Me revoilà avec le quatrième chapitre. Je l'ai écrit depuis quelques jours mais j'ai longuement hésité à le poster. Finalement je l'ai fait parce que j'arrivais pas à le supprimer pour tout réécrire. J'espère qu'il n'est pas aussi nul que je le pense ! N'hésitez surtout pas me laisser une petite review pour me donner votre avis :D

En parlant de review, je voulais remercier Rukie-Chan qui suit toujours la pauvre semaine de Demi ! Et également Camille, ma revieweuse anonyme préférée. Je sais qu'elle lit cette fic que je promets de tenir jusqu'à la fin. Ces reviews sur tous mes textes m'ont fait plus que plaisir. Ça va paraître ridicule de dire ça mais j'en ai eu les larmes aux yeux. Que de belles reviews, toujours instructives ! J'espère trouver le moyen de la joindre et surtout de la remercier.

Voilà, merci pour tout et bonne lecture ( je l'espère !).

Bisous !


J'ai échappé au pire : l'interrogatoire des copines ! Sortir avec Sirius, l'embrasser et tout ce qui va avec, c'est rien à côté. Je parle en tant que connaisseuse : quand John et moi nous nous sommes mis ensemble, j'y ai eu droit à ce fameux interrogatoire. Et même si tout le monde s'y attendait un peu, les filles n'ont pas fait d'exception. Je vous assure que ce n'était pas une partie de plaisir. Alors là, je n'ose même pas m'imaginer la torture que je vais devoir subir.

C'est vrai quoi, Sirius et moi, on n'est pas fait pour être ensemble ! On se prend la tête pour rien, on a tous les deux un fort caractère et encore pleins de trucs qui font qu'il y a une incompatibilité totale entre lui et moi. Et tout ça, je ne suis pas la seule à le penser. C'est sûr et certain ! Je dirais 65 % de la population Poudlarienne (en enlevant les Serpentard et les premières années) partage cet avis. Alors vous imaginez, pour mes colocataires, c'est plus qu'une évidence ! Alors ça pourrait les amener à me torturer ou à fabriquer du Véritasérum s'il le faut (Lily est presque meilleure que le prof en potions) pour avoir les informations qui les satisferont.

En tout cas, pour l'instant, elles n'ont encore rien tenté et je remercie Merlin. Il faut dire que je ne leur avais pas vraiment laissé le temps. Quand nous sommes remontées, j'ai couru dans la salle de bain et après je me suis réfugié dans mon lit. De là, je n'avais plus bougé jusqu'à ce matin.

Je me suis levé avant les filles, au prix d'un très gros effort mais j'y suis arrivée. Je suis franchement fière de moi, parce que Lily est super matinale ! Si je trainais trop, elles m'auraient réveillé avec des Aguamenti (Je le sais puisqu'elles l'ont déjà fait…) donc j'ai pris la poudre d'escampette le plus tôt possible.

J'arrive alors dans une Grande Salle quasiment vide (Les Serdaigle de 6° et 7° années sont là avec leurs livres d'Histoire de la Magie. Je ne comprendrais jamais leur manie de tout le temps réviser. Attendez … Livre d'Histoire de la Magie… Réviser… Est-ce que par hasard, on aurait un examen ? Merlin je savais que j'avais oublié quelque chose !).

Je m'assois à la table des Gryffondor et me sert un chocolat chaud. C'est la première fois que je me lève aussi tôt et bizarrement, je ne regrette pas. C'est vrai que je suis encore un peu fatigué mais, il y a quelque chose qui me plaît à cette heure-ci dans la Grande Salle : le calme … Pas de brouhaha permanent dû à toutes les discussions des élèves, pas de grincements stridents des couvert s contre les assiettes, pas de cris hystériques, et le meilleur pour la fin : pas de Maraudeurs !

Seuls quelques élèves se trouvent à ma table et ils ne sont pas d'humeur à discuter, trop endormis, ou simplement parce qu'ils sont seuls et n'ont personne à qui parler. Le préfet-en-chef qui est venu nous rappeler à l'ordre est là aussi. Ne me demandez pas pourquoi je lui souris quand je croise son regard. Le réveil a déjà un effet étrange sur moi en général, alors quand il est tôt, c'est encore pire. Étrangement, je n'entends pas les appels de mon lit, non. Je n'entends que le silence. C'est parfait. Je me sens sereine… (Quand je disais que le matin me rend … Bizarre !)

Je soupire d'aise alors que quelqu'un s'assoit à côté de moi. Je jette un regard à ma gauche et vois Remus.

-Salut !

