Papa ». Geum ne se faisait aucune illusion sur le sujet, quel qu'en soit le problème, elle était prête à parier que Seung Jo était coupable. Ce fut Yun Hye qui décida de chercher à connaître les raisons de cette ère glacière dans le couple. Il attendit devant l'hôpital et l'emmena dans un café. Assis l'un en face de l'autre, Seung Jo savait parfaitement ce que son oncle avait à lui dire. Yun Hye lui appris alors que Ha Ni n'avait pas mis pied dans la boutique depuis que le froid s'était invité dans leur couple. Seung Jo tournait sa tasse qui refroidissait.
- Je l'ai trompée avec la fille de mon directeur.
- Seung Jo, se lamenta son oncle
-Je ne sais même pas moi même comment j'en suis arrivé là. Cette fille, je l'avais connu au collège. C'était la Reine de l'école et elle me plaisait alors je suis devenu son larbin. Je l'appelais ma « Reine » et elle me nommait « Pacman ». A l'époque j'étais un garçon très gros. J'ai fait un régime draconien pour avoir le physique que j'ai aujourd'hui. Je doute fort que Ha Ni se soit intéressée à moi si j'avais gardé mon embonpoint
- N'en soit pas si sûr. Ce n'est pas une fille superficielle. Cela dit, elle t'aime vraiment beaucoup. Je me rappelle ma première altercation avec elle. J'avais commis l'impair de passer la nuit avec une de ses collègues et je suis partie en lui laissant une lettre de rupture et la note de l'hôtel en prime. Quand elle l'a su, elle est entrée dans une rage folle et m'a parlé comme personne n'aurait osé me parler auparavant. Elle me reprochait mon arrogance. Bien sur quand je lui ai dit que je pouvais m'arranger pour qu'elle me passe dessus et a péter un câble en me disant quelque chose comme... il n'y a qu'une seule personne sur cette terre qui peut me faire ce genre de proposition et ce n'est pas toi. Toujours est-il que jamais personne ne m'avait parlé comme ça. Ca m'a aussi marqué parce que j'avais vraiment lu de la déception dans son regard. Tout le monde savait que j'étais un coureur de jupon, mais cette déception...
- Tu sais que tu es la personne qui lui a donné envie de devenir styliste/modéliste ?
- Sérieux ? Elle était surexcitée de savoir qu'elle allait travailler avec toi. A cette époque, je pensais être le seul sujet intarissable pour ma femme, mais j'ai été surpris de vois qu'un autre homme pouvait susciter un tel engouement chez mon épouse. J'en étais malade de jalousie.
- Si tu avais vu son regard assassin quand elle m'a traité de minable.
- C'est Dark Ha Ni.
- Pardon ?
- Ha Ni a cette face cachée qui ressort quand ses amis et surtout sa famille est en danger où quand on lui fait une proposition indécente qui n'aurait du venir que de moi. Dark Ha Ni fume, boit et se bagarre... Elle me manque.
- Va lui parler idiot, ne laisse pas le doute s'installer plus longtemps.
- Je...J'ai peur qu'elle me quitte.
- C'est pour ça que tu évites la confrontation ?
- Ha Ni est sans doute la seule personne qui se souci de moi autant.
- Il y a ta mère.
- Elle arrive toujours à me montrer la vie d'une manière différente.
- Tu ne sais toujours pas pourquoi cette fille t'a autant attiré ?
- Je me demande si ce n'était pas pour répondre à un fantasme d'adolescent ?
- Il n'y a que ça, tu en es sur ?
- Que veux-tu dire ?
- Un mari encore amoureux de sa femme qui va fréquenter une autre uniquement pour le sexe, me laisse plutôt penser que tu n'es pas comblé de ce coté là.
- Mais non.
- Tu en es où avec Ha Ni de ce coté là ?
- Laisse tomber. C'est vrai qu'on n'est pas très actifs de ce côté là mais... ce n'est pas trop son truc.
- Tu en es sur ?
- Ben...
- C'est pas vrai, ne me dis pas que vous n'avez jamais tenté quelque chose d'autre que la pose conventionnelle ?
- Tu sais Ha Ni est une fille assez réservée et ça risque de la choquée et...
- Arrête de faire des suppositions et parle-lui de tout ça.
- Ca va être joyeux la conversation. Désolé de t'avoir trompé avec cette bombe mais tu comprends ton homme a des besoins sexuels que tu ne lui donne pas alors il a du ce fournir ailleurs. Mais t'inquiète pas je t'aime toujours hein.
