Avant dernier chapitre de cette fic. Merci pour tous vos commentaires sur les deux sites où nous postons. A tous ceux qui prennent un peu, voire beaucoup de leur temps pour laisser des reviews gigantesques qui nous font toujours plaisir et donnent envie – encore plus – d'écrire. Merci à ma partenaire d'écriture qui stimule toujours autant mon envie d'écrire.

Chapitre 3

Kate

Me glissant dans les draps, je m'approchais de lui lentement posant ma tête sur ma main que j'avais préalablement mise sur le torse de mon futur amant. Je le regardais dormir un long moment, il sortait de sa bouche des petits marmonnements incompréhensibles, puis des soupirs, des gémissements puis de nouveau des marmonnements. Je me demandais bien à quoi il pouvait rêver.

J'observais son visage, il était si beau, ne pouvant et ne voulant pas retenir mon geste, j'effleurais sa joue du bout des doigts. Puis retraçais tout le contour de son visage, sa barbe naissante accrochait mes doigts mais ce n'était pas désagréable. J'embrassais son menton et lui murmurait à l'oreille d'une voix sensuelle :

- Castle…Réveille toi…

- Rrrrummm… Je souris. Embrassant sa joue, son nez puis enfin ses lèvres. Je lui susurrais de nouveau en passant ma main dans ses cheveux, la laissant poursuivre sa course jusqu'à sa joue :

- Cast' … Réveille toi… Il marmonna puis fronçant les sourcils grogna. Je ris décidément il était dur à réveiller, j'allais devoir employer les grands moyens. Me calant un peu plus contre lui, je faisais remonter ma jambe au niveau de son bassin ainsi j'étais à moitié sur lui. Me hissant à son niveau, je l'embrassais de nouveau puis déposais une multitude de baisers brûlants sur son visage. Puis je déviais dans se cou le happant, lui arrachant un gémissement, continuant mon exploration de son cou je caressais son torse, le sentant frémir. Lorsque je le regardais il avait enfin ouvert les yeux et me fixait d'un regard sombre. Satisfaite je lui souris et dit :

- Enfin la belle au bois dormant est réveillée ! Son sourire s'élargit. Nous nous regardâmes, ses yeux étaient encore emplis de sommeil et je constatais de part son manque de réaction qu'il ne savait pas trop s'il rêvait ou non, je décidais donc de lui prouver qu'il était bel et bien réveillé. Je pris son lobe entre mes dents et le tirais, il grogna mais cette fois de plaisir, puis le happais sensuellement. Je sentis sa main se plaquer dans mon dos. Comprenant qu'il était bien réveillé je me positionnais entièrement sur lui. Une jambe de chaque coté de part et d'autre ses hanches. Je constatais qu'en effet il était bien réveillé contente de mon effet sur lui je me penchais pour l'embrasser, mes cheveux retombant sur son visage, il les ramena en arrière dans une caresse tendre. Nos lèvres se rencontrèrent de nouveau et se fut l'explosion, le feu d'artifice, tout mon corps se mit à vibrer, nos bouches s'ouvrirent en même temps pour une rencontre de nos langues dans un balais lent et langoureux mais très vite, le balais se transforma en rock endiablé, nos gémissements envahirent la pièce, nos respirations se firent chaotiques. Sans m'en rendre vraiment compte je commençais à onduler du bassin accentuant les sensations. C'est à bout de souffle que nous nous séparâmes mais à peine avions repris nos respirations que nous reprîmes notre baiser. Rick me serrait de son bras plâtré caressant mon corps de l'autre m'arrachant des râles de contentement.

Je passais mes mains sous son tee shirt savourant le contact de sa peau. Quant à lui il rompit le contact de nos lèvres, je râlais de frustration mais lorsque je rencontrais ses yeux, mon désir monta d'un cran, un océan noir, me contemplait, me dévorait, je frémis d'anticipation.

- Oh mon Dieu Kate tu es si magnifique ! J'observais mon partenaire dont les yeux pétillaient d'envie en parcourant mon corps. Je sentis son désir accroître comme si cela était possible.

Il s'assit m'encerclant de ses bras et nous nous embrassâmes de nouveau dans un baiser fougueux et passionné. Nos dents s'entrechoquèrent, nos langues se cherchaient, je tremblais sous ses caresses enflammées, nos corps ondulaient l'un sur l'autre. Se déchaînant un peu plus, sans même aucun préliminaire nous étions déjà à point. Rick me déshabilla avec envie, je me retrouvais rapidement en dessous et lorsque ses yeux se posèrent sur moi, un gémissement sortit de nos bouches au même instant, pour ma part sa façon de m'admirer me transportait au paradis comme si j'étais une des sept merveilles du monde.