Je ne réponds pas et le salue d'un petit signe de tête. Je n'ai pas envie de parler. De lui parler. D'un parce qu'il a brisé ma petite bulle de sérénité. Il est peut-être le plus gentil des Maraudeurs, il reste tout de même un maraudeur. Et puis je n'ai pas oublié sa petite intervention d'hier. Elle est passée où la solidarité entre Gryffondor ? Bon, d'accord, si on part de son point de vue, sa solidarité va vers Sirius mais ce n'est pas une façon de lâcher une fille, si ? C'est vrai que je n'ai pas vraiment besoin de lui mais ...Oh et puis zut, j'arrête d'y penser. Ça sera ma résolution de la journée. Parce que là, je sens la colère s'insinuer en moi doucement alors qu'il n'est que 7h20 !

7h30 … Lily arrive avec Alice qui a des cernes à faire peur. Heureusement pour moi (jamais je n'aurais cru dire ça), James, Sirius, et Peter nous rejoignent enfin ! Non, je n'ai pas eu une révélation qui disait que j'étais tombée éperdument et irrévocablement amoureuse de Sirius Black. Non, rien à voir, vraiment. C'est juste que si mes Maraudeurs chéris (on y croit tous !) n'étaient pas arrivés, j'aurais peut-être eu le droit à l'interrogatoire qui m'attend toujours. Alors pour une fois, je les aime bien.

Sirius s'installe à ma droite et salue tout ce petit monde autour de nous sauf moi. Non, pourquoi vous dites qu'il y a de l'amertume dans ma voix ? Pas du tout ! Quelle idée. C'est juste que ça me surprend, lui qui est tout le temps si collant. Là, il pense à tout le monde et moi, rien, niet, nada, que dalle.

- Bonjour à toi aussi ! m'exclamais-je avec un air faussement vexé. Oui moi aussi je vais bien ! Non, rien de nouveau depuis que tu m'as embrassé hier ! Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? Je n'entends rien.

Quand je vous dis qu'en 10 secondes il peut m'énerver, ce gars-là. Je suis levée depuis une petite heure où j'étais parfaitement bien et il suffit que Monsieur arrive avec son air endormi qui donne l'impression d'avoir un petit bébé tout mignon en face de soi pour qu'il ...

- Oups, je crois que j'ai oublié de te dire bonjour. C'est si dramatique ? me demande-t-il en prenant un air innocent.

- Non. Tu as raison, répondis-je en me retenant de l'assassiner sur place, John avait envie de me dire bonjour, justement. Ce ne serait pas poli de ne pas y aller.

Je me lève en haussant légèrement les sourcils, le regard planté de celui de Sirius. Il reprend mes méthodes ? Pas grave, j'en inventerai des nouvelles dont celle-ci : la jalousie. Est-ce que mon petit Siriussounet est jaloux de mon brave John ? La réponse est … Oui ! Incroyable mais vrai, Sirius est jaloux de John ! Il me fusille du regard. Je ne vois vraiment pas pourquoi, mais bon. Ce n'est pas comme si j'étais vraiment avec lui. Ou peut-être bien, que ce n'est pas de la jalousie. Après tout, il n'aimait pas John même avant que nous soyons « ensemble ». Oui, ça me semble plus plausible.

Il se lève à son tour pour être que l'on soit à peu près à la même hauteur, mais voilà, j'ai beau être grande, lui, il l'est encore plus et ça me donne l'impression d'être inférieure à lui. Ce n'est qu'une impression, heureusement. Je ne m'abaisserais jamais à être soumise à Sirius. Le jour où ça arrivera, Voldemort deviendra petit rat d'opéra avec un petit tutu rose, autant dire jamais.

- Tu as quelque chose à dire, mon chéri ? Oh, est-ce que je dois toujours t'appeler comme ça ? Non, je suppose que ce ne serait pas dramatique si je ne le fais pas. C'est facultatif, je crois, tout comme les salutations matinales.

- C'est bon, n'en fais pas tout un plat, dit mon petit Sirius.

- Non, tu as raison. Bon, désolée je vais voir John.

- Rho, arrête !

- Pas envie.

- Pff…Bonjour…, marmonna-t-il en soupirant, l'air renfrogné.

- Excuse-moi mais j'ai rien entendu, dis-je en fronçant les sourcils.

- Bonjour !

- C'est tout de suite plus clair.

- Bon, c'est bon tu as fini ton cinéma, là ? demande-t-il, énervé d'avoir perdu.

- Non, répondis-je.

- Pourquoi ?

- C'est trop tard.

J'hausse les épaules avant de partir, un sourire satisfait sur les lèvres. Je sors par la Grande Salle où par hasard, John vient de sortir. Quel timing ! Franchement, il y a des fois où je m'impressionne moi-même. Bien sûr, je ne vais pas aller le voir. Il faut juste que Sirius le croit. Sirius … Je ne peux pas m'empêcher de sourire en pensant à la manière dont je l'ai laissé en plan.

Finalement, il ne m'aura pas pourri ma journée comme je le pensais. Au contraire, elle ne pouvait pas mieux commencé !