- Si tu lui balances le truc comme ça, c'est un contrat de divorce qu'elle va te balancer au visage. Tu as toujours été direct comme ça avec elle ?
- Je me rappelle toujours de sa première lettre d'amour, on était en terminal.
- C'est là que tu as accepté de sortir avec elle ?
- Non, je l'ai corrigé, noté et le lui ai rendu. Ensuite je lui ai dit que les filles écervelées ne m'intéressaient pas.
- T'es vraiment un con en matière de relation humaine.
- Je sais. Je lui en ai fait voir des vertes et des pas mûrs et pourtant elle s'est accrochée et a réussi à grimper jusqu'à son Seung Jo. Rien ne peut la séparer de son Seung Jo
- Part de ce principe là, ravale ta fierté et va la voir.
- Je ne pourrai pas vivre sans elle.
- Alors va la voir. Que risques-tu au final ? Arrête de fuir, surtout que le seul responsable dans cette affaire, c'est toi.
Ha Ni était assise à la table d'un café. Elle pensait à son couple, à cette femme si belle qui avait au moins deux arguments de taille 95 D pour retenir Seung Jo. Jan Mi avait raison, elle n'avait pas le bon corps pour retenir au garçon comme Seung Jo à la maison. Face à cette réalité, Ha Ni se mit à pleurer. Une personne la vit. Cette dernière vint s'assoir à ses côtés.
- Allons mon chou, il ne faut pas se mettre dans cet état là, dit l'inconnue d'une voix rauque.
Ha Ni leva les yeux et vit cet homme, vêtu d'un tailleur de femme, impeccablement maquillé et coiffé.
- Allons mon petit cœur, qu'est-ce qui peut bien rendre une si jolie femme aussi malheureuse ?
- Non, rien, je vais bien.
- Racontez tout à Min Ae Tae . Un Gin pour la dame et pour moi Jin Woo, commanda-t-elle au serveur. C'est moi qui offre. Jamais un client n'a quitté mon café avec une mine de déterré, parole de Min Ae Tae .
- Vous êtes la patronne de ce bar ?
- Écoutez mon chou, ici j'en vois passer des âmes en peine et croyez moi ça me brise le cœur.
- Alors vous les soulez pour gonfler la note ?
- Puisque je vous dis que la note c'est pour moi. C'est qui le vilain qui vous a fait de la peine ?
Au début réticente, le Gin aidant, Ha Ni fini par raconter son histoire. Ae Tae écoutait sans rien dire. Ha Ni ne savait pas pourquoi d'un seul coup, elle avait tout raconté à cet homme travesti en femme au goût vestimentaire discutable. A la fin de son récit Ae Tae resta un moment à réfléchir. Elle en avait l'habitude. Ce n'était pas pour rien que son café s'appelait café des cœurs brisés. C'était justement parce que beaucoup de ses clients y venaient après une rupture. Cependant, dans le cas de Ha Ni ce n'était pas vraiment le cas. Elle était sur que ce couple n'était pas encore fini. Il lui semblait que malgré sa jeunesse, ce couple ait laissé une certaine monotonie s'installer. Ae Tae l'emmena à l'arrière du bar qui donnait sur un sexe shop.
- Mon chou, depuis que je tiens ce café, il y a une chose que j'ai retenu. Quand un homme voit une maitresse ou a recours au service d'une prostituée, c'est qu'il y trouve quelque chose qu'il y a pas chez sa femme.
- Oui, un 95D, un beau fessier, un beau corps
- je ne pense pas que votre corps soit en cause sinon, il ne t'aurait pas choisi dès le début. Lui as-tu déjà proposé autre chose que des relations sexuelles classiques ?
- Non.
- Tu vois, je crois que vous vous ennuyez tous les deux. Il va falloir donner un coup de fouet à votre relation.
- Comme ?
- Changer votre manière de faire l'amour, trouver une autre façon d'explorer l'autre.
- L'autre elle trouvait une autre manière d'explorer son... entre-jambe.
- Tient donc ?
- Quand je les ai surpris, elle l'avait en pleine bouche. C'est dégueulasse.
- Oh ! Pourtant, le mec aime bien les fellations.
- C'est dégeu quand même.
- Tentez les jeux de rôle.
- Les jeux de rôle ? Faire du théâtre ?
