Bon, me voilà pour un nouveau chapitre.
-Sifflotement-
...
Bah quoi ? On n'a pas le droit d'avoir une vie, des études, un stage à chercher ? Et puis vous savez, un chapitre à moitié écrit c'est désespérant devant les yeux. Heureusement que j'ai fini par trouver de l'idée.
...
Bon, d'accord j'avoue, j'y ai été un peu fort, quatre mois c'est bien assez, même si je vous avais servi deux chapitres au lieu d'un... (sort son parapluie en béton armé)S'IL VOUS PLAIT, PAS LES PATATES ! Je vais être toute pleine de bleus et je ne pourrais plus écrire !
Bon, vous êtes calmés ? Je sors le chapitre.
Dans celui-ci il ne se passe pas beaucoup de choses, mais c'est parce que les premiers chapitres sont durs à démarrer (c'est ce que j'appelle les chapitres à descriptions, parce que c'est là qu'on pose les descriptions des lieux).
Bonne lecture !
Quand Yin aperçut son frère, derrière la porte vitrée de la salle d'Aïkido, elle se rua vers lui pour se… fracasser contre le verre de la cloison. Se frottant le front, elle se releva, sous le regard amusé de Zoro (qui était en fait mort de rire) et enlaça son frère qui ventait de franchir la porte.
Pleurant à chaudes larmes (de crocodile), elle sanglota :
- Oh, Yan, comme je suis heureuse de te voir !
- Oh, Yin, il en est de même pour moi ! répondit celui-ci en se prêtant au jeu.
- Oh, Yan, ces deux heures sans toi furent plus horribles que le supplice de l'enfer !
- Oh, Yin, moi, ce fut pire ! Comment puis-je un jour espérer vivre sans toi ?
- Oh, mais Yan, tu vivras sans moi quand je serais morte, reprit-elle avec un ton plus sérieux.
- Yin, ne dis pas des choses si morbides ! lui reprocha-il, tu vas me faire peur. Et puis, si tu meurs, je te tuerais !
Il lâcha un sanglot sous les yeux ébahis de Robin. Les autres personnes présentes dans la pièce levèrent les yeux au ciel, exaspérés par cette scène quasi quotidienne à laquelle se livraient les jumeaux.
La concierge, attendrie, demanda aux gens qui sortaient de ne pas bloquée l'entrée pour regarder la fratrie, car il fallait s'y faire, quoi ! Les jumeaux étaient exceptionnels, c'était comme ça. (Où l'auteure complimente ses propres créations)
Le frère et la sœur se séparèrent, en s'échangeant des messes basses, dont une seule partie fut audible :
- Alors comme ça, tu as invité le marimo ?
- Oui, il n'a pas encore visité le nouveau loft. Et toi, une camarade ? […] Quoi ? Elle ne nous a jamais vus ensemble ? C'est possible ?
- Oui, oui, mais c'est pas le sujet. Tu pense qu'elle pourrait LE rejoindre ?
- Tu veux dire, le Yin Group ?
- Mais non, on a dit que ce serait le Yan Group
- Tant pis, on trouvera un autre nom. Mais Yin Group, ça sonne bien quand même.
Un sourire espiègle éclaira le visage de la fille. Elle s'avança vers l'invitée de son frère et lui tendit la main.
- Enchantée, je m'appelle Yin, Yin Twins. Je suis la sœur de Yan, mais c'est évident, n'est-ce pas ?
Robin lui saisit la main en souriant :
- Moi, c'est Robin, Nico Robin.
- Je suis désolée, mais nous avons un autre invité, ça ne te dérange pas ?
Toujours souriante, Robin secoua la tête, rejoignant avec Yin, Zoro et Yan. Yin fit les présentations, et ils se dirigèrent vers le centre de la ville. Après dix minutes de marche, pendant lesquelles ils bavardèrent gaiement (sauf quand Zoro et Yin se disputaient), ils arrivèrent dans une avenue tranquille, bordée d'arbres, aux passages piétons pavés : le quartier riche.
Ils s'arrêtèrent devant une large bâtisse, une maison imposante, aux lignes claires et à la stature épurée; un véritable chef d'œuvre d'architecture. Zoro siffla :
- T'ain, mais c'est pas possible pour vous d'avoir un appart' normal ? Vous avez un puis d'argent sans fond, ou quoi ?
Yan se gratta le crâne, modeste.
- Mais non, mais non… C'est juste Grand-Ma qui aime le luxe.
Son double coupa court à la conversation, trépignant d'impatience :
- Bon, on va pas rester des heures devant, quand même! On rentre, ou le marimo va se perdre!
Elle se récolta une tape derrière le crâne, et ils finirent par pousser la porte. Ils accédèrent à une sorte de sas qui ressemblait beaucoup à une salle d'attente.
- Oh, non, j'avais fini par oublier la salle maudite... grogna Yin.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda Robin, interloquée.