- Oh Gosh Kate c'est vraiment criminel d'être aussi belle que toi ! Je lui souris et repris rageusement possession de ses lèvres, je me fis sauvage, lui ôtant son tee shirt. J'embrassais son torse, lui mordait l'épaule, les gémissements de mon partenaire incendiaient mon corps. Je voulais le posséder maintenant sans plus attendre, plus aucune hésitation n'envahissait mon esprit embrumé par le désir.

Alors sans prêter plus d'attention je le poussais assez brusquement sur le matelas, surpris ses bras se détachèrent de moi et son bras plâtré heurtant violement la commode, lui arrachant un hurlement de douleur.

- Ahhhhhhhhhhh outch ! Toute passion retombant comme un soufflé qui refroidit, je lui demandais inquiète.

- Oh Rick -e que ça va ? Les larmes aux yeux il me répondit tentant de reprendre sa respiration.

- Oui oui ça va ! Il se rassit moi toujours à califourchon sur lui. Puis après avoir soufflé il me regarda un sourire espiègle sur la face.

- Je vous savais sauvage Kate Beckett mais pas à ce point ! Et sur ses paroles, il embrassa mon cou. Je le repoussais et m'ôtais de lui m'asseyant sur le bord du lit.

- Non, session finie Monsieur l'écrivain c'est trop risqué je ne veux pas te faire mal, ce n'est pas le but que je recherchais. Il passa un bras autour de ma taille et embrassa de nouveau mon cou, le happant, je fermais les yeux, mon désir refit surface. Alors que j'allais retomber dans les abîmes de mon désir le souvenir de l'incident me revint en mémoire, je me levais donc.

- Non, pas tant que tu seras dans cet état, je ne veux pas te blesser plus. Son visage devint blême.

- Mais tu n'y es pour rien c'est moi qui me suis mal réceptionné, j'ai juste été un peu surpris mais ça va là j'ai presque pas eu mal !

- Tu te fiches de moi tu as hurlé de douleur et ce n'est pas ce genre de hurlement que je veux provoquer chez toi.

- Kate s'il te plait viens, je vais faire attention.

- Rick je ne peux pas, c'est trop dur de me maîtriser alors non, tant que tu seras fragilisé, rien ne se passera. Et sur ses paroles je quittais la pièce, attrapant mes affaires étalées sur le sol, le corps bouillant de frustrations. Mais je ne voulais pas lui faire du mal, j'avais perdu le contrôle totalement alors pour sa sécurité, il valait mieux que je reste sage mais cela n'allait pas être tache facile au vu du brasier qui enflammait mon être.

Rick

Elle avait quitté la pièce me laissant pantelant, totalement en sueur. La veille j'avais déjà eu des sueurs en raison de mon attaque paludique, mais elles n'étaient rien comparées à la fièvre Beckett. Mais je voulais côtoyer cette dernière, qu'elle me contamine même jusqu'au plus profond de mon être. Elle disait qu'elle ne voulait pas me faire de mal, mais actuellement je souffrais plus de désir inassouvi que d'avoir heurté la table de nuit de mon bras malade.

Toujours allongé dans le lit, je passais ma main valide dans mes cheveux essayant de reprendre contenance. Je tournais la tête vers la porte espérant encore, je vis que dans sa hâte Kate avait oublié de prendre sa veste de nuit, m'allongeant sur le ventre, je tentais de la ramasser cette dernière était au bout de mes doigts et après un effort qui faillit me faire m'étaler sur le sol la tête la première, je m'en saisis. Serrant le morceau de tissu dans mes bras comme si c'était elle, je me rallongeais, humant sa divine odeur. Posant ma respiration, je m'efforçais de diminuer mon état d'excitation, mais aucun des remèdes traditionnellement efficaces ne semblaient faire effet. Même l'image de mère avec son masque de beauté ne chassait pas les images encore très voire trop vivantes, du corps de Kate dansant sur le mien.

Elle était si parfaite, belle, sensuelle, sexuelle. Je tressaillais encore de la session qu'elle venait de me faire vivre. Je pensais avoir vécu le pire avec elle, avec nos jeux et joutes pendant quatre années. J'avais pris un nombre incalculable de douches froides depuis le début de ce partenariat, car elle se jouait de l'attirance entre nous. En restant toujours dans les limites du convenable. Même si je m'étais de maintes fois retenu de la plaquer contre un mur et de lui montrer ce qu'elle me faisait, je n'en étais jamais arrivé à un tel état de frustration.