- C'est tout comme. Vous convenez d'un scénario ensemble. Il fait quoi comme boulot ton Jules ?
- C'est un médecin.
-Et bien déguisez vous en infirmière et jouait la carte de la corruption.
- C'est à dire que quand il rentre dans la chambre…
- Vous lui faite un peu de charme genre aguicheuse et tentez d'obtenir de lui une relation sexuelle contre la non divulgation d'un secret quelconque. Les hommes aiment bien la punition aussi. Une infirmière surprise en flagrant délit de vol et un médecin qui lui propose de coucher en échange de son silence.
- Ca s'appelle un viol, ce n'est pas légal.
- N'oublie pas que c'est un jeu de rôle où l'homme est dominant donc une mise en scène.
- Et ça peut le faire revenir vers moi ?
- Si tout se passe comme prévu oui. Parfois ça peut finir dans la honte total. J'ai vu un couple de petit vieux il n'y a pas longtemps. Ils avaient opté pour un sauvetage. Donc, la petite vieille avait été attachée toute nue sur le lit et devait supplier qu'on la délivre du méchant Jocker. Le vieux devait apparaître en costume de Batman pour la délivrer et pour le remercier.
- elle accepte de faire l'amour avec lui.
- C'est ça.
- La honte dedans ?
- Le vieux était monté sur une armoire et est tombé dedans. Comme à la base c'était une armoire à clé il y est resté. Imagine le spectacle qu'ont eu les policiers que les voisins ont appelés.
- Oh, mon dieu. Je me rappelle d'un truc. Il n'y a pas longtemps, j'ai eu un accident, mon mari était à l'armée et j'avais perdu dix ans de ma mémoire et à quatorze ans, je n'étais pas un cadeau. Mon mari n'est pas du genre patient et pour mieux me surveiller, il m'a menotté au barreau du lit. Un moment, où il s'est approché de moi, j'avais le cœur qui battait très fort. Il m'a dit qu'il n'avait pas fait l'amour à sa femme depuis longtemps et qu'il allait y remédier.. A chaque fois que je revoie cette scène, je euh... enfin, j'ai envie de faire l'amour.
- Alors ma petite oie blanche est du genre petite soumise.
- Je vais y réfléchir.
- Très bien mon, chou. Tiens, c'est une cassette sur les jeux de rôles dont je te parlais. Je suis sur que ça va t'inspirer.
Ha Ni réfléchissait sur le chemin du retour sur une manière de récupérer Seung Jo. Elle s'imaginait déjà passer la porte d'entrée, la valise dans une main, Seul Peun dans l'autre et en face d'elle Seung qui faisait au revoir de la main gauche et tenant « 95D » par la taille. Elle fit un effort pour ne pas pleurer. Trainant des pieds, elle arriva devant sa maison, prit le courrier, entra et déposa le tout sur la table d'entrée. Elle monta directement dans sa chambre prendre une douche. Les paroles d'Ae Tae lui revenaient en mémoire : Fellation, jeu de rôle, déguisements. Tout cela tournait en boucle dans sa tête. Elle était sûre d'une chose, elle avait beau aimer Seung Jo, il pouvait toujours attendre pour qu'elle le pompe, mais s'imaginer dans la même position que « 95D » la fit rougir et elle dû rafraichir l'eau de la douche. En ressortant, elle s'assit sur son lit et commença à lire le journal. Il y avait dans la page des publicités, un encadré qui annonçait l'ouverture d'une nouvelle clinique de chirurgie plastique. Ha Ni regarda plus longuement sa « planche à pain » et commença à découper l'annonce. Elle mit ensuite le lecteur dvd en route pour voir le dvd qu'Ae Tae lui avait généreusement offert. Il y avait une quinzaine de mini film x. D'après Ae Tae, c'est un jeu de rôle, une histoire montée en couple à l'avance. Ha Ni se demandait si ce n'était pas un peu trop fantaisiste pour Seung Jo. A sa connaissance, elle n'avait jamais vu un homme plus terre à terre et droit que lui. Il ne pourrait pas comprendre pourquoi il avait besoin d'endosser un rôle pour faire l'amour à sa femme.