- Grand-Ma est très stricte sur notre sûreté, et elle a insisté pour qu'il y ait des codes d'accès, des identifications à l'entrée du loft. Franky a fait du bon travail, malgré tout, soupira Yan. C'est le chef de la sécurité, fit-il en répondant à la question muette de Robin.
- Je déteste tous les contrôles, grinça Yin. C'est chiant, ça prend du temps, et puis les machines sont Iméfiantes. Comment des machines peut-elles être MEFIANTES? Je vous le demande, moi.
En réponse, une voix artificielle de femme résonna dans la pièce. - Identification des arrivants en cours.
- Et en plus, il a fallu qu'elle choisisse une voix de grognasse pour cette stupide machine qui-
- Identification terminée, la coupa la voix. Yin et Yan Tins, accès permanent. Roronoa Zoro, accès semi-permanent. Une personne non enregistrée se trouve dans la salle. Veuillez l'enregistrer et lui donner un rang d'accès ou nous nous verrons en l'obligation d'appeler les gardes. Yin, Mme Kokoro a spécifié que vous deviez faire attention à votre langage. Veuillez vous excuser.
- Voilà ! Qu'est-ce que je disais ! Elle m'énerve, vraiment, cette machine Veuillez m'excusez, siffla-elle ironiquement. Ça t'apprendra. Espèce de goton* !
- Excuses acceptées, répliqua la voix, sans aucune émotion.
- Enregistrement de l'invité, ordonna Yan en levant les yeux au ciel devant sa soeur qui s'énervait toute seule. Nico Robin. Accès temporaire. Veuillez excuser ma sœur, Foaline**. Cela ne se reproduira plus.
- Enregistrement terminé, continua la voix féminine, toujours sur le même ton insondable et mécanique. Excuses acceptées. Veuillez nous excuser pour l'attente.
Le mur devant eux s'ouvrit, et ils s'avancèrent dans un grand hall. Celui-ci était relativement modeste, dans des couleurs pastels qui s'accordaient avec la lumière douce que diffusait une fenêtre opaque qui donnait sur le dehors.
- A notre droite, il y a l'ascenseur de service, exposa Yan, en fidèle hôte, pendant que Yin ruminait. Il donne accès à la salle de surveillance, les bureaux des gardes, ainsi que les studios du personnel. Aucun de nous n'a le droit de l'utiliser, en raison de notre rang au sein de la maison. Vous, car vous êtes des invités, et nous parce que Grand-ma ne veut pas.
Il s'interrompit et Yin prit la relève :
- A notre gauche, le salon.
Ils s'avancèrent, et leur guide continua ses explications.
- Bon, ici, il n'y a pas grand chose à voir, hein, c'est juste un canapé, une table basse et une télé. Baa-chan dit toujours qu'un salon, c'est l'âme d'une maison, mais personnelle ment je préfère la serre.
Robin remarqua le tableau qui trônait au-dessus du canapé couleur crème. Elle jeta un regard interrogateur à leurs hôtes.
- Ah, oui, ce tableau, c'est vrai, se rappela Yin. C'est...
- La Fée Voleuse**, n'est ce pas ? Je savais qu'elle était dans les mains d'un propriétaire privé, mais c'est étrange qu'elle vous appartienne. Vous avez un bon goût. Ce tableau est d'une valeur inestimable. Un tableau impressionniste si rare...
- Pas exactement, continua Yin avec un sourire. C'est un faux, mais c'est vrai qu'il est passé entre nos mains. Maintenant, il est au British Muesum, tu ne savais pas ?.
Ils empruntèrent un escalier et ils arrivèrent dans un long couloir.
- A droite, notre chambre, présenta le jumeau. A gauche, notre salle fétiche, et au fond, la chambre de Grand-ma.
- Il va de soi que chacun a sa salle de bain personnelle, enchaîna sa sœur.
- Bon, on va à la salle commune ? J'en ai marre d'attendre.
Sans attendre une réponse, Yan s'engouffra dans la salle. C'était une pièce très confortable avec des coussin qui jonchaient le sol, un espace de travail comportant deux bureaux plus ou moins rangés (je vous laisse le soin de deviner qui range le mieux, hein) et deux cartables à leurs pieds. Un dernier espace plus important était dégagé, avec des amplis et même une table de mixage.
Ils s'installèrent sur des poufs, mis à part Yin qui fit une pose théâtrale.
- Nous sommes ici, commença-t-elle solennellement, pour célébrer la naissance d'un groupe, même si tout le monde n'est pas là, mais c'est pas grave. Plus qu'un groupe d'amis, ce sera... un groupe de musique !
* Mot très ancien pour péripatéticienne... Yin a de la culture en matière d'insultes !
** Petits hommages à Artemis Fowl... Une série très bien écrite que je vous recommande.
Et Voilà !
Le chapitre suivant est en cours, ne vous inquiétez pas, je ous promet de le finir vite et de le poster vite. Par contre, je voudrais des rewiews pour m'encourager !
A bientôt,
Polairej, La fan de Chocolat.