D'ailleurs de toute ma vie, jamais je n'avais rien éprouvé de tel. Le désir qu'elle faisait pulser en moi était si fort qu'il en était douloureux. Ce qu'elle m'avait laissé entrevoir d'elle rendait mon impatience plus grande. Je rêvais de la faire gémir, crier mon nom. Je râlais son prénom haut et fort dans ma chambre souhaitant qu'elle l'entende, mais sachant qu'elle ne reviendrait pas.

Pourtant j'aurai dû être ravi, la femme que je désirais tant, qui m'avait tant repoussé ces dernières années s'était offerte à moi. Oui mais réfléchissez un instant pensez que si on vous faisait goûter à un aliment délicieux, le meilleur que vous n'ayez jamais consumé comment réagiriez-vous si on vous le retirait à peine la première bouchée savourée. Cela serait cruel non ? On est d'accord. Et bien c'était simple Kate était l'aliment le plus succulent sur terre et je voulais la goûter, la savourer, la dévorer jusqu'à la fin de mes jours.

Les images défilaient encore dans ma tête. J'avais écrit un milliard de fois cette scène où enfin nous céderions à nos pulsions. Mais voilà j'étais capable d'approximer la réalité par l'écrit, cependant la réalité n'était pas égalable. Je savais que Kate était fougueuse, sauvage, libérée mais jamais je n'aurai pensé qu'elle ravagerait mon corps de la sorte. Et ce n'était pas seulement physique. C'était la rencontre entre plusieurs éléments, comme un chimiste en laboratoire ferait se rencontrer différentes substances. Kate n'était pas qu'un corps, même si ce dernier suffisait largement à me faire chavirer. Non c'était un tout elle me stimulait autant intellectuellement que physiquement, c'était dire.

Alors non je n'avais pas vécu le pire avec notre tension approchée mais jamais avouée. Désormais elle était avouée, nous l'avions ressentie et il fallait attendre. Mais se rendait-elle compte de l'absurdité d'une telle demande ? Me dire d'attendre c'était comme faire attendre un fan de série quatre mois entre deux saisons en lui mettant un final explosif qui le laissait en attente, que dis-je en plein désespoir.

Je ne savais pas quel Dieu invoquer pour me calmer. A la fois je ne voulais pas quitter cet état, souhaitant désespérément qu'elle revienne sur sa décision et dans ma chambre. Ses propos de l'après midi comme quoi elle était une pyromane prenaient tout leur sens. Mais je n'allais pas pourvoir passer la nuit ainsi, c'était tout simplement impossible. Je me souvenais donc des enseignements de mère sur la maîtrise de la respiration et appliquais la leçon comme un bon élève. J'essayais de bloquer toute pensée relative à Kate, sinon mes efforts se révéleraient inefficaces. Au bout d'une demi-heure je finis par me calmer.

J'étais épuisé par l'intensité de cette journée et soirée. Alors que mon esprit avait quitté la scène de la chambre, je repensais au fait que je me sois enfin confié et ouvert à Kate en lui donnant le manuscrit de ma nouvelle. Elle serait à présent la seule à connaître ce pan là de ma vie que je m'étais efforcé de cacher. Oui mais voilà, je faisais confiance à Kate avec ma vie et au-delà de ça avec mon cœur.

Repensant à la nouvelle que j'avais écrite dans mes jeunes années, je me rendais finalement compte que cette femme avait fait de moi un homme meilleur, moins playboy, plus respectueux, plus humble.

C'était comme si elle avait vu en moi, perçu le Rodgers derrière le pantin Castle.

Plus que jamais je voulais l'aimer, la chérir, passer ma vie avec elle. Seule elle pourrait me rendre heureux comme j'avais longtemps pensé ne jamais pouvoir l'être. Elle était mon air, mon salut tout simplement. Tout avec elle était mieux et prenait du sens. Pour la première fois de ma vie j'étais complètement amoureux. Je soupirais et c'est sur cette acceptation de la profondeur de mes sentiments que je m'endormis, serrant la veste de mon amour dans mes bras me délectant de sa senteur comme j'aurais aimé le faire avec elle. La nuit fut peuplée de rêves torrides où Kate me rejoignait et où comme par magie mes plâtres disparaissaient. Elle pouvait ainsi exprimer sa fougue entièrement et moi lui répondre espérant déclencher une vague de plaisir en elle.

Kate

Lorsque je refermais la porte je m'appuyais contre cette dernière, passant ma main sur mon visage en feu, soupirant bruyamment. Encore haletante de notre session torride éventée.

J'allais partir lorsque j'entendis Rick m'appeler implorant mon retour, je me mordis les lèvres, me tournais vers la porte une main su la poignée mais me ravisais au dernier moment, non revenir était trop dangereux, si je rentrais dans cette chambre de nouveau je n'aurai plus la force de résister et après la mésaventure de Castle je ne voulais pas prendre de risque inutile.