Quand Seung Jo rentra du travail, il retrouva son épouse endormie devant leur télé. Sur la table il y avait une coupure d'une pub pour une clinique de chirurgie plastique sur laquelle était inscrit la mention 95D en rouge et la boite vide d'une film pornographique. Seung Jo regarda son épouse étonné. Il la secoua pour la réveiller. Cette dernière leva la tête, les yeux encore bouffi d'avoir trop pleuré. Il lui essuya le visage l'air désolé. Il savait pourquoi elle avait pleuré et elle était sur le point de sangloter à nouveau. Il la souleva et la déposa sur le lit. « Je reviens, dit-il simplement, nous devons discuter de quelque chose ». Il disparut dans la salle de douche. Ha Ni parfaitement réveillée maintenant attendait sa mise à mort. C'était important donc, il allait lui proposer de divorcer. C'était inévitable. Il aimait « 95D ». En sortant de la salle de bain, Seung Jo vit que sa femme pleurait. Il la prit dans ses bras.
- Je ne sais pas comment te retenir, dit-t-elle en pleurant. Je ne peux pas te faire ce qu'elle te fait, et je ne suis même pas jolie, je n'ai pas de seins et je t'aime moi... Je veux pas que tu t'en aille avec elle... Et si j'acceptais que tu couche avec elle, tu resteras avec moi hein ?
Seung Jo posa son doigt sur la bouche de Ha Ni. Il pensait qu'elle commençait à dire n'importe quoi et la serra dans ses bras tellement fort qu'elle cru qu'elle allait être broyée, mais elle se sentit curieusement bien.
- Pardonne moi Ha Ni. Ne me laisse pas. Je... Reste.
- Seung Jo ?
- Je crois que je te dois des explications sur Jin Jae.
-Elle s'appelle Jin Jae ? C'est parce que tu ne m'aimes plu que tu es allé avec elle n'est-ce pas ?
- Jin Jae, je l'ai connu au collège. Elle était belle, mince, grande. C'était le Reine de l'école. Tout les mecs faisaient ses quatre volontés pour avoir l'honneur de la servir. Quand elle m'a demandé de devenir son secrétaire personnel j'étais aux anges de savoir que la reine Jin Jae veuille que moi le gros Seung Jo, j'étais flatté. Je faisais ses courses sur mon agent de poche, je tenais son agenda à jour, je lui faisais ses devoirs. On ne se quittait plus. Elle m'appelait Pacman, à cause de mon physique.
- Seung Jo.
- Un soir je lui ai demandé de sortir avec moi. Elle a éclaté de rire. Elle m'a dit qu'elle ne sortirait jamais avec un mec aussi laid et gros que moi. J'ai été plus que blessé. C'était la seconde fille dans mon entourage que me trahissait alors j'ai entamé un régime. Ca ma pris six mois de régime intensif et de sport en mettant ma vie en danger au passage.
- Seung Jo !
Ha Ni était à présent terrifiée en sachant qu'elle avait failli le perdre avant même de l'avoir retrouvé. Elle posa sa main sur la joue de son « génie » réalisant d'un seul coup à qu'elle point sa jeunesse avait du être un calvaire pour lui. Elle avait toujours cru que le lycéen qu'elle avait retrouvé quelques années plus tôt était devenu arrogant justement parce qu'il avait toujours tout eu dans sa vie mais en fait, c'était sa coquille, son armure pour ne plus jamais être blessé. Ha Ni sentit une boule grossir dans sa poitrine En la voyant ainsi, Seung Jo la serra dans ses bras.
- La première, c'était moi n'est-ce pas ?
- Hum. J'avais longtemps attendu ta lettre et je t'en ai voulu de ne pas me l'avoir envoyé. Quand je suis devenu le type que tu connais aujourd'hui, elle avait déménagé. C'était marrant de voir comment les filles me dénigraient quand j'étais rond comme un ballon et que à présent que j'étais disons... regardable, elle voulait toute sortir avec moi, Jan Mi en tête. Et puis il y avait toi que j'avais reconnu et qui ne me reconnaissait pas. C'était suffisant pour décider que les filles étaient inintéressantes, hypocrites et dangereuses. Pourtant tu m'as envoyé cette lettre d'amour. Je l'ai lu, mais je t'en voulais encore. Au début, je n'avais même pas l'intention d'y répondre, ni même de te la rendre. Je voulais que tu ressentes ce que j'ai ressenti, la douleur et l'incertitude, mais tes copines ont tout fait pour que je te remarque, je ne pouvais plus prétendre que je ne savais pas qui tu étais. Alors je t'ai rendu ta foutu lettre.