Il me fallait une douche oui une douche froide, température glacier du pole nord pour me refroidir. Je courais vers la salle de bain, m'y enfermais me dévêtis du peu d'affaires qu'il me restait sur le dos, c'est-à-dire mes dessous et après avoir allumé l'eau froide, je pris une grande aspiration et me glissais sous le jet glacé ce qui m'arracha un cri, je serrais les dents, ma respiration était irrégulière dû à la variation de température. L'eau était vraiment glacée mais j'avais déjà eu bien plus froid, lors d'une de nos enquêtes, où nous avions failli mourir congelés à ce moment j'avais failli lui dire avant de perdre conscience, j'avais failli lui dire combien il comptait dans ma vie, oui alors que je pensais mourir dans ses bras j'avais failli lui dévoiler mes sentiments, je n'avais plus peur. C'est vraiment pathétique d'en arriver là, être à l'article de la mort pour oser se dévoiler. Et après j'étais retournée vers Josh car là encore la peur était revenue en force, accompagnée de ses bonnes mères doutes et mensonges.

Le lendemain nous avions sauvés New York. Et au commissariat, il avait voulu me dire quelque chose mais en une demi seconde son regard s'était éteint et un voile de tristesse était apparu dans ses magnifiques yeux bleus. Je n'avais pas compris sur le coup jusqu'à ce que je sente les bras de Josh autour de ma taille, je m'étais retournée et avait sourit. Mais mon sourire était faux car lorsqu'il m'avait serré dans ses bras, j'avais recherché mon partenaire du regard mais il était parti sans plus rien dire.

Je soupirais, en y repensant, je l'avais fait souffrir plus d'une fois, bien entendu lui aussi m'avait fait mal en partant avec Gina au Hampton mais moi combien de fois je lui avais fait mal même si cela n'était pas intentionnel ? Comment deux êtres qui s'aimaient autant pouvaient sans le vouloir se détruire à ce point car ils étaient incapables de s'avouer la force de leurs sentiments ?

Lorsqu'il était revenu suite de ses vacances il avait été différent, plus attentionné, bien sûr cela avait toujours été le cas mais il y avait quelque chose de différent en lui. On s'était tant rapprochés en une année, mes sentiments pour lu avaient grandit encore un peu plus, me terrifiant. Josh ce bon Josh avait été une bouffée d'air, une valve de sécurité. Il était beau, gentil, un amant de qualité mais surtout il était absent ce qui me convenait parfaitement. Du moins au début car plus le temps passait et plus je me sentais proche de Castle, plus le temps s'écoulait et plus j'étais attirée, tentée et dans ces moment j'avais besoin de ma bouée de sauvetage et son absence m'agaçait car je n'avais plus d'exutoire.

Puis j'avais été entre la vie et la mort et mon partenaire m'avait dit les larmes aux yeux pensant que j'allais mourir ces trois petits mots « Je t'aime… »

J'y avais tant repensé durant les trois mois de convalescence et j'en étais venue à cette conclusion que moi aussi, oui moi aussi je l'aimais, j'étais éperdument amoureuse de lui mais j'avais besoin de temps pour remettre mes idées en place.

Et aujourd'hui j'étais prête oui, j'avais encore peur mais je voulais aller de l'avant avec lui et même si l'affaire de ma mère n'était pas encore résolue, je ne voulais plus attendre. Je savais qu'il serait là à mes cotés quoiqu'il arrive, alors pourquoi gâcher du temps…

C'est gelée à présent que je sortais de la douche. J'avais fini de faire le point sur mes sentiments et j'étais définitivement prête. Je souris finalement cette mésaventure avait du bon oui, son accident avait été une bénédiction dans un sens car cela m'avait incité à faire face avec moi-même.

Beckett VS Kate et pour la première fois en 4 ans Kate avait gagné mettant Beckett KO après un long combat épuisant.

Après m'être séchée et habillée je constatais que j'avais oublié ma veste de nuit dans la chambre de mon écrivain, j'hésitais devais-je prendre le risque d'aller la rechercher ? Je regardais l'horloge au mur 1 heure que j'étais sous la douche, il devait s'être endormi et puis je voulais vérifier s'il allait bien.

J'entrais donc dans la chambre à pas de loup, je l'observais il dormait recroquevillé sur lui-même. Son visage était en paix.

Je souris il avait finalement trouvé le sommeil mais sa position reflétait la frustration que je nous avais infligée.