- Attends, tu m'en voulais pour la lettre que « princesse wood » ne t'a jamais envoyé, mais tu gardes ma déclaration dans ta poche sans aucune intention de me la rendre.
- Il m'arrivait de temps en temps de la... relire.
- Malgré mon refus en public, les moqueries des autres et ma méchanceté envers toi tu t'es accrochée sans jamais faiblir allant jusqu'à la persécution. Je me demandais où tu pouvais trouver autant d'énergie pour moi. Petit à petit j'avais commencé à reconsidérer ta position. Je me demandais si après tout tu n'étais pas sérieuse dans tes propos. De toute façon, fallait bien un jour ou l'autre que je reconnaisse que t'aimais ou je risquai moi même de devenir dingue. Et Joon Gu qui te suivait partout. J'arrivais de moins en moins à supporter tout ça.
- Et pourtant je t'ai encore trahi avec Gitae
- Ca j'ai très vite compris que c'était une manœuvre made in ma mère pour me rendre jaloux. Mais quand j'ai appris ce qu'il s'était passé avec Khyung Soo, j'avoue que j'étais furieux. Je voulais aller le voir pour avoir des explications.
- C'est là qu'il t'a tout dit ?
- En fait je suis allé le féliciter, c'est comme ça que j'ai appris la vérité. Quand je t'ai vu pleurer à l'hôpital, je me suis rendu compte seulement à ce moment là de ta souffrance.
- Mais tu ne voulais pas me pardonner.
- Pour prétendre être à tes cotés, il fallait que je ré humanise et puis les choses se sont compliquées avec l'entreprise de mon père.
- Et je t'ai encore trahi en voulant reprendre la couture. Au lieu de devenir infirmière.
- Tu voulais devenir infirmière pour moi parce qu'à l'époque tu n'avais plus d'autres rêves que d'être avec moi. Mais quand tu parles couture Ha Ni, c'est comme si tu parlais de magie. Je n'avais pas le droit de te hotter la seule chose pour le quel tu étais douée et passionnée. Si je t'aimais vraiment je devais te laisser t'accomplir en temps que femme. Je n'avais pas le droit de te garder pour moi tout seul.
- Puis elle est arrivée.
- Elle était plus belle qu'avant... je... Mon corps réclamait son du et...
- Tu as cédé à ses avances. Tu as découvert le plaisir de la chair et tout d'un coup j'étais devenue fade.
- Ha Ni non.
- Mais quoi alors ?
- C'était comme si je répondais à un fantasme d'adolescent et... d'accord, elle m'a fait découvrir le monde de la luxure que je ne connaissais pas.
- La seule chose que je veux savoir c'est quand je devrais quitter cette chambre.
- Alors tu ne me pardonneras pas ?
- Il n'y a rien à pardonner Baeck Seung Jo. C'est à moi de te demander pardon de ne pas avoir été à la hauteur de tes attentes donc tout ce que je peux faire c'est de lui laisser la place surtout que je ne pourrais jamais te faire ce qu'elle te fait et que tu avait l'air d'apprécier.
Seung Jo ne s'attendait pas à cela. Si elle l'avait évité ces derniers temps c'était parce qu'il pensait qu'elle était furieuse contre lui et parce qu'il avait peur qu'elle ne veuille plus de lui. Tant qu'il évitait la conversation, il retardait ce moment fatidique. Il avait oublié le côté auto flagellateur de son épouse qui le voyait tellement plus haut qu'il ne l'était vraiment qu'elle s'était rendue responsable de son erreur. Il repensa à ces derniers jours et à son épouse qui avait du passer ses jours et ses nuits à souffrir à cause de son échec et du coup elle avait passé des dernières semaines dans la certitude qu'elle l'avait perdu. Seung Jo réalisa encore une fois que le plus amoureux des deux c'était encore elle. Il avait laissé sa femme dépérir sans même s'en apercevoir.
– Je t'aime Ha Ni, par pitié ne m'abandonne pas.
Ha Ni resta dans les bras de son mari qui ne voulait plus la lâcher. De toute façon, elle ne voulait plus qu'il la lâche. Ils restèrent ainsi et s'endormir.
Le lendemain, ce fut sans surprise que le couple se réveilla courbaturé mais avec une lueur d'espoir dans les yeux, certain, que l'autre l'aimerait toujours. Seung Jo partit à l'hôpital ne songeant qu'à l'heure où il retrouverait Ha Ni. Cette dernière avait d'autres projets en tête. Les propos d'Ae Tae la taraudaient toujours et l'idée de punir Seug Jo pour son infidélité faisait son petit bonhomme de chemin. Elle alla donc voir Ae Tae et lui exposa son plan. Cette dernière l'aida à monter une histoire toute simple et plus que coquine. Elle lui donna deux paires de menottes automatiques. Ha Ni était prête pour son plan « cage à Seung Jo »
Seung Jo rentra très vite chez lui. Il avait envie de voir son épouse. Cette dernière n'étant pas là, il décida d'aller prendre une douche. Quand il en sortit, il constat que la chambre était plongée dans la pénombre et l'ampoule du plafonnier avait rendu l'âme. Quelqu'un le poussa alors sur le lit et sans qu'il puisse faire quoi que se soit, cette personne l'avait menotté les bras écartés. Seung Jo avala sa salive.
« On a été un vilain garçon », dit la voix de Ha Ni qui semblait se déplacer. « On n'a pas respecté ses engagements envers son épouse ». Ha Ni alluma une à une les six bougies qui était posées de part et d'autre du lit. « Avoue, tu t'es abandonné à la luxure avec une autre gazelle ? Que réserve-t-on aux hommes volages ? ». Seung Jo déglutit. Ha Ni, tout cuir vêtue, venait de l'enjambé et se tenait maintenant au-dessus de lui. Elle avait un regard d'une séductrice. « Il n'y a pas de pardon possible, ta seule porte de sortie Baeck Seung Jo, c'est de me donner ce que tu lui as donné ». Les mains de Ha Ni parcourait le torse de Seung Jo. Cette dernière passa sa langue sur ses lèvres, sans jamais quitter des yeux ceux de Robin des bois. Elle défit les boutons de Seung Jo un à un, toujours avec son sourire enjôleur puis caressa son torse dénudé. Seung Jo se demandait à quoi elle jouait et surtout combien de temps il allait résister à Ha Ni. Pas longtemps, surtout que sa Princesse venait d'attaquer sa ceinture, puis son pantalon. Et enfin son slip. Elle s'était alors allongée sur lui et commença son exploration du corps humain. « Tu ne peux pas t'enfuir Baeck Seung Jo, lui susurra-t-elle dans l'oreille avant de la titiller avec les dents et du bout de sa langue. Seung Jo avait de plus en plus de mal à résister à l'envie de faire l'amour à sa femme qui continuait à l'exciter suivant le programme préétablit dans l'après midi avec Ae Tae. Ha Ni sentit que son Seung Jo était chaud et appuya sur les deux boutons qui se trouvait sur les menottes pour le délivrer. Ce dernier la renversa. « Tu me rends fou, tu le sais ça ? », dit-il avant de la déshabiller à son tour, plus sauvagement qu'elle. Il enfuit son visage dans le cou de sa Princesse qu'il embrassa goulument. Ha Ni sentit elle aussi monter le désir. Une sensation et une envie plus forte encore que d'habitude. Elle passa donc le relais à Seung Jo pour la suite
Seung Jo regardait son épouse qui tentait de retrouver son souffle. Jamais de sa vie il n'avait atteint un tel orgasme et il était persuadé qu'elle non plus. Ha Ni regardait son époux. Jamais, elle n'avait eu autant de plaisir à faire l'amour avec Seung Jo. Elle venait tous juste de comprendre comment les gens devenaient accros au sexe. Elle vit Seung Jo se rapprocher d'elle et lui demanda où elle avait appris ce jeu. Cette dernière lui raconta comment elle avait rencontré Aé Tae et comment, cette dernière avait contribuée à leur réconciliation. Il regarda sidéré son épouse qui avait raconté leur déboire à une inconnue. Pour ça, il songea qu'elle aussi méritait une petite punition. Il se pencha sur elle et l'embrassa.
Le lendemain, le couple descendit en souriant et en pleine forme. Geum Hee souriait en se disant que tout les deux s'étaient réconciliés et que visiblement, ils n'avaient pas fait que ça. Tous les deux prenaient leur petit déjeuner en se regardant dans les yeux et en se souriant. C'était des petits sourires messagers qui voulait dire « je t'aime ».En les voyant tout les deux se sourire comme ça, Eung Jo se leva de table. Il avait fini. Il trouvait ce spectacle incandescent. Ce qui fit rire les concernés qui partirent tout les deux en souriant.