Après un long soupir de lassitude, je partais à la recherche de ma veste, malgré la lumière du couloir il faisait assez sombre et je n'y voyais pas grand-chose, cherchant à quatre pattes je regardais sous le lit sans rien trouver, c'est seulement quand je me redressais que je vis où elle se trouvait et à se moment mon cœur bondit dans ma poitrine et se remplit d'amour pour mon écrivain. Il avait serré ma veste de nuit contre son cœur le visage enfoui dans celle-ci comme si cela avait été moi. Pinçant mes lèvres je pris une décision téméraire mais je ne pouvais résister. Je me glissais à nouveau près de lui mais cette fois je ne le réveillerais, pas je serais juste à ses cotés dans sa chaleur.

J'allais l'entourer de mes bras lorsque ce dernier se retourna, je me figeais mais respirais en constatant qu'il dormait encore, il me faisait face et comme s'il avait senti ma présence il se blottit contre moi, enfouissant son visages dans mon cou. Un sourire naquit sur sa face et il marmonna quelque chose que je réussis à comprendre.

- Ate…Je…'aime…amour… J'ouvris la bouche puis la refermais, je souris, heureuse. Le regardant, j'embrassais son front tendrement, fermant les yeux, savourant le contact de sa peau sous mes lèvres. Puis je posais ma tête sur la sienne enroulant son bras avec les miens et m'endormis enfin sereine.

Rick

Au petit matin j'émergeais d'une douce torpeur finalement j'avais réussi contre toute attente à trouver la paix après les agitations nocturnes. Je me souvenais avoir serré un tissu embaumé du parfum de mon aimée et cela m'avait instantanément calmé, comme l'aurait fait un doudou pour un enfant. Dans la nuit j'avais eu le sentiment que la veste était remplacée par un corps, mais je craignais d'être encore victime d'hallucinations. Sans ouvrir les yeux de peur d'être déçu, je bougeais les doigts de ma main valide et ne sentais non pas l'étoffe de soie de la veste de nuit dont je m'étais clandestinement emparé mais une peau douce, chaude et satinée.

C'est alors que j'ouvrais les yeux et me retrouvais face à ma Kate. Nous étions enlacés tendrement une de ses jambes était mêlée à la mienne, nos têtes étaient proches. J'avais ma main valide en dessous de son t-shirt au niveau de sa hanche. Je ne voulais pas trop bouger de peur de la réveiller, même si la tentation de toucher, me balader sur sa hanche était plus que présente.

Fasciné par sa beauté j'observais son visage. Inutile d'aller au musée quand on avait la chance de contempler une beauté si ineffable. Ses traits étaient parfaits, équilibrés. Une bouche bien dessinée que je rêvais d'embrasser à chaque instant. Ses yeux mêmes clos étaient sublimes, et elle avait des petites rides au coin de ces derniers, certainement parce qu'elle était très expressive. Je les observais. J'adorais ce petit grain de beauté en dessous de son œil et aussi le sillon qui partait de son nez, marquant une ligne en dessous de ses yeux, légèrement violacée. J'avais conscience que c'était la marque de peu de sommeil, mais je trouvais cela diablement sexy sur elle.

A cet instant elle était si paisible, je lui trouvais un visage presque enfantin. C'était comme si le masque de Beckett la flic dure était tombé et laissait enfin place à Kate la jeune femme, l'enfant également. Nous étions si proches que sa respiration me caressait le visage.

Une mèche de cheveux entravait son joli visage et troublait ma contemplation, alors quittant sa hanche je me saisissais délicatement de cette mèche et la lui remettais derrière l'oreille.

Au moment où ma main quittait son corps je l'entendis gémir. Un sourire étira ses lèvres et alors je ne pus me retenir plus longtemps et je déposais mes lèvres sur les siennes. Je ne cherchais pas un baiser approfondit, mais juste à entrer en contact avec elle.

Ses lèvres me répondirent délicatement et quand je m'éloignais d'elle, ses yeux s'ouvrirent sur moi, me décrochant le cœur tellement elle était magnifique. Il n'y avait plus de place au doute, c'est avec cette femme que je voulais me réveiller chaque matin. L'amour que je ressentais pour elle n'était plus seulement charnel, physique mais mental et spirituel. Bien sûr je rêvais de faire l'amour passionnément avec elle, mais c'était bien plus. J'avais la certitude qu'elle était ma pièce manquante.

Elle me souriait doucement aucun mot n'avait encore été échangé entre nous mais ce n'était pas nécessaire. Nous n'avions pas besoin de mots pour communiquer c'était une de nos caractéristiques. Tout doucement elle passa une de ses mains dans mes cheveux et joua avec. C'était une autre Kate, pas celle d'hier sauvage et impatiente mais la Kate tendre et affectueuse. Plus le temps passait et plus je devenais littéralement fou de tous ces aspects de la personnalité de Kate.

Elle me ré embrassa très tendrement, gardant ses yeux ouverts et les mains toujours dans mes cheveux. Elle non plus ne chercha pas à rendre le baiser plus approfondit, elle savait que c'était un territoire dangereux. Même si je rêvais à cet instant de lui demander l'accès à sa bouche et se faire mêler nos langues, je savais aussi que c'était une torture pour nous. Nous en étions arrivés à un tel point que le moindre baiser approfondit était déjà l'équivalent de préliminaires à l'acte amoureux. En même temps je n'avais guère connu de préliminaires aussi longs, quatre années. Forcément nous étions plus que prêts. Quand nos bouches s'écartèrent, elle me caressa la joue tendrement et me dit :

- Tu as envie de quelque chose ?

- De toi oui !

- Cast'…

Je remarquais l'usage de ce nouveau nom me concernant, c'était original.

- Pardon.

- Non ne t'excuse pas, c'est juste essayons de ne pas rendre les choses plus dures qu'elles ne le sont.

- J'approuve ton choix de mot Kate…

Et là elle me gratifia d'une tape sur le torse et rougit très fortement. Je simulais un cri de douleur auquel elle ne crut pas un instant.

- Cast' pas à moi.

- Violences policières j'aime Kate, sache que je suis ouvert à toute forme d'abus venant de toi.

- Bon je sens que la conversation dérape, on ferait mieux d'aller petit déjeuner.

- Bien Maîtresse Beckett.

- Cast' c'est quoi ce nouveau surnom débile ?

- Disons que pour moi tu es à mi chemin entre l'infirmière et la maîtresse d'école.

- Ok Writer-Man on se calme un peu.

- Comme ça maintenant c'est Writer-Man…intéressant changement de perspective lieutenant, pourtant tu n'as pas encore testé la marchandise !

- Bon ça suffit.

Elle avait rougi et bondi à présent hors du lit. J'étais peut être allé trop loin dans mes provocations. Mais cela nous définissait aussi depuis le départ, ces sous-entendus, allumages en tout genre. Mais je devais aussi tenir compte que maintenant il y avait plus que tout cela.

- Kate ?

Elle se retourna à nouveau vers moi.

- Oui ?

- Excuse moi je n'aurai pas dû te taquiner.

- C'est ok Cast', c'est juste que je pense que nous sommes tous les deux frustrés donc ce genre de teasing on va éviter…Ok ?

- Ca veut dire que tu as envie de moi ?

- Cela me paraît évident. Mais pour te répondre je citerai Giacomo Casanova : « Qu'est-ce qu'un baiser ? Ce n'est autre chose que le véritable effet du désir de puiser dans l'objet qu'on aime. »

Et sur ce elle m'embrassait, demandant l'accès à ma bouche en caressant ma lèvre inférieure de sa langue. Hypnotisé par sa douceur et sa sensualité j'obéissais à sa demande. Et là se fut l'explosion, le torrent, l'ouragan, la tempête, le tsunami. Et là si Kate avait cité Casanova, j'éprouvais au plus profond de moi les mots d'Alfred de Musset : « Le seul vrai langage au monde est un baiser ». Quand nos langues eurent fini de communiquer elle me délivra un autre baiser plus rapide, son doigt sur mon menton et je lui dis la regardant dans les yeux :

- Allons déjeuner.

Comme d'habitude elle m'aida à descendre, amenant tout d'abord mon fauteuil en bas puis revenant me chercher à l'étage pour accompagner ma descente de l'escalier. Comme la veille nous préparâmes comme un vrai couple notre repas. Au fond n'étions-nous pas devenus un couple ce week end, cela en avait tout l'air en tout cas. Il n'y avait pas eu de discussion sur les fondations, mais cela était finalement inutile.

- Œufs brouillés et bacon ça te va ?

- Parfait. Je fais le café si tu veux.

- Oui impeccable.

Tandis que Kate préparait des œufs brouillés je m'attelais à faire le café. Ce breuvage était d'une importance capitale pour ma belle. Elle en buvait tant que parfois je me demandais si c'était bien du sang qui coulait dans ses veines. Dix minutes après nous prenions le petit déjeuner assis à table, moi sur ma chaise et Kate en face de moi.

- Kate je peux te poser une question ?

- Oui bien sûr ?

- Tu as lu mon manuscrit.

- Euh oui…

- Tu peux me dire ce que tu en as pensé, enfin à moins que ça soit trop dur ? Je la vis soupirer.

- Non ce n'est pas du tout le cas !

J'étais suspendu à ses lèvres son avis était des plus important pour moi surtout pour cet écrit là.

Kate

Mon avis, il me demandait mon avis bien sur, il le faisait toujours j'en étais flattée que ce dernier ait tant d'importance pour lui mais dans ce cas comment m'exprimer, comment faire pour lui dire mon ressenti. J'avais adoré oui c'était le cas mais il y avait autre chose dans sa question et répondre à celle-ci était compliqué. Je n'étais pas une grande démonstrative de sentiments du moins jusqu'à ce que je le rencontre.

- Tu as détesté ? Mon manque de réponse l'avait mis sur une mauvaise piste.

- Non…Non pas du tout bien au contraire…je… Comment trouver les mots.

- C'est magnifique Rick… Je… même à seize ans tu savais maîtriser les mots.

- Je sens un mais ! Je soupirais.

- Pas de mais, juste …

- Juste ?

- Ton…ton cœur Rick, ton cœur n'est pas mort…j'espère… Il me regarda surprit.

- C'est tout ce qui t'as choqué dans mon écrit ?

- Oui Rick car le reste est le passé je m'en fiche, j'ai compris le manque que ton père a laissé oui ça je l'ai compris. Et je suis bouleversée par le fait que tu aies mal agit à cause de cela mais ce qui me préoccupe, c'est que tu penses ne jamais pouvoir aimer…

- Dans ce cas qu'est ce que je suis moi ? Mon cœur se serrait d'anticipation sa réponse allait elle me briser le cœur ou au contraire me combler de joie. Il s'approcha de moi, je baissais les yeux pour plonger dans les siens. Castle passa une main sur ma joue, la caressant je fermais les yeux posant la mienne sur la sienne.

- Kate toi tu es mon phœnix ! J'ouvris les yeux, le regardant sans trop comprendre.

- Tu es celle qui m'a redonné le goût à l'écriture, celle qui m'a donné envie de continuer, celle qui m'a redonné goût à la vie ! Tout simplement celle qui a fait renaître mon cœur de ses cendres, tu es le phœnix de mon cœur …

Je mis une main sur ma bouche, mes larmes arrivèrent à mes yeux, je déglutis les retenant tant bien que mal. Il me regardait inquiet.

- Kate ? Je ne parvenais pas à sortir une seule parole. Et cela commençait à inquiéter mon partenaire mais comment répondre à une telle déclaration. Rien ne pouvait être aussi intense que ce qu'il venait de me dire. Sauf peut être mes actes alors sans plus de préambule je me jetais sur lui m'asseyant sur ses genoux je m'embrassais avidement de ses lèvres. Je n'eus aucun mal à avoir accès à sa bouche car il l'ouvrit à la seconde même où ma langue taquina ses lèvres. La sienne alla à la rencontre de la mienne. Mes bras autour de son cou resserraient leur étreinte quant à mon amour, il me caressait lentement le dos de sa main valide, l'autre était autour de ma taille me serrant.

Je gémis de bien être mon dieu, j'allais mourir sous ses lèvres, oui je mourrais d'amour, heureuse…

Nous nous séparâmes à bout de souffle, la tête de mon partenaire élit domicile dans mon cou, il me serra contre lui. Quand à moi je resserrais mon étreinte posant ma tête sur son épaule mes bras toujours autour de son cou.

Nous restâmes un long moment ainsi.

- Bon sang comment peux tu me faire cela ? Il releva la tête et me força à lui faire face, un air interrogateur sur le visage.

- Me faire un tel effet, juste avec des mots, mon Dieu Rick, tu me fais perdre la tête. Il me sourit, me smacka.

- Ca me rassure, je ne suis pas le seul à devenir fou ! Je le regardais.

- Tu crois vraiment parce que je ne laisse rien paraître la situation entre nous ne m'atteignait pas ?

- Non Rick, je suis dans le même état, du moins je l'étais j'ai beaucoup souffert de notre situation.

- Toutes les situations intenses que nous avons eues, où nous nous sommes regardés discutant silencieusement, toutes ces fois où je me suis mordu les lèvres nerveusement fuyant ton regard. Ou même te fuyant tout court, toute ces fois là m'ont fait souffrir moi aussi car j'avais envie de te répondre, j'avais envie d'affronter ce regard que j'adore mais j'avais si peur Rick ! Il me regardait subjugué par mes paroles

- Peur de quoi Kate ?

- De ce que nous pourrions devenir !

- Et maintenant ?

- Je suis toujours aussi terrorisée ! Dis-je reposant ma tête sur son épaule.

- Ah ! Je relevais vivement la tête et pris son visage entre mes mains.

- Mais ne te méprends pas je suis prête…

- Mais quoi ?

- Plus de mais, Cast's, je ne veux plus perdre du temps, j'ai la relation que je désire sous mes yeux et je ne veux pas la perdre.

- Tu ne me perdras jamais Kate, je ne veux pas te brusquer et si tu n'es… Je le fis taire par un autre baiser auquel il répondit avec fougue. Un nouvelle danse enflammée eu lieu entre nos langues, je sentais que notre passion allait dégénérer déjà, une partie de lui réagissait sous moi, je devais arrêter tout cela même si je n'en avais aucune envie.

Je rompis donc le baiser, il râla. Je posais ma tête dans son cou lui embrassant mes bras enroulés encore et toujours autour de son cou.

- Sois sage mon cast's et je te promets une session dont tu ne te remettras jamais une fois guéri !

- Comment tu veux que je reste sage, je veux maintenant ! Je ris lui déposant un tendre baiser sur le bout du nez.

- Pour moi Rick… Il grogna de frustration.

- Sans cœur ! Je ris et lui murmurais.

- Il est juste à toi… Je le vis déglutir puis il sourit comme un bien heureux.

Nous restâmes un long moment ainsi enlacés et puis une question apparu dans mon esprit tel un cheveu sur la soupe, je ne voulaispas la poser mais à ce moment elle envahissait mon esprit, le martelant.

- Cast' ?

- Humm…

- Pourquoi ?

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi quelques jours avant que tu ne partes pour les Hampton avec …avec…enfin avant que tu partes, tu as cessé de m'apporter mon café. Il me regarda incrédule.

- Tu y penses encore après tout ce temps ?

- Oui réponds moi. Il soupira caressa ma joue.

- Parce que j'étais en colère, Kate… Tu m'as fais tant de mal ce jour là en me mentant, en refusant mon invitation prétextant une excuse bidon, que je voulais que tu comprennes que j'étais en colère mais au-delà de cela, j'étais si malheureux que c'est pour cela que je voulais partir pour guérir de toi. Je l'observais bouleversée, là encore mes larmes menaçaient mais me sentant ridicule je les retenais.

- Mais comment faire pour t'oublier même dans les bras de Gina, je pensais à toi, si tu savais le nombre de disputes que nous avons eues à cause de toi… Je pensais que c'était une bonne idée que je t'oublierai avec elle mais c'était une douce utopie. Lorsque je t'ai revu j'ai compris, l'univers m'envoyait un signe. Je ris à cette réplique. Il embrassa ma joue en riant aussi.

- Mais plus le temps passait et plus j'étouffais avec Gina oui, c'est peut être cruel car je sais qu'elle m'aimait mais je n'en pouvais plus, alors j'ai rompu. Mon Dieu s'il savait à quel point mon histoire avec Josh était similaire.

- Merci…

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas d'être là

- Toujours…Je souris et me blottis à nouveau dans on cou.

De longues minutes passèrent ou peut être même une heure.

- Kate ?

- Hummm…

- Je… e relevais la tête.

- Cast' ?

- Rah Kate c'est gênant !

- Dis ! Il poussa un soupir puis prit une grande aspiration.

- Je voudrais me doucher mais euh comment dire c'est gênant bon sang !

- Oh ! Je comprenais qu'il avait besoin de moi pour sa douche, j'avais entre aperçu sa nudité mais en effet cela était gênant au possible.

- Je sais c'est gênant mais j'en peux plus, je me sens sale même si je me sus toiletté comme ça, je rêve d'une douche ! Je le regardais en coin.

- C'est encore une tentative pour me faire craquer ?

- Non Kate ! Je te promets tu m'as demandé d'être sage pour toi et je t'aime trop pour aller contre ta volonté. J'ouvris la bouche puis la refermais que venait il de dire ? Je souris, il ne s'en était pas rendu compte et je ne lui faisais pas remarquer, j'étais heureuse de ses déclarations oui je planais, et en fait c'est en moi que je n'avais aucune confiance. J'allais devoir le dévêtir et rester sage l'aider à se laver et rester sage tout simplement mission impossible.

Je l'aidais donc à monter les marches notre proximité me rendait folle, si proche je sentais sa chaleur se diffuser dans mon corps réveillant mon désir ardent, comment faire pour résister si seul un contact de mon corps avec le sien réveillait mes démons.

Nous arrivâmes dans la salle de bain, il s'assit sur le tabouret à coté du lavabo et me regarda préparer ses affaires pour la sortie de la douche.

- Cette douche, je vais la prendre seul ? Je stoppais toute activité pour le regarder, prenant un air agacée je lui dis :

- Castle !

- Oui ! Me répondit-il innocemment.

Je le regardais pinçant mes lèvres, seul ? Allait t'il prendre sa douche seul… ? Pas sûr…